Fermer

S'inscrire à la mailing list ISM-France

Recevez par email les titres des derniers articles publiés sur ISM-France.

Votre adresse courriel

Fermer

Envoyer cet article

Votre adresse courriel
Envoyer l'article à
Votre message
Je profite de l'occasion pour m'abonner à la newsletter ISM France.
Palestine - ISM France

Imprimer cet article Envoyer cet article
Article lu 763 fois

Palestine occupée -

La « grande marche du retour » : vers la libération de la Palestine /
Chronique et analyses 3 - Octobre 2018

Par

« La revanche d’octobre » est le nom de la riposte de la résistance palestinienne, plus précisément des Brigades Al-Quds, branche armée du Mouvement du Jihad islamique en Palestine, aux crimes de l’armée sioniste lors de la marche du retour du vendredi 26/10 « Gaza résiste et ne s’agenouille pas ». Des rafales de missiles envoyées sur les colonies du pourtour de Gaza, pour faire comprendre aux sionistes que le sang palestinien n’est pas vain, que les crimes ne peuvent rester impunis, que l’équation voulue par les sionistes (silence contre crimes et sang) ne peut être instaurée alors que la résistance armée peut riposter, et pour confirmer l’équation instaurée par la résistance : « bombardements contre bombardements, sang contre sang ». Car la résistance populaire et pacifique des marches du retour ne signifie nullement l’abandon de la résistance armée, celle-ci protège celle-là.

La « grande marche du retour » : vers la libération de la Palestine / 
Chronique et analyses 3 - Octobre 2018

Après « la revanche d’octobre », les sionistes bombardent, sans faire de victimes, détruisent un immeuble et touchent un des principaux hôpitaux de la bande de Gaza. Mais au-delà des bombardements, c’est la propagande sioniste, relayée par la presse internationale et arabe, qu’il faut démasquer, celle qui prétend que le Mouvement du Jihad islamique agit sur les ordres de l’Iran, comme si les Palestiniens sont incapables de résister et qu’ils ont besoin d’ordres, alors que leur propre vie et leur propre terre sont quotidiennement volées par les sionistes.

Cette propagande sioniste bien rôdée déforme sciemment les événements qui se déroulent depuis plus de 7 mois dans la bande de Gaza, soit « la grande marche du retour », et diffuse tous les mensonges possibles pour que l’armée d’occupation puisse tuer sans être inquiétée. Mais la patience du peuple palestinien est grande, et son abnégation inégalée, et la justesse de sa cause et de sa lutte le rend encore plus déterminé que jamais. C’est pourquoi il poursuivra les marches du retour jusqu’à la réalisation des objectifs qu’il s’est fixés, dans l’immédiat et dans l’avenir proche : la levée inconditionnelle du blocus contre la bande de Gaza et l’anéantissement du plan américano-sioniste de liquidation de la cause palestinienne, en attendant la libération et le retour au pays.

Au fur et à mesure que les marches du retour se poursuivent, les divisions au sein du gouvernement sioniste s’accentuent, certains membres jugeant qu’il est temps d’en finir et de lancer une offensive « finale » contre la bande de Gaza, pendant que l’armée et ses dirigeants jugent qu’une telle offensive serait une aventure vers l’inconnu, car la résistance palestinienne a développé ses armes et ses missiles et pourrait atteindre des villes (colonies) sionistes importantes, comme Tel Aviv. L’armée sioniste n’est pas prête pour une offensive, elle préfère tuer et même lancer une vague d’assassinats des dirigeants de la résistance, jugeant qu’une guerre ne servirait à rien si elle ne se termine pas par l’éradication de la résistance, ce qui semble impossible.

Cependant, le développement des marches du retour, leur permanence et leur extension vers d’autres régions de la Palestine inquiètent les dirigeants sionistes. Ils ont fait appel à la « communauté internationale » pour négocier avec les dirigeants de Gaza (Hamas en premier lieu) une accalmie en contrepartie de facilités humanitaires. Ce qui a été refusé par les marches du retour qui réclament la fin du blocus, et non des miettes, car la bande de Gaza réclame la liberté et la dignité. Les effets du blocus criminel qui dure depuis 12 ans, les sanctions instaurées par le président palestinien Mahmoud Abbas contre la population de la bande de Gaza, et les crises financières de l’UNRWA qui suppriment les postes par milliers, se sont ajoutés les uns aux autres pour créer une situation explosive que les dirigeants sionistes et la communauté internationale souhaitent éviter. Ils ont tout simplement pensé qu’un peu de pain supplémentaire pourrait satisfaire une population vivant sous blocus depuis 12 ans.

Ils ne connaissent pas la population de Gaza, ni son histoire résistante, ni son sens de la dignité. Ce n’est pas par hasard si l’armée sioniste a quitté ce territoire en 2005, si les organisations de la résistance ont pu se développer et développer leurs armements, si les marches du retour rassemblent toutes les semaines des dizaines de milliers de Palestiniens, malgré la situation catastrophique dans les hôpitaux, malgré les guerres criminelles lancées par l’occupant au cours de ces dix dernières années, guerres qu’il n’a pas pu remporter, mais où il a massacré et décimé des familles entières.

La bande de Gaza reste un défi à la face de l’occupant et du « monde libre » qui le soutient, et les marches du retour sont le défi à la face du monde entier, car leur permanence risque d’embraser toutes les régions de la Palestine, puis tout autour de la Palestine. C’est le souhait des jeunes révolutionnaires qui participent sans hésiter à ce grand mouvement populaire de libération.


CHRONIQUE (août – septembre – octobre 2018)


Les marches du retour se déroulent le long de la bande de séparation entre la bande de Gaza et les territoires occupés en 1948 et après : 6 tentes ont été installées, dans les provinces de Rafah, Khan Younes, le centre (Dayr al-Balah, Maghazi, Nusayrat et Breij), Gaza (Zaytun, Shaja’iya), le Nord (Jabalia, Bayt Lahia, Bayt Hanun). Aux marches centrales du vendredi qui se déroulent à l’Est de la bande de Gaza, se sont ajoutées les marches maritimes qui se déroulent au nord.

Photo

Août


La commission juridique du conseil national supérieur de la grande marche du retour (CNSM) remet au Tribunal International un dossier entier sur les crimes de l’occupation au cours des marches du retour.

Vendredi 3 août, marche du retour placée sous le signe des « Fidélité aux martyrs d’al-Quds » : l’armée sioniste tue deux Palestiniens, Ahmad Yaghi (25 ans) et l’enfant Muadh Suri (15 ans), du camp Nusayrat, qui décède le samedi des suites de ses blessures. Dimanche, le jeune Ahmad Aydi (17 ans) décède des suites des blessures. Le nombre des blessés s’élève à 120. L’aviation « israélienne » continue à survoler l’est de la bande de Gaza pour frapper les jeunes qui lancent des ballons incendiaires. 10 incendies ont été déclarées dans les colonies du pourtour de Gaza, dues aux cerfs-volants et ballons incendiaires.

Dans le cadre des activités populaires, un mariage est célébré dans les tentes du retour, liant deux personnes qui ont participé à la marche depuis le début.

Les marches maritimes pour briser le blocus commencent à partir du dimanche 5 août, avec le lancement de « la flotte de la liberté n°5 »

Un communiqué du CNSM appelle la population à une large mobilisation le vendredi prochain, pour la marche du retour placée sous le signe de « Pour Gaza, la liberté et la vie ». Le CNSM affirme refuser les solutions proposées, qui sont partielles et ne correspondent pas aux vœux des Palestiniens, jugeant que les tentatives de faire cesser les marches du retour ne peuvent avoir d’effet.

Le ministre de la santé à Gaza annonce que le nombre des martyrs depuis le 30 mars dernier s’élève à 158 martyrs, et le nombre des blessés à 17500 blessés.

L’armée sioniste bombarde des sites de la résistance à Jabalia, et tue le mardi 7/8 deux combattants du mouvement Hamas : Ahmad Murjan, 23 ans et Abdel Hafiz Silawi, 23 ans. Les Brigades d’al-Qassam expliquent dans un communiqué que l’ennemi ment quant aux motifs de son bombardement.

La résistance riposte aux bombardements de l’occupant en tirant des rafales de fusées sur les colonies du pourtour de Gaza. Des dizaines de colons ont été blessés ou sous le choc. L’armée sioniste tue trois Palestiniens, dont une femme et son enfant, au cours de frappes de son aviation pendant deux jours de suite.

Vendredi 10/8 Marche du retour : « Pour Gaza, la liberté et la vie ». L’occupant exécute 3 Palestiniens, dont un secouriste, Abdallah Qitati, 20 ans, à l’est de Rafah et Ali Aloul, 55 ans. 242 Palestiniens ont été blessés, dont 70 visés par les balles de l’armée d’occupation.

Wissam Hijazi, 30 ans, décède trois mois après avoir été blessé par les balles de l’occupant.

7 incendies sont déclarées dans les colonies du pourtour de Gaza. Un grand cerf-volant a provoqué la coupure d’électricité dans la colonie Sofa.

Au cours d’une conférence de presse, le CNSM annonce le slogan de la marche du retour du vendredi prochain : « Révolutionnaires pour al-Quds et al-Aqsa » en commémoration de la date de l’incendie criminelle de la mosquée en 1968. Isma’il Haniyya, dirigeant du mouvement Hamas, rappelle que les marches du retour se poursuivent en tant que mouvement populaire et pacifique, et portent « un message de notre peuple au monde entier, qui est son attachement au droit au retour et l’attachement de notre peuple dans la bande de Gaza à briser le blocus pour une vie digne ».

M. Ziyad Nakhalé, vice-secrétaire général du Mouvement du Jihad islamique en Palestine, lance un appel télévisé pour une large participation à la marche du retour en faveur d’al-Quds et d’al-Aqsa.

Vendredi 17/8 marche du retour « Révolutionnaires pour al-Quds et al-Aqsa » : L’occupant exécute deux Palestiniens, Karim Fatayer, 30 ans et Saadi Mu’ammar 26 ans, et blesse 270 participants, ciblant les secouristes et les ambulances.

Samedi 18, une marche est organisée, à partir du port de Gaza, pour réclamer la levée du blocus, avec la participation de 40 bateaux.

Selon la presse sioniste, les snipers sionistes qui tuent la population à Gaza souffriraient de problèmes psychologiques. Les spécialistes proposent qu’ils soient suivis par des médecins.

Vendredi 31/8 « nos marches se poursuivent » : le ministère de la santé à Gaza annonce que les sionistes ont blessé, au cours de cette 23ème marche 240 Palestiniens, parmi eux la secouriste Shuruq Abu Msamih. Les dirigeants de la résistance qui participaient à la marche ont affirmé qu’elles vont se poursuivre jusqu’à atteindre leurs objectifs, puisque la population de Gaza semble affluer et participer massivement. Pour Maher Muzhir, dirigeant au FPLP, les marches sont également un message à l’administration américaine lui disant que le projet de liquidation de la question palestinienne ne peut passer.

Photo

Septembre


Dimanche 1er septembre : l’occupant tire sur les participants à la 6ème marche maritime qui s’est rendue du port de Gaza vers les barrières de séparation au nord de la bande de Gaza. Les 50 bateaux palestiniens ont été visés par les tirs de la marine sioniste alors qu’ils transportaient des malades, des blessés et des étudiants. Le porte-parole du conseil des marches maritimes, Bassam Manasra, a déclaré au cours d’une conférence de presse, que les Palestiniens de Gaza ont le droit de circuler dans les eaux territoriales de la bande.

Khaled al-Batsh, président du conseil national supérieur des marches du retour (CNSM), déclare que les marches du retour se poursuivront, et notamment en riposte aux déclarations du président américain voulant liquider l’UNRWA. Au cours de la marche « ensemble pour protéger les droits des réfugiés » qui a eu lieu près du barrage de Bayt Hanun/ Eretz (4/9), il a demandé aux masses de s’accrocher aux marches et à la résistance pour protéger le droit au retour et briser le blocus, disant : « si les marches s’arrêtent, le blocus se maintiendra, et nous ne l’accepterons pas ».

Vendredi 7/9, appelée « Nous retournerons malgré Trump » : la marche a été marquée par le martyre de deux jeunes, Bilal Khafaja, 17 ans, de Rafah, et Amjad Hamduna, 19 ans, de Jabalya, qui avait été blessé lors de la marche du 14/7. Des dizaines de Palestiniens ont été blessés et asphyxiés. Des jeunes sont parvenus à faire tomber un drone « israélien » qui lançait des bombes de gaz, à l’est de Gaza, et d’autres ont lancé leurs bouteilles incendiaires à l’est de Khan Younes sur les soldats de l’occupation.

Le martyr Bilal Khafaja a été ciblé par les snipers de l’armée d’occupation, il a été touché à la poitrine alors qu’il se trouvait éloigné des barbelés installés par l’occupant.

Le commentateur politique Hussam Dajani déclare que le nombre important de participants à la dernière marche du retour confirme la force de la détermination du peuple à réaliser ses objectifs, dont la fin du blocus contre Gaza. Il a poursuivi disant que la résistance ne peut rester sans riposter aux crimes commis contre les jeunes révolutionnaires.

Le manque de fuel menace le bon fonctionnement des générateurs électriques dans les hôpitaux de Gaza, une des conséquences du blocus.

Exécution d’un Palestinien qui tentait de passer par le barbelé qui sépare Gaza de la Palestine occupée en 48. Après l’avoir arrêté, les sionistes lui ont tiré une balle dans le corps, le laissant sans soins, alors que les ambulances palestiniennes étaient prêtes à lui sauver la vie.

Lundi 9/9 : la 7ème marche maritime organisée par le conseil de la mobilisation nationale pour briser le blocus, se met en route dans l’après-midi, à partir de la zone nord de la bande de Gaza. Au cours de la conférence de presse préparatoire, Adham Abu Salima, président du conseil, déclare que des dizaines de bateaux, ornés des drapeaux palestiniens, prendront la route en vue de briser le blocus, et appelle l’autorité palestinienne de Ramallah de se joindre à ce mouvement.

49 Palestiniens ont été blessés, dont des secouristes et journalistes, par les soldats de l’occupation, qui ont tiré sur la marche maritime qui a eu lieu au nord de la bande de Gaza. 50 bateaux avaient participé à la marche, accompagnée sur le sol par des milliers de Palestiniens, qui réclamaient la fin du blocus.

Au cours d’une visite aux colonies de « l’enveloppe de Gaza », le président de l’entité sioniste Raovin Rivlin déclare « nous savons que la prochaine guerre sera plus dure que les précédentes ».

Jeudi 13/9 : Les organisations de la résistance palestinienne à Gaza ont déclaré, au cours d’une conférence de presse, qu’elles sont prêtes à riposter à toute agression « contre notre peuple avec tout ce que nous possédons de moyens et de possibilités », en vue de libérer « notre terre et nos lieux saints ». Les organisations de la résistance ont appelé à transférer l’expérience de Gaza vers la Cisjordanie , Gaza ayant réussi à chasser l’occupant du fait de la résistance.

Une nouvelle tente a été installée dans le cadre des marches du retour, près de la colonie Zikkim, en vue d’élargir l’affrontement avec l’entité sioniste, du moins tous les lundis. Khodr Habib, membre du haut conseil national des marches du retour et dirigeant au Mouvement du Jihad islamique, a déclaré que la nouvelle tente du retour sur la bordure nord de Gaza vise à harasser l’occupant sioniste. Les jours du lundi, les manifestations se dérouleront au nord, vers Bayt Hanun. Ceci est un message à l’occupant, qui se rappelle très bien de la colonie et base militaire de Zikkim, qui a subi une attaque maritime de la part de la résistance (Hamas).

Vendredi 14/9, marche du retour placée sous le signe « la résistance est notre choix ». Les forces sionistes exécutent trois Palestiniens, l’enfant Shadi Abdel Al, 12 ans, et les jeunes Mohammad Shaqqura, 21 ans et Hani Afafna, 21 ans.

Les jeunes inaugurent les unités de harcèlement nocturne qui agissent de nuit, en brûlant des pneus et en provoquant les colons et soldats par les sons faits au cours de la nuit. La large participation aux marches du retour exaspère l’entité coloniale qui voudrait les faire cesser sous forme d’accord d’accalmie avec les organisations palestiniennes. Mais ces organisations refusent tout accord d’accalmie sans que le blocus ne soit levé, de manière totale. Les « facilités » de la part des sionistes, par le biais d’Etats arabes ou de l’ONU, ne peuvent les satisfaire, et par conséquent, elles appellent à poursuivre les marches sans prendre en compte les états d’âmes de l’entité sioniste.

La presse sioniste publie un reportage sur le long mur en cours de construction autour de la bande de Gaza. Ce mur qui s’étendrait sur 65 km couvrirait les « frontières » terrestres et maritimes. Il serait profond de dizaines de mètres. Des ouvriers roumains, brésiliens et d’autres Etats travaillent à la construction de ce mur. D’après le général chargé du mur, la construction de ce dernier mettrait fin aux menaces qui pèsent sur les colons installés sur la bordure de Gaza.

Un nouvel appareil pour faciliter la tâche des snipers sionistes vient de leur être livré, consistant à souffler de l’air frais pour éviter les fumées des pneus de caoutchouc lors des marches du retour.

La poursuite des marches du retour suscitent les querelles au sein du gouvernement sioniste, entre des ministres qui critiquent l’armée qui ne fait pas ce qui devrait être fait, selon eux et d’autres qui essaient de profiter de la situation pour se hisser au pouvoir. La surenchère lancée par les uns et les autres se concrétise par le resserrement du blocus maritime contre les pêcheurs à Gaza.

Décès du jeune Suhayb al-Kashef, 16 ans, des suites de ses blessures, le 16/9, occasionnées par l’occupant pendant la marche du retour, le mois précédent.

Le père de l’enfant martyr Shadi Abdel Al raconte à la presse que son fils a participé à toutes les marches du retour, depuis le début, du côté de Jabalya, au nord de la bande de Gaza. L’enfant a levé les bras, pour faire le signe de la victoire, devant les soldats cachés derrière des monticules de sable en face. L’un des soldats lui a tiré une balle dans la tête.

Le CNSM affirme que la marche maritime du lundi comportera plusieurs bateaux. Bassam Manasra, membre du Conseil, a affirmé que le peuple prend l’initiative, il est capable de troubler l’occupant et de l’empêcher d’accomplir ses objectifs. Il a appelé, en conclusion, la communauté internationale à assumer ses responsabilités et à poursuivre l’occupant pour ses crimes.

Le ministre sioniste Gilaad Ardan a menacé de reprendre la politique des assassinats dans la bande de Gaza, signifiant l’assassinat des cadres dirigeants de la résistance.

La marche maritime du lundi 17/9 a été férocément réprimée, avec 95 blessés. Les milliers de manifestants se sont massés au nord de la bande de Gaza, pour assister les bateaux qui tentent de desserrer le blocus maritime. Les manifestants ont brûlé des pneus pour empêcher les soldats sionistes de tirer, et ont scandé des mots d’ordre contre le blocus et pour le retour en Palestine. Quelques manifestants ont réussi à prendre des armes d’un soldat israélien qui a fui en les voyant entrer par les barbelés, du côté de la colonie Zikkim. Des jeunes sont même entrés dans la caserne militaire d’où se sont enfuis les soldats, laissant leurs armes, que les manifestants ont pris.

Daoud Shehab, porte-parole du mouvement du Jihad islamique en Palestine, qui a participé à la marche maritime a déclaré que « le peuple défend son droit à la vie, et il l’arrachera quelles que soient les tentatives de l’anéantir. Il y a une grande détermination à poursuivre les marches ».

L’armée sioniste recherche des « objets volants » ayant pu entrer de la bande de Gaza vers l’intérieur occupé. L’armée pense qu’il s’agit d’un drone, et pour la presse sioniste, ce ne serait pas la première fois que des drones sont envoyés de la bande de Gaza vers l’intérieur occupé.

Lundi 17/9 : Deux Palestiniens de Gaza, Naji Abu Assi, 18 ans et Alaa Abu Assi, 21 ans, ont été tués par l’armée d’occupation qui a lancé une fusée du côté de Khan Younes, au sud de la bande de Gaza.

Mardi 18/9 : L’armée sioniste tue deux Palestiniens, aux abords de la bande de Gaza : Mohamad Abu Naji, 34 ans et Ahmad Omar, 20 ans et blesse des dizaines lors d’une manifestation au nord de la bande de Gaza,. Des centaines de jeunes étaient parvenus à passer outre le barrage d’Eretz vers le mur construit par l’armée d’occupation.

Khaled al-Batsh, président du CNSM affirme qu’il est important que les marches du retour s’étendent vers les différentes régions de la Palestine et dans l’exil. « Il faut intensifier l’Intifada et les marches pacifiques du retour, contre les barrages et les colonies de l’occupation. Nos marches vont se poursuivre, l’ennemi sioniste doit le comprendre, il n’est pas possible de reconnaître sa présence sur le sol de la Palestine. »

Les équipes sionistes de lutte contre l’incendie ont déclaré que 4 grandes incendies se sont déclarées dans les colonies des abords de la bande de Gaza. D’autre part, l’armée d’occupation a déclaré qu’une vingtaine de Palestiniens ont réussi à franchir les barbelés au cours de deux journées précédentes (mardi et mercredi 18-19). Un rapport des autorités sionistes de l’environnement déclare que les dégâts dûs aux incendies depuis le début des marches du retour ont touché 32 mille dunums, et 14% des zones protégées. Le montant des pertes s’élève à 15 millions de shekels.

Marche du vendredi 21/9 placée sous le signe de « Briser le blocus » : les soldats de l’occupation exécutent Mohammad Kallab, 20 ans, qui participait à la marche du retour. Sept incendies dans les champs des colonies ont été provoqués par les ballons incendiaires que les jeunes ont envoyés. Les manifestants brûlent des pneus pour brouiller la vue des soldats de l’occupation, cachés derrière des monticules de sable, qui tirent sur les manifestants des balles réelles et des fusées à gaz pour les disperser. Les blessés ont participé activement aux marches du retour, comme Bilal Abu Hussayn, 22 ans, sur sa chaise mobile, qui se dirige vers les barbelés. Il avait été blessé lors de la dixième marche du retour. Mohammad Na’izi, également blessé, ne rate aucune marche. Il considère que les marches du retour sont la moindre des choses que le peuple palestinien peut faire pour récupérer sa terre et sa liberté.

Le ministère de la Santé à Gaza déclare que depuis le 30 mars, début des marches du retour, l’occupant a exécuté 184 Palestiniens de la bande de Gaza, dont 32 enfants et deux femmes. Le nombre de blessés s’élève à 20.472 dont 5.093 blessés par des balles réelles. Parmi les blessés, 448 sont dans un état grave.

Selon la presse sioniste, une vingtaine de jeunes sont parvenus à couper les barbelés et à entrer dans les terres occupées. Ils ont tenté de démolir des installations militaires sionistes.

Photo

Lundi 24/9 : les sionistes exécutent un jeune Palestinien, Imad Ishtiwi, 21 ans, lors des activités des unités de harcèlement et des manifestations nocturnes à l’est de Gaza. L’armée d’occupation a lancé des coups de feu intenses sur les manifestants et lancé des fusées sur le site Malaka, à l’est de Gaza, qui n’a pas fait de victimes. Pendant les manifestations nocturnes, les Palestiniens font entendre des sifflets et des chants révolutionnaires, par haut-parleurs, tout en brûlant des pneus.

La neuvième marche maritime pour briser le blocus se déroule le lundi 24/9, avec des dizaines de bateaux transportant des Palestiniens victimes du blocus. L’occupant exécute Mohammad Abul Sadiq, 21 ans et blesse 90 Palestiniens lors de la marche, dont des journalistes. Les manifestants parviennent à faire tomber un drone qui lançait des bombes à gaz sur eux.

Khaled Al-Batsh déclare suite à la marche maritime : « les Nations-Unies doivent savoir que notre peuple refuse l’occupation « israélienne » de notre terre, et que notre peuple ne reconnaît pas la solution des deux Etats ou le processus de règlement politique avec l’occupant spoliateur » ajoutant que « toutes les tentatives d’arrêter les marches du retour ou de les contourner ne nous empêcheront pas de les poursuivre jusqu’à la réalisation de nos objectifs ».

Le quotidien sioniste Haaretz a dévoilé que l’armée sioniste est incapable de trouver les moyens d’action envers les unités de harcèlement nocturne et les manifestations nocturnes qui se poursuivent le long des lignes séparant Gaza de l’intérieur palestinien occupé. L’armée craint que les manifestations ne soient une manière de s’infiltrer vers les colonies, et le commentateur sioniste Amos Hariel dit que les « manifestants à Gaza ont trouvé un nouveau point faible dans l’armée sioniste », ajoutant que les moyens utilisés le jour pour disperser les manifestants ne fonctionnent pas la nuit, à cause de la faible vue, c’est-à-dire que les snipers voient moins bien.

« Un jour avant son martyr, il termine son travail dans l’unité du harcèlement nocturne à la « frontière » et rentre heureux, car il avait réussi à franchir les barbelés. Il me donne une enveloppe remplie de sable. Je lui demande ce que c’est, il répond : c’est le sable de notre terre. J’ai compris à cet instant qu’il allait vers le martyre, mais je ne pouvais pas savoir que ce serait si vite » (la mère de ‘Imad Ishtiwi, 21 ans, exécuté par l’occupant).

La presse sioniste déclare le mardi 25/9 que des ballons incendiaires ont été envoyés vers les colonies situés aux abords de la bande de Gaza, faisant 12 incendies. L’occupant nomme cela « le terrorisme des ballons ».

La manifestation du mercredi 26/9 à Bayt Hanun pour soutenir la cause des réfugiés palestiniens a été réprimée par l’occupant qui a tiré des balles réelles et des bombes à gaz sur les manifestants. Ils étaient des milliers à réclamer le droit au retour des réfugiés et à refuser les plans de l’UNRWA contre les réfugiés.

La presse sioniste rapporte que 7 incendies se sont déclarées dans les colonies de l’enveloppe de Gaza, dues aux ballons incendiaires.

Le centre Mizan pour les droits de l’homme a déclaré que l’occupant a commis 130 agressions contre les journalistes, pendant les marches du retour, depuis le 30/3.

Marche du retour du vendredi 28/9 placée sous le signe de « l’Intifada al-Aqsa » en commémoration de l’Intifada de septembre 2000. Les forces de l’occupation exécutent 7 Palestiniens participants à la marche : Mohammad al-Hum, 14 ans, Mohammad Awawda, 26 ans, du camp al-Breij, Iyad Sha’er, 20 ans, Walid Haniyye, 24 ans, Mohammad Shakhsa, 24 ans de la ville de Gaza, Nasser Musbah 12 ans, Mohammad Inshassi, 18 ans de Khan Younes.

La résistance palestinienne affirme que le silence international est responsable de la poursuite des crimes sionistes. « Le silence et l’incapacité sont le laissez-passer » pour la poursuie des crimes de l’occupant envers la population à Gaza. Les commentateurs ont mis l’accent sur le fait que les tirs des sionistes ont visé la tête et la partie supérieure des corps, dans le but de tuer et non de dissuader les manifestants de s’approcher des barbelés.

L’unité de harcèlement nocturne menace les colons de l’enveloppe de Gaza et leur demande de quitter leurs maisons et de ne plus y retourner, promettant d’intensifier leurs activités.

L’occupant annonce que 4 incendies se sont déclarées dans les colonies proches de la bande de Gaza et prétend avoir trouvé des dizaines de charges explosives.

Photo

Octobre


Retrouvez l’article dans son intégralité sur CIREPAL, le Centre d’Information sur la Résistance en Palestine.

Faire un don

Afin d'assurer sa mission d'information, ISM-France fait appel à votre soutien.

Oui ! Je soutiens ISM-France.


Contacter ISM France

contact@ism-france.org

Suivre ISM France

S'abonner à ISMFRANCE sur Twitter RSS

Avertissement

L'ISM a pour vocation la diffusion d'informations relatives aux événements du Proche Orient. Les auteurs du site travaillent à la plus grande objectivité et au respect des opinions de chacun, soucieux de corriger les erreurs qui leur seraient signalées.

Les opinions exprimées dans les articles n'engagent que la responsabilité de leur auteur et/ou de leur traducteur. En aucun cas l'ISM ne saurait être tenu responsable des propos tenus dans les analyses, témoignages et messages postés par des tierces personnes.

D'autre part, beaucoup d'informations émanant de sources externes, ou faisant lien vers des sites dont il n'a pas la gestion, l'ISM n'assume aucunement la responsabilité quant à l'information contenue dans ces sites.

A lire également...
Même lieu

Palestine occupée

Même sujet

Résistances

Même auteur

Centre d\'information sur la Résistance en Palestine