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Palestine - ISM France

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Palestine -

La Décence Emprisonnée

Par

Arjan El Fassed est l'un des fondateurs de Electronic Intifada.

La méthode dominante d'interrogatoire est un système de contraintes physiques coordonnées, dures et de plus en plus douloureuses ainsi qu’une pression psychologique appliqués pendant plusieurs jours et souvent pendant des semaines sur les prisonniers qui sont détenus sans accusation et habituellement sans accès à un avocat. Les principales méthodes comprennent la privation prolongée de sommeil, l'utilisation des bandeaux sur les yeux ou de sacs bien ajustés sur la tête, l’enchaînement ou l’obligation de rester dans des positions qui augmentent la douleur, la privation prolongée de toilettes et d'hygiène, des menaces et des insultes verbales. Beaucoup de détenus sont également frappés pendant les interrogatoires.

La Décence Emprisonnée


Démonstration par Physicians For Human Rights de la torture infligée au Palestiniens lors des interrogatoires

Il y a actuellement 800 prisonniers palestiniens détenus dans le centre de détention de Meggido.

Les prisonniers palestiniens dans quatre prisons israéliennes différentes ont commencé une grève de la faim illimitée dimanche pour faire pression afin que les presque 8.000 prisonniers palestiniens vivent dans de meilleures conditions.

Les autorités israéliennes ont réagi à la grève par des mesures disciplinaires et ont suspendu plusieurs des privilèges des prisonniers tels que la confication des téléviseurs et des radios, la suspension des livraisons de journaux et l’arrêt des visites.


Depuis 1967, Israël a arbitrairement détenu plus de 630.000 Palestiniens.
En 1989 seulement, Israël a détenu 50.000 Palestiniens, ce qui représentait 16% de la totalité de la population masculine âgée de 14 à 55 ans de Cisjordanie et de la Bande de Gaza. En comparaison, cette même année, sur une population africaine totale de 24 millions en Afrique du Sud, pas plus de 5.000 personnes soit 0,2% avaient été emprisonnées pour raison de sécurité contre le régime de l’Apartheid.
Plus de 200 prisonniers palestiniens sont morts dans les prisons israéliennes suite à la torture, au mauvais traitement, à la privation de soins médicaux et à la négligence.


Israël a systématiquement torturé et mal traité environ 80% des détenus palestiniens. Les méthodes de torture utilisées par l'Etat d'Israël incluent les tortures psychologique et physique, dont des coups sur les organes sensibles, la suffocation, tirer les cheveux, l’emprisonnement solitaire prolongé, la soumission des détenus palestiniens au bruit, aux cris perçants, et aux menaces contre leurs familles.


D'autres formes de torture et de mauvais traitement sont appliquées par Israël sur les détenus palestiniens : forcer une personne à rester avec un sac sur la tête et les mains attachées dans le dos pendant de longues périodes tout en la privant de nourriture ou de sommeil, l'utilisation de décharges électriques, des brulures, des gifles, des coups de poings, de coups de matraques et de bottes, la privation de nourriture, de sommeil et de l’hygiène de base, ayant pour résultat des poux et un malaise général. Les détenus sont aussi obligés de se tenir debout pendant des périodes prolongées.

Dans les territoires palestiniens occupés, Israël a établi des tribunaux militaires qui ne sont pas conformes aux codes de la Justice.


Au cours de ces dernières années, l'armée de l’occupation israélienne a enfermé des milliers d'hommes et d’enfants palestiniens. Ce chiffre comprend 370 enfants palestiniens (de moins de 18 ans) et 103 femmes et filles palestiniennes. Leurs conditions de détention sont extrêmement misérables, et dans certains cas, représentent un danger de mort.


Entre septembre 2000 et fin juin 2003, environ 2.000 enfants palestiniens ont été arrêtés et détenus. Le nombre d’enfants âgés entre 13 et 14 ans détenus dans les prisons israéliennes représente environ 10% de tous les enfants détenus.
Presque tous les enfants détenus ont fait état d’une certaine forme de torture ou de mauvais traitement.
Les enfants sont habituellement détenus dans des centres de détention dans des conditions épouvantables : dans certains centres, ils sont enfermés jusqu'à 11 enfants dans des cellules de 5 mètres carrés.


Ils sont enfermés dans des centres de détention à l'intérieur et à l’extérieur des Territoires Palestiniens Occupés. Ces centres de détention ne répondent pas même aux normes minimum de traitement, représentant une vraie menace pour la vie des détenus. Des milliers de prisonniers ont été exposés au mauvais traitement et à la torture.


La méthode dominante d'interrogatoire est un système de contraintes physiques coordonnées, dures et de plus en plus douloureuses ainsi qu’une pression psychologique appliqués pendant plusieurs jours et souvent pendant des semaines sur les prisonniers qui sont détenus sans accusation et habituellement sans accès à un avocat.

Les principales méthodes comprennent la privation prolongée de sommeil, l'utilisation des bandeaux sur les yeux ou de sacs bien ajustés sur la tête, l’enchaînement ou l’obligation de rester dans des positions qui augmentent la douleur, la privation prolongée de toilettes et d'hygiène, des menaces et des insultes verbales. Beaucoup de détenus sont également frappés pendant les interrogatoires.


Il y a seulement un mois, Newsweek a publié un reportage sur la torture dans la prison secrète 1391 d'Israël, qui a été appliquée aux prisonniers rassemblés lors de l'assaut militaire israélien sur Jénine en avril 2002. L’établissement 1391 a été effacé des vues aériennes et enlevé des cartes modernes israéliennes.


Un article écrit par le journaliste Dan Ephron du Boston Globe, parle d’une certaine façon de l'existence de l’établissement 1391. Cependant, l'existence de cet établissement a déjà été observé par des organismes de droits de l'homme et on en a parlé dans les pages du journal israélien Ha'aretz et du Guardian. Pour des raisons inconnues, ces informations n’ont pas été reprises par les autres principaux médias. Le 1er Septembre 2003, un article dans le journal israélien Ha'aretz, "La prison secrète à l’intérieur d'Israël" a fourni des détails horribles au sujet de l'"Abu Ghraib" israélien. Ce centre de détention et d’interrogatoire secret serait situé au nord d'Israël, près de la route principale entre Hadera et Afula.


Un ancien détenu a porté plainte en disant qu'il a été violé deux fois - une fois par un homme et une fois avec une matraque - pendant l'interrogatoire. La plupart de ceux qui parlent se plaignent de la torture psychologique des cellules d’isolement : des pièces dégoûtantes, sombres, tellement mal éclairées que les détenus peuvent à peine voir leurs propres mains, et n’ont pas idée d’où ils sont, et dans beaucoup de cas, pourquoi ils sont là.


À l'intérieur des autres prisons israéliennes, les prisonniers palestiniens rapportent fréquemment des attaques par les gardiens de prison comprenant le lancement de gaz lacrymogène à l'intérieur des cellules des prisonniers, des coups, la suppression de nourriture et de traitement médical et de longues périodes en isolement.



Les prisonnières rapportent qu'elles ont été dénudées par les gardiens de prison et enchaînées au lit, bras écartées, et mises en cellules individuelles. Elles ont également raconté les graves abus qui ont lieu durant les interrogatoires.
Les gardiennes de prison israéliennes entrent brusquement dans les cellules des prisonnières, coupent l'électricité, lancent du gaz lacrymogène, ferment les fenêtres et attaquent les prisonnières.
Le papier, les livres et d'autres affaires sont confisqués
.


Un grand nombre de prisonniers palestiniens ont un besoin urgent de traitement médical mais reçoivent juste un peu plus que les médicaments basiques pour la douleur. Les prisonniers racontent que la fourniture de traitement médical est souvent utilisée comme une autre forme de violence contre eux par les autorités des prisons. Israël continue d’arrêter et de torturer les enfants palestiniens à un niveau sans précédent.


Les visites des familles aux prisonniers palestiniens ont été presque impossibles depuis le début de l'Intifada. Quand ces visites ont eu lieu, les membres de la famille ont été obligés de subir une série de contrôles humiliants et malveillants avant leur accès à la prison où leur parent est détenu.
Les prisonniers sont empêchés de téléphoner à leurs familles.
Les lettres sont autorisées mais ne peuvent pas être scellées et peuvent être lues par l'administration à tout moment.


Environ la moitié des 8.000 prisonniers palestiniens sont emprisonnés sans charge. La grande majorité des prisonniers palestiniens sont des prisonniers politiques qui sont emprisonnés ou détenus arbitrairement sans aucune raison de sécurité légitime, mais pour leurs propos ou simplement parce qu'ils sont Palestiniens.


Le mois dernier, le Bureau du défenseur public israélien a critiqué les conditions dans les centres de détention israéliens. Il a trouvé ces centres surchargés, violents et antihygiéniques, avec beaucoup de prisonniers qui doivent manger et dormir nus à même le sol.


Pour protester contre ces conditions répugnantes, les prisonniers palestiniens ont débuté une grève de la faim illimitée dimanche dernier.
Cependant, le ministre israélien de la Sécurité, Tzahi Hanegbi, a indiqué que les prisonniers ne gagneraient pas et a dit lors d’une conférence de presse que, en ce qui le concerne, les prisonniers pourraient même mourir de faim.
De tels commentaires doivent être pris au sérieux et les prisonniers doivent être protégés contre la politique que de tels commentaires pourraient entrainer.


Il n’y a pas de sujet qui symbolise mieux le refus de liberté imposé aux Palestiniens par Israël que celui des prisonniers politiques. Les Palestiniens ont le taux le plus élevé d'incarcération dans le monde - environ 20 % de la population palestinienne des Territoires Palestiniens Occupés ont été, à un moment donné, arbitrairement détenus ou emprisonnés par Israël.


Le traitement des prisonniers palestiniens par Israël est une manifestation de son manque de respect des Droits de l'Homme. La détention et l'emprisonnement administratifs sur le territoire israélien sont illégaux en vertu de la Loi internationale. Le fait qu'Israël refuse de libérer les prisonniers politiques palestiniens et continue les arrestations arbitraires des civils palestiniens sert seulement à souligner qu'Israël continue de se croire au-dessus des Lois avec les Palestiniens sous son contrôle.

Source : http://electronicintifada.net

Traduction : MG pour ISM-France

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18 août 2004