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Palestine - ISM France

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France -

Appel à la dissolution de l’Autorité palestinienne et au jugement de ses responsables (en espagnol et en arabe)

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La guerre menée par Israël contre la population de Gaza l'année dernière a laissé derrière elle plus de 7.000 victimes, dont plus de 1.500 tués et plus de 5000 blessés et des dizaines de milliers de sans-abris, qui s'ajoutent aux victimes du blocus international, égyptien et israélien, qui tue chaque jour du fait du manque de médicaments, d’hospitalisation et de nourriture.
Dans le reste de la Palestine historique, la colonisation israélienne et la chasse à la résistance continuent avec la collaboration des services de sécurité de l’Autorité palestinienne. Les responsables de cette "autorité" ont récemment publiquement reconnu que les 16 ans de négociations étaient un échec. Ce qui ne les empêche pas de continuer à négocier, par l'intermédiaire des Etats-Unis.

Appel à la dissolution de l’Autorité palestinienne et au jugement de ses responsables (en espagnol et en arabe)


Gaza, 7.10.2009. Lancer de chaussures sur une affiche d'Abbas, où les manifestants ont ajouté : "Dans les poubelles de l'Histoire, toi Mahmoud Abbas le traître." (AP Photo/Hatem Moussa)

A l’époque de Yasser Arafat, les Israéliens et les Américains, et d’autres, avaient déclaré qu’il constituait l’obstacle à la paix, car il ne « luttait pas » contre les « terroristes » qui empêchaient le « processus de paix d’aboutir ».

Après l’empoisonnement de Yasser Arafat en 2004, j’avais écrit, le 16 novembre, les lignes suivantes concernant son assassinat : « Au vu des déclarations américaines, israéliennes et autres, il est certain que la mort de Yasser Arafat sert directement les intérêts de ces derniers qui désirent trouver "une direction palestinien prête à négocier", c'est à dire à signer l'acte de capitulation face à l'impérialisme américain et au sionisme de l'Etat d'Israël. Cela révèle que ces derniers n'ont pas renoncé à mettre à genoux le peuple palestinien et le pire est peut être à venir. »

En effet, le pire est venu pour les Palestiniens de Gaza avec la bénédiction des responsables de l’autorité, dont certains sont aussi des responsables de l’OLP. On ne peut oublier les déclarations de Yasser Abed Rabo, secrétaire général du comité exécutif de l’OLP et responsable au sein de l’Autorité, qui a affirmé qu'Israël aurait dû « terminer le travail » en écrasant la résistance à Gaza, ni celles de Abou Mazen, selon qui la guerre menée contre Gaza était due aux agissements du Hamas…. S’il est vrai que le Hamas a commis des erreurs, on ne peut lui imputer une telle responsabilité.

Ce qui se passe aujourd'hui se situe dans la continuité de la logique enclenchée par les accords d’Oslo de 1993 qui ont créé l’Autorité palestinienne dans l'unique but de mater la résistance palestinienne. Le texte de ces accords stipule que « l’autorité doit empêcher tout acte de violence contre Israël ». Sur cette base, les arrestations des militants par Israël et l’Autorité palestinienne n’ont jamais cessé jusqu'à ce jour. L'Autorité a ainsi été constituée, et a servi, en tant que force supplétive et collaboratrice de l’occupation.

Aujourd’hui, il faut savoir que le budget de l’Autorité est financé principalement par les Etats-Unis et l’Europe, ce qui sert directement à la corruption des responsables de cette Autorité et au recrutement et à l’entraînement des forces palestiniennes de sécurité sous la supervision du général américain Dayton qui de fait est le véritable gouverneur de l’Autorité palestinienne aidé par des collaborateurs comme Mohamed Dahlan et ses « brigades de la mort ».

L’Autorité s'est complètement discréditée depuis l’empoisonnement de Yasser Arafat, par les prises de positions de ses responsables durant et après la guerre contre Gaza, jusqu’à l'approbation dernièrement par Mahmoud Abbas de la construction du MUR par l’Egypte pour renforcer le blocus contre Gaza et la récente participation de Salam Fayadh, le « premier ministre de cette Autorité », à la conférence annuelle de Hertzeliya sur la « sécurité nationale israélienne » qui a condamnée la résistance.

Yasser Arafat avait refusé d’être l’homme de la capitulation et c’est pour cela qu’il a été empoisonné. Quand j’avais écrit cela en novembre 2004, Leila Shahid, le Fatah et ses officines en France m’avaient traité de fou furieux, et affirmé qu’il ne fallait pas parler d’empoisonnement de Yasser Arafat. En 2009, après 5 ans de silence sur ce crime classé sans suite, et sans qu'aucune enquête n'ait été diligentée, le 6ème congrès du Fatah s'est tenu avec la permission et sous le contrôle de la puissance d’occupation, ce qui est une honte pour un mouvement qui se prétend un mouvement de libération nationale et déclare du bout des lèvres que la responsabilité de la mort de Yasser Arafat est imputée à Israël

Quelle est l’alternative ?

Beaucoup se posent cette question : quelle est l’alternative ? En réponse, il faut partir du vécu du peuple palestinien, qu’il soit à Gaza, en Cisjordanie , dans le reste de la Palestine, en Galilée, ou ailleurs dans le monde. Sur plus de 10 millions de Palestiniens dans le monde, près de la moitié vit l’occupation et l’autre vit l’exil. Le peuple palestinien vit et résiste sur sa terre historique contre cette occupation et continue de revendiquer son droit au retour sur sa terre. Voilà, c’est ça l’alternative, c’est la même qu’il y a 62 ans depuis la Nakba de 1948 : résistance et droit au retour.

Le peuple palestinien paie tous les jours le prix de cette alternative en Palestine occupée ou en exil ainsi que les fautes de ses soi-disant dirigeants. Parfois il la paie de son sang comme à Gaza, ou à Naplouse dernièrement quand des militants sont pourchassés et exécutés parfois par l’armée israélienne et d’autres fois par les forces de sécurité de l’autorité palestinienne.

A ceux qui se posent la question de l’alternative, il faut leur dire qu’ils doivent prendre en compte cette réalité-là et soutenir la résistance du peuple palestinien et ses revendications les plus élémentaires à vivre libre sur sa terre et à y retourner. Il faut dire en outre au mouvement de solidarité que la Palestine ne se résume pas à la Cisjordanie , Gaza et Jérusalem Est. La Palestine s’étend de la mer méditerranée au fleuve du Jourdain. La Palestine, c’est la Galilée, c’est Akka, Haïfa, Jaffa, Tibériade, Safad, Saffouriya, c’est Bir El Sabe', c’est le désert du Naqab, et aussi et surtout, c'est sa capitale Al Qods, dans son entière totalité.

Voilà ce qu'est la Palestine et nous Palestiniens, nous revendiquons notre terre historique et nous revendiquons le droit au retour sur cette terre et nous revendiquons le droit d’y établir un seul Etat démocratique : la Palestine. Pour faire court, Libération et Retour, voilà les mots-clés du mouvement national palestinien de libération, tels qu'ils ont été inscrits dans la charte nationale palestinienne de 1968.

Pour conclure :

Les raisons qui ont conduit Israël à mener des guerres contre le Liban en juillet-août 2006 et contre Gaza il y a un an, sont toujours présentes, à savoir la résistance émanant d’organisations ou du peuple tout simplement. L'Etat colonial d'Israël et ses alliés, dont les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne, ne peuvent supporter cette résistance, même à travers un seul Kalachnikov. En attestent les dernières déclarations de Bernard Kouchner, ministre français des Affaires Etrangères, qui déclarait lors de sa réception du Premier ministre libanais, que le danger pour le Liban venait du Hezbollah et non d’Israël, qui avait détruit le Liban en 2006.

Il est clair qu’Israël prépare une nouvelle guerre contre le Liban, et le Hezbollah en particulier, et qu'il va accentuer sa guerre contre le peuple palestinien à Gaza et ailleurs, parce qu’il n’a pas atteint ses objectifs dans les guerres précédentes.

Dans ce contexte, nous devons, en tant que mouvement de solidarité, nous organiser dans la perspective de nouvelles guerres, et surtout ne plus fermer les yeux sur le rôle de l’Autorité palestinienne et de ses responsables, lesquels ne méritent que d’être jugés pour leurs agissements, en leur qualité de collaborateurs de la puissance occupante.

Oui, il faut les juger car si nous sommes cohérents avec nous même et avec ce que nous déclarons au sein du mouvement de solidarité quand nous condamnons Israël pour le blocus, ses crimes de guerres et quand nous parlons du rapport Goldstone, il faut au même titre condamner les responsables de l’autorité qui approuvent le MUR du blocus meurtrier que construit l’Egypte et qui de fait inflige une punition collective à près d’un million et demi de personnes ce qui constitue aussi un crime de guerre.

Oui, il faut les juger quand Abbas envoie ses forces de sécurité pourchasser et abattre les résistants palestiniens.

Oui, il faut les juger quand l’Autorité non seulement ne veut pas présenter le rapport Goldstone aux instances internationales sur ordres entre autres des Etats-Unis et quand cette même Autorité ne mène aucune enquête concernant la guerre contre Gaza, comme l’a reconnu Ban Ki Moon – le secrétaire général des Nations-Unis – tout cela pour ne pas gêner la puissance coloniale et ne jamais traduire les responsables israéliens devant des tribunaux.

Le mouvement de solidarité doit prendre en compte cette situation et déterminer clairement sa position, car le peuple palestinien en paie tous les jours le prix. La solidarité avec le peuple palestinien ne peut admettre le maintien d’une entité coloniale aux côtés de la Palestine, ni cautionner une Autorité de collaboration, qui doit être dénoncée et condamnée en tant que telle.

Walid Atallah

Membre de l’Association des Palestiniens en France AL JALIYA
Paris, le 15 février 2010

Llamamiento para la disolución de la Autoridad Palestina y el procesamiento de sus dirigentes
Traducido para Rebelión por Caty R.

La guerra que llevó a cabo Israël el año pasado contra la población de Gaza dejó tras ella más de 7.000 víctimas, de ellas, más de 1.500 personas muertas y más de 5.000 heridas, además de decenas de miles de personas sin hogar que se añaden a las víctimas del bloqueo internacional, egipcio e israelí, que mata diariamente debido a la falta de medicamentos, de atención médica y de alimentos.

En el resto de la Palestina histórica la colonización israelí y la caza a la resistencia continúan con la colaboración de los servicios de seguridad de la Autoridad Palestina. Los responsables de dicha «Autoridad» han reconocido públicamente hace poco que los 16 años de negociaciones son un fracaso. Lo cual no les impide seguir negociando con la mediación de Estados Unidos.

En la época de Yasser Arafat los israelíes y estadounidenses, y otros, declararon que el líder palestino constituía un obstáculo para la paz porque no «luchaba» contra los «terroristas» que obstaculizaban «proceso que llevaría a la paz».

Después del envenenamiento de Yasser Arafat en 2004 escribí, el 16 de noviembre, las líneas siguientes con respecto a su asesinato: «A la vista de las declaraciones estadounidenses, israelíes y otras, es cierto que la muerte de Yasser Arafat sirve directamente a los intereses de estos últimos que desean encontrar «una dirección palestina dispuesta a negociar», es decir, dispuesta a firmar el acta de capitulación frente al imperialismo estadounidense y al sionismo del Estado de Israël. Lo que pone de manifiesto que estos últimos no renuncian a poner de rodillas al pueblo palestino y lo peor está por llegar».

En efecto, lo peor ha llegado para los palestinos de Gaza con la bendición de los responsables de la Autoridad, de los cuales algunos también son responsables de la OLP. No podemos olvidar las declaraciones de Yasser Abed Rabo, secretario general del comité ejecutivo de la OLP y uno de los dirigentes de la Autoridad, quien afirmó que Israël tendría que haber «terminado el trabajo» aplastando a la resistencia en Gaza, ni las de Abu Mazen, según el cual la guerra contra Gaza se debió a las acciones de Hamás… Aunque sea verdad que Hamás ha cometido errores, no se le puede imputar semejante responsabilidad.

Lo que ocurre en la actualidad se sitúa en la continuidad de la lógica iniciada por los acuerdos de Oslo de 1993, que crearon la Autoridad Palestina con el único objetivo de aniquilar la resistencia palestina. El texto de dichos acuerdos estipula que «la Autoridad debe impedir cualquier acto de violencia contra Israël». Sobre esta base, las detenciones de los militantes por parte Israël y la Autoridad Palestina no han cesado nunca hasta hoy. Así se constituyó la Autoridad y así se ha utilizado, como fuerza supletoria y colaboradora de la ocupación.

Hay que señalar que actualmente el presupuesto de la Autoridad está financiado principalmente por Estados Unidos y Europa y se utiliza directamente para la corrupción de los responsables de la Autoridad y para el reclutamiento de fuerzas de seguridad palestinas bajo la supervisión del general estadounidense Dayton quien, de hecho, es el auténtico gobernador de la Autoridad Palestina ayudado por colaboradores como Mohamed Dahlan y sus «escuadrones de la muerte».

La Autoridad está totalmente desacreditada desde el envenenamiento de Yasser Arafat, por los posicionamientos de sus responsables durante y después de la guerra contra Gaza, hasta la reciente aprobación de Mahmud Abbas de la construcción del muro de Egipto para reforzar el bloqueo a Gaza y la reciente participación de Salam Fayadh, el «Primer Ministro de la Autoridad» en la conferencia anual de Hertzeliya sobre la «seguridad nacional israelí» que condenó a la resistencia.

Yasser Arafat se negó a ser el hombre de la capitulación y por eso le envenenaron. Cuando escribí esto en noviembre de 2004, Leila Shahid, Fatah y sus funcionarios en Francia me tacharon de loco de atar y afirmaron que no se podía hablar de envenenamiento de Yasser Arafat. En 2009, después de cinco años de silencio sobre el crimen, archivado sin seguimiento y sin que haya habido ninguna investigación, se celebró el sexto congreso de Fatah con el permiso y bajo control de la potencia ocupante, lo que es una vergüenza para un movimiento que se presenta como un movimiento de liberación nacional y declara, con la boca pequeña, que la responsabilidad de la muerte de Yasser Arafat se imputa a Israël

¿Cuál es la alternativa?

Muchos se hacen esta pregunta: ¿Cuál es la alternativa? Para responder es necesario partir de la experiencia del pueblo palestino, bien en Gaza, en Cisjordania, en el resto de Palestina, en Galilea, o en otros lugares del mundo. De los más de 10 millones de palestinos que hay en el mundo, más de la mitad viven en la ocupación y el resto en el exilio. El pueblo palestino vive y resiste en su tierra histórica contra la ocupación y continúa reclamando el derecho al retorno a su tierra. Ésta es la alternativa, la misma de hace 62 años, desde la Naqba de 1948: resistencia y derecho al retorno.

El pueblo palestino paga a diario el precio de esta alternativa en la Palestina ocupada o en el exilio, así como las faltas de quienes se autoproclaman sus dirigentes. A veces paga con su sangre como en Gaza, o últimamente en Nablús cuando los militantes son perseguidos y a veces ejecutados, unas veces por el ejército israelí y otras veces por las fuerzas de seguridad de la Autoridad Palestina.

A los que se plantean la cuestión de la alternativa hay que decirles que deben tener en cuenta esta realidad y apoyar la resistencia del pueblo palestino y sus reivindicaciones más básicas de vivir libres en su tierra y volver a ella. Además hay que decir al movimiento de solidaridad que Palestina no se reduce a Cisjordania, Gaza y Jerusalén Oriental. Palestina se extiende desde el mar Mediterráneo al río Jordán. Palestina es Galilea, Akka, Haifa, Jaffa, Tiberias, Safad o Saffuriya; es Bir es Sabe, el Negev. Y también, y sobre todo, es su capital, Jerusalén, en su totalidad.

Eso es Palestina; y nosotros, los palestinos, reclamamos nuestra tierra histórica, reclamamos el derecho al retorno a esta tierra y reclamamos el derecho de un único Estado democrático: Palestina. En resumen, liberación y retorno, éstas son las palabras claves del movimiento nacional palestino de liberación, tal como se plasmaron en la Carta Nacional Palestina de 1968.

Conclusión

Las razones que condujeron a Israël a llevar a cabo las guerras contra Líbano en julio-agosto de 2006 y contra Gaza hace un año, siguen presentes, a saber, la resistencia que emana de organizaciones, o simplemente del pueblo. El Estado colonial de Israël y sus aliados, entre ellos Estados Unidos, Francia y Gran Bretaña, no pueden sostener a esta resistencia, ni siquiera con un solo Kalashnikov. Así lo demuestran las últimas declaraciones de Bernard Kouchner, el ministro francés de Asuntos Exteriores, quien declaró durante su recepción al Primer Ministro libanés que el peligro para Líbano viene de Hezbolá y no de Israël, que destruyó Líbano en 2006.

Está claro que Israël prepara una nueva guerra contra Líbano, y contra Hezbolá en particular, y que va a recrudecer su guerra contra el pueblo palestino en Gaza y otros lugares porque no consiguió sus objetivos en las guerras anteriores.

En ese contexto debemos, como movimiento de solidaridad, organizarnos en la perspectiva de nuevas guerras, y sobre todo no seguir con los ojos cerrados con respecto al papel de la Autoridad Palestina y sus dirigentes, los cuales lo único que merecen es que los juzguen por sus actuaciones en calidad de colaboradores de la potencia ocupante.

Sí, hay que juzgarlos porque si somos coherentes con nosotros mismos y con lo que declaramos en del movimiento de solidaridad cuando condenamos a Israël por el bloqueo y por sus crímenes de guerra, y cuando hablamos del Informe Goldstone, de la misma forma debemos condenar a los responsables de la Autoridad que aprueban el muro del bloqueo asesino que construye Egipto y que de hecho inflige un castigo colectivo a más de un millón y medio de personas y constituye, también, un crimen de guerra.

Si, hay que juzgarlos cuando Abbas envía sus fuerzas de seguridad para cazar y matar a los resistentes palestinos.

Sí, hay que juzgarlos cuando la Autoridad no solamente no quiere presentar el Informe Goldstone a las instancias internacionales bajo las órdenes, entre otros, de Estados Unidos, y cuando esa misma Autoridad no lleva a cabo ninguna investigación sobre la guerra contra Gaza como ha reconocido Ban Ki Monn –el Secretario General de las Naciones Unidas-. Todo ello para no enojar a la potencia colonial y no llevar nunca a los responsables israelíes ante los tribunales.

El movimiento de solidaridad debe tener en cuenta esta situación y determinar claramente su posición, porque el pueblo palestino paga el precio todos los días. La solidaridad con el pueblo palestino no puede tolerar el mantenimiento de una entidad colonial al lado de Palestina ni avalar a una Autoridad colaboracionista a la que hay que denunciar y condenar como tal.

Walid Atallah es miembro de la Asociación de Palestinos en Francia AL JALIYA.

نداء من أجل حل السلطة الفلسطينية

ومحاكمة المسؤولين عنها

باريس، 15 شباط 2010،

خلّفت الحرب التي شنّتها إسرائيل على أهل غزّة في العام الفائت أكثر من 7000 ضحية من بينها مل يزيد على 1500 قتيل وأكثر من 5000 جريح، بالإضافة إلى حرمان الآلاف من المأوى وإلى الحصار الدولي الذي تفرضه مصر واسرائيل والذي يفتك بسكان القطاع يوميا بسبب نقص المواد الغذائية والطبية والمستشفيات.

ويتواصل الاحتلال الإسرائيلي ومطاردة المقاومة في باقي أراضي فلسطين التاريخية بمساعدة قوات الأمن التابعة للسلطة الفلسطينية. ولقد اعترف هؤلاء مؤخرا بفشل 16 عاما من المفاوضات، مع أن هذا الاعتراف لم يمنعهم من التفاوض عبر الوسيط الأمريكي.

لقد أعلن الإسرائيليون وحلفاؤهم الأمريكيون، وآخرون، في حقبة ياسرعرفات بأنه يشكل عقبة أمام السلام لأنه "لا يحارب الإرهابيين" الذين يمنعون "عملية السلام من تحقيق أهدافها".

وبعد تسميم ياسر عرفات في العام 2004، كنت قد كتبت في 16 تشؤين الثاني السطور التالية: "نظرا للتصريحات الأمريكية والإسرائيلية وغيرها، فمن المؤكد أن موت عرفات يخدم مباشرة مصالح الإسرائيليين الذين يرغبون بإيجاد "قيادة فلسطينية مستعدة للتفاوض"، أي التوقيع على ميثاق الاستسلام للإمبريالية الأمريكية وصهيونية دولة إسرائيل. وهذا يوضح أن الأخيرين لم يعدلوا عن سياسة تركيع الشعب الفلسطيني وربما أن القادم أسوأ".

وهذا ما حصل بالفعل، فقد وقع الأسوأ بالنسبة لغزة وبمباركة مسؤولي السلطة الفلسطينية، والذين يشغل بعضهم مواقع قيادية في منظمة التحرير الفلسطينية. ولا نستطيع أن ننسى تصريحات ياسر عبد ربه، الأمين العام للجنة التنفيذية لمنظمة التحرير والقيادي في السلطة الوطنية الفلسطينية، والذي يؤكد أنه كان من المتوجب على إسرائيل "أن تنجز مهمتها" بسحق المقاومة في غزة، وكذلك تصريحات أبو مازن الذي حمل نشاطات حماس مسؤولية الحرب ضد غزة .... ومن المؤكد أننا لا نستطيع تحميل حماس المسؤولية بالرغم لارتكابها أخطاء.

والذي يحصل في هذه الأيام ما هو إلا استمرارية للمنطق الذي نتج عن اتفاقات أوسلو عام 1993 وتمخضت عن استحداث السلطة الفلسطينية والهدف الوحيد هو اخضاع المقاومة. تنص هذه الاتفاقات على أنه "من واجب السلطة منع العنف ضد إسرائيل" وبناء عليه، لم يتوقف اعتقال الناشطين من قبل إسرائيل والسطة حتى يومنا هذا. وهكذا فقد تم تشكيل السلطة بوصفها قوة مكملة للاحتلال وعميلا له.

ووتجدر الإشارة أن ميزانية السلطة تعتمد رئيسيا على الولايات المتحدة وأوروبا، ما يساهم مباشرة في تعزيز فساد المسؤولين في السلطة وفي توظيف وتدريب قوى الأمن الفلسطينية تحت إشراف الجنرال الأمريكي دايتون، الحاكم الفعلي للسلطة الفلسطينية بمساعدة العملاء مثل محمد دحلان و"كتائب الموت" التابعة له.

وقد فقدت السلطة كل مصداقيتها منذ تسميم عرفات بسبب المواقف التي اتخذها المسئولون أثناء حرب غزة وبعدها، حتى بلغ الأمر بمحمود عباس استحسانه للجدار الفولاذي الذي تعتزم مصر باءه من أجل تشديد الحصار على غزة، وقد قام مؤخرا سلام فياض "رئيس وزراء السلطة" بالمشاركة في مؤتمر هيرتسليا السنوي حول "الأمن الوطني الإسرائيلي" الذي ندد بالمقاومة الفلسطينية.

لقد رفض عرفات أن يكون المسؤول عن الاستسلام وهذا هو السبب الذي أدى إلى قتله بالسم. وعندما كتبت هذا في تشرين ثاني 2004، وصفتني ليلى شهيد وفتح وملحقاتها في فرنسا بالجنون والهستيريا، كما أكدوا على أنه لا يجوز الحديث عن اغتيال ياسر عرفات بالسم. في العام 2009، وبعد 5 اعوام من الصمت على الجريمة التي تم إغلاقها من دون أية إجابة، ومن دون القيام بأي تحقيق، انعقد المؤتمر السادس لحركة فتح بموافقة قوات الإحتلال وتحت إشرافها (وهذا بحد ذاته عار على حركة تدعي أنها حركة تحرير وطني) وبالكاد أشار إلى مسؤولية إسرائيل في موت ياسر عرفات....

ما البديل؟

يتسائل الكثيرون: ما البديل؟ للإجابة على هذا السؤال، ينبغي الانطلاق من الواقع المعاش للشعب الفلسطيني، في غزة أو الضفة الغربية أو في أنحاء فلسطين الأخرى، في الجليل، وفي سائر بقاع الأرض. من بين 10 ملايين فلسطيني، يعيش قرابة نصف هذا العدد تحت الاحتلال والنصف الثاني مشتت في المنافي. إن الشعب الفلسطيني ما زال حيّاً ويقاوم في أرضه التاريخية الاحتلال ويواصل المطالبة بحق العودة إلى أرضه. وببساطة هذا هو البديل، الإجابة ذاتها الذي كانت موجودةً قبل 62 عاما منذ نكبة عام 1948: المقاومة وحق العودة.

إن الشعب الفلسطسيني، في فلسطين المحتلة أو في الشتات، يدفع كل يوم ثمن أخطاء قيادته المزعومة. في بعض الأحيان يدفع الثمن من دمه كما حصل في غزة، أو في نابلس عندما تتم ملاحقة الناشطين وتصفيتهم من قبل الجيش الإسرائيلي تارة، ومن قبل أجهزة الأمن التابعة للسلطة الفلسطينية تارة أخرى.

ويجب القول لأولئك الذين يتساءلون عن البديل ضرورة الأخذ بعين الاعتبار لهذا الواقع ودعم مقاومة الشعب الفلسطيني ومطالبه الأكثر أساسية في العيش بحرية على ترابه الوطني وفي العودة إليه. كما يجب القول إلى حركات التضامن إن فلسطين لا تقتصر على الضفة الغربية وغزة والقدس الشرقية، بل تمتد من البحر الأبيض حتّى نهر الأردن. هذه هي فلسطين: الجليل وعكا وحيفا ويافا وصفد وصفورية... وبئر السبع وصحراء النقب بالإضافة وعلى الخصوص إلى عاصمتها القدس، كلها بأكملها.

هذه هي فلسطين ونحن الفلسطينيين نطالب بكامل أرضنا التاريخية كما نطالب بحق العودة إلى تلك الأرض وبإقامة دولة ديموقراطية واحدة: دولة فلسطين. باختصار، التحرير والعودة، وهذه هي المفاتيح لحركة التحرير الوطنية الفلسطينية، كما نص على ذلك الميثاق الوطني الفلسطيني لعام 1968.

وفي المحصلة:

إن الأسباب التي دفعت إسرائيل إلى شن الحرب ضد لبنان في تموز/آب عام 2006 وضد غزة قبل عام ما تزال قائمة، أي المقاومة التي تقوم بها بعض المنظمات أو الشعب بكل بساطة. إن دولة إسرائيل الكولونيالية وحلفاتها أمريكا وفرنسا وبريطانيا العظمى لا تستطيع احتمال هذه المقاومة حتى إن اقتصر سلاحها على الكلاشينكوف. وخير دليل على ما تقدم هي تصريحات وزير الخارجية الفرنسي، برنار كوشنير، ألذي أعلن اثناء استقباله للرئيس اللبناني، أن الخطر الذي يحدق في لبنان هو حزب الله لا إسرائيل التي دمرت لبنان في عام 2006.

من الواضح أن إسرائيل تعد العدة لشن حرب جديدة ضد لبنان، وضد حزب الله على وجه الخصوص، وأنها ستقوم بتشديد حربها ضد الشعب الفلسطيني في غزة وغيرها، لأنها لم تستطع تحقيق أهدافها في الحروب السابقة.

في هذا السياق وبوصفنا حركة تضامن، علينا أن ننظم جهودنا وفقا لما تقتضيه الحروب الجديدة وبالأخص علينا ألا نغلق العينين عن دور السلطة الوطنية الفلسطينية وقياداتها الذين لا يستحقون أكثر من الحكم عليهم بسبب أعمالهم وبصفتهم عملاء للقوة المحتلة.

نعم علينا محاكمتهم لأننا إذا أردنا أن نكون منسجمين مع أنفسنا ومع ما نعلن عنه في أوساط حركات التضامن مع الشعب الفلسطيني عندما ندين إسرائيل بسبب الحصار وجرائم الحرب وعندما نتكلم عن تقرير غولدستون ، علينا وللأسباب ذاتها أن ندين المسؤولين في السلطة الفلسطينية التي تبارك جدار الحصار الإجرامي الذي تنفذه مصر والذي يشكل على أرض الواقع عقاباً جماعيّاً يعاني منه ما يقارب مليون ونصف شخص، ما يشكل ايضا جريمة حرب أخرى.

نعم علينا محاكمة عباس عندما يرسل قواته الأمنية من أجل مطاردة وتصفية المقاومين الفلسطينيين.

نعم علينا محاكمتهم عندما لا تريد السلطة الفلسطينية تقديم تقرير غولدستون أمام المؤسسات الدولية خضوعا لأوامر أمريكا وغيرها وعندما لا تقوم هذه السلطة نفسها بإجراء تحقيق بخصوص الحرب على غزة كما اعترف بذلك الأمين العام للأمم المتحدة بان كي مون. والدافع الوحيد هو عدم إزعاج سلطات الاحتلال وعدم جرجرة مسؤوليها أمام المحاكم.

ينبغي على حركة التضامن مع الشعب الفلسطيني أن تأخذ هذا الوضع في عين الاعتبار وأن تحدد بوضوح موقفها لأن الشعب الفلسطيني يدفع الثمن يوميا. وليس من المعقول أن تقبل حركة التضامن مع الشعب الفلسطيني الإبقاء على كيان كولونيالي إلى جانب الدولة الفلسطينية ولا أن تأخذ على عاتقها سلطة عميلة يتوجب على العكس فضحها وإدانتها بوصفها كذلك.

وليد عطالله

عضو في الجالية الفلسطينيين في فرنسا.

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