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Palestine - ISM France

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Palestine -

Impératifs immédiats

Par

in Al-Ahram Weekly (hebdomadaire égyptien) du jeudi 19 décembre 2002

L’hémorragie quotidienne de vies et de biens palestiniens connaît une accélération sans répit. Les médias, tant arabes qu’occidentaux, étalent leurs reportages horriblement sensationnels sur les attentats suicides, sans nous épargner les noms et les photos des victimes, ni même les détails les plus étymologiquement révoltants (= ce qui vous retourne l’estomac).
Je n’hésite pas, aujourd’hui, à répéter que ces actes sont répugnants du point de vue moral et désastreux politiquement, et cela, quelque soit l’angle sous lequel on les examine.

Mais je trouve tout aussi horrible le fait qu’Israël tue un nombre bien supérieur de civils palestiniens pour la plupart sans défense – un vieillard de quatre-vingt dix ans ici, là une famille entière ; un jeune handicapé mental aujourd’hui, hier, c’était une infirmière… et ainsi de suite – en refusant obstinément d’arrêter sa soldatesque, ou au moins de lui fixer des limites à ne pas franchir - cette soldatesque qui impose depuis de bien trop nombreux mois un chaos impitoyable aux Palestiniens. La plupart du temps, cependant, ces massacres terrifiants ne font l’objet d’articles de presse que dans les pages intérieures des quotidiens, et ils ne sont pour ainsi dire jamais mentionnés à la télévision.


Quant à la pratique des exécutions extrajudiciaires, qui persiste, on permet à Israël de s’en tirer à très bon compte, les journalistes multipliant à leur sujet les « prétendus » et les « de source officielle » afin de donner un visage présentable à leur propre irresponsabilité de journalistes professionnels. En la matière, le New York Times se distingue à un point tel, émaillé qu’il est d’expressions de cette nature lorsqu’il traite du Moyen-Orient (Irak y compris), qu’on pourrait avantageusement lui donner pour nouveau titre : « Les officiels m’ont dit ».


En d’autres termes, le fait que les pratiques illégales d’Israël continuent à saigner à blanc de manière délibérée la population civile palestinienne est occulté, caché à nos yeux qui ne sauraient le voir, bien que ces exactions se perpétuent sans discontinuer (65 % de chômage, 50 % de la population palestinienne vivant au-dessous du seuil de pauvreté – moins de 2 dollars/jour/personne – écoles, hôpitaux, universités et entreprises soumis à une pression militaire constante – et ce ne sont encore là que les manifestations les plus visibles des crimes d’Israël contre l’humanité. Plus de 40 % de la population palestinienne souffrent de malnutrition et la famine représente désormais une menace très sérieuse.

Les couvre-feux permanents, les confiscations de terres et les constructions – incessantes - de colonies (on en compte désormais pas loin de deux cents), les destructions de récoltes, de vergers et de maisons… font de la vie des Palestiniens un cauchemar intolérable.

Ils sont nombreux à devoir se résoudre à partir, ou, à l’instar des habitants du village de Yanun, à être carrément chassés par les intimidations des colons, qui mettent le feu à leurs maisons, et menacent d’attenter à leur vie : il leur est totalement impossible de rester.

Il ne s’agit de rien de moins qu’une véritable épuration ethnique, même si le plan démoniaque de Sharon est de la mettre en œuvre très progressivement, pour ainsi dire à bas bruit, afin que le grignotage ne fasse pas l’objet d’un reportage significatif et qu’on ne puisse pas le percevoir cumulativement comme le processus (qu’il est pourtant en réalité) régi par un plan global et mûrement réfléchi.

L’administration Bush soutenant sa politique à bout de bras, il est nullement étonnant que Sharon puisse se payer le luxe d’affirmer que « nous ne fixons aucune limite à nos opérations. Israël n’est soumis à aucune pression d’aucune sorte. Personne ne nous critique ni d’ailleurs n’a le droit de nous critiquer.

Ce dont il est question, actuellement, c’est du droit d’Israël à protéger ses citoyens. » (Reuters, International Herald Tribune, 15.11.2002).

Le fait que cette outrecuidance ne suscite aucune réaction et qu’elle ne soit pas immédiatement mise en parallèle avec les accusations portées actuellement contre Slobodan Milosevic, que l’on juge au TPI de La Haye, donne la mesure du niveau d’hypocrisie atteint par la communauté internationale.
Assuré de la couverture des Etats-Unis, Sharon tue les Palestiniens à satiété, au prétexte de lutter contre le terrorisme.


Comme si cela ne suffisait pas, il faut que vienne se rajouter à ce marasme l’état déplorable de la vie politique palestinienne et arabe : la plupart de ses dirigeants et de ses élites n’ont jamais été aussi corrompus - et ils ont rarement représenté une telle provocation pour les peuples qu’ils font mine de diriger - qu’aujourd’hui. Ces peuples n’ont tracé aucune stratégie systématique, ni collectivement, ni individuellement, et encore moins ont-ils élevé une protestation systématique contre les projets annoncés par Washington de chambouler totalement la carte du Moyen-Orient au moyen de l’invasion de l’Irak.

Il semble que le plus que ces régimes puissent faire soit de se vendre en se présentant comme des auxiliaires dont les Etats-Unis ne sauraient se dispenser, ou alors de faire taire le moindre signe de dissension dans leurs rangs. Voire les deux à la fois.

Le désordre et l’improvisation invraisemblable de l’opposition irakienne réunie à Londres – sous l’œil vigilant de l’Américain Zalmay Khalilzad, diplômé de l’AUB (Université de Boston), jadis mon voisin, à New York, devenu aujourd’hui le protégé néoconservateur de Cheney et de Wolfowitz – donnent une excellente représentation de l’état auquel nous sommes réduits, en tant que peuple.

Des représentants qui ne représentent qu’eux-mêmes, le patronage impérial condescendant d’une puissance qui s’apprête à détruire un pays dans le but de s’emparer de ses richesses naturelles, des régimes locaux, tyranniques et discrédités (celui de Saddam étant, certes, le pire. Mais, les autres ?…) – telles sont les perspectives d’avenir.

Elles sont tout, sauf rassurantes. Particulièrement remarquables dans la situation générale sont l’impuissance et le silence de la majorité écrasante du peuple, qui souffre d’être humilié, dans un contexte de répression et de totale indifférence.

Tout, dans le monde arabe, est fait soit d’en haut, par des dirigeants dont la principale caractéristique est de n’être pas élus, soit en coulisses par des magouilleurs non désignés et néanmoins opulents.

Les richesses sont l’objet de troc ou sont bradées sans aucune comptabilité ; les perspectives politiques sont tracées afin de complaire aux puissants et à leurs sous-traitants locaux ; la compassion humaine et le souci du bien-être des citoyens bénéficient de bien peu d’institutions à même de les promouvoir.


La situation palestinienne incarne cet ensemble accablant d’une manière particulièrement dramatique.

Couronnant son occupation vieille de trente cinq ans, l’armée israélienne a passé les neuf mois écoulés à détruire l’infrastructure rudimentaire d’une vie civile en Cisjordanie et dans la bande de Gaza : les gens, dans ces régions, en effet, vivent en cage : des barrières de ciment ou électrifiées, auxquelles il faut ajouter les soldats israéliens, les gardent et les empêchent de se déplacer librement.

Yasser Arafat et ses sbires, qui sont au moins aussi responsables de la paralysie et de la dévastation actuelles du fait de leur signature apposée à la braderie d’Oslo, et d’avoir ainsi reconnu à l’occupation israélienne une légitimité, semblent s’accrocher à leur fauteuil, quoi qu’il arrive, alors même que les histoires abracadabrantes de leur corruption et de leur richesse mal acquise débordent de partout dans les médias israéliens, arabes et mondiaux.

Il est profondément troublant que beaucoup parmi ces mêmes personnages aient été impliqués, récemment, dans des négociations secrètes avec l’Union européenne, la CIA ou encore les pays scandinaves, sur la foi de leur crédibilité acquise naguère en leur qualité de supplétifs et d’hommes liges d’Arafat.

Pendant ce temps-là, Monsieur Palestine lui-même persiste à donner des ordres et à proférer des condamnations oiseuses. Il n’en est aucune qui ne soit futile ou en retard à l’allumage ; son attaque contre Oussama Ben Laden en est un exemple parmi d’autres.

On pourrait citer aussi son acceptation rétrospective du plan Clinton (rendu public, pour mémoire… en l’an 2000 !) Mais, qu’importe. Lui-même et ses hommes de main, à l’instar du sinistre Mohammad Rashid (alias Khalid Salam) continuent à dépenser un pognon fou pour graisser des pattes, pour corrompre et pour prolonger leur règne au-delà de toute décence.

Personne ne semble seulement remarquer que l’infâme Quartet annonce une conférence de paix et un projet de réforme, un jour, pour le démentir dès le lendemain, tout en encourageant Israël à perpétrer sa répression le surlendemain.


Pourrait-il y avoir plus provocateur que la convocation d’élections palestiniennes que pourtant M. Arafat - entre mille, emprisonné qu’il est dans la tenaille israélienne - annonce, dément, puis ajourne et, enfin, ré-annonce ?

Tout le monde parle de réforme… Tout le monde ?… sauf les gens dont l’avenir en dépend, à savoir : les citoyens palestiniens, qui ont tant supporté et tant sacrifié alors même que s’aggravaient leur dénuement et leur misère. N’est-il pas ironique – pour ne pas dire grotesque – qu’au nom de ce peuple si patient des projets de gouvernement éclosent un peu partout, sauf en son sein, en Palestine ?

Certes, les Suédois, les Espagnols, les Britanniques, les Américains – et même les Israéliens – savent très bien que la clé symbolique ouvrant le futur du Moyen-Orient est la Palestine – c’est bien pourquoi ils font tout ce qui est en leur pouvoir afin de veiller à ce que le peuple palestinien soit tenu le plus à l’écart possible des décisions engageant son avenir.

Et cela, au beau milieu d’une campagne effrénée de propagande pour une croisade contre l’Irak, durant laquelle de nombreux Américains, Européens et Israéliens ont déclaré ouvertement qu’il était grand temps de redessiner la carte du Moyen-Orient et d’y apporter la « démocratie ».


Le temps est venu, pour l’empereur qui affirme avoir revêtu de nouveaux atours – qu’il appelle démocratie – d’être démasqué et qu’apparaisse le charlatan qu’en réalité, il est.

La démocratie ne saurait être importée ni imposée : elle est du ressort des citoyens qui seuls sont capables de la réaliser et de désirer la vivre.

Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, les pays arabes vivent sous différents états d’ « urgence », qui ont servi de prétexte à leurs gouvernants pour faire absolument tout ce qui leur passait par la tête, au nom de la sacro-sainte sécurité.

Même les Palestiniens, sous l’empire d’Oslo, se voyaient imposer un régime créé avant toute chose de manière à servir la sécurité d’Israël et, en deuxième instance, à servir lui-même et aussi… à se servir…


Pour toutes sortes de raisons, dont le fait que la cause palestinienne (comme la sortie de l’apartheid en Afrique du Sud) a depuis toujours servi de modèle aux Arabes et aux idéalistes à l’âme droite, partout à travers le monde, il est aujourd’hui impératif pour les Palestiniens de prendre les mesures nécessaires afin de reprendre en main la détermination de leur destinée. La scène politique palestinienne est aujourd’hui divisée entre deux alternatives pas plus sexy que viables. D’un côté, il y a le peu d’autorité qui reste à l’Autorité et à Arafat, et de l’autre, il y a les partis islamistes.

Ni les uns ni les autres ne peuvent garantir un avenir décent aux citoyens de la Palestine.

L’Autorité palestinienne est si discréditée, son échec à mettre sur pied des institutions si patent, son histoire corrompue et cynique tellement compromise de mille et une manières qu’on ne saurait continuer à lui faire confiance. Seuls des intrigants prétendront le contraire, comme par exemple certains de ses responsables en matière de sécurité et certains de ses négociateurs en vue.

Quant aux partis islamistes, ils entraînent des individus désespérés sur la voie d’une lutte religieuse interminable et d’un déclin rétrograde.

Alors même qu’il est question de l’échec politique et social du sionisme, comment pourrions-nous estimer acceptable de se tourner passivement vers une autre religion et d’y rechercher le salut en ce bas monde ?

Impossible : ce sont les hommes qui écrivent leur propre Histoire, ce ne sont ni des dieux, ni la magie, ni des miracles.

Purifier la terre des « intrus », que le propos en soit tenu par des musulmans, des chrétiens ou des juifs, est une insulte à la vie humaine telle qu’elle est vécue par des millions d’individus divers, par leur ethnie, leur histoire, leur identité ethnique, leur religion ou leur nationalité.


Toutefois, une grande majorité de Palestiniens, et j’imagine, d’Israéliens, savent cela. Fort heureusement, une alternative politique existe déjà, qui n’est ni le Hamas, ni l’Autorité d’Arafat. Je parle ici d’une organisation – impressionnante – de Palestiniens des territoires occupés, lesquels ont annoncé en juin dernier une nouvelle Initiative Nationale Palestinienne (Mubâdarah Wataniyyah Filastîniyyah).

Parmi ses initiateurs, le Dr. Mustafa Barghouti et le Dr. Haidar Abdel-Shafi, Rawia Al-Shawa, et de nombreuses personnalités indépendantes qui comprennent bien que, dans sa faiblesse présente, la société palestinienne est visée par une prétendue « réforme » à l’initiative de composantes dont l’objectif réel est de liquider la Palestine en tant que force morale et politique pour des années à venir.

Les propos oiseux sur d’hypothétiques élections, tenus par Arafat et ses lieutenants, visent seulement à rassurer leurs partenaires extérieurs sur le fait que la démocratie est en route… On en est très éloignés : ces gens ne veulent que pérenniser leurs agissements corrompus et ruineux coûte que coûte, en recourrant, au besoin, à la fraude ouverte. Les élections de 1996, il convient de le rappeler, ont été tenues sur la base du processus d’Oslo, dont l’objectif principal était de permettre à l’occupation israélienne de se poursuivre, sous un prête-nom.

L’Assemblée Législative (Al-Majlis al-Tashri’i) était, en réalité, dépourvu de tout pouvoir, bien avant l’oukaze d’Arafat et le véto israélien.

Ce que Sharon et le Quartet proposent, aujourd’hui, c’est une extension de ce même régime inacceptable. C’est la raison pour laquelle l’Initiative Nationale est désormais un choix inéluctable pour les Palestiniens, où qu’ils se trouvent.

Tout d’abord, cette instance, à la différence de l’Autorité (palestinienne), se donne pour objectif la libération de – et non la coopération avec – l’occupation israélienne.

Ensuite, elle est représentative d’une large base en prise sur la société civile et, cela va sans dire, ne comporte aucun membre de l’armée ni des services de sécurité (palestiniens), ni non plus de flagorneurs de la cour d’Arafat. Enfin, elle a l’intention d’œuvrer pour la libération et non pour un simple réajustement de l’occupation censé convenir aux élites et aux VIPs (Very Important Persons – notables de la nouvelle génération pourvus de passe-droits, ndt).


Plus important encore, cette initiative – que j’ai le plaisir d’être en mesure de soutenir sans aucune réserve – met en avant l’idée d’une autorité nationale unifiée, élue pour être au service du peuple palestinien et de son besoin de libération, des libertés démocratiques, du débat et du contrôle publics.

Les vieilles divisions entre le Fath, le Front Populaire (pour la Libération de la Palestine), le Hamas et tutti quanti n’ont plus aucun sens de nos jours. Nous ne pouvons nous payer le luxe d’une telle théâtralité ridicule.

Peuple soumis à l’occupation, nous avons besoin d’un leadership dont le but primordial est de nous débarrasser des exactions et de l’occupation israéliennes et de nous assurer un ordre public à même de satisfaire nos besoins en matière de sérieux, de franchise, de vision nationale, de transparence et de communication directe. Arafat a toute une histoire de double langage.

Barghouti, en revanche – je ne le cite ici qu’à titre d’exemple parmi d’autres – s’en tient à une position de principe et n’adapte pas son discours à ses interlocuteurs, quels qu’ils soient – Palestiniens, Israéliens, médias mondiaux.

Il est entouré du respect de son peuple en raison des services qu’il a prodigués dans les villages, en tant que médecin ; son honnêteté et son charisme ont inspiré tous ceux qui ont eu la chance de travailler à ses côtés. Je pense également qu'il est très important que le peuple palestinien puisse être aujourd’hui conduit par des gens modernes, bien formés, pour lesquels les valeurs de la citoyenneté constituent le noyau central de leur vision politique.

Les dirigeants que nous avons aujourd’hui n’ont jamais été eux-mêmes des citoyens ordinaires, ils n’ont jamais dû faire la queue pour acheter leur pain, ils n’ont jamais payé eux-mêmes leurs factures médicales ou scolaires, ils n’ont jamais connu les affres de l’attente angoissée ni la cruauté des arrestations arbitraires, les exaction tribales, les captations de pouvoir conspiratrices.

Ces exemples que représentent Barghouti et Abdel-Shafi, ainsi que les principaux initiateurs de cette initiative, correspondent à notre besoin d’indépendance d’esprit et de citoyenneté responsable, moderne. Les vieux jours sont dépassés et devraient être enterrés aussi diligemment que possible.


Je conclurai en disant qu’un changement réel ne peut intervenir que lorsque le peuple le veut activement et le rend lui-même possible. L’opposition irakienne est en train de commettre une erreur terrible en remettant son sort comme elle le fait entre les mains des Américains, ce en quoi elle n’accorde pas une attention suffisante aux besoins du vrai peuple d’Irak qui souffre en ce moment même des terribles persécutions du régime autocratique (de Saddam Hussein) tout en étant en passe de subir les bombardements, tout aussi terribles, des Etats-Unis.

En Palestine, il devrait être possible de tenir des élections maintenant.

Certainement pas des élections destinées à reconduire une équipe d’arafatistes (politiquement) en haillons, mais bien à envoyer des délégués à une assemblée constituante authentiquement représentative.

Lamentable réalité : tout au long des dix années de sa déplorable gouvernance, Arafat a empêché activement l’écriture d’une constitution (palestinienne), en dépit de son laïus ridicule sur la « démocratie palestinienne ». Son legs n’est par conséquent ni une constitution, ni même une loi fondamentale, mais rien de plus qu’une mafia décrépite.

Malgré cela, et malgré l’obsession frénétique de Sharon de mettre un terme à la vie nationale palestinienne, nos institutions populaires et civiles continuent à fonctionner, dans des conditions d’une précarité et d’une dureté extrêmes.

Peu ou prou, les enseignants enseignent, les infirmières et infirmiers soignent, les médecins auscultent et traitent leurs malades… Ces activités quotidiennes n’ont jamais cessé, ne serait-ce qu’en raison du fait que les nécessités vitales elles-mêmes dictent la poursuite de cet effort acharné.

Aujourd’hui, ces institutions et ces personnes qui ont réellement servi leur société doivent sortir du rang et mettre en place un cadre moral et intellectuel pour la libération et la démocratie, par des voies pacifiques et avec une intention authentiquement patriotique.

Dans cet effort, les Palestiniens sous occupation et ceux du Shatât (la diaspora palestinienne) ont un même devoir : y prendre part.

Cette initiative nationale (palestinienne) serait, de surcroît, susceptible de représenter un précédent démocratique pour les autres peuples arabes.


Article paru dans le Point d'information Palestine
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