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Gaza -

Gaza : La vie devient de plus en plus dure dans la "prison"

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La bande de Gaza surpeuplée a été souvent décrite comme une grande prison après le début du second soulèvement palestinien, l'Intifadah, il y a six ans et à la fermeture des points de passages avec Israel.
La vie pour 1,4 millions de Palestiniens entassés dans des camps de réfugiés sur cette mince bande de terre, une des régions les plus massivement peuplées au monde, a empiré depuis l'évacuation en août dernier des colons juifs, disent les observateurs.

Gaza a subi de nombreux troubles : un manque de personnel sécurité, un chômage important, un rare développement de l'industrie, un risque d'infiltration par des organisations terroristes comme Al-Qaeda et le Hezbollah, et des représailles israéliennes aux attaques palestiniennes.

Ces temps-ci, la région a fait les gros titres de la presse suite aux assassinats extrajudiciaires, ou aux assassinats visant des membres de groupes militants, une politique du gouvernement israélien condamnée par les Nations Unies et les groupes des droits de l'Homme pour son impact sur les civils innocents.

L'armée israélienne a tué deux responsables du Jihad Islamique cette semaine accusés de lancer des roquettes Qassam sur des colons israéliens. L'attaque sur les environs de Gaza a également pris la vie à trois enfants, et en a blessé d'autres.

"Nous ne parlons pas d'un jeu vidéo" a déclaré Jessica Montell, le directeur exécutif de B'Tselem, une organisation israélienne basée à Jérusalem observant les abus aux droits de l'homme dans les territoires palestiniens.
"Vous tirez des missiles sur une ville. Le fait que vous n'ayez pas l'intention de tuer des civils ne rend pas cela correct."

Depuis 2000, 329 Palestiniens ont été tués dans des assassinats ciblés, selon des statistiques recueillies par B'Tselem. Seuls 213 étaient des membres de groupes "terroristes".

La critique de la force mortelle d'Israël ne se termine pas là. "Le périmètre de la barrière est décrit comme une zone de mort" a déclaré Montell à l'IPS, en se basant sur des rapports fournis par des soldats Israéliens. La barrière, formée de clôtures et de murs en béton entre Jérusalem et la Cisjordanie , est construite pour empêcher des attaques terroristes.

"Les ordres donnés aux soldats ne sont pas clairs. Toute personne qui s'approche de la barrière doit être abattue."

Neuf personnes ont été tuées depuis le retrait l'été dernier, y compris de pauvres Palestiniens qui essayaient d'entrer discrètement en Israël pour travailler, des enfants égarés, et même un individu qui chassait des pigeons." Dit Montell.

Les Palestiniens eux-mêmes sont également responsables de l'atmosphère peu sûre dans Gaza.

Elena Qleibo, un chercheur qui travaille au Centre pour les Réfugiés et la Diaspora palestiniens à Ramallah, dit que "les enfants de l'Intifadah" ainsi que les extrémistes du parti du Fatah et des groupes Islamistes sont les principaux coupables de la violence à Gaza, y compris des tirs et des kidnappings.

Mais, dit Qleibo à l'IPS, l'anarchie se produit principalement entre les factions politiques et les familles, et n'arrive pas habituellement par hasard. "Les gens (parmi la communauté internationale) pensent que c'est un pays de cowboy."

Le crime affligeant Gaza aujourd'hui, note le chercheur, est principalement dû au chômage et retrait d'Israël.

"Les institutions se sont effondrées après 30 ans d'occupation israélienne de Gaza," déclare Qleibo. "La seule source d'aide et de protection pour une personne est sa famille."

Le coeur du projet historique d'Israël pour la bande de Gaza était de tuer toute tentative pour les Palestiniens d'acquérir assez de force pour défier leur occupant, a-t'elle expliqué. Cela signifiait l'érosion des organisations telles que les syndicats qui voulaient travailler parmi la société civile.

La Bande possède aujourd'hui un large secteur de services, une industrie agricole et une tradition de sous-traitance pour les secteurs israéliens du textile et de la chaussure, mais en général, cela n'a pas beaucoup contribué au développement structurel.

"Gaza n'a jamais été autorisée à développer une industrie. Couplée à Israël, cela aurait pû devenir une main-d'oeuvre," dit Qleibo.

Les chiffres pour 2005 du Bureau Central des Statistiques palestinien montrent que le taux de chômage à Gaza est de 28 %, et que 84% des ménages vivent sous le seuil de pauvreté.

L'Autorité Palestinienne n'a pas aidé à faciliter l'ensemble de la situation économique, dit Qleibo, puisqu'avec le temps, cela a dégénéré en un large pouvoir autocratique avec la corruption qui a démoralisé le Palestinien ordinaire.

Les problèmes économiques des Palestiniens sont aggravés par l'impact des fermetures arbitraires du passage de Karni par Israël, la seule sortie pour l'exportation et l'importation des marchandises pour les Gazéens.

Le contrôle permanent des Israéliens sur les passages palestiniens "diminue les chances pour l'économie palestinienne de se rétablir et de se régénérer, et aboutit à une augmentation du prix des produits de base et limite les services médicaux." Déclare Samir Zaqout, le coordinateur des employés sur le terrain du Centre pour les Droits de l'Homme Al-Mezan de Gaza.

Depuis le début de l'année, Israël a fermé Karni pendant plus de 60 jours en raison de craintes d'éventuelles menaces terroristes via des tunnels. Le Centre du Commerce palestinien estime les pertes des exportateurs palestiniens à plusieurs millions de dollars.

L'Autorité Palestinienne a refusé d'ouvrir d'autres routes parce qu'elle craint que l'arrangement devienne permanent et que d'autres passages ne puissent pas assumer le trafic lié au commerce.

Cela n'est qu'un autre aspect difficile de la vie à Gaza, qui tourne autour des camps de réfugiés dans lesquels vivent 90% de la population.

Qleibo a indiqué que bien que des groupes d'aide internationale ne fournissent pas parfois aux réfugiés assez d'argent pour la nourriture, les camps fournissent la protection, l'éducation gratuite et les soins médicaux.

Elle dit que cela devient insupportable pendant les fermetures des passages économiques avec Israël, et quand les parents ne peuvent pas trouver de travail pour nourrir leurs enfants.

Le parti militant du Hamas, qui a gagné des élections parlementaires palestiniennes cette année, a aidé à soulager les nombreuses difficultés par son réseau de charité et ses cliniques de santé qui ont fourni de la nourriture et du travail, ajoute Qleibo.

"Je ne sais pas pourquoi les gens ont tellement peur du Hamas, parce qu'il tente seulement d'apporter une sorte de raison d'être à une situation qui était vraiment insupportable."


Source : http://www.antiwar.com/

Traduction : MG pour ISM

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