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Palestine occupée -

Intifada al-Quds en Palestine : Poursuivre le chemin de la libération N° 17 – mars 2017

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« Notre pays saigne en silence… Le cri des êtres dignes n’est pas entendu par les gens méprisables » (dernier message écrit par le martyr Mohammad Khalife, camp de Jénin, sur sa page « facebook »).
Une « Intifada assiégée, poursuivie et réprimée ». Ainsi l’a récemment décrite le secrétaire général du mouvement du Jihad islamique en Palestine, Ramadan Shallah, non par les sionistes qui, pour leur part, exécutent les Palestiniens et les emprisonnent, mais par les appareils sécuritaires de l’Autorité palestinienne.

Intifada al-Quds en Palestine : Poursuivre le chemin de la libération N° 17 – mars 2017

Les élèves de Sour Baher (al-Quds)
Malgré son isolement, l’Intifada al-Quds s’est poursuivie, au cours du mois passé, avec les jets de pierre sur les routes coloniales, les affrontements dans les villages et bourgs autour d’al-Quds et les tirs armés sur la présence de colons et de soldats autour des colonies et casernes militaires de l’occupant. Expression de la volonté d’en finir avec l’occupant, la révolte se brise sur les tentatives de l’Autorité palestinienne et de ses appareils sécuritaires de l’empêcher de se développer et de s’élargir pour devenir une révolte généralisée contre la présence coloniale en Palestine. L’Intifada ne fait pas partie de sa stratégie, Mahmoud Abbas l’a incessamment expliqué. Il préfère poursuivre la voie de la normalisation avec l’occupant, en accueillant des délégations sionistes pour envisager le sombre avenir qu’ils préparent, et s’appuie sur des puissances étrangères qui financent son fief au lieu de faire confiance à son peuple résistant.

Cependant, l’Intifada s’est étendue dans les prisons sionistes de Ofer et du Naqab, avec la révolte de prisonniers qui ont poignardé des gardiens et incendié des cellules, début février, et où des prisonniers mènent la grève de la faim pour protester contre leur détention arbitraire. De même, elle s’est étendue jusqu’aux rues de la ville palestinienne de Haïfa, où des résistants ont attaqué des colons et dans la région du Naqab, pour affronter la démolition de villages entiers et dans la colonie de Petah Tikva, où un jeune Palestinien a poignardé plusieurs sionistes vers la mi-février.

Compter sur ses propres forces et avancer, en attendant le changement des rapports de force dans la région et le monde. Empêcher l’ennemi de vivre dans la tranquillité, tant que les réfugiés palestiniens ne peuvent retourner dans leur pays. C’est l’objectif de la résistance et de l’Intifada al-Quds.

Martyrs palestiniens tombés depuis mi-janvier 2017

Salem Abu Ghosh, 18 ans, camp de Qalandia. Exécuté par l’occupant le 25 janvier. Le martyr Salem était le cousin du martyr Hussayn Abu Ghosh, exécuté il y a juste un an, après avoir mené une opération contre la colonie « Beit Horon ».

Mohammad Mahmoud Abu Khalife, 19 ans, du camp de Jénin. Exécuté le 29 janvier par l’armée d’occupation lors d’affrontements dans le camp.

Sulayman Hamad Salah, 81 ans, du village al-Khodr, écrasé par un colon le 2/2.

Hussam Hamid Soufi, 24 ans, de Rafah, assassiné par un raid aérien de l’occupant sur la bande de Gaza, le 4/2

Mohamad Anwar al-Aqraa, 38 ans, de Gaza, assassiné par un raid aérien de l’occupant sur la bande de Gaza, le 4/2.

Décès du prisonnier blessé, Mohamad Jallad, dans un hôpital sioniste le 10/2. Il avait été blessé par balles au barrage militaire de Huwwara et arrêté en novembre dernier par l’occupant, sous le prétexte que le martyr avait l’intention de mener une opération de résistance. Le manque de soins dispensés par l’hôpital de l’occupant a précipité le décès. L’occupant avait interdit aux membres de sa famille de le visiter, au cours de son hospitalisation.

Husni Jabr Darraj, 58 ans, de Ramallah, a été tué, écrasé par un colon sur la route coloniale 443.

Samed Fahmi Abu Shanab, 29 ans, décédé à Khan Younes le 16/2 des suites de ses blessures en 2005.

Rabi’ Najeh Salman, 20 ans, du camp Askar près de Nablus, décédé le 27/2 alors qu’il fuyait les sionistes, en sautant par-dessus le mur de l’annexion, près de Salfit.

Saadi Ali Qaysiya, d’al-Dahiriyya de la région d’al-Khalil, 25 ans, exécuté le 2 mars, soupçonné d’avoir poignardé un colon.

Résistance
Au cours du mois de février, la résistance palestinienne a exécuté 17 opérations, selon des statistiques, comprenant des coups de feu, des coups de poignard, sans compter les jets de pierre contre des véhicules de l’occupant et de bouteilles incendiaires. L’opération menée dans la colonie Petah Tikva, exécutée par le résistant Sadeq Nasser Abu Mazen (19 ans) de Nablus, a blessé 7 colons. Il a été arrêté. 27 sionistes ont été blessés au cours de ces opérations.

La censure militaire sioniste a dévoilé, après plusieurs mois, l’arrestation de trois Palestiniens de la ville de Haïfa, en Palestine occupée en 48, accusés d’avoir mené des opérations de résistance contre l’occupation. Le jeune Youssef Shinawi, 21 ans, a tué un colon sioniste et blessé plusieurs autres début janvier 2017. Il a été aidé par deux de ses amis, Ibrahim Youssef et Khaled Abu Klayb, qui ont également été arrêtés.

Deux prisonniers, Mahmoud Nasser, 22 ans et Khalil Silawi, 27 ans, ont poignardé des gardiens de prison et mis le feu aux cellules, le premier dans la prison de Nafha et le second dans la prison de Ofer.

Au cours de la dernière semaine de février, un affrontement armé a eu lieu entre les forces de l’occupation et les résistants, près du barrage militaire de Qalandia, blessant deux colons. 4 sionistes ont été blessés par des pierres lancées près de la colonie Maale Adomim.

Un colon a été poignardé, début mars, dans le village al-Dhahiriya, au sud de la ville d’al-Khalil. L’armée sioniste a réclamé aux colons de rester enfermés dans leurs maisons, de crainte que d’autres soient poignardés aussi.

Un soldat sioniste a été blessé par un Palestinien conduisant une voiture et essayant de l’écraser, début février, du côté du barrage militaire de Bitunia. Le même jour, un coup de feu a visé la voiture de colons à l’est de Qalqilya. 3 sionistes ont été blessés dans l’explosion d’une voiture dans la colonie Kiriat Yam, dans la région de Haïfa.

Deux soldats sionistes ont été blessés au cours d’affrontements dans le camp de Jénine. Vingt véhicules blindés avaient investi le camp, mais les jeunes du camp s’y sont opposés en lançant des pierres et en fermant les quartiers. Puis les jeunes ont tiré des coups de feu sur les sionistes.

Des affrontements nocturnes se sont déroulés dans Selwan, le bourg situé au sud de la mosquée al-Aqsa, lorsque les forces de l’occupation ont investi le bourg et ordonné la fermeture des magasins, en tirant des coups de feu. Les jeunes du quartier al-Lawze se sont opposés aux sionistes en lançant des pierres et des bouteilles incendiaires.

Des affrontements ont opposé le jeudi 2 mars les étudiants et élèves d’Abu Diss, au nord de la ville d’al-Quds, aux forces de l’occupation, autour de l’université. D’autres affrontements ont eu lieu quelques jours plus tôt, opposant les étudiants de Bir Zeit aux forces de l’occupation, qui en ont arrêté plusieurs.

Des affrontements ont eu lieu à Hazma, Abu Diss et Issawiya, au mois de février, au cours desquels plusieurs jeunes ont été blessés et arrêtés. Le 24/2, les sionistes ont mené une incursion dans le village de Hazma, et des affrontements avec la population du village ont suivi. Le 26, les jeunes du camp de Qalandia ont bloqué les issues menant vers le camp et ont protesté contre la campagne de détention administrative de ses jeunes et en soutien aux prisonniers menant la grève de la faim.

Le 2 mars, les 250 élèves de l’école al-Nukhba de Sour Baher, dans la région d’al-Quds, protestent par un sit-in contre la fermeture de leur école par l’occupant. Ils réclament le droit à l’enseignement. Ils ont décidé, avec leurs parents et leurs enseignants, de poursuivre leurs cours en plein air. (photo ci-dessus)

Des marches et manifestations se sont déroulées dans le Naqab palestinien, en février, pour protester contre la démolition du village Um al-Hiran et les maisons de plusieurs villages de la région, dont le village d’al-Zarnouq.

Répression et purification ethnico-religieuse
L’administration coloniale est lancée dans une destruction systématique de la vie des Palestiniens, que ce soit en Cisjordanie , dans al-Quds ou dans les territoires occupés en 1948. Rien ne l’arrête, à présent qu’elle a reçu le feu vert américain. Les rafles nocturnes se poursuivent et s’accentuent. Les démolitions des maisons et divers bâtiments dans les régions d’al-Quds, al-Aghwar et al-Naqab ne se comptent plus. Des villages entiers et des quartiers sont en cours de « nettoyage » ethnico-religieux. Des structures économiques sont détruites, comme récemment les imprimeries. Les universités sont visées par la répression de ses étudiants. Dans al-Quds, des écoles privées sont fermées par des ordres militaires, jetant dans la rue des centaines d’élèves. Rien qu’au mois de février, 403 Palestiniens ont été arrêtés.

Les autorités d’occupation ont décidé de fermer le marché traditionnel de la ville occupée de Beer Saba’, dans le Naqab. Ce marché a cent ans d’existence. Auparavant, les sionistes avaient fermé la mosquée de la ville, puis le bâtiment municipal et la maison du célèbre historien Aref al-Aref, selon le plan de judaïsation de la ville palestinienne.

L’armée de l’occupation a de nouveau arrêté l’enfant handicapé Issa Mu’ati, 14 ans, de Bayt Lahem, blessé par balles en septembre 2015, arrêté puis remis en liberté. Elle a également arrêté Jumana al-Rajabi, 22 ans, dans la ville d’al-Khalil, et Mus’ab Qattan, 22 ans, Muhammad Hamamra, 16 ans, de Hussan. Dans le village de Tayaseer (province de Tubas), Jum’a Abu Amr, 29 ans et Yazid Abu Ali, 19 ans ont été arrêtés. Début mars, l’armée coloniale a arrêté, dans la nuit du mardi au mercredi, 29 Palestiniens dans la Cisjordanie occupée, dont des anciens prisonniers, Youssef al-Lahham, Walid al-Bustanji et Iyad Muhammad, des camps de Dhayshe et de Ayda. Dans la nuit du 14 au 15 février, 25 Palestiniens ont été arrêtés lors d’incursions de l’armée d’occupation dans plusieurs localités de la Cisjordanie occupée.

L’occupant a arrêté Randa Shahatit, mère de famille et ancienne prisonnière qui avait mené la grève de la faim pour réclamer sa libération. Elle a de nouveau entamé une grève de la faim refusant sa mise en isolement, avant d’être remise en liberté. Elle a de nouveau été arrêtée début mars. Randa Shahatit est membre du Mouvement du Jihad islamique en Palestine. Elle a été détenue pendant 6 ans.

L’occupant a démoli un immeuble dans le bourg de Issawiya, le 1 mars, laissant 30 Palestiniens sans domicile. Il a démoli le même jour des bâtiments dans la ville de Rahat, dans le Naqab. Il a l’intention de démolir 40 maisons, une école et une mosquée dans la région Khan al-Ahmar, à l’est de la ville d’al-Quds, sous le prétexte qu’elles sont construites sans autorisation. Il a également obligé la famille Qara’in, qui habite sa maison depuis 7 ans, à la démolir et Saleh Shwayki, de Selwan, à démolir sa maison construite en 2009 et où vivent 13 personnes.

Le village de Hussan dans la région de Bayt Lahem a été soumis à une punition collective, après que des pierres aient été lancés contre les colons de la colonie « Betar Ilit ». L’entrée du village al-Zawiya, dans la province de Salfit, a été bloquée par des barrages de l’occupation, dans la journée du 14 février.

D’autre part, le camp de She’fat, dans la ville d’al-Quds, a subi plusieurs incursions de l’armée d’occupation, à la recherche de Palestiniens de la Cisjordanie . Plusieurs véhicules militaires ont pénétré dans le camp, en tirant des coups de feu, et lançant des bombes sonores et de gaz, ce qui obligé les commerçants à fermer leurs boutiques. Les jeunes du camp ont riposté en lançant des pierres et des bouteilles incendiaires.

La nouvelle loi votée par le Knesset sioniste autorise le vol des terres palestiniennes privées dans le territoire de la Cisjordanie . L’occupant a émis plusieurs ordres militaires pour s’emparer de plus de 2500 dunums appartenant aux terres des villages al-Za’im, Izariyeh, Sawamra, et Abu Diss,en vue de séparer le nord du sud de la Cisjordanie .

Non seulement les sionistes volent les terres et les propriétés palestiniennes, mais aussi leur argent lors des incursions dans leurs maisons. Plusieurs maisons de familles de martyrs et de prisonniers d’al-Quds ont été fouillées au cours de ce mois, et l’argent qui s’y trouvait a été volé, pour l’empêcher de parvenir au mouvement « Hamas » selon les allégations sionistes.

Sous le prétexte de les protéger contre les vols, le département soi-disant archéologique de l’armée sioniste envisage de mettre la main sur tous les sites historiques palestiniens en Cisjordanie .


Retrouvez l’article dans son intégralité sur le site de, CIREPAL, le Centre d’information sur la résistance en Palestine, avec les rubriques :

- Profanation des lieux saints
- Dans les prisons de l’occupation
. les méfaits de l’Autorité palestinienne
- La liste noire des normalisateurs
- La presse palestinienne
- Communiqués et déclarations
- Dans la colonie


Source : CIREPAL

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