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Israël -

L'IDF nie avoir utilisé des ogives à base d'uranium dans la guerre du Liban

Par

Israel n'a pas utilisé d'ogives à base d'uranium pendant la guerre du Liban, a déclaré samedi le bureau du porte-parole de l'armée. L'annonce a été faite en réponse à un reportage publié samedi sur le site internet du quotidien Britannique, The Independent.
Le journal a annoncé que des études effectuées par une association affiliée à l’Union Européenne suggèrent que l'armée de l'Air israélienne a utilisé des missiles expérimentaux à base d'uranium contre des cibles du Hezbollah au Liban.

L'IDF nie avoir utilisé des ogives à base d'uranium dans la guerre du Liban


Photo diffusée par la Rai24news : un Palestinien de Gaza victime de la nouvelle arme utilisée par les Israéliens à Gaza.
Voir les autres photos diffusées par la Rai24news - ATTENTION, elles sont très dures

Le porte-parole du Ministère des Affaires Etrangères, Mark Regev, a déclaré samedi que "toutes les armes et les munitions que nous utilisons sont légales et conformes au droit international."


Boutros al-Harb, le directeur du Programme pour l'Environnement des Nations Unies pour l'Asie et le Moyen-Orient a déclaré samedi que son organisation ne pouvait pas confirmer ou démentir le rapport.

"Si de l'uranium a été utilisé, nous le trouverons et nous l'annoncerons." a-t'il dit. "Pour l'instant, nous ne pouvons rien confirmer mais nous attendrons les résultats."

Vingt experts de l'organisation ont examiné ces dernières semaines les effets sur l'environnement de la guerre du Liban, et ils publieront leurs résultats en mi-décembre, a déclaré Al-Harb.

Selon le secrétaire scientifique Britannique du Comité Européen sur les Risques de Radiation, le Docteur Chris Busby, des tests effectués sur la terre provenant de cratères créés par l’impact des missiles israéliens, ont montré des "signes de radiation élevés".

Le rapport de Busby a conclu que ces résultats pouvaient être causés soit par des bombes conventionnelles anti-bunker utilisant de l’uranium enrichi, soit par une nouvelle sorte d’arme comportant "un nouveau petit système expérimental à fission nucléaire soit par une autre arme expérimentale (par exemple une arme thermobarique) basée sur la température élevée d'un flash d’oxydation d’uranium.

Un reportage d'une télévision italienne diffusé la semaine dernière faisait une affirmation similaire, soulevant la possibilité qu’Israël ait utilisé ces derniers mois une arme dans la Bande de Gaza, qui cause des blessures physiques particulièrement graves, telles que des membres amputés et de graves brûlures.

Le rapport affirmait que l’arme est identique à celle développée par l'armée américaine, connue sous le nom de DIME, qui cause une puissante explosion mortelle, mais seulement dans un rayon relativement petit.

Le reportage italien est basé sur des témoignages de médecins dans la Bande de Gaza ainsi que sur des tests effectués dans un laboratoire italien.

L’équipe d’enquêteurs est la même que celle qui avait révélé, il y a plusieurs mois, l’utilisation par l'armée américaine en Irak de bombes au phosphore contre les rebelles irakiens à Faluja.

Le général à la retraite de de l’armée de l’air israélienne, Yitzhak Ben-Israël, qui était responsable du programme de développement des armes de l’IDF, a déclaré aux reporters italiens que l’une des "idées (pour l'arme) est de permettre de frapper ceux qui sont visés sans blesser les passants et les autres personnes".

L’enquête de la Rai24news fait suite aux déclarations de blessures d'une gravité inexpliquée par des médecins basés à Gaza. Les médecins ont fait état d'un nombre exceptionnellement élevé de blessés qui ont perdu une jambe, de corps totalement brûlés et de blessures sans de fragments de métal. Certains médecins affirment également qu’ils ont extrait des particules des blessures qu'on ne peut pas voir au Rayon X.

Selon ceux qui ont témoigné, les blessés ont été touchés par des munitions tirées depuis des drones, la plupart en juillet.

Le Dr Habas al-Wahid, responsable des services d'urgences à l’hôpital Shuhada al-Aqsa à Deir el-Balaha a déclaré aux reporters que les jambes des blessés étaient coupées de leurs corps "comme si une scie avait été utilisée pour couper l’os". Il y avait des signes de chaleur et des brûlures près du point d’amputation, mais aucune indication que le démembrement ait été causé par des fragments de métal.

Le Dr Juma Saka, de l’hôpital Shifa à Gaza City a déclaré que les médecins avaient trouvé des blessures avec un petit point d’entrée sur les corps des blessés et des morts. Selon Saka, une poudre a été trouvée sur le corps des victimes et dans leurs organes internes.

"La poudre était comme un fragment microscopique, et c’est probablement ce qui a causé les blessures", a ajouté Saka.

L’équipe d’enquêteurs italiens a soulevé la possibilité que l’IDF utilise une arme semblable au DIME - Dense Inert Metal Explosive (Explosif à Métal Dense et Inerte) - développée par les militaires américains. D’après le site officiel d’un laboratoire de l’armée de l’air américaine, c’est une arme "à léthalité focalisée" qui a pour but de détruire la cible avec précision tout en causant le minimum de dégâts à ce qui est autour.

Selon le site, le projectile comprend une enveloppe en fibre de carbone remplie de poudre de tungstène et d'explosifs. Dans l'explosion, les particules de tungstène - un métal capable de conduire de très fortes températures – se répandent sur un rayon de quatre mètres et entrainent la mort.

Selon le site internet Defense-Tech basé aux États-Unis, "le résultat est une explosion incroyablement destructrice sur un petit secteur" et "la puissance destructrice du mélange endommage bien plus qu'un explosif pur." Il ajoute que "l'impact du micro-shrapnel semble causer un effet semblable à une onde de choc mais en plus puissant."

L'arme est censée être toujours en phase expérimentale et ne pas être utilisée sur le champ de bataille.

Les journalistes italiens ont envoyé des échantillons des particules trouvées sur les blessures des victimes dans la bande de Gaza à un laboratoire à l'Université de Parme.

Le Dr. Carmela Vaccaio a déclaré qu'en analysant les échantillons, elle avait trouvé "une très forte concentration de carbone et la présence de matériaux peu communs", comme le cuivre, l'aluminium et le tungstène. Le Dr. Vaccaio a déclaré que ces résultats "pourraient être en conformité avec l'hypothèse que l'arme en question est le DIME."

Au sujet du DIME, Ben-Israël a déclaré aux journalistes italiens : "C'est une technologie qui permet de frapper de très petites cibles."

Le reportage indique que l'arme n'est pas interdite par le droit international, d'autant plus qu'elle n'a pas été officiellement testée.

On pense que l'arme est fortement cancérogène et nocive pour l'environnement.

L'organisation non-gouvernementale, Médecins pour les Droits de l'Homme, a écrit au ministre de la Défense, Amir Peretz, en lui demandant des explications au sujet des blessures mentionnées ci-dessus des Palestiniens. Amos Gilad, un conseiller du ministre, est censé rencontrer le groupe sur le sujet dans un avenir proche.


Lire le précédent reportage sur le sujet de Meron Rappaport : "Israël a utilisé un nouveau prototype d'arme dans la Bande de Gaza"

Regarder l'émission de la Rai24news en Italien – durée : 16mn07s

Voir les autres photos diffusées par la Rai24news

Source : http://www.haaretz.com/

Traduction : MG pour ISM

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