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Liban -

Israel utilise des bombes au phosphore, les civils subissent la peur, la mort, les blessures, la peine

Par

Jawad Najem, un chirurgien de l'hôpital, dits que les patients admis dimanche avaient des brûlures causées par des armes incendiaires au phosphore utilisées par Israel. Les Conventions de Genève interdisent l'utilisation du phosphore blanc comme arme incendiaire contre les populations civiles et dans les attaques ériennes contre les forces militaires dans des secteurs civils. Israel répond que ses armes sont conformes au droit international.

Israel utilise des bombes au phosphore, les civils subissent la peur, la mort, les blessures, la peine


Voilà ce que font les barbares israéliens au Liban.
Voir les autres photos de l'agression barbare


Des bandages sales cachait lundi le nez gonflé et ensanglanté de Zainab Jawad, 8 ans. Son bras, cassé en deux endroits, était sanglé contre sa poitrine.

Allongée sur un lit de l'hôpital Najem, Zainab garde ses yeux bruns fermés comme souvenirs du déluge de l'attaque, une partie de ses mots s'étouffent alors qu'elle se bat contre les sanglots.

La veille, les bombes israéliennes ont détruit la maison de sa famille dans le village méridional d'Ayta Chaeb. Puis les roquettes se sont abattues sur la voiture familiale alors qu'ils fuyaient;

"Je ne veux pas me souvenir, je ne veux pas essayer. Ce dont je me souviens le plus, c'est le bruit, le bruit des avions, et j'avais peur parce qu'il y en avait tellement. Je me suis endormie la nuit dernière, mais tout ce que je pouvais entendre pendant mon sommeil, c'étaient des avions."

La tante de Zainab gisait dans le lit d'à côté. Sa mère, Usra Jawad, et son frère de 4 ans, Mohamed, étaient de l'autre côté de la pièce. Les yeux de Mohamed partaient alors qu'il était dans un état de semi-conscience ; sa jambe était dans un platre jusqu'à la hanche. La jambe de sa mère était en traction, avec des vrilles d'acier dans plusieurs endroits.

La semaine précédente, trois soeurs d'Usra Jawad étaient venues dans son village pour voir la nouvelle maison de la famille. Quand le bombardement a commencé, les quatre soeurs se sont enfuies dans une voiture avec les deux enfants, espérant atteindre la maison de leurs parents au nord de Tyr.

Mais les roquettes sont tombées sur leur voiture. Deux des soeurs, deux enseignantes, ont été tuées.

"Maintenant, je n'ai plus de maison. Mes sœurs sont mortes. Dit Usra Jawad. "Je ne peux rien faire."

Jawad Najem, un chirurgien de l'hôpital, dits que les patients admis dimanche avaient des brûlures causées par des armes incendiaires au phosphore utilisées par Israël. Les Conventions de Genève interdisent l'utilisation du phosphore blanc comme arme incendiaire contre les populations civiles et dans les attaques ériennes contre les forces militaires dans des secteurs civils. Israël répond que ses armes sont conformes au droit international.

"Mahmoud Sarour, 14 ans, a été admis à l'hôpital hier et soigné pour brûlures au phosphore au visage" indique Najem. La jeune sœur d Mahmoud, Maryam, 8 mois, souffre de brûlures identiques au cou et aux mains après qu'un roquette israélienne ait frappé la voiture familiale.


Les enfants étaient avec leur père,leur mère et d'autres parents quand la voiture a été touchée par un missile israélien. Leur père est mort sur le coup.

La famille Sarour a été évacuée de Tyr vers la Chypre lundi à bord d'un ferry affrêté par l'Allemagne.

Les Sarour ont dû se rendre au port en taxi parce que la Croix Rouge libanaise a suspendu ses opérations à l'extérieur de Tyr après que des avions de combat israéliens aient fait exploser deux ambulances avec des roquettes, dit Ali Deebe, un porte-parole de la Croix Rouge à Tyr.

Dans l'incident qui s'est déroulé dimanche, une ambulance de la Croix Rouge est allée au Sud de Tyr pour rencontrer une ambulance et transférer des blessés vers l'hôpital.

"Quand nous avons des blessés à l'extérieur de la ville, nous utilisons toujours deux ambulances." Dit Deebe.

L'attaque à la roquette sur les deux véhicules a blessé six ambulanciers et trois civils - un garçon de 11 ans, une femme âgée et un homme, ajoute Deebe.

"L'une des roquettes est tombée en plein milieu de la grande croix rouge qui était peinte sur l'ambulance" dit-il. "C'est une violation flagrante de la loi humanitaire, du droit international. Nous sommes neutres, et nous ne devrions pas être visés."

Kassem Shalan, un des ambulanciers, a indiqué à l'AP que neuf personnes ont été blessés. "Nous transférions les blessés dans notre véhicule et quelque chose est tombé, et je me suis laissé tomber au sol." Dit-il.

Une vidéo amateur fournie par un ambulancier a confirmé le témoignage des dégats aux véhicules de Deebe, montrant un gros trou et plusieurs plus petits dans le toit d'une ambulance et un gros trou dans le toit de la seconde. Les deux ont été détruites.

L'armée israélienne a insiqué qu'elle enquêtait sur l'incident.

Les roquettes israéliennes sont tombées autour de l'hôpital Najem presque en permanence depuis deux semaines, indique le chef infirmier Inaya Haydar. "Je ne dors presque pas la nuit, parfois deux heures ; parfois je ne dors pas du tout."

Six membres de la famille Haydar ont été tués il y a trois jours à Srifa, son village natal au sud-est de Tyr.

Avant le début de l'attaque israélienne qui a commencé le 12 juillet en réponse à la capture de deux soldats israéliens par des militants du Hezbollah, Haydar passait 30 minutes par jour dans son village. Depuis que les bombardements ont commencé, elle n'a pas quitté l'hôpital.

Les parents et la plus jeune soeur de Haydar se sont enfuis dans les montagnes au nord de Tyr. Son fiancé, un Libanais qui étudie la technologie en Suède, veut que Haydar parte, elle aussi.

"Il m'a appelée à minuit la nuit dernière et m'a dit : "Pars s'il te plait et viens en Suède". Mais je ne peux pas. Si je pars… alors qui va rester ici dans l'hôpital pour aider les gens et notre pays. Je suis libanaise, c'est mon pays. J'aime mon pays. Je dois rester."

Elle montre une autre pièce de l'hôpital comme explication. À l'intérieur, il y a un enfant d'un jour sous un incubateur. Le bébé est né à Tibnin, au Sud de Tyr ; sa mère est restée à la maison parce qu'elle était trop malade pour voyager après une césarienne.

"Il avait deux heures quand il est arrivé et il était tellement malade." Dit Haydart. "Ils ont dû l'amener ici rapidement. Si nous n'étions pas là, qui l'aiderait ? »

Source : http://www.truthout.org/

Traduction : MG pour ISM

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