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Israël -

Amos Oz a censuré et falsifié les témoignages des soldats israéliens sur les crimes de guerre pendant la guerre de 1967

Par

C'est un énorme scandale qui a été publié seulement dans le Yedioth Ahronot.
Tom Segev, basé sur une autre recherche prétend qu'Amos Oz a censuré et falsifié les témoignages des soldats israéliens au sujet des crimes de guerre pendant la guerre de 1967.
Par exemple, un soldat a dit à Oz qu'ils avaient l'ordre de tuer chaque personne qui tentait de revenir en Cisjordanie depuis la Rive Ouest (Jordanie).
Le livre d'Oz déclare seulement qu'on leur a dit d'empêcher la traversée du fleuve du Jourdain.

“C'est un livre saint"; C'est pourquoi “Siah Lohamim” a été censuré et falsifié
From: alef-bounces@list.haifa.ac.il [mailto:alef-bounces@list.haifa.ac.il] On Behalf Of Shraga Elam
Sent: Sunday, June 12, 2005 2:44 AM
To: `Undisclosed-Recipient:;`@haifa.ac.il
Sujet : [alef] Amos Oz a censuré et falsifié les témoignages des soldats israéliens au sujet des crimes de guerre pendant la guerre de 1967


C'est un énorme scandale qui a été publié seulement dans le Yedioth Ahronot (voir le document ci-dessous).
Tom Segev, basé sur une autre recherche prétend qu'Amos Oz a censuré et falsifié les témoignages des soldats israéliens au sujet des crimes de guerre pendant la guerre de 1967.
Par exemple, un soldat a dit à Oz qu'ils avaient l'ordre de tuer chaque personne qui tentait de revenir en Cisjordanie depuis la Rive Ouest (Jordanie). Le livre d'Oz déclare seulement qu'on leur a dit d'empêcher la traversée du fleuve du Jourdain.

Shraga Elam

Voici l'article traduit de l'Hébreu par Mark Marshall:



Yediot Ahronot (supplement Sheva’ Yamim)
3 Juin 2005


Peu de temps après la guerre, l'écrivain Amoz Oz est allé avec Avraham Shapira du Kibbutz Yizra'el parler aux kibbutzniks qui ont participé à la Guerre des Six Jours.

Ils ont parlé tous les deux à 140 officiers pendant des centaines d'heures. Le résultat a été publié dans le livre "Siah Lohamim" (Les soldats parlent - publié en anglais sous le titre "Le Septième Jour").

Le livre, qui n'avait pas été prévu pour une diffusion commerciale, est devenu un best-seller. Cent mille copies ont été vendues.

Le poète Haim Gouri a écrit que le livre "pourrait former l'âme et la conscience d'une génération entière."

Le livre était censé présenter un portrait de l'humanité et de la grande âme des soldats.

Segev cite dans son livre une étude qui a été écrite par le Dr. Alon Gan, lui-même un membre du kibbutz, qui a constaté que le livre avait été censuré et que des parties significatives en ont été délibérément déformées, afin de préserver l'image qui y était dépeinte .



Par exemple, les auteurs du livre ont cité un des soldats disant : "C'était un genre de délivrance (hitparqut) vraiment... une délivrance anormale."

En réalité le soldat a prononcé les mots suivants : "Une délivrance qui était aux limites de la cruauté... Je sais qu'un commandant d'une compagnie... un type de quarante ans a levé les mains - alors il a tiré une rafale dans son ventre... c'était une sorte de délivrance…. Des grenades dans la maison... juste pour brûler les maisons... une sorte de délivrance de ce genre."


En outre les mots "expulsion" et "évacuation" ont été omis.

Un des orateurs qui a parlé de l'occupation de Gaza a été cité dans le livre ainsi : "Il n'y avait aucune loi"; en réalité il a dit : "Nous avons dû faire les actions les plus énergiques... faire sauter des maisons et fouiller les maisons... c'était une situation dans laquelle la vie humaine était sans importance. Vous pouviez tuer. Il n'y avait aucune loi."


Un autre a raconté que lui et ses amis avaient reçu l'ordre de tuer toute personne qui venait de la rive Est du Jourdain.
Les auteurs du livre ont substitué le verbe "tuer" avec les mots "empêcher de passer."


Un des membres du Kibbutz Yif'at a raconté une dispute qui a éclaté parmi ses amis au sujet de l'exécution ou non d'un soldat syrien blessé qu'ils avaient trouvé par hasard. Soudain l'un d'eux a interrompu la dispute, a mis son fusil contre la tête de l'homme blessé et l'a tué.

Dans le livre, le cas a été décrit ainsi : "L'un a suggéré de l'exécuter. Naturellement nous ne l'avons pas autorité."

Un autre soldat s'est demandé pendant la guerre comment il pourrait tuer des gens et a répondu : "Comme je tue des mouches." Ces mots ont été censurés.

Certains des soldats interrogés ont décrit de graves crimes de guerre qui ont été omis dans le livre.

L'un de ceux interrogés a décrit le traitement des civils comme suit : "Je me suis senti comme un homme de la Gestapo."


C'est étonnant a quel point cette chose éditée a été censurée et n'est pas inauthentique, opine Tom Segev.

"Une convergence des intérêts a été créée ici entre une société qui avait besoin d'une image comme celle-ci et le kibbutz qui avait besoin d'une image comme celle-là. Ils ont inventé cette chose."

Source : http://www.kibush.co.il/

Traduction : MG pour ISM

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