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Palestine - ISM France

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Grande Bretagne -

La campagne pour le boycott des produits israéliens : une priorité

Par

Londres, Conférence internationale sur la Palestine, SOAS le 5 décembre 2004 : "La résistance à l’apartheid israélien : stratégies et principes" - Intervention de Betty Hunter, Secrétaire générale de la campagne de solidarité pour la Palestine, UK

Les hommes politiques ne bougent que lorsqu’ils ressentent une pression électorale.
À part quelques exceptions honorables, nous avons une classe politique heureuse de collaborer avec les Etats-unis et avec Israël pour bafouer les lois internationales.
Et les institutions ne changent que lorsque leurs profits ou leurs intérêts sont menacés.
Nos brochures visent à la fois à informer les consommateurs sur la situation en Palestine, et à leur donner les moyens d’intervenir pour créer le boycott dans leur zone d’achats.

Il est facile d’expliquer qu’Israël impose un boycott en Palestine depuis des années, avec son blocus militaire, et au moyen du vol de la terre, de l’eau et des autres ressources, sans compter démolitions et assassinats quotidiens, verrouillages et check points.

Nous protestons contre la vente de produits israéliens partout ; Marks & Spencer, Waitrose, Sainsbury’s, Tesco, Asda, etc, avec des autocollants, des affiches, des caddies chargés de produits israéliens montrés aux responsables, etc.

Les réponses des responsables de grandes surfaces, quand on leur demande de changer de fournisseurs, sont invariablement : c’est le consommateur qui décide.
C’est donc de la massivité de la campagne d’information que dépend la pression sur les instances de décision.


Les questions que nous rencontrons le plus souvent, dès lors que nous avons mis les gens au courant, sont :

Pourquoi notre gouvernement fait-il du commerce avec un régime qui ignore les droits de l’homme et la loi internationale ?

Pourquoi vendons-nous des armes à un occupant illégal ?

Pourquoi Israël a-t-il de bonnes relations avec les Etats-Unis ?

Il nous est alors facile d’exiger, par une campagne de cartes postales, que notre gouvernement demande des sanctions contre Israël.


L’Union européenne est le principal partenaire commercial d’Israël, à un point qui est vital pour ce pays, ceci malgré la clause qui veut que les partenaires “respectent les droits de l’homme et la démocratie”, et en dépit du fait que les produits issus des colonies illégales portent la marque “made in Israël”.

La suspension des accords a été votée en 2002, mais certains gouvernements refusent de s’y plier, violant ainsi la Convention de Genève qui stipule qu’une entité communautaire supérieure ne doit pas tolérer la désobéissance d’un tiers ; dans le cas particulier, il s’agit du fait qu’Israël se sert des Territoires Occupés comme s’ils étaient souverains. Nous travaillons à mettre fin à ce privilège indu.

Dans toute l’Europe, la campagne s’amplifie et se fortifie.

Lors du dernier Forum Social, on nous a demandé de centrer nos activités de solidarité sur le terrain des sanctions et du boycott. Nous avons d’ores et déjà atteint le point crucial où les individus et les organisations ne sont plus sensibles aux pressions en vue de les faire taire, ils cherchent le moyen de s’opposer concrètement à la politique raciste d’Israël.

Nous cherchons en ce moment le moyen d’obtenir des syndicats qu’ils refusent d’avoir à manier des produits israéliens.

C’est un point sur lequel il faut mobiliser les étudiants.

Nous allons dans les mois à venir continuer à expliquer le rôle de Caterpillar, la compagnie qui fournit les bulldozers assassins et d’autres équipements pour détruire logements, plantations d’oliviers et autres, qui a des unités de production et des bureaux dans le monde entier.

Il faut que Caterpillar devienne la Barclays Bank de la lutte contre l’apartheid en Afrique du sud, pour isoler Israël.

Le boycott et la campagne pour les sanctions doivent être la priorité absolue de nos actions de solidarité.



Nous savons que le gouvernement israélien redoute les sanctions. La stabilité financière repose sur la confiance. La fragilité financière chasse l’investissement.

Dès que les institutions commerciales et financières considéreront Israël comme un pays à risque, ils chercheront d’autres refuges pour leurs capitaux.

La fragilité de l’économie israélienne est réelle.

Le versement annuel de £3 milliards de livres par an de la part des Etats-Unis aide Israël à se maintenir. Mais l’économie de guerre crée des problèmes internes massifs, avec beaucoup de chômage et des niveaux de pauvreté élevés pour les Israéliens.

Notre conférence est une nouvelle étape dans la démonstration qu’Israël et son banquier ne seront plus autorisés à poursuivre l’occupation illégale.

Désormais la majorité des ONG en Palestine et la Fédération palestinienne des syndicats soutiennent notre campagne, ainsi que bien des militants israéliens, y compris le pilote refuznik Jonathan Shapiro, qui lors du Forum européen a lancé un appel à l’Europe.



Contributions des autres intervenants à cette conférence :
Ilan Pappe (Israël),
Victoria Brittain, (Grande Bretagne)
John Docker (Australie),
Lisa Taraki (Palestine),
Mona Baker (Grande Bretagne),
Ben Young (Grande Bretagne),
Hilary Rose (Grande Bretagne),
Lawrence Davidson (USA),
Haim Bresheetsh (Grande Bretagne),
Omar Barghouti (Palestine)

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