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Israël -

Israël, dérive ou destination naturelle ?

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Une mauvaise utopie se heurte à une pyramide à quatre faces (1)
On ne compte plus le nombre de visites faites par Netanyahu à Poutine. On s’y perd. Au cours des sept derniers mois, pour l’année 2018, le chef du gouvernement de Tel Aviv s’est rendu quatre fois en Russie voir le maître du Kremlin. Le besoin de le voir est semble-t-il incoercible, en cinq ans, on ne compte plus ses allers retours. Au cours de ces mouvements pendulaires, la configuration des échanges est très éloignée de l’arrogance assumée que le chef de l’Etat ethno-militaro-théocratique pratique à Washington, pas de standing ovation à la Douma en shuntant le chef d’Etat élu en bonne et due forme.

Israël, dérive ou destination naturelle ?

Le Premier ministre Netanyahu et le président russe Vladimir Poutine au Kremlin, le 9 mai 2018. La dernière rencontre a eu lieu le 11 juillet à Moscou (Amos Ben Gerschom / GPO)
1. FAILLITE ISRAELIENNE EN SYRIE, EXIT LE PROJET DU GRAND MOYEN-ORIENT (2)

Cette impérieuse nécessité souligne ce qui s’est largement amorcé sous Obama I et II, les Usa ne sont plus les maîtres (exclusifs) du jeu dans l’Orient arabe. Au contraire de ce qui s’est déroulé en Irak où une destruction des structures politiques, sociales a été systématique et a parfait l’anéantissement économique, la Syrie a survécu au broiement programmé par les néoconservateurs sionistes. Il est vrai qu’elle a été épargnée par la malédiction pétrolière qui a frappé le pays voisin et qui en a fait la proie privilégiée de l’impérialisme anglo-saxon, fort contrarié de la nationalisation en 1972 de l’Irak Petreolem Company. La Syrie ne s’est pas engagée non plus dans l’engrenage d’une guerre ruineuse avec la République islamique d’Iran, que l’Irak a engagée pour servir de rempart à la Révolution islamique. Saddam Hussein a répondu aux vœux des pétromonarchies et de la CIA en acceptant d’être le factotum de leur habile contre-révolution. Long conflit de huit ans qui n’a valu à l’Irak que des dettes, un million de morts et un arrêt net de son développement. Cette erreur stratégique de Saddam Hussein fut suivie, selon une logique inexorable, par la première guerre du Golfe, un embargo et la seconde guerre du Golfe. Il a certes contenu le déferlement d’une vague qui pouvait emporter les régimes monarchiques arabes. Mais près de quarante ans plus tard, le pays en paie encore le prix alors que selon un paradoxe apparent, il est rentré dans la zone d’influence de l’Iran.

Les mouvements de protestation des peuples arabes, ‘printemps arabe’, qui n’ont reçu aucune manifestation de solidarité internationale digne de ce nom, ont fini par se répandre en Syrie en 2011. Au début de l’arrivée au pouvoir de Bashar Al-Assad, ophtalmologiste formé en Grande-Bretagne que rien ne destinait à cette fonction hormis le fait que son père avait transformé le régime en République héréditaire, les droits et acquis sociaux élaborés dans le cadre d’un baathisme fortement teinté de socialisme ont commencé à être détricotés dans le but de s’insérer dans le marché mondial. Pénétration d’abord timide de la finance internationale et privatisations ont transformé progressivement le paysage social du pays, provoquant un fort exode rural motivé par des années de sécheresse consécutive que n’a pas endigué un système engagé dans le laisser-faire néolibéral inspiré par la FMI agrémenté d’austérité et de gel des salaires (1). L’élite économique s’est fortement enrichie, les activités se sont développées dans les villes aux dépens de campagnes créant des factions pro-occidentales au sein du gouvernement et de l’armée, le chômage s’est accru. La contestation sociale née dans les zones principalement affectées par la dégradation du niveau de vie a été réprimée, alors qu’on a découvert après 2011 que des entrepôts d’armes et des tunnels avaient été préparés bien avant le ‘printemps arabe’. La Syrie n’était pas endettée sur le marché international et elle a conservé sa souveraineté alimentaire et pharmaceutique malgré les mesures néolibérales récentes.

Mais très vite, la rébellion a changé de nature. Les forces de l’ordre ont affaire à des ripostes armées voire à des provocations par des groupes paramilitaires. Dès fin 2011, un arsenal sophistiqué est disséminé parmi des ‘rebelles’ qui disposent de missiles antichars français de dernière génération capables de transpercer des blindages conséquents des véhicules de l’armée syrienne. Le complexe militaro-industriel étasunien à l’œuvre a transféré dans l’Orient arabe le savoir-faire accumulé en Amérique latine. Les escadrons de la mort ont été peinturlurés d’un verni islamiste. Les mercenaires, payés au-delà du salaire moyen dans la région, affluent, la motivation islamiste élargit le spectre des recrues puisées d’abord dans les prisons des pétromonarchies. Elles viennent bientôt y compris des quartiers déshérités des pays européens qui n’ont pas su ni voulu intégrer correctement dans un système éducatif universel les enfants de la classe ouvrière qu’ils avaient importée dans les années d’expansion industrielle. Un tel laisser faire des gouvernements occidentaux pourvoyeurs de candidats alqaïdistes et daechistes, surtout français et belge, manifeste qu’ils comptent régler ainsi la création d’un ennemi intérieur en déplaçant le curseur des terroristes à exporter et à rapatrier quand leur bon usage se ferait sentir. Il est frappant que l’opposition armée qui n’est qu’en partie seulement de base syrienne n’a pas de revendication sociale mais uniquement confessionnelle, cette indifférence aux questions économiques aurait dû alerter tout anti-impérialiste un tant soit peu attentif au seul clivage pertinent.

John Negroponte, homme de la CIA qui s’est hautement spécialisé dans la contre-insurrection au Honduras où il a été ambassadeur entre 1980 et 1985 pour viser le Nicaragua et l’insurrection en El Salvador, avait été le premier ambassadeur envoyé en Irak en 2004 pour écraser la résistance patriotique qui devenait de plus en plus efficace avec ses dispositifs explosifs improvisés. Il avait emmené dans ses bagages Robert Stephen Ford, parlant arabe et turc et ayant débuté le travail ‘option Salvador’ à Najaf, avant de rejoindre Bagdad en 2005 et parfaire la formation des escadrons de la mort irakiens qui seront responsables de la guerre interconfessionnelle shiite-sunnite et interethnique arabe-kurde.

Les supplétifs indispensables, comme en Amérique latine, furent les Israéliens opérant au sein de l’appareil militaire ‘étatique’ de l’entité sioniste ou comme anciens de cet appareil travaillant pour des sociétés privées. Dans les prisons où l’occupant a entassé en masse tout résistant potentiel, tout homme adulte entre 18 et 60 ans, les interrogatoires ‘musclés’ étaient menés par des Israéliens.

Armements, formation de militaire de la lutte contre-insurrectionnelle, assistance électronique dans le traitement des données policières, Israël est présent sur tous les fronts, au Guatemala tout d’abord. 300 conseillers israéliens dirigent des opérations coordonnées avec le commandement sud de l’armée américaine. L’aide israélienne au gouvernement guatémaltèque outrepasse ce rôle militaire, elle fournit un modèle de ‘palestinisation’ des Indiens (60% de la population) placés dans des hameaux stratégiques et de création de tension entre communautés religieuses.

El Salvador et le Costa Rica avaient déménagé leurs ambassades de Tel Aviv vers la Ville Sainte dans le début des années 1980 en échange de ventes d’armement, de lutte antiterroriste et de rééchelonnement de la dette extérieure. Au Honduras, Sharon avait emboîté le pas à Reagan en 1982 et a conclu une livraison d’armes en particulier la cession de celles saisies à l’OLP au Liban.

Les limites de l’intervention en Amérique centrale et latine imposées au Pentagone par l’opinion et le Congrès allaient favoriser l’offensive d’Israël sur ces territoires. De plus, un protocole secret permettait à des pays-tiers d’utiliser des crédits militaires étasuniens pour acheter du matériel israélien. De cette manière, les mœurs démocratiques américaines encore endolories par le syndrome vietnamien ont permis une croissance exponentielle de l’industrie de l’armement de l’entité sioniste, un boum de 340% entre 1978 et 1980. Cette transformation d’Israël en agent de la CIA l’a dès lors classé comme cinquième marchand d’armes au monde, lesquelles ventes lui assurent 40% de ses revenus.

L’ancien collaborateur de J. Negroponte, Robert Stephen Ford, a été nommé ambassadeur à Damas en 2010 juste deux mois avant ‘l’insurrection’, après un crochet par Alger de deux ans en 2006 et un retour à Bagdad en 2008 pour parfaire la continuité de l’option ‘Salvador’ irakienne. Les atrocités commises en Syrie par les groupes terroristes encore appelés à cette époque « révolutionnaires » par les médias occidentaux et pétro-monarchiques, révélées par Der Spiegel dès mars 2012, sont tout à fait superposables à celles commises en Irak par les escadrons soutenus par les Usa. L’Armée Syrienne Libre, présentée comme résultant de défections massives de l’armée gouvernementale, n’a jamais été qu’un réseau informel d’unités paramilitaires diverses recevant leurs subsides d’entités multiples nationales ou non, des compagnies privées ont été impliquées dans leur formation et leur assistance, mais obéissant toutes à la consigne majeure de la destruction de l’Etat-nation syrien.

Tout ce beau développement, translation homothétique de l’option Salvador en plein cœur de l’Orient arabe, s’est confronté à un double antagonisme.

Le peuple syrien dans sa majorité s’est rangé, malgré des hésitations dans les milieux marginalisés et la défection de quelques hauts fonctionnaires liés aux intérêts occidentaux, du côté du gouvernement de Bashar Al Assad, il ne se reconnaissait pas dans ces tueurs formidablement équipés et manifestement venus d’ailleurs pour une très grande partie. Les énormes manifestations en sa faveur en témoignent, aucune baïonnette ne peut y contraindre en période de guerre ‘civile’. Par ailleurs, nombre d’observateurs de la Ligue arabe dans le cadre d’une mission dirigée par un général soudanais et dépêchés fin décembre 2011 dans une tentative de dénouer la crise, mais non appointés par les pétromonarchies, ont rapporté que le conflit était d’une autre nature qu’une répression exercée par un régime autoritaire sur un peuple révolté. Dès fin 2011, il devenait évident qu’il s’était internationalisé avec participation de plusieurs parties.

L’accueil des réfugiés irakiens après 2003, entre 1,2 et 1,5 millions sur les deux millions qui ont quitté leur pays, a bouleversé l’équilibre socio-économique de la Syrie qui a dû développer des stratégies pour s’adapter à un accroissement brutal de 10% de sa population. L’arrivée sans restriction ni visa jusqu’en 2007 dans les principales villes, Damas, Alep et Homs de ces réfugiés a enseigné au peuple syrien ce qui peut advenir de lui en cas de désintégration de l’Etat-nation tel qu’il s’est construit depuis la division de cette région par les deux puissances impériales au lendemain du dépeçage de l’Empire ottoman. Le chaos est le seul statut garanti par les interventions ‘libératrices’ occidentales. Cette absorption brutale a créé par ailleurs une hausse importante dans l’immobilier, instabilité des prix qui a été une source de mécontentement urbain. La Syrie avait déjà reçu en 2006 un afflux brutal mais transitoire de réfugiés libanais, quelques centaines de milliers lors de l’attaque israélienne visant le Liban. Bashar Al Assad avait prononcé après la fin de l’agression israélienne un discours fleuve, comme plus aucun chef d’Etat arabe ne sait plus en faire, vibrant d’hommages pour la victoire du Hezbollah…. Mais son sort est scellé bien avant.

Le second antagonisme résulte de la leçon administrée à la Chine et la Russie par l’Otan en Libye. La résolution 1789 de l’ONU a été transformée par l’Alliance atlantique en permis de renverser le régime, d’assassiner le chef de l’Etat et d’installer une instabilité qui allait se répercuter sur toute l’Afrique sub-sahélienne. La Syrie n’a jamais renié son alliance avec l’URSS puis la Russie de Poutine au point d’avoir refusé l’offre du passage du gazoduc des pétromonarchies par son territoire pour choisir celui prôné par Gazprom et qui devait aussi acheminer pour l’exportation le gaz iranien. Tartous est le seul débouché en Méditerranée pour la flotte russe. Les vetos russe et chinois au Conseil de Sécurité de l’ONU contre les résolutions occidentales à l’encontre de la Syrie ont été systématiques. L’intervention militaire directe de la Russie en Syrie à l’automne 2015, sur la demande de Assad et alors que la pression militaire des groupes armés par l’étranger menaçait tout le pays, a brisé net les efforts de l’Otan payés par les pétromonarchies et épaulés par une Turquie, base arrière des groupes terroristes et bientôt canal pour l’exportation du pétrole volé en Irak et en Syrie par des takfiristes.

Aujourd’hui, l’entité sioniste est contrainte de composer avec la résilience de l’Etat syrien qui a retrouvé le contrôle de plus de 90% de son territoire. Elle ne plaide plus pour que Daesh ou An Nosra/Al Qaïda, qu’elle renseigne, dont elle forme les cadres et soigne les blessés, se substitue au gouvernement actuel syrien. Les bombardements israéliens récurrents en faveur des groupes terroristes n’ont pas réussi à freiner l’avancée des troupes syriennes. La coalition du ‘regime-change’ en Syrie est en train d’exfiltrer activement l’équipe des Casques Blancs, affiliés à la section Jabha Al Nosra d’Al Qaïda, environ mille personnes et leurs familles, cette décision a été prise en marge du dernier sommet de l’OTAN, c’est dire que le sud de la Syrie est perdu pour leur cause.

La centaine de raids aériens menés ces cinq dernières années par les avions de combat dernier cri contre des objectifs syriens n’ont eu aucun impact matériel ni moral sur une armée syrienne qui ne cesse de se battre sur plusieurs dizaines de fronts contre les forces de l’OTAN élargie. L’ancien Chef d’Etat-major israélien prétend qu’il s’agissait à chaque fois de frappes sur des convois d’armes acheminés depuis l’Iran vers le Hezbollah. En réalité, l’objectif majeur de ces escapades aériennes est à destination interne, il faut rassurer les colons de la capacité réactive de la puissance occupante.

Les échanges impérieux, de vive voix, du chef de gouvernement de Tel Aviv avec Poutine ne portaient pas sur de banals partages d’informations pour éviter un conflit aérien au-dessus du ciel syrien. Netanyahu s’est rendu comme émissaire des pétro-monarques, il se fait fort d’obtenir la levée des sanctions économiques occidentales contre le lâchage de la Syrie. Il a essayé d’obtenir que la Russie fasse pression sur l’Iran pour qu’il retire ses forces armées de Syrie. Le compromis obtenu a été qu’une zone limitrophe de quelques dizaines de km soit interdite au Hezbollah et à l’Iran et en échange, l’armée syrienne pourra prendre le contrôle de toute la région adjacente au Golan.

La Syrie n’a pas disparu, les mangeurs d’organes ne l’ont pas dépecée et l’Iran est définitivement apprécié comme un acteur incontournable dans le Moyen-Orient arabe, en Syrie comme en Irak.

2. FAILLITE MORALE D’ISRAEL

Un soldat filmé en train de tirer à bout portant une balle sur un Palestinien blessé inerte et à terre, ne présentant à l’évidence aucun danger. La séquence est vite devenue virale et a été vue plusieurs millions de fois sur les réseaux sociaux. Il a été jugé et condamné à 18 mois de prison. L’assassin Elor Azria, français et conscrit dans l’armée d’occupation, a vu sa peine réduite de 4 mois quelques mois plus tard.

Ce n’est pas la première fois que l’armée sioniste exécute froidement des Palestiniens, mais l’ampleur internationale donnée à cette séquence filmée et largement relayée n’a pu être contrecarrée efficacement par les organes de propagande israéliens. L’affaire Mohamed Durah, le jeune garçon de 12 ans tué par un sniper israélien en 2000 a duré plusieurs années. Le film de Charles Enderlin qui avait saisi par hasard la scène a été contesté par les officines sionistes en France qui y ont vu un montage et un faux. Ce type d’arrogance, la chutzpah, capable de transformer le vrai-vrai en vrai-faux, finit par s’éroder et la confiance jusque là absolue du pays dans son armée s’en trouve ébranlée.

La « Grande Muette » a été la cible d’opposants à Netanyahu et du même parti que lui -plus à droite encore et peut-être plus corrompus- en 2016 en demandant la création d’une commission d’enquête sur l’agression de 2014 contre Gaza. C’était une première car l’armée et ses agissements sont une question taboue dans un Etat où elle est son seul ciment. Oren Hazan, député à la Knesset et ancien tenancier de casinos et de bordels en Bulgarie qu’il a fuie pour ne pas payer ses dettes, et Yossef Shapira, contrôleur d’Etat, ont accusé les autorités militaires de n’avoir fixé aucun objectif politique ou militaire avant de déclencher les hostilités. L’opération ‘Bordure protectrice’ avait fait 74 morts côté agresseur israélien, dont 68 soldats, et 2.251 morts du côté palestinien selon l’ONU. Le quorum nécessaire pour déclencher l’enquête n’a pu être obtenu, Hazan a été évincé de la commission de contrôle de l’Etat à la Knesset.

La campagne BDS ne cesse de faire des émules dans le monde

Le refus de l’actrice israélienne Natalie Portman de recevoir des mains de Netanyahu le Prix Genesis assorti million de dollars qui récompense sa façon exceptionnelle de représenter les valeurs juives illustre l’engagement de plus en plus fréquent de juifs israéliens contre les exactions insupportables de l’Etat militaro-théocratique à l’encontre du peuple de Palestine. Le courage politique d’une artiste de cette renommée aura la vertu d’être contagieux. Vanessa Paradis et plus de cent artistes, déjà en 2011, avaient refusé de se produire sur les scènes israéliennes. L’annulation du match amical Argentine-Israël lors des prémisses du Mondial de football fera aussi sans doute date car de portée considérable compte tenu du très large public adepte de ce sport et de son spectacle dans le monde.

L’internationale socialiste, forte de ses 140 partis avec 35 participants dans des gouvernements, a appelé lors de la réunion de son Conseil aux Nations Unies à Genève les 26-27 juin à un embargo total de toute forme de coopération militaire et de commerce d’armes avec l’entité occupante. Les intimidations lancées par l’Etat hébreu -chantage récurrent à l’antisémitisme en cas de réprobation de la colonisation continue de ce qui reste de lambeau territorial aux Palestiniens- et soutien au ‘terrorisme du Hamas’ n’ont plus aucune prise. La cheffe de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, répond fermement et sur un ton courroucé aux accusations du ministre israélien des Affaires stratégiques et de la Sécurité publique qu’il n’y a pas lieu de confondre incitation au terrorisme et la question du boycott.

Etat de corruption endémique

La corruption dans l’entité sioniste est un état endémique et lui est constitutive. Elle a évolué avec le temps. La loi israélienne qui permet d’accueillir tout juif accusé de malversation dans son pays d’origine a créé les conditions pour légitimer une situation de non droit dans le domaine de la lutte contre la corruption, en parallèle avec les multiples violations du droit international. Ces vingt-cinq dernières années, aucun premier ministre n’a échappé à la règle d’avoir été compromis dans des affaires de concussions, et seul Ehoud Olmert a écopé d’un emprisonnement. De limitée à des scandales qui impliquaient que des responsables reçoivent des pots de vin pour trafic d’influence, elle revêt désormais une dimension mafieuse avec détournements de fonds public d’une ampleur considérable. Les dirigeants sionistes se répartissent les deniers publics comme un butin réparti entre membres d’une mafia. L’achat des sous-marins allemands à Thyssen Krupp, d’un coût de plusieurs milliards de dollars et inutiles, a été l’occasion pour un cercle restreint autour de Netanyahu de récupérer des rétro-commissions considérables et de les transférer vers des comptes privés et secrets. On a même vu un ancien ministre israélien véreux devenir agent des services secrets iraniens, le vernis sioniste est en train de craquer !

Le plus significatif est l’accoutumance du public israélien à cette faillite morale. Bien que convaincu de la corruption de son actuel dirigeant, il se déclare prêt à voter pour lui. Il n’y a pas lieu de s’en étonner puisque l’acte premier de la fondation d’Israël est basé sur le vol des terres de Palestine et sur le mensonge répété aux candidats du partage de cette rapine de l’existence d’ « une terre sans peuple pour un peuple sans terre ».

Contrairement à l’oubli escompté des réfugiés palestiniens de leur dépossession par les ’pionniers’ de la plus vaste escroquerie de l’histoire, les millions de Palestiniens et leurs descendants spoliés et chassés réclament avec force leur droit au retour. Les manifestations pour ce droit tous les vendredis à Gaza depuis le mois de mars ne s’essoufflent pas malgré la multiplication des martyrs, tirés comme des lapins par des snippers sionistes abrités lâchement derrière des hauteurs artificielles.

3. AFFINITES ET AMITIES PROFONDES
L’immoralité crasseuse de cet Etat artefact se répand et s’incruste où elle peut.

Hongrie
Les relations privilégiées entre la Hongrie de Viktor Orban et Netanyahu en est l’un des aspects. Les deux compères se rendent des visites mutuelles pour consacrer une amitié en principe apparemment paradoxale. La dernière campagne électorale qui a porté pour la troisième fois au pouvoir le très rusé chef du parti Fidesz-Union des Jeunes démocrates en avril dernier avait sans nul doute des relents antisémites. A cette occasion, des portraits ambigus de Georges Soros ont été placardés pour dénoncer les activités des ONG financées par le juif hongrois qui encouragent l’immigration clandestine et compromettent la nature chrétienne de sa population. Netanyahu passe sous silence l’admiration ouvertement professée par Orban pour Miklos Horthy, amiral régent de la Hongrie lors de la Seconde Guerre mondialisée, antisémite et partenaire militaire notoire des nazis qui a toléré le développement d’un mouvement fasciste qui allait organiser la déportation des centaines de milliers de juifs hongrois après son coup d’Etat organisé par l’armée allemande. Le paradoxe n’est bien sûr qu’apparent car un même fond d’islamophobie les anime et l’antisémitisme peut se conjuguer harmonieusement avec le philo-sionisme, comme le prouve le mouvement des chrétiens sionistes aux USA par exemple. Au delà de cette passion commune qui leur fait assimiler selon la nouvelle norme internationale édictée depuis la guerre sans fin de Bush assimilant Islam et terrorisme, un même climat de corruption sévit en Hongrie et en Israël. Nouvellement intégrée à l’Union européenne, une fois acquis son ticket d’entrée en 1999, à savoir son entrée dans l’OTAN, elle a bénéficié des ressources du plan de cohésion européen, soit 25 milliards d’euros pour 2007-2013 et une nouvelle tranche de 5 autres milliards d’euros pour les années 2014-2020. L’indice de perception de corruptionétabli par Transparency International classe la Hongrie parmi les pays les plus corrompus en Europe. Le système Orban fonctionne sur un capitalisme de copinage dans lequel la manne européenne se retrouve dans l’escarcelle de la garde rapprochée de celui qui n’a comme programme que la peur irrationnelle d’une invasion musulmane. Pour la première fois dans l’histoire, une élection a été gagnée grâce à l’aide d’une firme privée de renseignements. Black Cube, fondée par des anciens du Mossad et rendue célèbre par son implication dans la constitution de dossiers contre les plaignantes qui ont dénoncé les agressions sexuelles de Harvey Weinstein, a été engagé par Orban. L’armée d’espions a été engagée pour piéger des membres d’ONG liées à l’Open Society Fondation pour obtenir d’eux un enregistrement qui témoigne de leur volonté d’aider les migrants. La publication quelques semaines avant les élections de la liste de 200 personnes complotant contre la Hongrie a fortement contribué au résultat du scrutin.

Ukraine
La contribution de Victoria Nuland, au travers de sa conversation et de son délicat et significatif « Fuck the EU! » avec l’ambassadeur étasunien en Ukraine, deux semaines avant le coup d’Etat du Maïdan à Kiev, restera dans les mémoires. Elle y annonçait tranquillement lequel des protégés de la CIA devait être mis en avant pour prendre le pouvoir lors du regime change programmé par les Usa, ce qui fut d’ailleurs fait. La femme de Robert Kagan, l’un des rédacteurs du PNAC (Plan pour un nouveau siècle américain) et idéologue néoconservateur sioniste les plus en vue à Washington, ne s’est pas contentée d’apporter des petits pains aux protestataires bien organisés et massés dans la place. Elle avait révélé dans une intervention à l’US-Ukraine-Fondation, crûment, le 13 décembre 2013, en amont donc du coup de force, le coût de la préparation à la ‘transition démocratique’ de l’Ukraine depuis 1991. Cinq milliards de dollars ont été investis pour rompre les liens historiques de l’Ukraine avec la Russie et en faire une dépendance étasunienne via l’Union européenne et les prêts du FMI.

Combien d’anciens soldats de l’armée d’occupation israélienne ont été enrôlés comme ‘révolutionnaires’ de la place Maïdan ? L’un d’eux confie qu’il a encadré un groupe de 40 hommes et qu’il recevait ses ordres de Svoboda, l’unité se réclamant de Bandera, un collaborateur notoire du nazisme. Un rapport établi par un comité d’universitaires et de chercheurs qui fait état de l’origine khazar, peuple d’origine mongole et tatare, des Juifs européens a été remis au chef du gouvernement sioniste. Il a été divulgué le 16 mars 2014 par Times of Israël. Moins d’un mois plus tard, un démenti de cette théorie d’une conversion en masse au judaïsme au début du Moyen-âge du royaume des Khazars a été apporté par un historien de l’université hébraïque de Tel Aviv, éteignant toute possibilité de remise en cause du droit de propriété des Juifs sur la Palestine garanti par Yahvé.

L’intérêt d’Israël pour l’Ukraine est resté vif. En avril 2016, le nouveau Premier ministre ukrainien est un juif de 38 ans qui se targue de liens très étroits avec Israël. Maire d’une petite commune à 28 ans, il a fait prévaloir ces liens pour financer l’amélioration très nette des services municipaux.

Un journaliste ‘free lance’, Joshua Cohen a publié un papier dans le Washington Post en juin 2018 discordant avec la position précédente de ce journal ainsi que celle du New York Times, mettant en garde contre la menace grandissante du néonazisme en Ukraine. Des milices d’extrême-droite défient dans une épreuve de force le gouvernement qui ferme les yeux devant leurs exactions. La presse dominante trouvait très exagérées les mises en garde de la Russie contre les bandéristes. Comme si la présence d’Israéliens dans le bataillon Azov disculpait celui-ci de ses crimes. Bataillon ayant le même symbole que la division SS Das Reich mais dont le fondateur et le financier ne fut personne d’autre que l’ancien gouverneur et oligarque aujourd’hui en disgrâce Kolomoïsky, par ailleurs leader de la communauté ultra-religieuse et ultra-sioniste loubavitch en Ukraine. Même sans soutien populaire, le chef de Secteur Droit, une coalition pour la suprématie blanche, Dmytro Yarosh a eu moins de 1% dans les élections de mai 2014, l’extrême-droite tient des positions-clé. Le porte-parole du Parlement, Andryi Parubiy est le fondateur du parti national-social d’Ukraine et Arsen Avakov lui aussi d’extrême-droite est ministre de l’Intérieur. Il est maintenant certain qu’Israël arme des groupes néo-nazis comme le bataillon Azov, intégré en tant qu’unité de la Garde nationale et sous commandement direct du ministre de l’Intérieur. Le fondateur du bataillon est entré au Parlement comme député en menaçant de le dissoudre et a promis qu’il restaurerait l’honneur de la race blanche et que la guerre n’a fait que commencer. Cette unité a été accusée par l’ONU d’avoir commis des crimes de guerres contre les séparatistes du Donbass. Elle a créé cette année une nouvelle milice encadrée par des vétérans et chargée d’organiser des pogroms. En réalité, Israël semble jouer encore le rôle de sous-traitant pour les pays de l’OTAN, en particulier des Usa et de la CIA et n’est pas gêné de
faire armer des gangs d’hitlériens avérés et se revendiquant comme tels de fusils fabriqués sous licence de Israël Weapon Industries. Dans les deux pays ‘amis’, s’est développée une curieuse activité. Des safaris de chasse à l’homme dans le Donbass sont proposés à de riches étrangers capables de payer le prix pour des sensations fortes. En Ukraine, des unités encadrent des clients pour tirer sur des civils dans le Donbass. En Israël, ce sont des expéditions punitives meurtrières contre des Palestiniens qui sont offertes, où des enfants se font exploser le crâne par des ‘rambos’ qui les visent nonchalamment depuis une meurtrière de jeep.

4. LES LIENS INDEFECTIBLES
L’axe Trump (Kushner)-Tel Aviv-Riad semble fonctionner pour l’heure. Cette triangulation doit sa solidité à un exercice d’auto-persuasion et d’intoxication réciproque et croisée, le plus grand danger qui les menace chacun est figurée par la République islamique d’Iran.

Les Musulmans sont ravis d’apprendre que leur sécurité pendant le pèlerinage rituel à la Mecque est assurée par une firme israélienne (4G). Les princes de la famille Ibn Séoud ont été délestés de sommes atteignant des centaines de milliards d’euros en échange d’une vie sauve, ils sont également heureux d’avoir compris qu’ils doivent leur racket aux conseils prodigués par Kushner à MBS. Le devenu prince héritier en faisant entorse à la loi de succession adelphique a renforcé les liens des Mukhabarat al A’ama avec les services de renseignement israélien, le Mossad et forces de renseignements militaires israéliens, AMAN, lesquels finissent par dominer en les structurant les Saudi General Intelligence Presidenc. La disparition de MBS pendant de nombreuses semaines après l’attaque du 21 avril du palais royal qui a fait au moins huit morts a donné lieu à toute sorte de spéculations et a tout l’air d’avoir été une convalescence (stress post-traumatique ?). Chez les 3.000 et quelques princes, les Yéménites nationalistes, les shiites de la province pétrolière du Hasa et une partie de l’armée patriote encore imprégnée de l’idéologie wahhabite, le feu couve.

Le Qatar subit un embargo de la coalition des pays de la Coopération du Golfe pour les liens entrepris avec l’Iran et imposés par la configuration géologique du champ gazier qui leur est commun, dénommé North Dome par le Qatar et South Pars par l’Iran. L’aisance financière gagnée au fil des années par la position de grand exportateur de GNL, énormes capacité d’extraction, 77 millions de tonnes par an depuis 2005, a permis à Doha d’entreprendre dans le domaine des médias et d’abriter une chaîne satellitaire al-Jazeera, avec une bonne pénétration dans les foyers arabes, susceptible de façonner l’opinion. Même si depuis le ‘printemps arabe’ cette confiance s’est érodée. Pour cela et d’autres velléités d’autonomie en politique étrangère et économique, le Qatar doit être puni. Au total, Doha a renforcé ses liens avec la Turquie et l’Iran, et peu lui chaut que les Séoud les séparent de leur terre ferme, bientôt des sables mouvants, par un canal, dernière folie de MBS.

Le retrait décidé par Trump de l’accord sur le nucléaire iranien signé en 2015 par le groupe UE3 + 3 (Allemagne, France, Grande-Bretagne + Etats-Unis, Chine, Russie) lui a été soufflé par Netanyahu lors de sa visite en mars 2018.

Aux prises avec une situation intérieure difficile, il venait de subir cinq heures d’interrogatoire pour son rôle dans trois dossiers compromettant et d’être inculpé pour fraudes, corruption et abus de confiances, il a lourdement pesé de l’argumentaire développé depuis au moins 1999 d’une bombe iranienne prête à exploser dans les deux ans qui suivent pour engranger un gain politique de taille.

La situation est idéale pour cette manipulation, l’ennemi extérieur que Trump a toujours désigné depuis sa campagne a été l’Iran (la Russie a été en effet mise hors champ). Il a saisi l’opportunité que les Républicains soient favorables à Israël à 79% contre seulement 27% de sympathie chez les Démocrates, selon un sondage de Pew Research Centre de janvier 2018. Pour faire capoter le deal du nucléaire iranien, Trump a engagé la même firme israélienne spécialiste de coups bas et d’espionnage crasseux, Black Cube, qui a fait gagner les élections à Viktor Orban. Sous couvert d’enquêtes journalistiques, Black Cube a essayé de montrer que Ben Rhodes et Colin Kahl, les principaux négociateurs américains, auraient retiré des profits personnels de leur mission.

L’obsession paranoïaque, enseignée comme fondement quasi-théologique dès les premières années d’apprentissage scolaire, est sans doute cohésive pour une société de migrants déracinés et acculturés, mais elle ne correspond pas aux intérêts des UE3 ni à ceux des deux « du plus 3 ». En contrepartie du gel du programme d’enrichissement de l’uranium, l’Iran allait bénéficier de la suspension des sanctions et recouvrir des avoirs confisqués aux Usa, près de 100 milliards de dollars depuis 1975. Une telle ouverture allait être profitable aux firmes européennes. La compagnie nationale chinoise du pétrole CNPC a annoncé immédiatement qu’elle prenait en charge la part que Total abandonne dans South Pars, la Russie pour sa part planifie des investissements de 50 milliards de dollars dans le pétrole et le gaz iranien. Enfin, adversaires pour adversaires, les UE3 se concertent pour ouvrir un compte dans leurs banques centrales respectives pour la Banque centrale iranienne, coupant court aux transactions transitant par le dollar. L’ambition de mettre hors circuit l’Iran aura eu comme effet direct de court-circuiter le dollar et les USA. Sans doute menée par l’Allemagne, et anticipant des décisions de Trump intempestives et assez primaires que ne fonde aucune vision stratégique et économique à moyen terme, l’Union européenne a signé un accord de libre échange avec le Japon.

En ce moment, le Président de la Chine populaire effectue un périple en Afrique, l’une des cibles privilégiées de l’investissement et de construction des infrastructures. En dehors du continent asiatique. La Chine continue de détenir des bons du Trésor américain mais depuis 2009, une fois épongée en grande part la crise financière des subprime, ses avoirs en absolu sont restés stables autour de 1.100 milliards de dollars tandis que la dette publique caracole vers des sommets stratosphériques. La Chine transfère dorénavant ses excédents dans son projet Une Route Une Ceinture (‘route de la soie’) dont l’Afrique fait partie.

Le huitième forum de coopération Chine-Etats arabes s’est tenu à Pékin début juillet. La Chine s’engage à injecter plus de 20 milliards de dollars de prêt à des pays arabes. Elle offrira 90 millions de dollars en aide humanitaire pour les pays affectés par la guerre, incluant la Syrie, le Yémen, la Jordanie et le Liban. Un consortium bancaire sino-arabe va voir le jour. Sans ingérence politique tout en affirmant vouloir respecter et faire respecter le droit international en particulier dans la question de Palestine, la Chine entend se faire une place dans l’Orient arabe. Le Mossad creuse la dette publique de l’Arabie aux mains des Séoud, la Chine peut aider à la combler.

Pendant que les USA vivent le mélodrame pathétique d’une présidence chahutée par des rumeurs - le locataire de la Maison est un agent de l’ennemi, placé là par une puissance étrangère - avec en toile de fonds la crise économique cyclique explosant tous les dix ans (1998-1999-2001, 2007-2008) et une Dette publique de 22.000 milliards de dollars pour laquelle chaque individu du système capitaliste mondialisé sous leur hégémonie travaille, l’Eurasie tente de tempérer le tangage et d’amortir au mieux les ressacs d’une économie mondiale ne tenant que par des morceaux de sparadrap usé tant les établissements financiers où se stocke, s’échange, se prête, se multiplie l’argent sont vérolés de créances plus que douteuses.

Israël, cette entité coloniale de peuplement occidentale, a été une réplique de la colonie britannique en Amérique qui a fini par se rendre indépendante.

Destin manifeste.
Enthousiasme des pionniers qui dépossèdent (et chassent) les indigènes.
Déshumaniser l’autochtone et se prévaloir d’une civilisation exceptionnelle.
Discours schizophrène sur la liberté, la démocratie pour le peuple élu et tenir enfermés dans des prisons des millions d’hommes et de femmes du peuple subalterne désignés comme terroristes.
Victime éternelle des métropoles mères.

L’original et la réplique sont en train de s’enfoncer dans le marais sociopathique de la corruption devenue insupportable par temps de récession, d’inégalité et de misère sociale grandissantes. L’Etat juif exclusivement juif décrété il y a peu est la dernière scène du dernier acte de l’aventure sioniste menée à contre-sens de l’histoire. Les bulles médiatiques se succèdent et finissent par crever inexorablement. La Russie, Poutine en tandem avec le terrorisme islamiste sont les principales attractions du grand parc à thème du capitalisme mondialisé et médiatisé.

Le rideau du spectacle indigent semble devoir bientôt s’abaisser.


1. En référence à l’article de D. Vidal : « En Israël, les trois dimensions d’une dérive fascisante », Le Grand Soir, 12 juillet 2018.
2. Voir le site du FMI —IMF Article IV Consultation Mission’s Concluding Statement, 2006




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