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France -

La France complice de l'assassinat de Yasser Arafat

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Neuf ans après la mort du dirigeant palestinien en France, des experts suisses confirment qu'il a bien été empoisonné au polonium. Le quotidien nationaliste panarabe Al-Quds Al-Arabi se demande si en 2004 les Français n'ont pas maquillé la vérité.

08.11.2013 - Des experts suisses ont donc confirmé que l'ancien président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat a bien été empoisonné. Désormais, il faut lancer une commission d'enquête internationale, comme on l'avait fait après l'assassinat de l'ancien Premier ministre du Liban Rafic Hariri [en 2005].

La France complice de l'assassinat de Yasser Arafat

Yasser Arafat entouré de médecins venus de Tunisie, d'Egypte et de Jordanie, dans son bureau de Ramallah, Palestine occupée, le 28 octobre 2004 (Photo Reuters)
C'est la chaîne satellitaire [qatarie] Al-Jazira qui a révélé le contenu du rapport des experts suisses. Ceux-ci ont conclu qu'Arafat a été empoisonné par du polonium. En étudiant des échantillons prélevés sur la dépouille, ils ont constaté des doses de polonium dix-huit fois plus élevées que la normale.

Ces conclusions ne sont pas une surprise pour personne. Tout le monde sait qu'Israël voulait se débarrasser de celui qui ne cessait de travailler et de recevoir des militants internationaux pour dénoncer les crimes israéliens, et cela alors même qu'il était assiégé depuis des années par l'armée israélienne dans son quartier général, la fameuse Mouqataa de Ramallah.

Il n'y a que les pays nucléaires qui possèdent du polonium

Pourtant, Israël s'est empressé de déclarer n'avoir aucun lien avec l'assassinat d'Arafat et de faire porter la responsabilité aux dirigeants palestiniens. Et d'affirmer que ceux-ci "avaient intérêt à l'assassiner dans le contexte de la lutte pour la succession". C'est oublier qu'il n'y a que les pays nucléaires qui possèdent du polonium, Israël étant un des rares pays au monde à faire partie de ce clan. C'est oublier aussi que le Mossad avait essayé, au moins à treize reprises, de l'assassiner.

La question qui se pose désormais est de savoir pourquoi on n'a pas su la vérité dès 2004, année du décès d'Arafat dans un hôpital parisien. Les médecins français qui l'ont veillé ont dû recevoir des instructions de la part des autorités françaises, en collaboration avec les Américains et les Israéliens, afin de cacher la vérité.

Ces raisons politiques de ce maquillage de la vérité valables en 2004 le sont toujours aujourd'hui. A savoir protéger Israël contre l'éventualité d'une enquête criminelle et éviter les conséquences que cela pourrait avoir sur les négociations avec les Palestiniens.

Aucun Palestinien ne renoncera aux principes patriotiques d'Arafat

Israël considérait Arafat comme un obstacle à la paix. Neuf ans après sa mort, rien n'a changé sur le terrain. Il est temps pour Israël de comprendre qu'aucun Palestinien ne renoncera aux principes patriotiques qui animaient Arafat.

L'Autorité palestinienne, la Ligue arabe et l'Organisation de la coopération islamique [OIC, dominée par l'Arabie Saoudite] devront tout faire pour éviter que le dossier soit enterré par la justice française. Il faudrait au contraire pousser à l'ouverture d'une enquête criminelle internationale et à avoir accès aux éventuels documents et rapports médicaux français qui ont été classés confidentiels.

Il faudrait par exemple savoir pourquoi il n'y a pas eu d'autopsie dès 2004 et pourquoi on n'avait pas prélevé des échantillons sur la dépouille [cela n'a été fait qu'après une exhumation tardive du corps, obtenue de haute lutte par sa veuve, Soha Arafat].

Incontestablement, une telle enquête permettra ultérieurement de saisir la Cour pénale internationale de La Haye, cette cour que l'Autorité palestinienne hésite tant à utiliser face à Israël. Une Autorité qui continue d'affirmer qu'il faut continuer de négocier à tout prix. Même si l'on peut imaginer que les négociations aboutissent un jour à ce que les Palestiniens recouvrent leurs droits, cela ne veut pas dire pour autant qu'il faille laisser ce dossier moisir au fond d'un tiroir.

Source : Courrier International

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