Fermer

S'inscrire à la mailing list ISM-France

Recevez par email les titres des derniers articles publiés sur ISM-France.

Votre adresse courriel

Fermer

Envoyer cet article

Votre adresse courriel
Envoyer l'article à
Votre message
Je profite de l'occasion pour m'abonner à la newsletter ISM France.
Palestine - ISM France

Imprimer cet article Envoyer cet article
Article lu 1215 fois

Grande Bretagne -

La famille d'un journaliste tué accuse Israel

Par

La famille d'un cameraman britannique abattu par un soldat israélien a affirmé hier que le Foreign Office et les autorités israéliennes avaient obstrué l'enquête de Justice.
James Miller, 34 ans, a été tué alors qu'il tournait un documentaire dans la bande de Gaza sur les enfants palestiniens.

Lors de l'ouverture d'une enquête hier à Londres, le producteur de télévision Daniel Edge a indiqué qu'il était avec M. Miller le 2 mai 2003 et a décrit ses tentatives désespérées pour sauver le cameraman.


L'équipe de télévision composée de quatre personnes en était à son dernier jour de reportage. Armés d'un drapeau blanc et d'une torche allumée au-dessus, ils s'étaient approchés des soldats israéliens, en les appelant : "Bonjour, nous sommes des journalistes Britanniques." Les soldats ont tiré et M. Miller est tombé, mortellement blessé. M. Edge a déclaré aux enquêteurs qu'il avait supplié les soldats d'aider son ami.

Il a déclaré au jury de cinq femmes et de cinq hommes que M. Miller, la journaliste Saira Shah et l'interprète Abdul Rahman Abdullah s'étaient fait tirer dessus alors qu'ils s'approchaient des soldats à pied pour demander à quitter le secteur dangereux qu'ils venaient de filmer.

Ils avaient passé 16 jours dans la bande de Gaza sur un documentaire pour la chaine américaine HBO sur les enfants palestiniens du camp de réfugiés de Rafah. C'était la première visite en Palestine pour M. Miller, qui venait de Braunton dans le Devon.

Cette nuit-là, l'équipe a laissé son équipement dans une maison palestinienne voisine et ils se sont dirigés tous les trois, vêtus de vestes de presse et de casques, vers le véhicule de transport de troupes blindé, ou APC, des Forces de la Défense Israélienne.

M. Edge, de Badby, Northamptonshire, se tenait à distance, sous la veranda de la maison.

M. Miller tenait une toche éclairée et M. Abdullah portait un drapeau blanc quand l'IDF a ouvert le feu. Lors du second tir, M. Miller a été touché à la gorge; des fragments de la balle ont été trouvés plus tard incrustés dans sa veste de presse bleue.

Très bouleversé devant la Cour, M. Edge a déclaré : "J'ai entendu Abdul crier, il semblait qu'il pleurait – J'ai pensé il avait été touché aux bras ou aux jambes. J'ai entendu Saira crier : "Il est blessé, il est blessé, s'il vous plait, ne tirez pas". Et alors, j'ai entendu Abdul crier : "Il est blessé". C'est à ce moment-là que j'ai réalisé que James avait été touché, probablement sérieusement blessé, parce qu'il était silencieux."

Après sa mort, la famille de Miller a demandé à ce qu'une autopsie soit effectuée sur les lieux par un expert indépendant, tel qu'un pathologiste Britannique. Dans une déposition écrite, l'une de soeurs de M. Miller a soutenu que l'ambassadeur Britannique, Sherrard Cowper-Coles, lui avait dit que ce serait un gaspillage d'argent de faire venir un pathologiste britannique – bien que la famille voulait vérifier la nature de la blessure, et recueillir d'autres preuves. Selon les notes d'une conversation téléphonique prises à l"poque par Anne Waddington, un avocat, il a rejeté la demande : "J'ai demandé quelle était son hésitation... Il a répondu que ce serait un gaspillage de l'argent des contribuables."

Mme Waddington, dont le beau-père est l'ancien Secrétaire du Tory, David Waddington, a déclaré aux enquêteurs qu'un autre responsable britannique, Piers Cazalet, avait également demandé à la famille de laisser tomber la demande : "Il m'a dit que cela pourrait poser des obstacles et causer du retard [ si je protestais ]."

Elle a continué : "Il y avait une extrême pression sur nous, et sur Sophy (la veuve de M. Miller), dans les heures qui ont suivi la mort de son mari, pour que nous acceptions une autopsie sans observateur indépendant."

Mme Miller a dit au jury que 'Israël avait essayé "d'exténuer" la famille par des retards et des promesses brisées "dans l'espoir que nous ne poursuivrions pas".

Devant le tribunal, Mme Miller a nommé le soldat qu'elle pensait responsable de la mort de son mari comme étant le premier lieutenant qui a tiré de l'APC positionné à 100 mètres de M. Miller.


A lire, l'article de John Sweeney sur la mort de James Miller : "Quand tuer devient facile"

Source : www.guardian.co.uk/israel/Story/0,,1746346,00.html

Traduction : MG pour ISM

Faire un don

Afin d'assurer sa mission d'information, ISM-France fait appel à votre soutien.

Oui ! Je soutiens ISM-France.

Faire un don

Contacter ISM France

contact@ism-france.org

Suivre ISM France

S'abonner à ISMFRANCE sur Twitter RSS

Avertissement

L'ISM a pour vocation la diffusion d'informations relatives aux événements du Proche Orient. Les auteurs du site travaillent à la plus grande objectivité et au respect des opinions de chacun, soucieux de corriger les erreurs qui leur seraient signalées.

Les opinions exprimées dans les articles n'engagent que la responsabilité de leur auteur et/ou de leur traducteur. En aucun cas l'ISM ne saurait être tenu responsable des propos tenus dans les analyses, témoignages et messages postés par des tierces personnes.

D'autre part, beaucoup d'informations émanant de sources externes, ou faisant lien vers des sites dont il n'a pas la gestion, l'ISM n'assume aucunement la responsabilité quant à l'information contenue dans ces sites.

A lire également...
Même lieu

Grande Bretagne

Même sujet

Victimes ISM

Même auteur

Vikram Dodd

Même date

4 avril 2006