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Palestine - ISM France

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Palestine -

Encore une fois, c’est Israël qui a perdu

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Le massacre barbare commis par l’Etat sioniste contre les militants turcs présents dans la flotille internationale, en route pour briser le blocus meurtrier contre la bande de Gaza, représente un tournant dans la vie de l’Etat colonial d’Israël. Après ses défaites militaires et médiatiques lors de ses guerres contre le Liban et la bande de Gaza, en 2006 et 2008-2009, voilà que la nouvelle aventure militaire de ceux qui ont envahi la Palestine, il y a un siècle, qui se retourne contre eux.

Militairement, la guerre et le massacre commis contre des civils n’a rien d’un exploit, au contraire. Ils expriment tout simplement l’esprit criminel de leurs auteurs.

Sur le plan médiatique, Israël a perdu : la censure militaire israélienne a fait comprendre au monde entier qu’Israël ment et qu’il a fabriqué toute une histoire que personne n’a cru. Juste les inconditionnels, porte-paroles de l’armée la plus criminelle dans le monde, ont repris les communiqués émis par célébrer les exploits des commandos élites de cette armée, contre des civils désarmés.

La défaite israélienne ne fait aucun doute. Ce qui a été présenté comme exploit militaire, c’est-à-dire l’assaut des commandos contre les navires et ensuite, le kidnapping de ces navires jusqu’au port d’Ashdod, n’a rien d’un exploit, puisqu’il s’agissait de civils désarmés qui n’avaient aucunement l’intention de faire la guerre. La foule israélienne massée dans le port, venue ou sollicitée à venir applaudir cet exploit, ne peut faire penser qu’à ces tribus européennes moyen-âgeuses qui applaudissaient à l’arrivée du butin de guerre, avec le chef brandissant son épée, suivi par ses lieutenants qui portaient les trophées.

Au-delà de cette image barbare, c’est la signification psychologique chez les Israéliens qu’il faut voir : après les manœuvres militaires « tournant 4 » qui ont semé la panique au sein même des rangs israéliens, l’exploit ridicule de l’armée visait à leur rehausser le moral. Et dire qu’ils s’imaginent pouvoir remporter une victoire contre le Hezbollah ou la résistance en Palestine !

Par contre, les médias internationaux ont repris, et de manière très suivie, les témoignages des centaines de ces otages, européens ou turcs, arabes ou asiatiques, présents sur les navires de la flotille. L’horreur qu’ils décrivent, avec émotion et dignité, la bravoure avec laquelle ils ont affronté l’arrogance et l’inhumanité des sionistes, sont en train de bouleverser des pans entiers des sociétés, notamment arabes, qui ne souhaitent plus que la disparition de cet Etat colonial, planté dans leur cœur et qui savent désormais que cela est possible.

Israël s’est fait de nouveaux ennemis en commettant ce massacre. Il peut encore compter sur l’appui des Etats-Unis et la complicité active de pays européens pour mener des actions qui l’entraîneront progressivement vers sa chute. Mais le nombre des ennemis d’Israël va grandissant. La solidarité grandissante avec le peuple palestinien, les peuples arabes et leur résistance armée fait déjà trembler les sionistes : ils protestent déjà parce que les manifestants portent les drapeaux du Hamas et du Hezbollah en plein cœur de l’Europe.

Et ce ne sont plus les accusations d’antisémitisme qui vont stopper cette vague de la solidarité, d’autant plus que les sionistes sont vus à l’œuvre dans leurs pratiques racistes, odieuses et criminelles, grâce à des dizaines de médias, en Cisjordanie , dans la ville d’al-Quds, dans les régions de Galilée et du Naqab, en Palestine occupée en 48, dans les villes appelées mixtes où ils entreprennent une politique de nettoyage ethnique et religieux systématique.

Aujourd’hui, c’est l’équation du triomphe du sang sur l’épée qui se manifeste dans toute sa splendeur. Chaque goutte de sang qui coule pour la Palestine, pour une cause juste, ne peut qu’élargir le front de la justice et rétrécir le front de l’épée, celui qui regroupe ceux qui pensent que la technologie militaire de plus en plus sophistiquée peut vaincre les peuples et leur volonté. Le sang des martyrs qui a coulé dans la mer de Palestine, à proximité de Gaza n’est pas tombé en vain : la Turquie, populaire et officielle, fait désormais partie du front de la lutte contre l’Etat sioniste.

La position des régimes arabes serviles est de plus en plus difficile à tenir, eux qui espéraient, après l’occupation de l’Irak, inaugurer une nouvelle ère pro-américaine dans la région. Aujourd’hui, malgré leur servilité abjecte envers le patron américain, ils se trouvent obligés d’alléger le blocus auquel ils participent contre Gaza.

Hanine Zoghbi, membre du Rassemblement national démocratique et membre de la délégation des Palestiniens de 48 dans la flotille de la liberté, a expliqué, lors d’une conférence de presse à Nazareth, en Galilée occupée, que le commando sioniste qui s’est emparé de la flotille civile, avait l’intention de tuer. Il ne s’agit ni d’engrenage, ni de panique. La tuerie à bord du navire turc a été intentionnelle. Le but était de semer l’épouvante dans le cœur des militants, aux trois-quart musulmans, pour leur faire comprendre qu’il est absolument interdit d’aider et de soutenir la Palestine.

En réalité, c’est tout le contraire qu’ils ont semé. La majorité des militants entendus sur les chaînes des télévisions n’espèrent qu’une seule chose : retourner à Gaza, retourner en Palestine et pour beaucoup, ne plus se contenter de l’aide humanitaire, mais participer à la résistance. En quelques jours, Israël a réussi à mobiliser en faveur de la Palestine plus que n’ont réussi à le faire les militants pendant des années.
D’ailleurs, il faut noter que, bien avant que les derniers militants ne soient relâchés, six navires sont déjà prêts à repartir, affrêtés par des personnalités ou des Etats arabes et mis à la disposition de la campagne internationale pour briser le blocus.

Parmi les réactions populaires à ce carnage, celle des Palestiniens de 48 reste exemplaire, parce que, au cœur de l’Etat sioniste, ils affrontent l’ennemi au quotidien. Depuis le massacre, les Palestiniens sont mobilisés et manifestent tous les jours. Ayant craint pour la vie de sheikh Raed Salah, le premier jour (le bruit a couru qu’il a été gravement blessé, puis tué), c’est pour la levée du blocus contre Gaza, pour la solidarité avec la Turquie et pour dénoncer le carnage et ses auteurs que les Palestiniens de 48 manifestent. Plus de dix personnes ont déjà été arrêtées au cours des manifestations dans les universités de Haïfa, Tel Aviv et Beer Saba’, depuis lundi dernier.

Le dernier communiqué d’Ittijah (union des associations civiles arabes dont le siège est à Haïfa), malgré l’arrestation de son directeur général, Ameer Makhoul, il y a un mois, appelle à l’accentuation de la lutte populaire et exprime son indignation envers la position européenne qui continue à couvrir les crimes israéliens.

Malgré les positions serviles, hésitantes ou désemparées de régimes ou forces politiques dans la région, le désarroi d’Israël, depuis 2000, le précipite vers sa chute. En mai 2000, le sud-Liban a été libéré par la résistance islamique armée. En septembre 2000, l’intifada al-Aqsa a été déclenchée. Depuis, les sionistes commettent massacres sur massacres, en Palestine ou au Liban et ne peuvent plus s’arrêter. Tel est le parcours du déclin avant la disparition.

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