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Palestine - ISM France

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Hébron -

L'oppression israélienne à Hébron – une histoire de ségrégation, de déplacements forcés et de terreur (2/3)

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Après le massacre de 1994, Israël a imposé un couvre-feu aux habitants d'Hébron, restreint leur libre circulation, mais les conditions sont devenues encore pire après septembre 2000. D'abord, le couvre-feu a été imposé sur tout H-2 et sur certains quartiers du centre, avec l'impossibilité pour les Palestiniens de quitter leurs maisons pendant trois mois, sauf quelques heures par semaine pour acheter la nourriture et autres produits de première nécessité. A l'époque, H-1 a été également affecté, mais jamais les colons d'Hébron.

L'oppression israélienne à Hébron – une histoire de ségrégation, de déplacements forcés et de terreur (2/3)

Restrictions sur la mobilité palestinienne et fermeture des entreprises

Dans les trois premières années de l'Intifada, les habitants d'H-2 ont été sous couvre-feu pendant plus de 377 jours, dont une période non-stop de 182 jours avec des petites interruptions pour le ravitaillement. De plus, pendant plus de 500 jours, H-2 a été sous des couvre-feux qui ont duré de quelques heures à des jours entiers. Avec les autres restrictions citées plus haut, ils ont rendu la vie insupportable, et c'était bien ça le but. Les Israéliens ont prétendu que ces mesures dures étaient instituées pour permettre aux colons juifs de mener leurs vies quotidiennes en toute sécurité. En fait, ce furent des punitions collectives imposées de façon arbitraire ou pour des raisons sans lien avec la sécurité.

Les conséquences ont été terribles – perte d'emploi, alimentation insuffisante, pauvreté croissante, tensions familiales dues au confinement prolongé, dommages graves aux systèmes de l'enseignement, de la santé et de l'aide sociale, et un exode de masse loin des zones proches des colonies, d'où pertes des maisons et des commerces.

L'épreuve a été cruciale pour les habitants du Centre Ville ayant besoin de traitement médical. Ils ne pouvaient pas l'obtenir parce que le couvre-feu le rendait inaccessible. En conséquence, les cliniques et centres médicaux ont fermé et les habitants ne pouvaient se rendre dans leurs nouvelles implantations. Les plus touchés furent les malades, les femmes enceintes et les personnes âgées, et tout ceux qui avaient besoin de soins d'urgence. Ils ont été coincés et souvent gravement touchés. Même en cas de besoin vital, quiconque sortait de chez lui pendant le couvre-feu, pour n'importe quelle raison, risquait de prendre une balle parce que les FID avaient la consigne de leur tirer dessus en toute impunité.

L'Association pour les Droits Civils est intervenue auprès de la Haute Cour de Justice israélienne pour mettre fin aux couvre-feux en janvier 2003, arguant que la pratique était illégale et qu'elle causait des dommages graves lorsqu'elle était en place pendant des périodes longues. La Cour a rejeté l'appel le 9 juillet 2003 mais a convenu que la mesure était drastique et que les commandants militaires devraient réfléchir avant de l'imposer. C'est arrivé en 2004, lorsque les FID ont mis fin à la pratique pendant de longues périodes, mais le mal était fait. Beaucoup de Palestiniens étaient partis. En 2004 et 2005, H-2 et H-1 furent sous couvre-feu pendant un seul jour à la fois, et en 2006, le couvre-feu n'a plus été utilisé régulièrement.

En 1994 et après septembre 2000, un imposant réseau de 101 checkpoints tenus par les soldats et de barrages ont renforcé les restrictions de mouvement sur H-2. Ils empêchent les Palestiniens de H-1 d'entrer dans H-2 en voiture et restreignent la circulation des piétons. Même pour regagner leurs maisons, les habitants de l'autre côté du checkpoint doivent s'inscrire auprès des FID. Leurs déplacements sont considérablement ralentis, et de temps en temps, ils sont obligés de rester à l'extérieur, de toutes façons.

Les services d'urgence et de secours sont eux aussi entravés puisque les ambulances ne peuvent pas entrer à H-2, à moins que des arrangements soient faits à l'avance avec les autorités israéliennes. Lorsque le besoin surgit, il n'y a pas assez de temps, alors les gens, s'ils le peuvent, vont à pied rejoindre les zones où les voitures sont autorisées. Les véhicules de la municipalité d'Hébron sont eux aussi interdits d'accès au Centre Ville sans accord préalable, la maintenance de l'électricité, du téléphone, de l'eau ou des égouts est donc impossible, et les familles peuvent rester pendant des jours sans ces services essentiels. Le même problème affecte les écoles, et trois d'entre elles, sur la Rue Shuhada, ont perdu un grand nombre de leurs élèves à cause des restrictions de circulation, des checkpoints et autres harcèlements.

La plupart du temps pendant l'Intifada, les restrictions furent verbales, et non par ordonnances officielles, et souvent reliées à des questions de sécurité. Ce ne fut que récemment, en 2005, que le commandement militaire a émis des ordres formels pour "des espaces protégés" suite à la pétition à la Haute Cour de Justice.

Mais cela n'a eu pratiquement aucun effet puisque les FID maintiennent des restrictions strictes sur le Centre Ville, même si elles ne sont pas couvertes par des instructions officielles, et reconnaît que la pratique outrepasse son pouvoir. Les habitants dont les droits sont bafoués sont impuissants pour protester ou obtenir gain de cause.

C'est parce que les colons ont le pouvoir, et, comme l'a admis un officier supérieur de l'armée, "les commandants militaires sont des outils entre leurs mains." Après le début de l'Intifada, les chefs des colonies d'Hébron ont fait passer leurs demandes aux FID, dont la fermeture des rues aux piétons palestiniens et au trafic de leurs véhicules. L'armée a accepté "de judaïser" le centre d'Hébron et de le "débarrasser des Arabes".

Les restrictions imposées aux habitants les empêchent également de réintégrer les maisons qu'ils ont laissées, et les requêtes en réparation auprès de la Haute Cour ont été rejetées parce qu'Israël soutient que la sécurité nécessite la séparation. Cela signifie que la libre circulation des Palestiniens est compromise et que les vies des gens sont détruites pour satisfaire les exigences scandaleuses des colons.

Le commerce palestinien dans le Centre Ville a lui aussi été touché. Le quartier de la Casbah s'était développé jusqu'à devenir le district marchand le plus important de Cisjordanie . Aujourd'hui, la plupart des magasins sont fermés – dans certains cas sur directive des FID mais surtout par interdiction de liberté de circulation, les clients ne peuvent s'y rendre, et en conséquence les propriétaires des boutiques ont perdu leurs moyens d'existence. Ils ont simplement fermé et sont partis, et dans certains cas, il leur a été interdit d'emporter leurs stocks de marchandises avec eux. Ils ont tout perdu.

La Vieille Ville toute entière a été touchée, avec 1.829 (76,6% du total) commerces palestiniens bouclés. Depuis septembre 2000, début du Deuxième Intifada, 1.141 ont fermé (62,4% du total ci-dessus), dont 440 par ordre des FID. Les propriétaires des magasins qui ont essayé de récupérer leurs magasins et de les rouvrir n'ont pu le faire à cause des restrictions de libre circulation, trop dures et sans précédent.

Les choses ont empiré, et sont restées dans cet état. Les FID protègent les colons israéliens qui attaquent les Palestiniens en toute liberté et impunité. Les attaques incluent des agressions physiques, des bastonnades (souvent à la matraque), des jets de pierre et de bouteilles vides et des projections d'ordures ménagères, de sable, d'eau et de chlore. Les colons pillent aussi les magasins palestiniens, et les vandalisent, ainsi que les autres biens des propriétaires.

Des meurtres surviennent également ainsi que des tentatives d'écraser les gens en voiture, les arbres fruitiers sont sciés, les puits empoisonnés, les maisons fracturées et des liquides brûlants jetés à la figure des Palestiniens. Les FID sont positionnées partout dans le secteur. Ils sont témoins des actes des colons et ne font rien pour y mettre un terme.

Les soldats eux aussi se livrent à des actes violents, ainsi que la police. De plus, ils lancent des fouilles de maison arbitraires à n'importe quelles heures du jour et de la nuit, saisissent les maisons, harcèlent, détiennent au hasard, pratiquent des fouilles et des traitements humiliants. Ces actes violent la loi internationale et la loi administrative et constitutionnelle israélienne. Ils persistent néanmoins.

L'étude B'Tselem-ACRI liste les événements principaux depuis le massacre de la Tombe des Patriarches en 1994 :

- après qu'il ait eu lieu en 1994, la rue principale du Centre Ville, la rue Shuhada, a été fermée aux véhicules palestiniens, depuis la Place Gross jusqu'à la colonie Beit Hadassah, les magasins palestiniens ont reçu l'interdiction d'ouvrir ;

- après le Protocole d'Hébron de 1997, la rue Shuhada a rouvert aux véhicules palestiniens mais les boutiques sont restées fermées ;

- en 1998, la rue Shuhada a été à nouveau fermée aux véhicules palestiniens ;

- après septembre 2000, un couvre-feu continu de trois mois a été imposé aux habitants palestiniens ; la rue Shuhada a été bouclée aux véhicules palestiniens, ainsi que les rues menant aux colonies ;

- en 2001, la rue Shuhada a été fermée aux piétons palestiniens, à de rares exceptions ; d'autres parties de la Vieille Ville ont également été fermées à la circulation palestinienne ; les colons ont détruit un marché improvisé et l'armée a interdit sa réouverture ; plus de 100 magasins de la rue Shuhada ont été fermés ; neuf familles israéliennes ont squatté le marché de gros couvert, et les FID n'ont rien fait pour les déloger ;

- en 2002, pendant les opérations Bouclier Défensif et Route Déterminée, un couvre-feu presque continu de 240 jours a été imposé et d'autres parties du Centre Ville ont été fermées aux véhicules et aux piétons palestiniens ; des checkpoints et des obstructions physiques ont été installés pour harceler et empêcher la libre circulation ;

- en 2003, les interdictions d'exploitation du complexe commerçant de la rue Sahla ont été annulées sauf pour ceux qui étaient situés près de la colonie Beit Haddash ;

- en 2004, une partie de la Rue Sahla fut rouverte aux piétons palestiniens ;

- en 2006, neuf familles israéliennes de squatteur ont quitté le marché de gros couvert ; elles sont revenues quelques mois plus tard ; les FID n'ont fait aucune tentative pour les déloger, et

- en 2007, la section occidentale du complexe Shalaha H-2 a été ouverte aux véhicules palestiniens.

Ces mesures terribles ont eu de graves effets sur les habitants, le chômage et la pauvreté ont augmenté en flèche. En 2002, le Comité International de la Croix Rouge a réagi avec un programme de distribution de nourriture pour 2.000 foyers, qui est passé à 2.500 familles en 2004. En 2005, le Ministère palestinien de l'Economie Nationale rapportait que le revenu moyen d'un foyer palestinien à H-2 n'était que de 100 €.

Le chiffre est vraisemblablement inférieur aujourd'hui, mais à Gaza sous siège, il est encore plus bas. Le chômage est aux environs de 80%, les données de la Banque Mondiale montrent que 80% des familles de Gaza vivent avec moins de 51€ par mois, c'est beaucoup trop peu pour survivre, et avant la crise actuelle, 85% de la population des Territoires comptaient principalement sur l'aide humanitaire pour survivre. Cela peut être maintenant le cas de chacun, avec les coupures de fuel et d'électricité, le renforcement des fermetures de frontières, les conditions devenant désespérées, et la Croix Rouge Internationale alertant sur une crise qui menace 1,5 millions de personnes.

Le refus de protéger les Palestiniens et leurs biens contre les colons violents

Depuis que les premières colonies ont été installées dans le Centre Ville d'Hébron, les Palestiniens ont été victimes d'actes violents sans nombre, qui vont du vandalisme au meurtre. La police et l'armée ne garantissent aucune protection et, au contraire, font partie du projet de rendre la vie des habitants tellement intolérable qu'ils quitteront volontairement le secteur. Beaucoup l'ont fait, et d'autres suivent.

L'oppression continue pour ceux qui restent cependant, et le Procureur Général israélien, Menachem Mazuz, reconnaît le problème mais ne fait rien pour le traiter. Il a récemment dit : "L'application de la loi (pour protéger les Palestiniens) dans les Territoires n'est pas seulement insatisfaisante, elle est pauvre." Même le Premier Ministre Ehud Olmert a admis, au sujet d'une attaque relatée à Tel Rumeida, que "ce n'était pas la première fois" que cela arrivait et des organes israéliens officiels comme les commissions Karp et Shamgar ont vivement critiqué les autorités israéliennes pour avoir échoué à appliquer la loi et à protéger les droits des habitants des Territoires Palestiniens Occupés (TPO), en particulier à Hébron.

Les autorités israéliennes connaissent le problème depuis des années, et pourtant il persiste et elles ferment tranquillement les yeux. Ian Christianson, chef de la mission internationale d'observation à Hébron (TIPH - Temporary International Presence in the city of Hebron / Présence Internationale Temporaire dans la ville d'Hébron) a dit : "Les colons sortent presque chaque nuit et agressent quiconque vit près de chez eux, cassent les vitres et causent des dommages…"

Beaucoup d'attaques sont menées par des mineurs, pour une raison simple. Selon la loi israélienne qui s'applique dans les TPO, les personnes en dessous de 12 ans ne sont pas considérées comme responsable d'un point de vue pénal. Les colons le savent et exploitent le vide en poussant leurs enfants à jeter des pierres, casser les murs et commettre d'autres actes violents dont ils s'en tireront sans problème. La violence est un lieu commun dans tous les Territoires en dépit de la présence des FDI, et lorsque des enfants s'y livrent, ils sont exonérés de la loi affectant les adultes, qui existe mais n'est pas appliquée.

Les hauts responsables israéliens comme l'ancien Ministre de la Défense Amir Peretz a déclaré sans honte que les soldats ne pouvaient pas protéger les habitants parce qu'ils n'ont pas de pouvoirs d'application. En fait, ils sont obligés d'appliquer la loi sur n'importe qui, y compris les colons violents, selon la section 78 du Décret Concernant les Règlementations de la Défense. Elle donne tout pouvoir à l'armée pour arrêter, sans mandat de l'autorité, quiconque (Palestinien ou Juif) qui viole le Décret qui couvre les actes suivants : attaque, jets d'objets et destruction intentionnelle de propriété.

La Procédure pour l'Application de la Loi et l'Ordre sur les Délinquants Israéliens en Cisjordanie établit : les forces de sécurité "doivent prendre toute action nécessaire pour empêcher que des torts soient causés à la vie, aux personnes ou aux biens (et) pour détenir et arrêter les suspects qui fuiraient les lieux." La Section 6 (3) de la Procédure statue que les FDI doivent appliquer la loi jusqu'à l'arrivée de la police, qui reprend l'affaire.

Malheureusement, le dossier du Département de la Police d'Hébron est accablant. Au lieu de mettre la loi en vigueur, elle agit avec "une abominable impuissance", montre son mépris pour les habitants alors qu'elle soutient les colons. Elle n'enquête pas sur les incidents violents contre les Palestiniens et les ignore lorsque ses officiers sont sur les lieux. Une étude de l'association pour les droits de l'homme Yesh Din a montré que 90% des enquêtes de police étaient clôturées sans inculpation. Ce qui permet aux colons d'enfreindre la loi et de s'en tirer. Les FDI et la police les soutiennent en refusant d'appliquer la loi.

Les torts causes aux Palestiniens par les soldats et les officiers de police

Les soldats et la police enfreignent eux aussi systématiquement la loi. Partout en Palestine occupée et dans le Centre Ville d'Hébron, c'est la Nuit de Cristal chaque nuit, et les journées aussi. La vie des habitants est intolérable parce que n'importe quand, pour n'importe quelle raison, ils sont sujets à des fouilles quotidiennes de leurs maisons et des saisies, des détentions arbitraires, des traitements humiliants et du harcèlement accompagnés de violences commises par les forces de sécurité, qui vont des gifles et des coups de pied jusqu'aux blessures ouvertes et aux meurtres. Ils n'ont pas d'autre mission que de harceler et enfreindre la loi, et persistent à toute heure du jour et de la nuit.

Des bastonnades assez graves pour entraîner la mort sont communes à Hébron, et au cours des années, les associations pour les droits de l'homme les ont recensées. Beaucoup d'incidents ont lieu près des points de colonisation, où la sécurité est intense et les exigences des colons passent avant tout.

Parmi ces incidents :
- cogner la tête de la victime avec un instrument contondant ou contre un mur ;
- frapper les victimes avec des crosses de fusils et des matraques ;
- les frapper à la tête ou sur d'autres parties du corps ;
- les jeter par terre ;
- tordre les bras et les jambes avec assez de force pour causer des blessures ;
- jeter des pierres et autres qui, souvent, provoquent des dommages volontaires aux biens.

Voyez l'hypocrisie. Les autorités israéliennes condamnent ces actions, mais l'armée et la police les commettent au nom de la "sécurité". En conséquence, la plupart des actes violents ne font pas l'objet d'enquêtes ; l'Unité d'Enquête de la Police Militaire a entrepris 427 enquêtes depuis le début de 2007 contre les soldats en Cisjordanie . Sur celles-ci, seulement 35 ont débouché sur des inculpations ; la plupart des incidents impliquent plusieurs soldats et dans plus de 92% des cas, ils ont été lavés de toute accusation.
De même pour la violence commise par la police, 82% des cas soumis au Département d'Enquête de la Police (DIP) n'ont débouché sur aucune inculpation, indiquant un prochain blanchiment. Les autorités militaires et civiles ne prêtent aucune attention aux délits israéliens.

En conséquences, les forces de sécurité reçoivent le message que ces actes sont permis et ce n'est donc pas une surprise s'ils continuent, avec de plus en plus de violence.

La vie quotidienne dans les Territoires baigne dans un contexte systématique de violations et de harcèlement, et il est intense dans le Centre Ville d'Hébron. La saisie injustifiable de maisons palestiniennes en fait partie, et au moment de l'étude, les forces de sécurité avaient saisi au moins 35 bâtiments résidentiels. Voici ce qui se passe habituellement. Les soldats ou la police s'emparent d'une maison privative pour en faire un avant-poste de sécurité.

Les habitants sont touchés, leurs vies sont perturbées, ils sont exclus des pièces occupées et ne peuvent utiliser que les parties de la maison qui leurs sont allouées – dans leurs propres maisons.
Harcelés, fouillés, menacés et même battus ; les soldats ou la police causent des dommages, mettent la musique à tue-tête, éparpillent les ordures ménagères et même urinent où ils veulent.

Dans certains cas, les violations durent des années, rendant impossible une vie normale. Au début de l'année dernière, j'ai vu un documentaire qui faisait froid dans le dos. Il montrait les soldats maltraitant des familles et combien cette expérience les avait traumatisées.

Le contexte de harcèlement comprend aussi la fouille des maisons et des magasins, les détentions arbitraires, et la vérification des papiers d'identité pour n'importe quel prétexte. Même lorsqu'il y a ingérence grave de la loi, de l'intimité et de la dignité, et cela peut arriver n'importe quand, pour n'importe quelle raison. A Hébron, c'est la routine, en particulier pour les Palestiniens qui vivent près des colonies. Dans ces secteurs, chaque maison a été fouillée au moins une fois soit par les FDI soit par la police.

La pratique s'opère de l'une des trois manières suivantes :
- fouilles précises à cause d'une suspicion concrète ;
- fouilles extensives pour des raisons d'établissement de cartes ;
- fouilles de routine dans des secteurs choisis arbitrairement pour "manifester une présence" ou juste harceler.

Dans le Centre Ville d'Hébron, les retards et le harcèlement sont des pratiques quotidiennes parce que les colonies israéliennes s'y trouvent. Les forces de sécurité sont partout, leurs patrouilles sont fréquentes et des douzaines de checkpoints et de positions permanentes ont été installés pour le contrôle.

Pour les Palestiniens de la zone, ou qui doivent s'y rendre, c'est un cauchemar. Ils doivent traverser les checkpoints et les positions militaires, et doivent chaque fois prouver leur identité. Les retards sont fréquents et peuvent durer plusieurs heures d'affilée. Tout le monde est touché – les malades et les personnes âgées, tous les gens dans la rue et où ils vivent, les commerçants, les enfants allant à l'école ou rentrant chez eux, et n'importe qui d'autre, pour n'importe quelle raison.

Source : The Peoples Voice

Traduction : MR pour ISM

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