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Jérusalem -

La Cour Suprême israélienne autorise que le mur sépare les habitants de Jérusalem de leur ville

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La Cour Suprême Israélienne a rejeté une pétition des habitants palestiniens de trois banlieues de Jérusalem demandant qu'Israël modifie le tracé du mur de séparation de manière à rester à l'intérieur de la ville.

Le refus de la cour d'intervenir le 25 novembre signifie qu'Israël continuera à construire son mur le long d'une route qui laissera les habitants de Ras Khamis, le camp de réfugiés de Shufat et une partie d'Anata sur le côté oriental du mur, isolés du reste de Jérusalem, bien qu'ils possèdent des cartes d'identité établies par Israël et qui les déclarent habitants de Jérusalem.

Un avocat israélien représentant les Palestiniens a dit que les habitants avaient choisi de ne pas défier la construction du mur elle-même, mais plutôt de demander de rester à l'intérieur de la ville. Parmi d'autres raisons, la plupart des Palestiniens de ces banlieues travaillent à Jérusalem.

"Si ils sont piégés sur le côté cisjordanien du mur, cela les mènera à la pauvreté. Leurs lieux de travail sont à Jérusalem", a dit l'avocat Daniel Seideman lors d'un entretien avec le correspondant de Ma'an à Jérusalem.

Dans la plupart des lieux autour de Jérusalem, dit Seideman, le mur est construit le long de frontières municipales de Jérusalem artificiellement étendues, qui inclut une large bande de terre de Cisjordanie occupée par Israël en 1967.

Dans certaines banlieues comme Rak Khamis, le camp de réfugiés de Shufat et Dahet As-Salaam (une partie de la ville d'Anata) cependant, le tracé du mur dévie des limites municipales, séparant les Palestiniens qui sont légalement déclarés comme habitants de Jérusalem du reste de la ville. En tant qu'habitants de Jérusalem, ces Palestiniens paient généralement les impôts locaux israéliens, la taxe d'assurance sociale et ont droit de voter aux élections municipales, même si la plupart d'entre eux refusent de voter.

Le camp de réfugiés de Shufat est un cas spécial parmi ces communautés piégées entre Jérusalem et la Cisjordanie . Seideman prétend que les raisons d'Israël d'exclure Shufat ont à voir avec la culture politique du camp : "Le camp de réfugiés de Shufat est une sorte de bastion palestinien à Jérusalem Est. La municipalité israélienne ne va pas dans le camp, sauf pour y démolir des maisons. Il n'y a aucun service. Ceux-ci sont fournis par l'UNRWA. Même pas de compteurs d'eaux."

Il ajoute : "Nous avons un compte à régler avec le camp de réfugiés de Shufat. C'est un endroit que j'aime, mais que tous les autres aiment haïr. Parce que c'est un endroit férocement indépendant, parce que c'est une banlieue pauvre et parce que, plus que n'importe quelle autre banlieue, ils ont refusé d'accepter la moindre expression du contrôle israélien sur leurs vies. Donc, dans une certaine mesure, il y a quelque chose de l'ordre de la sanction dans la décision ; c'est une punition."

L'autre préoccupation d'Israël, dit Seideman, est un vieux projet israélien de limiter le nombre d'habitants palestiniens et d'augmenter la population juive. "Nous voulons que ce soit une ville avec une large majorité juive", dit-il. "Alors si vous redécouper les circonscriptions, si vous faites passer le mur à l'intérieur et si vous excluez les banlieues palestiniennes, vous pouvez prétendre que vous réduisez le nombre de Palestiniens dans la ville."

Cette considération "démographique" aux motivations raciales est enchâssée dans le Plan Général 2000-2020 de la Municipalité de Jérusalem, qui a été présenté en septembre 2004. Le plan, en hébreu, dit que "les blocs résidentiels des banlieues arabes de Jérusalem Est représentent un des plus sérieux problèmes que rencontre le Conseil Municipal à cause de leur situation sociale, culturelle et politiques mauvais et du manque de contrôle sur la construction."

Seideman voit des implications politiques dans le tracé actuel du mur : "Juste une indication : il y a eu des élections municipales à Jérusalem le mois dernier. Les Palestiniens n'y ont pas participé. 2.200 Palestiniens ont voté, sur 127.000, mais nous n'avons même pas installé de bureaux de vote de l'autre côté du mur. C'est une indication que ce secteur ne va pas faire partie de Jérusalem."

Toutefois, Seideman argumente que cette politique raciale de limitation du nombre de Palestiniens dans la ville est vouée l'échec. Pour commencer, dit-il, les Palestiniens jérusalémites qui se trouvent isolés du reste de la ville vont simplement déménager vers d'autres banlieues, à l'intérieur du mur et plus près de leurs lieux de travail.

"Ils ne vont pas déménager parce que les Israéliens et les Palestiniens veulent vivre dans le même immeuble et de faire comme si c'était la Suisse", dit Seideman. "Ils vont déménager parce qu'ils n'ont pas d'autre choix, ils doivent mettre de la nourriture sur la table pour leurs enfants. Alors la conséquence du mur, ironiquement, c'est de renforcer le nombre de Palestiniens mais de rendre leur vie encore plus misérable. Numériquement, la présence des Palestiniens à Jérusalem n'est pas menacée, mais elle l'est en terme de qualité de vie."

A long terme, dit-il, dans la bataille pour une Jérusalem unifié, les Palestiniens gagnent, parce qu'ils n'iront nulle part. Ils tiennent bon. Ils ne participent pas au processus politique. Israël ne peut pas les acheter, et ils maintiennent une identité palestinienne très fière.

Source : Maan News

Traduction : MR pour ISM

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