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Palestine - ISM France

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Palestine -

Contrôle israélien sur les ressources en eau

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Alors qu’Israël contrôle 80% de l’eau palestinienne Mekorot Company limite sévèrement l’approvisionnement en eau.
La découverte d’un projet actuel de contrôle confirme que depuis le début de l’Intifada alors que les besoins en eau ont augmenté en raison de diverses pénuries, restrictions de circulation, exactions et destructions, la compagnie Mekorot a drastiquement limité la fourniture en eau dans les Territoires Occupés.

Alors qu’Israël contrôle 80% de l’eau palestinienne Mekorot Company limite sévèrement l’approvisionnement en eau

On apprend que le volume des nappes phréatiques varie de 590-690 Millions de cm3 par an en Cisjordanie et de 55-66 Millions de cm3 à Gaza.

Pourtant, estime un responsable, ce sont surtout les nappes de Cisjordanie qui ont été été comptabilisées dans l’accord intérimaire d’Oslo.

Environ près 672 millions de cm3 sont distribués par les trois principales nappes phréatiques de l’ouest, du nord et de l’Est qui ont respectivement une capacité de remplissage de 362 millions de cm3 , de 145 millions de cm3 et de 172 Millions de cm3 par an.

Et pourtant, l’eau de surface, principalement représentée par le Jourdain n’est toujours pas accessible aux Palestiniens. Pourtant, les plans précédents prévoyaient d’ attribuer l’eau du fleuve aux pays riverains et allouaient aux Palestiniens quelques 200 millions de cm3 par an qui étaient supposés passer par le canal de West Ghor.

Israël par les contraintes politiques et les limites physiques qu’il a imposé sur l’approvisionnement en eau des Palestiniens a fait de leur consommation en eau, la consommation la plus basse de tous les pays riverains du Jourdain.

Ils utilisent habituellement presque 8,2% des ressources disponibles en eau dans un Bassin de 2,8 milliards de mètres cube. Dans le même temps Israël en utilise 57,1% et la Jordanie 34,7%.

Tout au long de l’occupation israélienne, de 1967 jusqu’à maintenant, Israël a maintenu son contrôle sur les ressources en eau de la Palestine et a presque toujours alloué la même quantité d’eau aux Palestiniens, sans aucun changement, en dépit des besoins croissants en eau des Palestiniens.

Le Palestinien moyen consomme pour son usage domestique et par tête 30m3 par an (ce chiffre inclut 40% de perte) comparé aux 100m3 par an d’un Israélien.

Simultanément, on estime le total de consommation de l’eau, par tête, à 140m3 en Palestine en comparaison aux 580m3 par an en Israël.

Toutefois, la consommation d’eau par tête est beaucoup plus basse dans les zones rurales palestiniennes qui n’ont pas accès à l’eau courante (approximativement 40% des localités) et sont toujours dépendantes de la collecte des eaux de pluie (qui est à peu près de 10m3 an ).

Et non seulement, les quantités attribuées aux Palestiniens ne sont pas suffisantes pour répondre à leur demande, mais ils craignent que les volumes qui leur sont fournis, provenant soit des sources de Jordanie soit des quantités achetées au système d’eau israélien, ne leur soit réduites dans un futur proche.

C’est en fait ce qui se qui est en train de se produire dans un nombre croissant de communautés.


Mekorot a commencé à réduire la fourniture en eau de nombre de communautés palestiniennes et dans certains cas a même arrêté toute livraison.


La découverte d’un projet actuel de contrôle confirme que depuis le début de l’Intifada alors que les besoins en eau ont augmenté en raison de diverses pénuries, restrictions de circulation, exactions et destructions, la compagnie Mekorot a drastiquement limité la fourniture en eau dans les Territoires Occupés.

Les mêmes communautés qui dépendent de Mekorot pour tout ou partie de l’eau, sont soumises à restriction , aussi limitées qu’elles aient été, découvrent que Mekorot arrête régulièrement la fourniture d’eau.

Quant aux communautés qui ne peuvent plus dépendre de Mekorot pour l’eau, elles se sont retrouvées dans un état aussi sérieux que dangereux de manquer d’eau.

Pour celles qui ont vu leur quantité d’eau limité à certaines heures ou certains jours, elles ont dû trouver des approvisionnements alternatifs.

Tous,y compris ceux dont l’approvisionnement va être retreint, tous redoutent que, sans pouvoir s’exprimer et sans recours contre les décisions prises par Mekorot, la fourniture d’eau puisse s’arrêter à n’importe quel moment.

Le rapport WaSH énumère les communautés qui dépendent partiellement ou complètement de Mekorot pour leurs ressources en eau, et dans quelle mesure la fourniture en eau a été limitée ou stoppée.
Pour connaître ces chiffres, cliquez ici

Voir les cartes

Source : www.phg.org/

Traduction : CS pour ISM-France

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