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Palestine - ISM France

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France -

Georges Ibrahim Abdallah, une légende vivante, héros mythique du combat palestinien au même titre que Marwane Barghouti et Ahmad Saadate

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Georges Ibrahim Abdallah a comparu une nouvelle fois le 29 Janvier 2015 devant la Cour d’Appel, pour un jugement qui sera rendu le 26 Février, dans un climat d’islamophobie et d’arabophobie consécutif au carnage de Charlie Hebdo, surchargé de sondage de type racialiste attribuant aux Algériens et aux Marocains le plus bas quotient intellectuel au monde, au point que dans l’entourage du plus célèbre prisonnier politique de France, le scepticisme est de rigueur dans son entourage quant à l’issue du procès. Un pessimisme aggravé par la présence à la tête du gouvernement de l’auteur d’une formule controversée sur l’apartheid régnant en France, auteur lui-même d’un apartheid judiciaire par le déni de droit qu’il a commis dans cette affaire.

Georges Ibrahim Abdallah, une légende vivante, héros mythique du combat palestinien au même titre que Marwane Barghouti et Ahmad Saadate

Le triomphe romain que lui a réservé l’Assemblée nationale française pour sa gestion des séquelles du carnage du journal satirique Charlie Hebdo, pas plus que le statut de commandeur que s’emploie à acquérir son chef, ne leur seront d’aucune utilité pour la postérité face à la légende vivante incarnée désormais par Georges Ibrahim Abdallah du fait de l’amnésie des dirigeants libanais et de la forfaiture du pouvoir français, tous rejetés dans les oubliettes de l’histoire, pour avoir cédé au diktat israélien.

Mal jugé, mal condamné, le cas de Georges Ibrahim Abdallah constitue une ignominie dans l’ignominie. L’ostracisme dont il est l’objet l’a projeté, par contrecoup, au rang de héros mythique du combat palestinien, au même titre que Marwane Barghouti, le chef du Fatah et Ahmad Saadate, le chef du Front Populaire de Libération de la Palestine, indice du nanisme politique des dirigeants tant libanais que français.

En vingt trois ans de connivence franco-libanaise au plus haut niveau, sous le tandem Rafic Hariri-Jacques Chirac, puis sous le partenariat Sarko-Qatari, sur fond d’affairisme, pas un premier ministre libanais n’a soulevé la question de la détention arbitraire de leur compatriote. Alors que Hassan Nasrallah réussissait l’exploit de libérer des prisons israéliennes plusieurs dizaines de combattants pro-palestiniens libanais et arabes, -notamment le doyen des prisonniers politiques arabes en Israël, le druze libanais Samir Kintar, sans le moindre chiite dans le lot-, aucun des dirigeants sunnites libanais qui se sont succédé à Paris ou à Washington n’a osé soulever auprès de ses hôtes occidentaux le cas de leur compatriote Georges Ibrahim Abdallah. Arbitrairement maintenu en prison au terme de sa détention, le militant libanais chrétien pro-palestinien a été promu depuis à la dignité de doyen des prisonniers politiques dans le monde, avec l’Américain Moumia Abou Jamal. Au point que le quotidien libanais Al Akhbar, le journal de la gauche patriotique libanaise, émettait l’hypothèse d’une prise d’otage d’un français en vue d’obtenir son échange avec Georges Ibrahim Abdallah.

1- Manuel Valls ou le zèle d’un philo-sioniste néophyte

De ce lot, un homme se distingue pour son zèle, Manuel Valls, qui passera dans l’histoire comme l’homme qui s’est opposé à la libération du combattant pro-palestinien Georges Ibrahim Abdallah.

Ses coups de menton n’impressionnent que ceux qui veulent bien l’être, de même que son faux air d’imprécator. Son obstruction résolue à la libération de Georges Ibrahim Abdallah, en dépit d’une décision de la justice française ordonnant sa remise en liberté, en dépit du fait que ce prisonnier libanais ait purgé sa peine constitue, quoi qu’il dise, un déni de droit ;  un de ses rares titres de gloire à son passage place Beauvau et vraisemblablement à Matignon.

Son tropisme pro-israélien le portera à témoigner un zèle au-delà de toute décence, qu’impose sa fonction, au-delà de toute limite qu’exigeait sa tutelle du ministère des cultes qui lui commande de favoriser, non la discorde, mais la concorde nationale.

Lié de son propre aveu, « de manière éternelle à la communauté juive et à Israël » (1), il réservera son premier déplacement ministériel en province, le 21 mai 2012, pour un dîner avec leCRIFPACA-Marseille. Stigmatisant à cette occasion le boycott d’Israël, mais non la phagocytose de la Palestine ou sa rétention des recettes d’exportation des produits de Cisjordanie , il se placera ainsi sur la même longueur que Richard Prasquier, l’ancien et nouveau président du CRIF, dont la tonitruance inconditionnellement pro-israélienne s’accommode mal du positionnement qui se veut « normal » du nouveau président français.

Sa profession de foi, -lors du lancement du groupe d’amitié avec Israël, le nouveau lobby français pro-israélien en pleine campagne présidentielle en avril 2012, « Israël, grande nation parmi les nations »-, a retenti comme une tartarinade démagogique.

En résonance avec ses prises de position xénophobes à Évry, la ville dont il est le maire, dont il souhaitait y implanter,-selon le modèle des colonies israéliennes ?- davantage de « white et de blancos » pour y diluer la population bariolée. En résonance avec sa volonté de dissiper les Roms de France. En résonance avec ses foucades dans l’affaire de la kosovare Leonarda comme du lycéen parisien Khatchig Khatchatérian expulsé vers l’Arménie le jour de son anniversaire.

Un homme controversé, au point qu’un hiérarque socialiste, le secrétaire national à la culture, Frédéric Hocquard a suggéré « une mesure d’éloignement du gouvernement à l’encontre de Valls ». C’est dire le rejet qu’il suscite dans son propre camp. Mais non dans le camp adverse. En résonance avec son comportement abusivement dilatoire dans l’affaire Georges Ibrahim Abdallah.

Un des grands maux de la France contemporaine a été diagnostiqué par Noël Mamère en ces termes : la France cache sa politique de ségrégation derrière le vocabulaire de la révolution française.



Lire la suite de l'article sur le site Madanyia :

II- Le standard israélien et le précédent Samir Kintar.
III- Une suspicion légitime.
IV- Le « Pays des Droits de l’Homme »… coupable d’abus de droit.
V- Le parcours atypique d’un homme de conviction.


Source : Madaniya

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