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Israël -

Discours d'Amir Peretz au Mémorial Rabin le 12 novembre 2005

Par

Ma'ariv, 13 Novembre - traduction de l'Hébreu par TOI. L'original en Hébreu est disponible seulement sur la version imprimée

Hier, sur le podium place Rabin, il a posé à côté son discours comme un responsable des travailleurs et un organisateur de grève.
Hier, devant 200.000 personnes et à côté du Président Clinton, Amir Peretz a essayé de prouver qu'il mérite d'être considéré comme un chef d'Etat.
En apostrophant le dernier Premier Ministre, il a déclaré : "Si nous étions sortis des Territoires, nous aurions triomphé de la violence interne".

Ce n'était pas l'annonce officielle des résultats des élections primaires, ni même l'appel téléphonique tardif et rancunier du leader sortant du Parti Travailliste, Shimon Peres, qui a vraiment transformé Amir Peretz en nouveau chef de parti.

Non, ce fut le discours qu'il a prononcé la nuit dernière devant une foule estimée à 200.000 personnes, avec à ses cêtés l'ancien Président américain, Bill Clinton et qui a scellé la nouvelle réalité politique.

Le nouvellement élu, Peretz, n'avait pas été programmé à l'origine pour parler au rassemblement, les deux principaux orateurs étant Clinton et Peres.

Son nom a été ajouté à la liste des intervenants au dernier moment à la demande personnelle de la fille de Yitzchak Rabin, Dalia, après la publication des résultats des primaires du parti Travailliste.

Une grande partie du discours de Peretz s'adressait directement à Rabin qui a été assassiné :


"Il y a dix ans, votre voix retentissait sur cette place, fixant de nouveaux objectifs pour l'Etat d'Israël. Vous avez réveillé des espoirs, vous avez commencé à faire rêver les jeunes d'un pays changé.

Oui, votre voix a fait écho et a retenti - jusqu'à ce que les balles de l'assassin la réduise au silence. Il y a dix ans, cette nuit fatidique, vous avez dit que la violence minait les bases de la démocratie - ne sachant pas qu'une mort violente vous attendait au coin de la rue.

Dix ans se sont passés et la violence est toujours bien parmi nous, Yitzchak.

Le pays est rempli de violence. Nous n'avons pas réussi à l'isoler.
Elle s'est répandue au delà des zones de confrontation avec les Palestiniens, elle est devenue enracinée parmi nous (...)
Si nous avions quitté les Territoires, Si nous avions stoppé la violence à sa source qui en émane, nous aurions également triomphé de la violence parmi nous
".



Peretz a défini son idéologie de base comme une Feuille de Route morale :
"Continuer à régner sur les Territoires est une recette pour s'enfoncer dans le marécage, une perte des valeurs et de la moralité en Israël.

Nous avons besoin d'une Feuille de Route morale, dont l'étoile qui nous guide est le respect de la dignité humaine.

Une Feuille de Route morale mettra fin à l'occupation et signera un accord permanent.

Une Feuille de Route morale défendra les valeurs de chacun en Israël : la dignité, la famille, la vie."


"Ces dix ans n'ont nullement diminué le sentiment de regret à votre égard, Yitzchak.

Vous n'étiez pas un homme à se vanter et à faire des promesses arrogantes et fantaisistes, mais vous preniez des décisions dures, vous vous y colliez pour les mettre en application.

Vous n'êtes pas avec nous aujourd'hui, mais votre voie est très vivante. Certains tentent de la renier, d'autres la décrient d'une multitude de façons, mais il ne la prenne pas : la voie d'Oslo est vivante, elle continue la vie qui vous a été refusée, otée.

Elle est vivante à chaque coin de rue, tout le monde sait qu'elle est notre seul espoir ".



Peretz a conclu sur une note personnelle:

"Je suis l'enfant qui est venu en Israël il y a cinquante ans, à l'âge de quatre ans. Je suis l'enfant qui a grandi à l'époque des Fedayuns (ceux qui infiltraient les frontières des années 50) et qui vit de nos jours avec sa famille sous l'ombre des roquettes Qasam.

Les enfants de ma ville natale Sderot ont leur sommeil troublé par la peur des Qasams, alors que leurs contemporains dans Gaza se réveillent avec des bangs soniques et des actions préventives anti-terroristes.

J'ai un rêve, Yitzchak. Je rêve qu'un jour le no-man's-land entre Sderot et Beit Hanun prospérera.
Je rêve que s'y installe des usines et des secteurs de récréation, et des cours de jeu où nos enfants et les enfants palestiniens joueront ensemble et construiront un futur commun.

Quand ce rêve deviendra réalité, je pourrai venir sur votre tombe, vous regarder et dire : Reposez-vous en paix, Yitzchak. Vous avez gagné votre repos final et paisible. Vous avez été assassiné, pourtant vous avez gagné!".

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