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Palestine - ISM France

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Gaza -

Attitudes et perceptions des habitants de la bande de Gaza suite aux opérations militaires israéliennes

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Le taux de pauvreté dans la bande de Gaza est de 65%. En chiffres réels, cela signifie que, sur un total estimé de 1.416.543 Palestiniens vivant dans la bande de Gaza, environ 920.750 vivent dans la pauvreté.
Parmi eux, 524.120 sont extrêmement pauvres. On estime à 8% le nombre de ménages vivant encore au-dessus du seuil de pauvreté, cependant, ils risquent fortement eux aussi de tomber dans la pauvreté.

Attitudes et perceptions des habitants de la bande de Gaza suite aux opérations militaires israéliennes


La pauvreté pousse de nombreuses familles à se retourner vers des stratégies d’adaptation mais ces solutions alternatives, y compris la vente de leurs bijoux et la réduction des dépenses des ménages, sont en grande partie épuisées dans la bande de Gaza: 72% des familles, soit environ 1.019.910 personnes, n'ont pas de solutions alternatives pour faire face aux difficultés quotidiennes et encore moins pour se sortir de la pauvreté.


EMPLOI

Avant les récentes opérations militaires israéliennes dans la bande de Gaza, le taux de chômage atteignait déjà des niveaux élevés. Par rapport à avant la dernière flambée dans le conflit, le taux de chômage parmi la population active avait augmenté de 36% à 43%.

Même le plein emploi n’est pas nécessairement une protection contre la pauvreté, puisque 28% des employés appartiennent à des familles ayant un revenu moyen mensuel qui se situe au-dessous du seuil de pauvreté. Le taux de chômage reste élevé dans l'agriculture, l’industrie et la construction.

Cela affecte directement et négativement le taux de pauvreté des ménages dont les soutiens de famille travaillaient dans ces secteurs. De même, on trouve parmi les travailleurs indépendants de Gaza une forte proportion de chômeurs, et en conséquence, leurs familles font partie des couches les plus pauvres de la bande de Gaza.


SECURITE

Plus de 1 million de personnes sur les environ 1,4 millions Gazaouis, soit 75% de la population de Gaza, ressentent un sentiment d'insécurité pour l'une des trois raisons: (i) le conflit israélo-palestinien (42%), (ii) le contrôle des frontières par Israël (27%), ce qui empêche la circulation des personnes et des biens, et (iii) les tensions inter-palestiniennes.

Près de 40% des ménages interrogés ont été déplacés à la suite des opérations militaires israéliennes. Environ, 70% ont quitté leurs foyers en raison des combats dans leur quartier, 15% sont partis parce qu'ils avaient été prévenus de quitter les lieux, et 13% ont quitté leurs maisons, soit parce qu’elles ont subi de graves dégâts, soit parce qu’elles ont été détruites.

Une grande majorité de personnes ont été déplacées pendant les opérations militaires israéliennes entre le 27 Décembre 2008 et 18 Janvier 2009 : 79%,se sont installés dans la maison d’un membre de la famille, tandis que 9% se sont réfugiés dans la maison d'un ami, et 7% ont quitté leurs maisons pour se rendre dans un abri de l'UNRWA. Environ 2% se sont réfugiés dans des bâtiments inhabités.

La majorité des Palestiniens dans la bande de Gaza, soit 69%, pensent que depuis le cessez-le-feu, les rues sont contrôlées. Parmi eux, 37% estiment que la situation est tendue, alors que 32% y voient le calme. Une légère majorité de 54% estiment que le contrôle des rues est positif.

Depuis le cessez-le-feu, 32% des personnes interrogées ont repéré des restes de la guerre.


BESOINS ET ASSISTANCE

La sécurité est de loin le plus grand besoin des ménages dans la bande de Gaza, suivie de loin par le besoin de nourriture, d'électricité et d'emploi. Au niveau de la communauté, la sécurité est identifiée comme étant le besoin le plus important, et est également suivi par le besoin de nourriture, de cohésion sociale et d'emploi.

Moins d'un cinquième des ménages dans la bande de Gaza ont reçu une assistance au cours des récentes opérations militaires israéliennes et au cours de la première semaine après le cessez-le-feu.

Les agences des Nations Unies (39%) sont considérées comme étant la source la plus importante de cette aide. L'Organisation des Nations Unies est suivie par les organismes de bienfaisance (19%), les gouvernements arabes (13%), et des ONG internationales (8%).

Plus de 60% des ménages dans la bande de Gaza ont actuellement besoin d'aide. Ce besoin est particulièrement influencé par la pauvreté des ménages :
(i) 82% des ménages extrêmement pauvres ont besoin d'aide,
(ii) 63% des ménages pauvres en ont besoin, et
(iii) 44% des ménages au-dessus du seuil de la pauvreté nécessitent d’une certaine forme d'aide.

Actuellement, le soutien psychosocial est la forme d’aide la plus nécessaire pour 25% des ménages, tandis que l'aide financière est nécessaire pour 17%, et l'aide alimentaire pour 16% des ménages dans la bande de Gaza.


DEGATS

Près de la moitié des ménages dans la bande de Gaza, 45% , ont déclaré des dégâts à leurs résidences suite aux récentes opérations militaires israéliennes.

La majorité des personnes ayant des maisons endommagées ont des fenêtres cassées (67%), 16% ont subi des dégâts suite aux tirs de balles ou d’obus d'artillerie et pour 12% la structure principale de leur résidence a été endommagée. 3% ont mentionné que leurs maisons se sont effondrées.

Au cours de la deuxième semaine après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, 10% des ménages n'avaient toujours pas accès à l'eau potable et à l'électricité.


JEUNES ET ENFANTS

49% des personnes interrogées considèrent un soutien psychosocial comme étant le plus important pour les enfants dans leurs foyers. Les signes de stress indiqués chez les enfants, tels que l'anxiété, l’agressivité, le manque d'intérêt pour la vie sociale, l’énurésie et des cauchemars, ont triplé et, dans certains cas quadruplé depuis les récentes opérations militaires israéliennes.

Parmi les personnes interrogées, 40% sont des témoins de la violence contre les enfants dans leur environnement. Au cours de l'année dernière jusqu’aux récentes opérations militaires israéliennes, le conflit israélo-palestinien et le manque de sécurité dans la bande de Gaza étaient considérés comme les deux principales sources de violence à l’égard des enfants: respectivement 41% et 37%.

Aujourd'hui, 71% des habitants de Gaza considèrent le conflit israélo-palestinien comme étant la principale source de violence contre les enfants dans la bande de Gaza, tandis que 17% continuent de voir le manque de sécurité interne comme étant la principale source de violence.

L'incapacité des parents à prendre soin et à protéger leurs enfants a plus que doublé depuis les opérations militaires israéliennes dans la bande de Gaza: de 26% à 64%. Ces résultats mettent non seulement en évidence la difficile situation des adultes dans leurs foyers, mais aussi soulignent qu’un grand nombre d'enfants dans la bande de Gaza demeureront vulnérables tant que leurs besoins de soins et de protection ne seront pas satisfaits. En outre, dans 82% des ménages, la plupart des adultes ont besoin d’un soutien psychosocial.


SOINS DE SANTÉ

Au cours des récentes incursions militaires israéliennes dans la bande de Gaza, 37% des ménages avaient besoin de soins de santé de base. Toutefois, plus d'un quart de ces ménages n’ont pas pu accéder à ces services.

Parmi ceux qui ont besoin de soins médicaux, y compris des soins de santé de vase, 72% sont confrontés à des problèmes, puisqu’il n’a été fourni des soins de santé sans retards et sans restriction qu’à 18% de ces personnes.

14% des ménages sondés ont au moins un membre de leur famille handicapé. Les handicaps physiques sont répandus avec 16% des handicaps liés au conflit. Les types d’aide les plus souvent mentionnés par les ménages ayant des personnes handicapées sont les suivants:
(i) Des compétences en réhabilitation et en mobilité (22%),
(ii) une assistance financière (20%),
(iii) des aides, des dispositifs et des technologies (17%) ,
(iv) des emplois adaptés (11%),
(v) l'accès à l'éducation


Consulter le rapport complet en anglais (PDF)

Source : http://www.reliefweb.int/

Traduction : MG pour ISM

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