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Palestine occupée -


Intifada al-Quds en Palestine : Poursuivre le chemin de la libération N° 20 – septembre 2017

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« Les Arabes sont privés de l’honneur de la défense d’Al-Aqsa. Nous, les maqdissis et les Palestiniens de l’intérieur (48), nous assumons cette responsabilité. La présence du danger m’encourage et ne me fait pas peur. Je pense que les colons tiennent compte de notre présence et ont peur lorsque nous les suivons » (Une gardienne de la mosquée al-Aqsa).


Intifada al-Quds en Palestine : Poursuivre le chemin de la libération N° 20 – septembre 2017

Presque deux ans après son déclenchement, l’Intifada al-Quds ne cesse d’inquiéter les dirigeants de l’Etat sioniste. Les récents rapports sur les mesures répressives de l’armée d’occupation de la Palestine montrent l’inquiétude croissante des colons et de leurs dirigeants, face à un phénomène qu’ils ne peuvent éradiquer, malgré les rafles nocturnes et diurnes, visant essentiellement les jeunes Palestiniens.

Ces jeunes, souvent nés après le déclenchement de l’Intifada al-Aqsa en 2000, et qui ont subi la période de la « coordination » sécuritaire entre l’Autorité palestinienne issue des accords d’Oslo et les militaires sionistes, et vécu les victoires remportées par la résistance contre l’occupation, expriment par leur révolte quotidienne leur désir et volonté de vivre libres dans leur patrie. Ils n’attendent ni ONU, ni communauté internationale, ni régimes arabes ou régimes « amis ». Ils prennent leur cause en main et se lancent contre les sionistes pour les chasser du pays. Sans la participation arabe officielle à leur étouffement, l’Intifada aurait au moins arrêté l’extension des colonies sionistes et l’arrêt de la judaïsation de la ville d’al-Quds. D’où l’importance de la lutte des peuples arabes et musulmans contre la normalisation des relations entre leurs pays et l’entité coloniale

La récente victoire remportée par les Palestiniens dans la ville d’al-Quds, pour le maintien de la souveraineté arabe et musulmane sur la mosquée al-Aqsa, continue à susciter le désir de vengeance des sionistes, qui ont multiplié les provocations et les mesures de nettoyage ethnico-religieux dans la ville. Dans al-Quds, comme dans al-Khalil et les dizaines de villages menacés d’engloutissement par les colonies situées dans le centre de la Cisjordanie , les Palestiniens affrontent quotidiennement les colons et maintiennent leur entité et ses militaires sur le qui-vive. L’opération héroïque de la résistance, tuant 3 soldats de l’occupation, le 26 septembre, est un message clair, adressé au monde entier : « Les colonisateurs hors de Palestine ! ».

Martyrs palestiniens tombés en septembre 2017

Le prisonnier blessé Raed Salhi, 21 ans, du camp de Dhayshé, au sud de Bayt Lahem est décédé à l’hôpital « israélien » le 3 septembre, après avoir été blessé lors de son arrestation le 7 août dernier.
Le combattant Nimr Mahmoud Jamal (photo ci-dessus), 37 ans, de Bayt Sourik, exécuté le 26/9, après avoir mené une opération de résistance, tuant 3 soldats sionistes, dans la région d’al-Quds.

Résistance et résistants

L’opération héroïque menée par la résistant Nimr Jamal, le matin du 26 septembre, a plongé l’entité sioniste et ses dirigeants dans un affolement manifeste. La presse sioniste évoque l’armée utilisée, le maniement professionnel des armes et la tactique du résistant pour affirmer qu’il s’agit d’une opération de la résistance, différente des précédentes. Mais c’est ce qu’ils avaient dit auparavant, au sujet de quelques opérations phares menées au cours de ces deux années. Trois soldats sionistes qui protégeaient une colonie ont été abattus. Les dirigeants sionistes, et notamment Netanyahu et le coordinateur des actions armées de l’entité, affirment qu’il s’agit d’une opération d’un genre nouveau, qui réclame une réponse ferme de la part de l’occupant. Cette opération intervient après plusieurs tentatives menées par des jeunes, au cours de ce mois, aux différents barrages de l’occupant, et qui se sont soldées par l’arrestation des résistants, souvent blessés, par les forces sionistes. A l’approche des fêtes juives, l’entité coloniale avait pris des mesures de sécurité renforcées, en fermant toutes les issues entre la Cisjordanie et les territoires occupés en 48. Ce qui n’a pas empêché le combattant martyr Nimr Jamal de mener son opération, saluée par les mouvements de la résistance palestinienne. Le mouvement du Jihad islamique a considéré que cette opération est une gifle aux normalisateurs et comploteurs (arabes) et qu’elle est une revanche au processus de judaïsation d’al-Quds et d’al-Aqsa.

5 opérations de résistance ont eu lieu au cours de la troisième semaine de septembre, contre l’occupant : trois sionistes ont été blessés en Cisjordanie et al-Quds. Ces opérations ont eu lieu dans le bourg Al-Issawiya (jets de pierre), dans le camp de Dhayshé, et à Anata, à l’est d’al-Quds. Des affrontements ont eu lieu à 69 points de confrontation, où les Palestiniens ont lancé des bouteilles incendiaires sur l’occupant.

Des affrontements ont eu lieu à Ramallah, entre les forces sionistes et des dizaines de jeunes le 3 septembre. La veille, d’autres affrontements ont opposé les jeunes du village de Jabaa, dans la région de Jénine, après l’arrestation de sheikh Kamal al-Qayssi. Le 20/9, des affrontements ont eu lieu dans Abu Diss et autour de la vieille ville d’al-Quds, que les forces sionistes ont assiégée. Le 19/9, des affrontements ont eu lieu dans le camp de She’fat, lorsque les forces occupantes ont envahi le camp.

Les jeunes du village de Kubar s’organisent et lancent une campagne de collecte d’argent pour bâtir à nouveau la maison démolie du combattant prisonnier Omar al-Abd, qui a mené l’opération de résistance contre la colonie Halmish.

Scènes de l’Intifada al-Quds

Les « Murabitat » (gardiennes) de la mosquée al-Aqsa : Femmes Maqdissies, mères de famille ou célibataires, diplômées ou non, elles ont décidé de protéger la mosquée al-Aqsa des profanations des sionistes, et d’assurer une présence quasi quotidienne dans la mosquée, en organisant des cours religieux ou profanes, aux femmes maqdissies et autres. Elles ont été à la pointe de la lutte pour la mosquée, à plusieurs reprises au cours de ces dernières années, lorsque les dirigeants sionistes ont décidé de s’emparer et de judaïser la mosquée. Elles furent aux premiers rangs pour protester contre leur interdiction d’y entrer, en 2015, comme elles furent arrêtées, poursuivies, interdites de passage, même dans le pourtour de la mosquée. Leur répression et la répression de leur mouvement furent une des causes principales du déclenchement de l’Intifada al-Quds, qui se poursuit jusqu’à présent, comme en ont témoigné plusieurs messages adressés par les martyrs avant de mener leurs opérations contre l’occupant. Les principales dirigeantes du mouvement sont : Hanadi Helwani et Khadija Khways actuellement prisonnières et Sahar Natshé et Zeina Amro. Hanadi Helwani a été maltraitée et son voile arraché dans la cellule où elle se trouve, les sionistes voulant se venger des femmes palestiniennes en lutte pour leur dignité et la dignité des musulmans dans le monde.

Répression et purification ethnico-religieuse

Les médias et les journalistes palestiniens sont la cible de l’occupation. Le 31 août, une unité militaire de l’occupation ferme la radio (Manbar al-Hurriya) dans la ville d’al-Khalil, et confisque tout son matériel, sous prétexte d’incitation contre l’occupation. L’ordre de fermeture a été fixé à 6 mois. Cette radio avait été visée au début de l’Intifada al-Quds.

Début septembre, un colon a écrasé une fillette de 5 ans, occasionnant des blessures graves, dans la ville d’al-Khalil. Dina Jaabari vit dans la maison volée récemment par les colons dans cette ville. Des colons se sont infiltrés de nuit sur les terres du village Sawi, au sud de Nablus, et ont arraché 43 oliviers.

La ville d’al-Khalil est ciblée par la judaïsation : l’armée d’occupation a décidé de renforcer le pouvoir des colons dans la ville, en leur accordant une liberté de gestion autonome de leurs affaires. Cette déclaration de guerre contre les Palestiniens vise à étendre la judaïsation, comme l’a déclaré le ministre sioniste Liberman. Dans la zone colonisée, vivent 40.000 Palestiniens, qui seront désormais sous le régime directement colonial. Par cette décision, l’occupant sioniste rompt le « protocole d’al-Khalil » signé en 1997, suite aux accords d’Oslo. Cependant, cette décision « administrative » ne fait qu’entériner la situation du quartier colonisé depuis 1967, où les Palestiniens affrontent des mesures coloniales successives, le but étant de transformer la mosquée al-Ibrahimie en lieu juif, à partir de mythes et falsifications historiques que les sionistes ont propagés.

La famille Shamasné a été expulsée de sa maison dans le quartier Sheikh Jarrah, dans al-Quds, pour permettre aux colons de s’y installer. Un Palestinien du Naqab a été obligé par l’occupant à démolir sa maison, dans le village de Beer Haddaj, sinon il devait payer la somme de 7000 dollars US, pour financer la démolition de sa maison par l’occupant.

Le comité islamo-chrétien pour la défense des lieux saints a publié son rapport mensuel sur les violations sionistes des lieux saints et de la ville d’al-Quds. Les sionistes ont autorisé leurs députés du Knesset à profaner la mosquée al-Aqsa. Plusieurs députés l’ont fait au cours du mois d’août. Les démolitions de maisons et de structures agricoles et commerciales se sont poursuivies dans la plupart des quartiers de la ville d’al-Quds. Au même moment, les colonies déjà existantes dans la ville s’élargissent et de nouvelles colonies sont inaugurées. Le quartier de Bayt Safafa est notamment visé avec la construction prévue de plusieurs immeubles coloniaux, sur la route de la colonie Gilo. Le KKL prévoit d’installer 400 familles sionistes dans le quartier de Sheikh Jarrah.

En septembre, le comité de colonisation de la municipalité sioniste de la ville d’al-Quds a déclaré vouloir construire 176 unités de logement pour les colons au centre de Jabal al-Mukabbir, dans la ville d’al-Quds. Plusieurs entreprises internationales, enregistrées aux Iles Cayman, en Australie et aux Etats-Unis, ont demandé à entreprendre les travaux.

Poursuivant ses efforts de nettoyage ethnico-religieux, l’entité sioniste va prendre des mesures draconiennes envers les partenairs étrangers des Palestiniens vivant en Palestine, notamment en Cisjordanie et al-Quds, pour pourrir leur vie et les pousser à partir. Les visas que les sionistes leur accordaient vont être réduits dans le temps, ces étrangers devront se rendre de plus en plus fréquemment dans la colonie Beit Il pour allonger leur durée de séjour, de quelques mois.

Au rythme d’une vingtaine de Palestiniens arrêtés quotidiennement, essentiellement au cours de la nuit, le nombre des Palestiniens arrêtés au cours des trois derniers mois d’élève à 1.800.

Un enfant de 13 ans a été blessé par des balles dans la ville d’al-Khalil, tirées par l’armée sioniste, le 12/9. Hassan Jaradat a été soupçonné d’avoir voulu mener une opération dans la colonie Kiryat Arba.

Les forces militaires de l’occupation ferment l’école Dar el-Maarifa, dans al-Quds.

Profanation des lieux saints

La municipalité coloniale de la ville d’al-Lid, dans les territoires occupés en 48, a autorisé à la police sioniste de profaner la mosquée de la ville, et d’interdire la prière de la fête du sacrifice et de fermer les haut-parleurs qui diffusaient l’appel à la prière, prétextant la gêne des colons. Les fidèles ont rapporté que la police a agressé nombre d’entre eux, et les « musclés » de la municipalité ont agressé un Palestinien qui filmait la scène d’agression.

La lutte se poursuit entre les forces d’occupation et les Awqaf palestiniens, notamment après la victoire palestinienne au mois de juillet dernier, sur la souveraineté de la mosquée al-Aqsa. L’occupant a déclaré que les Awqaf sont une organisation terroriste, il a fermé ses bureaux dans la mosquée et a l’intention de traîner cet organisme devant les tribunaux sionistes. Le communiqué des Awqaf est clair : refus de toutes les mesures de l’occupant, car les Awqaf sont responsables des 144 dunums de la mosquée, et du sous-sol, de leur gestion et des travaux qui s’y déroulent. Il a ajouté que la porte al-Rahma fait partie intégrante de la mosquée. Les sionistes avaient prétendu que la salle qui se trouve dans Bab al-Rahma appartenait à une association « terroriste ». Le communiqué des Awqaf insiste sur l’illégalité de la fermeture de Bab al-Rahma depuis 2003, par les autorités de l’occupation, et réclament sa réouverture.

Des responsables de l’occupation admettent que depuis 2009, 53 lieux saints palestiniens ont été endommagés, détruits ou incendiés, le dernier en date concerne l’église de Bayt Jammal, à l’ouest d’al-Quds, dont le responsable a indiqué que les dommages causés à l’église sont importants, après que les vandales sionistes ont cassé les vitres, brisé la statue de la vierge Marie, et endommagé plusieurs objets se trouvant dans l’église.

L’occupation a démoli une partie du mur du cimetière des martyrs jouxtant le cimetière al-Youssefiya, près de Bab al-Asbat, dans al-Quds, en vue de construire des parcs et routes « talmudiques ». La population a réussi à stopper l’acte vandale de l’occupant.

(...)

Retrouvez l’article dans son intégralité sur CIREPAL, le Centre d’Information sur la Résistance en Palestine, et les sections consacrées à :
- Dans les prisons de l’occupation
- La liste noire des normalisateurs et lutte contre la normalisation
- La presse palestinienne
- Communiqués et déclarations
- Du côté de l’Autorité palestinienne
- Dans la colonie.

Source : CIREPAL

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