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Palestine - ISM France

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Israël -

Epigraphe

Par

Note de la rédaction de madamasr.com : Le 30 août est la Journée internationale des victimes de disparitions forcées. L'ONU définit la disparition forcée comme se produisant à un moment donné : « (…) des personnes sont arrêtées, détenues ou enlevées contre leur volonté ou privées de toute autre manière de leur liberté par des agents du gouvernement, de quelque service ou à quelque niveau que ce soit, par des groupes organisés ou par des particuliers, qui agissent au nom du gouvernement ou avec son appui direct ou indirect, son autorisation ou son assentiment, et qui refusent ensuite de révéler le sort réservé à ces personnes ou l’endroit où elles se trouvent ou d’admettre qu’elles sont privées de liberté, les soustrayant ainsi la protection de la loi, (…) ». Budour Hassan étend la définition de la disparition conduite par l'État à la pratique d'Israël consistant à retenir les corps des Palestiniens, en particulier ceux qui sont morts en résistant à l'occupation.

30.08.2020 - « "Il n'y a rien de plus brutal que de n'avoir rien à soi, pas même un espace pour la mort. Après une vie sans lieu, n'avoir aucun endroit pour mourir. Après une vie sans rien, n’avoir même pas six pieds sous terre." – « Enterrement des pauvres » par Eliane Brum (traduit par Diane Grosklaus Whitty).
Poème épique sur la guerre et les guerriers, l'Iliade d'Homère est plus célèbre pour sa représentation explicite et implacable de lances transperçant le cœur des hommes, et d'hommes menant une guerre fratricide pour une femme, que pour ses récits. Les récits et les voyages sont l'héritage de la jeune et malicieuse sœur de l'Iliade, l'Odyssée.

Epigraphe

Peut-être que, comme le pense l'auteur mexicaine Brenda Lozano, tout peut être divisé en deux parties : le côté Iliade et le côté Odyssée, le poème de la guerre et le poème d'un voyage.

Pourtant, malgré son obsession pour la violence brute et la masculinité sans entrave, l'Iliade a également été le théâtre de l'un des voyages les plus endurants, les plus chargés d'émotion et les plus courageux de toute la littérature : la visite clandestine de Priam, le vieux roi de Troie, à travers les lignes ennemies jusqu'au campement d'Achille, le fils au cœur de lion d'une déesse. Achille avait tué Hector, le fils aîné de Priam, profané son cadavre et refusé de le livrer aux Troyens pour venger le meurtre de Patrocle, l'ami et le compagnon de vie d'Achille. Il a fallu l'intervention de l'immortel Zeus, une énorme rançon et la supplication courageuse et émouvante de Priam pour persuader Achille de rendre le corps.

"J'ai vécu ce qu'aucun autre mortel sur terre n'a vécu", a imploré le roi Priam. "Je mets mes lèvres sur les mains de l'homme qui a tué mes enfants." Cinquante des enfants de Priam ont péri pendant les dix ans de guerre, dont Hector, la prunelle de ses yeux.

Dans un élan d'empathie, le poème de l'Iliade ne se termine pas par un cheval de bois ou par l'inévitable mise à sac et la destruction de Troie par l'armée grecque en maraude, mais plutôt par les funérailles d’Hector. Ceci, comme le dit le classiciste Daniel Mendelsohn, souligne l'importance du rituel de clôture. "La fin de l'Iliade", écrit-il, "est un récit sur le chagrin qui cède au deuil, sur la manière dont la civilisation répond à la violence et à l'horreur. Cette sombre consolation est une chose que seule la culture peut offrir".

Mais ce n'est peut-être pas seulement une consolation, mais aussi un désespoir que l'on tire d'une civilisation qui continue, bien des millénaires plus tard, à produire des Achille et des Priam, des Créon et des Antigone : des régimes déterminés à punir les morts et à militariser le deuil, et des familles poussées dans une lutte asymétrique pour le droit d'enterrer les corps avec dignité, d'arroser les tombes et de faire leurs adieux comme il se doit. Si la quête de Priam ou la bataille (perdue) d'Antigone résonnent encore en nous et témoignent de notre condition, c'est en même temps une mise en accusation de la civilisation que ces thèmes primordiaux soient pertinents et exprimables en 2020.

Mais lorsqu'on parcourt les épopées antiques et qu'on cherche une mesure de sens et d'identification qui ne réside pas au-delà des frontières de la littérature, une question émerge comme un spectre qu'aucune lecture ou fouille ne peut exorciser. Y-a-t-il une quelconque consolation pour les parents d' Ahmad Erekat, dont le corps du fils est retenu dans une morgue israélienne depuis le 23 juin et dont les vagues espoirs de le récupérer pour l'enterrer reposent sur la justice tordue et biaisée de l'occupation ? Y a-t-il une quelconque consolation pour les quelques 66 familles palestiniennes dont les corps de leurs proches ont été retenus en captivité par Israël comme monnaie d'échange au cours des cinq dernières années ? Qu'en est-il des mères palestiniennes qui sont mortes avant de récupérer les ossements de leurs enfants dans les cimetières israéliens de nombres, après avoir attendu leur retour pendant des décennies ? Que reste-t-il à ceux qui ne peuvent pas compter sur une intervention divine, qui ne peuvent pas rançonner les corps de leurs enfants et qui n'osent pas compter sur le strict minimum d'humanité de la part des tueurs de leurs enfants ? La fuite dans les bras de la justice poétique et des évocations littéraires apparaît comme une récompense trop inadéquate, un substitut trop désespéré, un réconfort trop faible.

Photo
Les tombes de martyrs palestiniens dans un des « cimetières des nombres »,
quelque part en Palestine occupée.


***


Alors que leurs proches et leurs voisins, dans leur ville natale d'Abu Dis et dans toute la Palestine, se sont rendus dans les cimetières le premier jour de l'Aïd al-Adha pour lire al-Fatihah sur les tombes de leurs proches, les parents d'Ahmad Erekat se voient toujours refuser la cérémonie de clôture et l'intimité associée à ce rituel. Ils sont incapables de donner un sens à sa perte soudaine, à son assassinat en mode exécution, près d'un poste de contrôle. Il leur est difficile d’accepter le fait que cela se soit passé quelques heures avant le mariage de sa sœur, qu'ils aient à se mobiliser pour avoir le droit d'organiser des funérailles à un moment où ils étaient censés préparer le mariage d'Ahmad lui-même, qui était prévu pour juillet.

Pour Muhammad Alayan, cette lutte pour faire sens est douloureusement familière. Le 3 octobre 2015, son fils Bahaa, 23 ans, originaire de Jabal al-Mukabber dans la Jérusalem occupée, a été tué après avoir attaqué un bus dans la colonie illégale d'Armon HaNatziv, construite et déployée sur des terres volées par Israël à Jabal al-Mukabber. L'attaque avait fait trois morts parmi les Israéliens.

Organisateur communautaire, graphiste autodidacte et chef scout, Bahaa appartenait à une génération qui a refusé de subir les injustices et les dépossessions quotidiennes ou d'être piégé par les tirades sur la paix et la normalité.

Le gouvernement israélien a utilisé l'attaque par balles qu'il a menée contre le bus des colons en octobre 2015 pour intensifier une répression déjà massive contre les résidents palestiniens de Jérusalem, au plus fort de ce qui est communément appelé "l'intifada des couteaux", une vague d'attaques individuelles menées par les jeunes palestiniens, sans chef de file, pour tenter de se libérer de l’étranglement de l'occupation et l'oppression.

En représailles de l'attaque, la police israélienne a émis un ordre de démolition contre la maison de la famille de Bahaa. Son corps, pendant ce temps, était saisi par la police israélienne sur place et retenu dans une morgue pendant 10 mois. Pendant ces mois, la vie de Muhammad Alayan a été complètement bouleversée ; non seulement il a perdu son fils et sa maison, mais il est rapidement devenu l'une des figures centrales dans la bataille des familles palestiniennes pour l'enterrement de leurs proches. Parents, frères et sœurs se sont battus pour la récupération des corps de leurs morts comme s'ils se battaient pour obtenir la libération des prisonniers vivants ; l'énormité de la mort a été brièvement éclipsée par l'obligation de récupérer et d'accueillir à nouveau le corps sans vie : une obligation nationale, sociale, culturelle, religieuse, parentale.

Contemplant la vie dans le "temps arrêté" - cette "sensation aiguë d'être coupé de tout flux temporel qui peut vous saisir après la mort soudaine de votre enfant" - la poétesse Denise Riley écrit que "la personne qui dit : 'Je continue d’attendre le bruit de sa clé à la porte à tout moment' ne se contente pas de retomber dans un trope usé. Elle rapporte un fait". Muhammad Alayan a été traversé par cette attente, par le fait apparemment indéniable du retour imminent de son fils, ce qui fait que d'autres préoccupations semblaient sans objet, notamment la démolition punitive de sa maison ou le refus des autorités d'occupation de renouveler le permis de séjour de sa femme à Jérusalem parce qu'elle a refusé de renier Bahaa et de dénoncer son action.

Photo
Une parente tient une banderole montrant Bahaa Alayan dans la maison familiale du jeune homme tué dans le quartier de Jabal al-Mukabir, à Jérusalem occupée, le 17 octobre 2015. (Images de Mahfouz Abu TurkAPA)


L'anticipation quotidienne des pas de Bahaa près de la porte à 22 heures a convaincu Muhammad que son fils rentrait la tête dans ses épaules pour se réchauffer. L'absence d'un corps à pleurer amplifiait la sensation de flotter dans un temps qui avait perdu son flux : Il était tellement investi dans la lutte pour récupérer et enterrer le corps qu'il ne trouvait pas de place pour un deuil privé ou pour se rendre compte de l'absence soudaine de son fils. Les objets que Bahaa portait avec lui ont été progressivement remis à la famille, petit à petit, donnant l'impression qu'il mourait par épisodes.

Au moment où le corps de Bahaa quittait la morgue et était rendu à la famille pour l'enterrement, la grande majorité des corps retenus par Israël depuis octobre 2015 avaient également été rendus. Ce mois-là, Israël a repris sa politique de rétention des corps des martyrs palestiniens dans le cadre d'un plan plus large visant à réprimer le soulèvement qui couvait à Jérusalem et en Cisjordanie après que cette pratique ait été suspendue pendant près d'une décennie.

La décision israélienne de restituer la plupart des corps n’était cependant pas tenue pour acquise. Les Palestiniens ont dû descendre dans la rue, déposer des pétitions devant la Haute Cour israélienne et accepter les restrictions imposées par l'occupation, notamment de limiter le nombre de participants aux funérailles, de les organiser la nuit ou à l'aube, d'interdire les slogans politiques et d'ordonner que l'enterrement ait lieu dans un cimetière autre que le lieu traditionnel d'inhumation de la famille. Des conditions préalables telles que l'enterrement immédiat sans autopsie ou la signature de promesses garantissant le respect de ces restrictions ont souvent été stipulées. En mars 2018, ces restrictions étaient codifiées dans la législation primaire et rejoignaient ainsi une longue liste de mesures répressives contenues dans la loi antiterroriste israélienne.

Parées de l'habit de l'ordre public et de la sécurité de l'État, ces normes reflètent dans quelle mesure Israël cherche à contrôler les vies (et les morts) des Palestiniens et à dépolitiser leur deuil.

Discutant de la précarité et de la possibilité de faire son deuil, Judith Butler note que l'indignation imbriquée à un deuil public possède "un énorme potentiel politique". En limitant le nombre de participants aux funérailles et en criminalisant les slogans politiques et nationaux, en retardant ces funérailles par la rétention prolongée des corps, et en menaçant les familles qui ne remplissent pas les conditions d'une lourde amende, Israël cherche à priver les Palestiniens de la possibilité d'exprimer un deuil collectif public, supprimant ainsi le potentiel politique qu'il contient.

Le deuil est associé à tort à la résignation et à la passivité, mais l'importance d'un deuil public comme ressource de la politique réside dans sa capacité à catapulter la subversion, à créer un espace horizontal pour l'action directe.

***


Outre le prétexte du maintien de la sécurité et de l'ordre public, Israël retient les corps de martyrs palestiniens dans le but explicite de les utiliser comme monnaie d'échange dans des échanges potentiels de prisonniers avec des factions palestiniennes. Alors que les restrictions sur les funérailles sont inscrites dans la loi antiterroriste israélienne, la base juridique de la rétention prolongée des corps continue d'être la réglementation d'urgence britannique de 1945, à savoir le règlement 133(3), qui accorde au commandant militaire le pouvoir de procéder à l'enterrement immédiat de "toute personne" sous sa juridiction.

Utilisant ce règlement comme tremplin, le cabinet israélien a officiellement adopté la "Politique uniforme de traitement des cadavres de terroristes" en janvier 2017. En règle générale, les corps des martyrs doivent être remis à leurs familles, sous réserve de certaines restrictions établies par les responsables de la sécurité, sauf si l'une des deux exceptions suivantes se concrétise : si le martyr est affilié au Hamas (et peut donc être utilisé comme levier dans les futures négociations avec le groupe) et/ou si l'attentat qu'il aurait perpétré est jugé exceptionnellement grave.

Examinant la légalité de cette politique, la Haute Cour israélienne a initialement jugé en décembre 2017 que le règlement 133(3) ne fournissait pas une base juridique suffisamment directe et sans équivoque pour cette pratique. Si l'État veut poursuivre cette politique, a conclu la Cour, il doit promulguer une loi spécifique qui l'autorise expressément à retenir des organes comme tactique de négociation. Mais l'adoption d'une loi qui stipule que les os humains peuvent être transformés en monnaie d'échange semble trop grossière. Ainsi, au lieu de devoir suivre cette voie, Israël a demandé une nouvelle audience devant un panel élargi sur la question.

Et voilà que le tribunal a annulé sa décision, permettant à l'État de continuer à retenir le corps de tout Palestinien qui répond aux critères de la politique uniforme du cabinet. Publiée en septembre 2019, la décision majoritaire de la cour a montré qu'on peut se passer de la clarté du langage et du droit pour protéger les intérêts de l'État. L'intérêt de l'État est d'assurer le retour des corps des deux soldats israéliens capturés par le Hamas lors de la guerre de 2014 à Gaza. Le juge en chef de la Cour était conscient que le règlement ne disait rien sur les moyens de négociation, mais a supposé, après une démonstration de gymnastique juridique, que l'interprétation du règlement permettrait à l'État d'utiliser les corps comme élément de marchandage.

***


La protection de la sécurité nationale a servi à maintes reprises de justification pratique à certaines des politiques les plus répressives d'Israël à l'encontre des Palestiniens. Sous son égide, la Haute Cour israélienne a mis au point des procédures qui foulent aux pieds les droits des Palestiniens et les privent de leur dignité humaine tout en maintenant un semblant de légalité et de justice procédurale. Au-delà de cet emballage commode, la rétention des corps palestiniens par Israël, une pratique qui précède de plusieurs décennies le Hamas, ne peut être dissociée de sa quête pour exercer et étendre son contrôle et sa souveraineté sur les vies et les morts palestiniennes. Il s'agit d'une articulation de ce que le penseur camerounais Achille Mbembe appelle la « nécropolitique ». Exercer sa souveraineté, écrit-il, c'est "exercer un contrôle sur la mortalité et définir la vie comme le déploiement et la manifestation du pouvoir".

On trouve de telles manifestations de pouvoir dans les morgues, où des dizaines de corps palestiniens gisent congelés, attendant la chaleur et le repos éternel ; dans les cimetières scellés en tant que zones militaires fermées, où les os de centaines de Palestiniens sont dispersés dans des tombes peu profondes sans marquage ni identification appropriés ; dans le spectacle occasionnel de l'humiliation publique, comme on l'a vu lors de l'agression filmée du cadavre de Muhammad ali al-Naim à Gaza en février dernier.

Un abus plus systématique et plus répandu des cadavres a lieu dans le désert de Sonoran, à la frontière entre les États-Unis et le Mexique. Là, les mauvais traitements post-mortem infligés par la police américaine des frontières aux corps de migrants centraméricains sans papiers servent également d'instrument pour dissuader les futurs migrants de tenter de traverser la frontière. En discutant de ces pratiques dans The Land of Open Graves, l'anthropologue Jason de León adopte le terme de nécroviolence, qu'il définit comme "la violence exercée et produite par le traitement spécifique des cadavres qui est perçue comme offensante, sacrilège ou inhumaine par l'auteur, la victime (et son groupe culturel), ou les deux".

Une telle définition semble également rendre compte de la rétention et/ou du mauvais traitement par Israël des cadavres de Palestiniens. La nécroviolence peut donc être ajoutée à la liste des "valeurs" partagées par Israël et les États-Unis.

***


Où qu'ils soient situés sur la carte de leur pays fragmenté, les Palestiniens sont pris au piège dans un labyrinthe maintenu non seulement par la force pure et simple mais aussi par la bureaucratie : par des lois ostensiblement neutres et un régime de permis étouffant conçu pour contrôler et dicter les aspects les plus banals et les plus personnels de leur vie. Le labyrinthe est gardé par un système judiciaire qui vit des mêmes mythes sur lesquels Israël lui-même a été fondé. Le mythe se dissout dès que le gardien aperçoit un visage palestinien, mais il se perpétue en quelque sorte de lui-même.

Les Palestiniens ne quittent pas le labyrinthe, même après leur mort. Il les poursuit littéralement au-delà de la tombe. Cette poursuite, cette insistance à punir le cadavre palestinien même dans la mort peut être classée comme de la nécropolitique, de la nécroviolence ou de la punition post-mortem. Nommer les choses telles qu'elles sont est le premier pas vers le souvenir, la résistance et la récupération.

Dans son puissant récit de l'Iliade, la poète Alice Oswald cadre les jeunes hommes qui ont péri pendant la guerre de Troie ; elle les nomme et en les désignant et en racontant leurs histoires, ou des bribes de leurs histoires, elle recrée leur monde et leur offre un minimum de justice et une empathie sans limite.

En ré-imaginant le retour d'Hector auprès de sa femme Andromaque, Oswald écrit :

"Il est revenu vers elle privé de vue,
De force, d'expression
Demandant seulement à être lavé et incinéré
Et ses os enveloppés dans des tissus doux
Et rendus à la terre".

Et d'une certaine manière, du moins dans mon esprit, ces lignes deviennent un pont de Troie à Abu Dis, où Najah Erekat, la mère d'Ahmad, crie au visage des soldats israéliens "Je veux récupérer mon fils". Elle veut que le corps de son fils soit enveloppé dans des tissus doux - dans le drapeau palestinien - et qu'il soit rendu à la terre. Elle attend ce moment depuis le 23 juin.


Source : Mada Masr

Traduction : MR pour ISM

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