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Palestine - ISM France

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Gaza -

“En dépit du "Retrait", le Siège de Gaza continue”

Par

John Dugard est le rapporteur spécial du Conseil des Droits de l'Homme sur la situation des droits de l'homme dans les Territoires Palestiniens Occupés

En août de l'année dernière, Israel a retiré ses colons et ses forces armées de Gaza, en affirmant que cela mettrait fin à une occupation militaire de 38 ans.
Bien sûr, ce n'était pas du tout le cas. Israel a maintenu son pouvoir sur Gaza en contrôlant son espace aérien, ses frontières martimes et terrestres.
Les bombardements sporadiques se sont poursuivis, de même que les assassinats ciblés des militants.

Malgré cela, il y a au moins un semblant de désengagement qu'Israël pourrait prétendre être une étape importante vers la résolution pacifique du conflit Israélo-Palestinien.

Le 25 juin 2006, un groupe de militants palestiniens a attaqué un base de l'armée israélienne proche de la frontière Israélo-Égyptienne, tuant deux Palestiniens et deux Israéliens. En se retirant, les Palestiniens ont pris en otage le caporal Gilad Shalit et ont exigé la libération des femmes et des enfants des prisons israéliennes en échange de sa libération. Cette action, ainsi que le tir continu de roquettes Qassam sur Israël, a entrainé une réponse sauvage, qui se poursuit aujourd'hui.

En juillet, l'attention internationale a été détournée de Gaza par l'attaque israélienne contre les bases du Hizbollah au Liban. Malheureusement, en dépit de la fin de ces hostilités, la guerre d'Israël contre Gaza a disparu des radars des problèmes internationaux. Pourtant, elle est aussi importante que le conflit au Liban. Elle sousigne l'insolubilité du conflit Israëlo-Palestinien, et indique, encore une fois, la brutalité de l'occupation israélienne.

L'attaque d'Israël sur Gaza a pris plusieurs formes. Sur le front militaire, elle a effectué les incursions répétées au cours desquelles des militants et des civils ont été tués. Les assassinats ciblés se sont poursuivis, accompagnés "de dommages collatéraux" – le nom donné par Israël au massacre aveugle de civils qui s'avèrent être à proximité.

L'Armée de l'Air israélienne a bombardé les six transformateurs de la seule centrale électrique de Gaza. Depuis lors, l'alimentation en énergie a été sensiblement réduite. Les générateurs sont utilisés pour faire fonctionner les services de "radiologie" et les salles d'opération. La nourriture périssable ne peut pas être conservée.

La pauvreté à Gaza représente 75%. Les prix des denrées alimentaires ont augmenté et il y a peu de sucre, de produits laitiers et de lait puisque les approvisionnements commerciaux en provenance d'Israël sont limités. Le poisson n'est plus disponible en raison du blocus maritime israélien.

Les passages des frontières de Gaza, pour les gens vers l'Egypte, et pour les marchandises vers Israël, ont été la plupart du temps fermés depuis le 25 juin. Cela a entrainé une fin virtuelle à l'exportation des produits ; et a rigoureusement limité l'importation des produits alimentaires et d'autres marchandises.

Israël justifie ses actions comme étant une opération de sécurité conçue pour mettre un terme au tir des roquettes Qassam sur Israël et pour faire pression afin de garantir la libération du caporal Shalit. Les actions d'Israël, dans ces circonstances, ont été excessives.

En clair, la population de Gaza a été soumise à une punition collective en nette violation de l'article 33 de la Quatrième Convention de Genève.

Pour quoi ? Sûrement pas pour les tirs sporadiques de roquettes Qassam et la capture du caporal Shalit ? Non, il semble que la population de Gaza ait été punie pour avoir élu un gouvernement Hamas en début d'année.

Le changement de régime, et non la sécurité, explique probablement la punition de Gaza par Israël. Quelle qu'en soit la raison, Gaza mérite plus d'attention de la part de la communauté internationale.

Source : The Independent

Traduction : MG pour ISM

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