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Palestine - ISM France

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Grande Bretagne -

Importantes déclarations palestiniennes au sujet du Boycott

Par

> mona@monabaker.com

Ci-dessous, différentes déclarations très importantes effectuées par divers organismes palestiniens, toutes publiées le 25 mai 2005.
Aujourd'hui, le journal Al-Quds Al-Arabi de Londres signale que l'Autorité Palestinienne a décidé de retirer de son poste actuel, Sari Nuseibeh, et de le remplacer par quelqu'un d'autre de Jérusalem.

Déclaration de Afif Safieh, Délégué Général palestinien auprès du Royaume-Uni et du Saint-Siège

Londres, 25 mai 2005

J'ai toujours pensé que les organismes non gouvernementaux – dont les syndicats - étaient la conscience des états, très fréquemment la mauvaise conscience des états coupables d'impuissance volontaire en s'arrangeant d'un statu quo inacceptable dans certains conflits régionaux.

J'ai toujours pensé qu'Israël/Palestine a toujours été un test entre le courage politique et la poltronnerie morale et j'ai fréquemment exprimé l'espoir que notre rendez-vous avec le courage n'ait pas lieu dans un avenir trop éloigné.

La décision prise par l'Association des Professeurs d'Université (APU) de boycotter certains établissements universitaires israéliens - comme les décisions demandant le retrait des investissements par certaines églises -- était un souffle d'air frais.

La surprise fut sur le report de la décision concernant l'Université Hébraique de Jérusalem qui est - au moins à Jérusalem-Est - une université de colons ayant confisqué la majeure partie du Mont Scopus et qui s'étend rapidement sur le Mont des Oliviers à Jérusalem-Est Occupé.

La réaction de l'inquisition pro-Israélienne était prévisible.

Les gagnants des Prix Nobel qui ont critiqué les décisions de l'APU devraient être interrogés sur leur silence "assourdissant" concernant le traitement des Palestiniens et devraient savoir que beaucoup de gens dans le monde entier ne les considèrent pas comme des boussoles morales précises en raison de leur abdication tribale de responsabilité morale dans ce cas particulier.



Afif Safieh

Délégué Général palestinien auprès du Royaume-Uni et du Saint-Siège




Campagne Palestinienne pour le Boycott Universitaire et Culturel d’Israël (PACBI)

Communiqué de Presse
25 Mai 2005

Le boycott d’Israël, ordre du jour prioritaire

Le 26 mai, le Conseil Spécial de l’Association des Professeurs d’Université (AUT) du Royaume Uni va se réunir pour revoir les motions appelant à boycotter deux universités israéliennes, motions votées il y a moins d’un mois lors de sa réunion annuelle du 22 avril.

Considérant la campagne de diffamation et de désinformation parfaitement orchestrée pour démoniser et discréditer l’idée et les militants du boycott au Royaume Uni et au-delà, il ne serait pas surprenant que le Conseil Spécial annule les motions de boycott.

Nous voulons pourtant souligner qu’en dépit de ce revers anticipé, la démarche motivante d’éveil et de mobilisation qui a été lancée pour préparer la première rencontre de l’AUT va persister et ne peut que s’étendre.


Boycotter des institutions d’Israël pour leur complicité avec la politique raciste et coloniale d’Israël contre les Palestiniens reste plus que jamais à l’ordre du jour.

Nous ne pourrons peut-être pas obtenir cette année de résultats tangibles, mais les espoirs de succès pour l’année prochaine ou celle d’après sont désormais beaucoup plus importants.

Il a fallu beaucoup plus d’années entre l’appel au boycott de l’apartheid lancé par l’ANC (Africa National Congress) en 1956 - et la mise en place effective de sanctions significatives.


Ce qui est le plus important, c’est que le tabou est enfin brisé.
Comparer Israël à l’Afrique du Sud, notamment, est devenu plus acceptable qu’avant ; et, de façon cruciale, l’habilité d’Israël à perpétuer son oppression criminelle dans l’impunité a subit une atteint sans doute irréversible.

En bref dans l’esprit de beaucoup de par le globe, on peut maintenant boycotter Israël.

Et justement cette semaine, l’Appel au boycott publiée par la Campagne Palestinienne pour le Boycott Universitaire et Culturel d’Israël (PACBI) a reçu l‘approbation décisif du Conseil des Eglises d’Afrique du Sud (SACC), qui représente des millions de personnes - et de plus d’un millier d’universitaires sud-africains, dont Denis Brutus, John Pampallis et Steven Friedman.

Le ministre sud-africain et chef de l’ANC Ronnie Kasrils a aussi rendu public son soutien sans réserve à cet appel au boycott, qui jouit du soutien d’une majorité écrasante de Palestiniens de la société civile, universitaires compris.

Les militants du boycott au Royaume Uni, à l’égal du PACBI, ont largement anticipé le résultat de la rencontre de jeudi et ce pour différentes raisons :


- 1° Les incessante intimidations tactiques des groupes organisés d’intérêts israéliens et sionistes au Royaume Uni, en Israël et même aux Etats-Unis, pour diffamer les leaders du boycott interdisent efficacement tout débat rationnel sur l’oppression qu’opère Israël sur les Palestiniens, principal motif du boycott.

- 2° la couverture générale que les media n’ont accordée qu’à un seul tenant de la polémique, celui des forces anti-boycott à l’exclusion quasi complète des voix palestiniennes.

- 3 La scandaleuse campagne de désinformation menée par Israël et ses défenseurs dont certaines personnalités clefs de la gauche israélienne, qui pour l’occasion se sont joints au choeur de l’establishment.

La réaction hystérique d’Israël à la perspective du boycott et le profond débat qui s’en est suivi dans le monde sur l’occupation illégale israélienne et autres formes d’oppression, prouve sans aucun doute que cette campagne à touché un nerf central.


Si Israël gagne ce round dans l’affaire du boycott il ne fera que démontrer ce qu’on savait déjà : ses groupes de lobbying et ses groupes d’intérêts ont assez d’influence dans les medias et dans les universités pour qu’il échappe en permanence à la censure et pour évite de remplir ses obligations à l’égard de la loi internationale.

Sur le terrain les faits ne changeront pas pour autant. Le Mur colonial d’Israël, ses colonies en expansion, ses assassinats aveugles de civils palestiniens, ses vols incessants de terre et d’eau (palestiniennes), et ses violations des droits de l’homme des Palestiniens sont trop réels pour que la communauté internationale les ignore.

Tout comme ce fut le cas de l’Afrique du Sud, un système énergique de sanctions et de boycott reste non seulement la stratégie politiquement la plus efficace mais aussi la plus morale pour amener Israël à se plier à la loi internationale et aux principes universels des droits de l’homme. Avec la pression internationale, la perspectice d’une paix juste dans notre région finira par gagner.

Campagne Palestinienne pour le Boycott Universitaire et Culturel d’Israël (PACBI)
P.O. Box 1701 Ramallah, Palestine
Info@BoycottIsraël.ps




La Fédération des des Syndicats d'Université appelle toutes les parties à soutenir l'Appel palestinien au Boycott des Institutions Universitaires Israéliennes
25 Mai 2005

Au cours d’une conférence de Presse qui a eu lieu à l’institut des medias de l’Université de Birzeit, la Fédération des Unions de Professeurs et d’Employés d’Université Palestiniennes, l’Union des Employés de l’Université de Birzeit, et la Campagne pour le Boycott Universitaire et Culturel d’Israël (PACBI) ont ensemble affirmé leur soutien à la courageuse décision prise par l’Association des Professeurs d’Université des Nations Unies (AUT), le 22 avril 2005 de boycotter les universités israéliennes de Haïfa et de Bar Ilan , institutions complices de l’occupation illégale et violente de la terre palestinienne.

Elles ont aussi exprimé leur condamnation totale de la signature d’un accord entre le Dr Sari Nuesseibeh, président de l’université d’Al Quds, et le président de l’Université Hébraïque.

Se reportant à cet accord, le Dr. Mohammad Abu Zaid a lu une déclaraiont au nom de la Fédération appelant le bureau des administrateurs de l’Université Al Quds et le Conseil de l’Education Supérieur à démettre le Dr Nusseibeh de son poste de président de l’université Al Quds pour manquement à la position constante du Conseil contre la coopération avec des insitutuions universitaires tant qu’Israël continue son occupation militaire et illégale.


“Au paroxysme des violations israéliennes de la loi internationale et des droits du peuple palestinien, dont la construction du Mur d’Apartheid, la confiscation et la division de la terre palestinienne, l’administration de l’université d’Al Quds, réprésenté par son président le Dr. SAri Nusseibeh, a signé un accord de coopération avec l’université Hébraïque en contradictions totale avec les aspirations nationales, avec l’opinion publique et avec l’opinion déclarée de la majorité des universitaires et des employés de l’Université d’Al Quds.

La signature de l’accord de coopération avec l’Université Hébraïque arrive au moment précis où des efforts sont faits pour faire annuler la récente décision de l’AUT de boycotter deux universités israéliennes ; elle équivaut dès lors à une décision politique destinée à saper les efforts entrepris pour faire pression sur Israël afin qu’il mette un terme à son occupaton illégale et se plie à la loi internationale”.

La signature de l’accord de coopération avec l’Université Hébraïque arrive au moment précis où des efforts sont faits pour faire annuler la récente décision de l’AUT de boycotter deux universités israéliennes ; elle équivaut dès lors à une décision politique destinée à saper les efforts entrepris pour faire pression sur Israël afin qu’il mette un terme à son occupaton illégale et se plie à la loi internationale”.

L’Union de l’Université de Birzeit réprésentée par le Dr Abdelkarim Abu Khashan a déclaré que “L’occupaton militaire d’Israël, encouragée par les institutions universitaires israéliennes mine tous les efforts des universitaires palestiniens pour conduire leur mission universitaire, sociale et culturelle. Comme tel, nous nous opposons fermement au développement des relations avec les institutions universitaires palestiniennes parce que ça équivaut à maintenir l’occupaton actuelle et à restreindre le droit des Palestiniens à l’éducation."

Le Dr. Islah Jad, membre fondateur du PACBI a souligné durant la conférence de presse qu’il était important pour les universitaires palestiniens, arabes et internationaux de dire la vérité sur l’occupation militaire illégale d’IsraëI et la complicité des isntitutions universitaires israéliennes dans le maintien de cette oppression.


Une déclaration de PACBI a souligné que, malgré la possibilité que la réunion de demain du Conseil Spécial de l’AUT puisse aboutir à l’annulation de la motion de boycott votée lors de la réunion normale de l’AUT du 22 avril 2005, “le processus mobilisateur pour éveiller et mobiliser les consciences lancé lors de la réunion initiale de l’AUT va continuer et ne peut que s’étendre....
Exactement comme ce fut le cas pour l’Afrique du Sud, un système incitatif de sanctions et de boycott reste non seulement ce qu’il y a de plus efficace politiquement mais est aussi la stratégie la plus morale pour amener Israël à se plier à la loi internationale et aux principes universels des droits de l’Homme.
Sous une telle pression internationale les perspectives d’une paix juste pour notre région finira par gagner”.


Répondant aux questions des journalistes, le Dr Abu Zaid a déclaré que la Fédération était prête à prendre toutes les mesures nécessaires pour amener les autorités compétentes à prendre des mesures disciplinaires contre le Dr. Sari Nusseibeh qui a violé la décision du Conseil et parce qu’il a délibéremment chercher à saper le mouvement international qui travaille à mettre la pression nécessaire sur Israël afin qu’il mette fin à l’occupation violente et illégale du territoire palestinien et respecte la loi internationale




Des centaines de milliers de fermiers, de femmes et de jeunes palestiniens soutiennent la position de l'APU pour le boycott des universités israéliennes
25 mai 2005

Le Palestinian Agricultural Relief Committees (PARC)* avec ses six associations filiales et ses 400 organisations communautaires et comités populaires en Cisjordanie et à Gaza voudraient exprimer leur soutien total à la proposition de la plus grande association britannique des professeurs d'université (APU) de boycotter deux universités israéliennes (Haïfa et Bar Ilan) votée le 22 avril 2005.

Nous souhaitons insister sur notre respect et notre grande appréciation de cette position courageuse et morale, qui a signalé les politiques racistes et coloniales globalement rejetées de l'état d'Israël envers les Palestiniens autochtones avec lesquels quelques établissements universitaires israéliens s'identifient.

Nous avons appris que le Conseil spécial de l'APU tiendra une réunion spéciale de son conseil national pour avoir un débat complet sur la proposition de boycotter les universités le 26 mai 2005. Nous comprenons les raisons derrière la convocation à une réunion du Conseil mentionné ci-dessus comme nous avons suivi les fortes tentatives d'intimidation des groupes Sionistes et de lobby israéliens en Israël et aux Etats-Unis, qui ont pour but de faire pression sur l'APU afin qu'il annule sa position.

Avec notre totale compréhension de la position critique et sensible de de l'APU, nous invitons tous les membres du Conseil spécial à rester sur leur première position. Sachez que la grande majorité des Palestiniens est derrière vous.

Beaucoup de déclarations et de pétitions ont été effectuées et signées en soutien à votre campagne puisque que nous pensons tous que ce que commet Israël à l'égard des Palestiniens est analogue aux pratiques de l'ancien régime d'Apartheid d'Afrique du Sud.

Cela nécéssite une avancée urgente pour un vaste mouvement de solidarité humaine pour arrêter et empêcher davantage de massacre aveugle des civils, d'expropriation de terres et des ressources en eau, du minage de la capacité des personnes à obtenir du travail et de la nourriture ainsi que la restriction au déplacement des personnes qui violent le droit international et sont en infraction de la 4ème convention de Genève.

Nous sommes sûrs que la tenue d'un boycott bien exploré et articulé peut être productif dans le cas palestinien comme cela s'est avéré être en Afrique du Sud.


Ghada Zughayar,
DG Assistant for External Relations
PARC- Beit Hanina
Jerusalem
P.O. Box 25128, Shu'fat/ Jerusalem
Tel. 00972 2 5833818
Fax: 00972 2 5831 898
E-mail: ghada @pal-arc.org
Mobile: (+972) (0) 52 2 327 644


*En 21 ans de travail, le PARC a obtenu des bons résultats en résistant à l'occupation israélienne, en protégeant les terres cultivées contre la confiscation et en permettant aux personnes rurales de dépasser les ressources sociales et économiques et de participer activement aux processus de prise de décision et de développement.




Déclaration du Syndicat des Employés de l'Université de Birzeit
25 Mai 2005

Les universitaires palestiniens ont historiquement soutenu le développement de la coopération et le maintien du dialogue avec les universitaires du monde entier.

La coopération universitaire a été l'un des quelques moyens disponibles pour nous permettre de briser l'isolement dans lequel nous nous sommes trouvés au cours des longues années d'occupation militaire israélien.

Elle a également été essentielle en nous permettant de mener à bien notre mission pour favoriser le développement universitaire, social et culturel de notre société tout en nous aidant à agir pour notre lutte nationale pour l'indépendance.


L'occupation militaire israélienne, soutenue par les établissements universitaires israéliens, a essayé de miner tous les efforts des universitaires palestiniens pour mener à bien cette mission.

En tant que tels, nous nous opposons fortement au développement des relations avec les établissements universitaires israéliens car ils équivalent à maintenir l'occupation actuelle et à limiter le droit à l'éducation des Palestiniens.


En tant que tels, la Fédération des Syndicats des Professeurs et Employés d'Universités palestiniennes a applaudi la décision récente de l’Association britannique des Professeurs d’Université (AUT) de boycotter deux établissements universitaires israéliens suite à l'Appel Palestinien pour le Boycott approuvé par plus de 50 établissements universitaires et culturels palestiniens.

Nous félicitons l'AUT de sa décision parce que cela implique de faire des avancées concrètes pour mettre la pression nécessaire sur Israël pour garantir son application du droit international.

Nous avons été consternés d'apprendre le travail de sape de cet effort international effectué par le Dr. Sari Nusseibeh, président d'université d'Al-Quds, qui a interrompu son congé aux Etats-Unis d'Amérique afin de s'envoler vers Londres pour signer un accord avec l'Université Hébraique.

Nous condamnons fortement le geste du Dr. Nusseibeh, et nous invitons le comité directeur de l'Université d'Al-Quds, le Ministère de l'Education Supérieure, et toutes les institutions compétents à renvoyer le Dr. Nusseibeh de son poste et à censurer tout ceux qui ont aidé ou ont encouragé ce geste.


Nous invitons tous les Universitaires palestiniens, arabes et internationaux à prendre position contre l'occupation israélienne en Palestine et à s'opposer à la décision du gouvernement israélien d'établir des programmes de diplomes universitaires de Bar Ilan dans la colonie israélienne illégale d'Ariel qui est située en Cisjordanie .

Source : http://www.monabaker.com/Palstatements.htm

Traduction : CS/MG pour ISM

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