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Palestine - ISM France

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"Macron démission !"

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Ici en Palestine aussi, les gens espèrent qu'il soit botté en touche. Parce que Macron, dans la lignée de Sarkozy puis d’Hollande a définitivement pris le parti de l’État sioniste, et a même largement renforcé ses liens avec ce dernier. Alors que François Hollande souhaitait adresser « un chant d’amour à Israël » lors de sa visite en 2013, Emmanuel Macron est allé encore plus loin. « Je pense que reconnaître la Palestine ne sert a rien, » déclarait-t-il l'an dernier.

'Macron démission !'

Les amis palestiniens du Centre Tanweer, à Naplouse, à la pointe de l'actualité française
Lors de la cérémonie de commémoration du Vél d’Hiv en juillet 2017, il ajoutait : « Nous ne céderons rien à l’antisionisme car il est la forme réinventé de l’antisémitisme ». Israël a du être ravi d’entendre ces propos, travaillant activement à faire adopter une définition totalement instrumentalisée de l’antisémitisme, dite ‘définition IHRA’ (International Holocaust Remembrance Alliance), visant à assimiler toute critique de l’État sioniste à de l’antisémitisme. Dans quelques jours, les pays du Conseil de l’Europe devront se prononcer sur l’adoption d’une déclaration introduisant cette définition.

Par ailleurs, lors du début des manifestations à Gaza en mai dernier, Macron n’a pas souhaité demander d’enquête indépendante sur les massacres des Gazaouis, comme l’ont fait d’autres pays.

Que dire également du vote de la France, et de toute l’Union Européenne en faveur de la résolution américaine à l’ONU le 7 décembre dernier visant à condamner les « activités du Hamas et des autres groupes militants à Gaza » ?

Alors bien sur, le gouvernement français fait bonne figure. Il a aujourd’hui même adressé le prix 2018 des droits humains de la République française [sic] à deux organisations, l’une palestinienne et l’autre israélienne dénonçant la violation des droits des Palestinien-ne-s. Il apporte un soutien financier à la Palestine via les fonds d’aide au développement, il condamne également la colonisation. Mais que signifie condamner la colonisation lorsqu’elle est couplée à la criminalisation du BDS ? Que fait la France pour sanctionner les citoyens juifs français qui rejoignent l’armée israélienne pendant trois ans et qui massacrent les Palestinien-ne-s de la bande de Gaza ou dans les territoires de la Cisjordanie occupée, occupation qu’elle juge illégale ?

« La France et Israël sont liés par une relation d’amitié forte et ancienne et un attachement commun des arts et de la culture », pouvait-on lire sur le site du gouvernement français à l'occasion du lancement de la Saison France-Israël, opération politique conjointe de Netanyahu et de Macron visant à faire la promotion de l'Etat sioniste.

Un tour rapide du site internet donne le ton de cette « relation d’amitié forte ». Il n’est pas question de la Palestine mais des territoires palestiniens. Les seules condoléances présentées sont adressées aux familles d’Israëlien-ne-s tué-e-s (à savoir rarement) lors d'attaques qu'elle qualifie de « terroristes ». Rien sur les Palestinien-ne-s assassinés quasiment quotidiennement en Cisjordanie et à Gaza... Au contraire, la France se targue d'avoir « activement contribué à consolider le jeune Etat [israélien] en participant à son effort de défense », à savoir en lui ayant fourni des armes et en collaborant dans la lutte contre le « terrorisme ».

Les 7,2 millions de réfugiés palestiniens (soit 70% de la population palestinienne) la remercient chaleureusement.

Depuis son élection, ce sont également les relations économiques entre les deux pays que Macron a cherché à développer. En 2017, les exportations vers Israël ont augmenté de 13%, tout comme les importations, et les entreprises françaises ont été plus nombreuses à s'installer dans l’État sioniste.

Alors souvent, on a l’impression que la France est étrangère à ce qui se passe ici. Et pourtant, aujourd’hui comme hier, elle a sa part de responsabilité...

Elle a bien collaboré avec l'Allemagne nazie pendant la 2ème guerre mondiale, confortant le projet sioniste en Palestine. Elle a encouragé la naissance d’Israël et voté le plan de partage de la Palestine, ô combien injuste, à l'ONU en 1947. Elle a vendu des armes aux sionistes, et s’est rapprochée d’Israël lorsqu'elle a senti qu'elle perdait du terrain dans les jeux de pouvoir au Moyen Orient...

Et aujourd’hui, plus que jamais, Macron tend la main à cet Etat fasciste.


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