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Palestine occupée -

La « grande marche du retour » : vers la libération de la Palestine - Chronique et analyses

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La « grande marche du retour » n’est pas organisée par le Hamas, comme prétendent les sionistes pour justifier les massacres, tout comme elle n’est pas à l’initiative de jeunes apolitiques, comme soutiennent des commentateurs, locaux et internationaux, qu’irrite tout mouvement organisé. « La Grande marche du retour » est un mouvement populaire conçu et réfléchi, ayant des objectifs et des tactiques, des programmes d’action et de mobilisation.

La « grande marche du retour » : vers la libération de la Palestine - Chronique et analyses

Le 30 mars 2018, date anniversaire de la « Journée de la terre » (30/3/1976), la grande marche du retour est déclenchée dans la bande de Gaza, avec l’espoir qu’elle se propage dans tout le territoire palestinien et dans l’exil, notamment dans les pays limitrophes de la Palestine, où sont condensés les réfugiés palestiniens.

Les organisateurs de la « grande marche du retour » sont les organisations de la résistance, les syndicats et unions populaires palestiniens et les associations civiles ainsi que les regroupements familiaux et claniques. De la rencontre organisée de plus de 150 membres d’organisations politiques, d’unions populaires et d’associations civiles, naît un conseil formé de 70 membres dont 28 membres se réunissent chaque semaine, représentant 22 secteurs de la société, y compris les organisations palestiniennes et les mukhtars (élus des camps et villages). 14 commissions ont été formées pour organiser les diverses activités liées à la marche, comme la commission médiatique, la commission juridique, la commission médicale, les commissions des étudiants, des femmes, des handicapés, des réfugiés, etc. Contrairement au déclenchement des Intifadas précédentes (1987 et 2000), la « grande marche du retour » n’est pas une réaction à un acte provocateur (même si les conditions objectives de leur déclenchement sont là), mais un mouvement dûment réfléchi répondant à une situation politique globale.

A la veille de la première marche, des « tentes du retour » ont été installées à 700 mètres de la ligne de démarcation entre les avant-postes militaires de l’occupant et le reste de la bande de Gaza. Ces « tentes du retour » sont installées en permanence, elles accueillent diverses activités tout au long de la semaine, d’un vendredi à l’autre, qui sont les journées des « marches du retour ». Elles sont prévues pour mobiliser et conscientiser la population sur la question du retour au pays et les différents dossiers, palestiniens et arabes.

L’objectif de la « grande marche du retour » : Dès le départ, les organisateurs ont défini les objectifs comme étant : le retour au pays, qui est l’objectif stratégique de la marche. Le comité organisateur est conscient que le retour au pays ne se fera pas dans les semaines à venir, mais fixer le retour en tant qu’objectif stratégique vise à mobiliser la population sur ce thème crucial qui fait l’unanimité du peuple palestinien, et à le rendre possible dans les esprits, non pas en tant que revendication et slogan, mais plutôt en objectif à atteindre. Puis, en liaison avec cet objectif stratégique, faire échec au plan américain de liquidation de la cause palestinienne, principalement dans ses deux volets : al-Quds et les réfugiés, qui sont les deux questions restées en suspens lors des accords d’Oslo en 1993. C’est pourquoi « la grande marche du retour » a fixé, selon le porte-parole du comité coordinateur de la marche, Khaled al-Batch, l’objectif stratégique qui est le retour à la terre de Palestine, et les objectifs à moyen et court terme, qui sont faire échec au « deal du siècle » et briser le blocus contre la bande de Gaza, imposé par l’occupant sioniste depuis 2007.

« La grande marche du retour » c’est aussi la poursuite des marches du retour qui ont eu lieu en 2011, à partir du nord de la Palestine, au Liban et en Syrie. Au cours des mois de mai et juin 2011, les participants aux marches du retour ont déferlé vers les « frontières », à partir du Sud du Liban et du Joulan (Golan) syrien, suscitant une panique à l’intérieur des rangs sionistes. L’armée d’occupation a tiré sur les manifestants civils et désarmés, faisant plusieurs martyrs. Certains participants sont parvenus jusqu’à al-Quds et Yafa. Ni les puissances occidentales, ni la communauté internationale dans son ensemble n’ont dénoncé ce massacre perpétré par une armée d’occupation contre des Palestiniens réfugiés qui voulaient juste retourner à leur terre, et de manière tout à fait pacifique. Mais tout retour à la patrie est et reste inconcevable pour les puissances impérialistes dans le monde, ce qui explique l’importance de la « grande marche du retour », qui cherche à le rendre concevable et réalisable.

Les moyens de « la grande marche du retour » sont des moyens populaires, des marches menées par des centaines de milliers de Palestiniens pouvant arriver aux millions, et des activités culturelles et sociales dans les « tentes » liées au droit du retour en Palestine et à la résistance multiforme, et des moyens pacifiques, n’utilisant aucune arme à feu. Dans l’esprit des organisateurs, la lutte pacifique n’a nullement le sens donné par l’Autorité palestinienne et certaines organisations à ce terme. Il s’agit plutôt de joindre la lutte populaire et pacifique à la lutte armée, dans une résistance multiforme globale, et non de dissocier entre les formes de lutte, comme le fait l’Autorité palestinienne de Ramallah. Pour affirmer l’unité du peuple palestinien, les organisateurs ont décidé que seul le drapeau palestinien sera levé au cours de la « grande marche du retour ». Cela ne signifie pas que les dirigeants politiques doivent en être absents, au contraire, leur présence parmi leur peuple est signe d’encouragement, et non comme l’ont suggéré certains, signe de « récupération politique ».

L’unité palestinienne est au cœur de la grande marche du retour. Après les échecs successifs de la réconciliation entre l’Autorité palestinienne de Ramallah et celle de la bande de Gaza, et notamment après la comédie orchestrée selon laquelle la délégation du premier ministre Rami Hamadallah aurait été attaquée par le Hamas, la situation dans la bande de Gaza s’est gravement détériorée avec les sanctions imposées par Mahmoud Abbas, qui ont trait aux salaires des fonctionnaires de l’Autorité, au transfert des malades vers les hôpitaux de la Cisjordanie , au paiement des factures d’électricité, etc… sanctions qui visent à faire plier le Hamas à la volonté de Mahmoud Abbas, mais qui ont surtout touché la population. La grande marche du retour vise à balayer ce dossier, où les forces régionales et internationales interviennent, en plus de l’entité sioniste, pour empêcher sa résolution. La réponse des organisateurs de la marche est que l’unité palestinienne se fait dans la lutte contre l’ennemi principal, l’entité d’occupation.

Le bilan humain de la grande marche du retour est très lourd, puisque l’occupant a assassiné plus de 120 Palestiniens, et blessé environ 14.000 personnes, dont 330 gravement atteints. Le massacre perpétré par les forces d’occupation témoigne de la panique ressentie par la direction sioniste du fait de cette marche et de ses objectifs. Selon le plan américano-sioniste en préparation, le retour des réfugiés n’existerait plus, et l’administration américaine s’est pliée au vœu sioniste de supprimer l’UNRWA, en lui coupant le financement. Or, la grande marche du retour remet en place l’objectif premier du peuple palestinien, et mobilise l’opinion internationale autour de cet objectif. Mais le massacre témoigne aussi de la volonté sioniste de donner une leçon à quiconque ose défier une suprématie basée sur le mensonge, la force militaire et les massacres. Il témoigne aussi de la logique et de l’idéologie sionistes, selon lesquelles le Palestinien doit disparaître, ou s’écraser. Le nombre élevé des martyrs est également la conséquence du blocus médical contre la bande de Gaza, plusieurs blessés n’ayant pu être soignés à temps pour les sauver.

Cependant, dans l’esprit des organisateurs, les martyrs et les blessés montrent le vrai visage de l’occupant, qui a perdu la bataille de l’information depuis le début de marche, selon l’aveu même de sa presse. Quand les soldats haineux de l’occupant tirent sur les journalistes, les secouristes, les ambulances, les handicapés, les enfants qui portent des pneus ou des pierres, les jeunes désarmés qui essaient de franchir les barbelés, les vieux ou les nourrissons qui suffoquent par les gaz toxiques lancés sur les manifestants, et que le monde entier assiste à ces actes barbares, alors qu’aucun soldat ou colon n’a été touché, il est évident que la grande marche du retour a remporté la victoire médiatique. Les efforts américains pour blanchir l’occupant et justifier ses crimes n’y peuvent rien. Mais la grande marche du retour n’a pas encore réussi à percer la solide alliance entre les puissances impérialistes et l’occupant sioniste, y compris ce qui s’appelle la « communauté internationale » : les discussions sont en cours pour alléger le blocus, donner des miettes à la population de Gaza, et non de supprimer un blocus inique et criminel. Combien de martyrs et de blessés faut-il encore pour que cette communauté internationale décide d’isoler l’entité sioniste ?

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A la veille de la marche
Le dirigeant au mouvement du Jihad islamique en Palestine, Khaled al-Batsh, qui représente le conseil national supérieur de la grande marche du retour (CNSM) affirme que « la marche du retour est le début d’un grand projet pour réaliser le droit au retour après son abandon de la communauté internationale, son objectif sera stratégique et tactique (…). La marche du retour a besoin d’organisation et d’ordre et d’une direction populaire (…) la présence civile sur la ligne de la trêve (ligne de séparation entre la bande de Gaza et l’intérieur occupé en 48) est importante, il y aura des tentes, le message est ‘nous retournerons en Palestine’ ».

Du côté de la colonie sioniste, l’occupant menace les compagnies de transport palestiniens en leur ordonnant de ne pas transporter les participants. Il envoie des tracts à la population de Gaza, menaçant de s’approcher des barbelés ou d’agir violemment, tout en attaquant la résistance, la rendant responsable du sort de la population à Gaza. Il lance ses menaces télévisées et parvient à infiltrer les téléphones de plusieurs personnalités, fixant des rendez-vous erronés pour le début de la marche. Il poste des unités militaires supplémentaires à la frontière, installe de nouveaux postes de surveillance et de tirs, et donne l’ordre à ses soldats de tirer indistinctement.

Chronique

Le premier vendredi de la « grande marche du retour » (30 mars 2018). Des dizaines de milliers de Palestiniens se dirigent vers la zone séparant les postes militaires de l’armée sioniste de la bande de Gaza. L’armée de l’occupation tire, faisant 17 martyrs et 1416 blessés. Les corps de deux martyrs sont confisqués par l’occupant. Les participants à la marche appartenaient à toutes les générations, des plus vieux aux plus jeunes.

L’avocat A’lah Abdel Ati, membre de la commission juridique issue du CNSM affirme que l’occupant sioniste a commis de graves violations contre les manifestants. Il a utilisé des balles réelles, avec intention de tuer, et des balles qui explosent dans le corps, pour provoquer des séquelles à long terme ainsi que des gaz dangereux de nature inconnue.

Le mouvement du Jihad Islamique en Palestine se félicite de la participation massive à la grande marche du retour, au cours des journées du vendredi. Mohamad Shallah, cadre du mouvement à Gaza a affirmé que les masses palestiniennes ont prouvé aux sionistes leur attachement à leur terre, et que les nouvelles générations n’ont pas oublié leur patrie. Il s’est félicité du caractère non partisan de la marche, où seul le drapeau palestinien a été levé.

Dans la bande de Gaza, l’UNRWA fait preuve de suivisme aveugle vis-à-vis des Etats-Unis, puisqu’elle envoie une note administrative interdisant à ses employés de participer à « la grande marche du retour » et conseillant les élèves de ses écoles de ne pas y participer.

Le ministre de la guerre a félicité ses soldats pour avoir tué et a affirmé qu’il ne formera pas une commission d’enquête pour déterminer la responsabilité du massacre, et que son entité refusera toute commission d’enquête internationale. Les quotidiens et les responsables politiques sionistes considèrent de manière générale que la marche du retour est organisée par le Hamas pour sortir de l’impasse dans laquelle il se trouve, thèse partagée par certains journalistes arabes « indépendants », manière de disculper l’entité sioniste de ses crimes.

De son côté, le conseil de sécurité de l’ONU ne parvient pas à dénoncer l’occupant, qui est protégé et soutenu par les Etats-Unis. Certains pays arabes et islamiques ont dénoncé le crime de l’armée d’occupation.

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Le deuxième vendredi 6 avril « journée du Caoutchouc » : 15 Palestiniens ont été tués, dont un journaliste, et 1.100 ont été blessés par les balles réelles et asphyxiés par les gaz.

Ayant réalisé les effets positifs de la fumée qui s’élève pour les protéger des tirs de l’occupant, les Palestiniens décident de brûler quantité de pneus le long de la ligne de séparation. « La photo du martyr Abdel Fattah Abdel Nabi, prise quelques instants avant qu’il ne soit tué, en train de transporter un pneu, est devenue l’icône de la journée » (article de Usama Hammad).

Les médias et responsables sionistes ont crié, accusant les Palestiniens de nuire à l’environnement en brûlant les pneus. Ils portent plainte à l’ONU alors que la bande de Gaza, sans compter les autres parties de la Palestine, subissent les désastreux effets de la politique sioniste destructrice de vie (humaine et végétale). Sur le terrain, les militaires de l’occupation ont préparé de larges jets d’eau pour éteindre les feux, tout le long de la ligne de séparation.

Abbas Zaki, membre du comité central du mouvement Fateh, déclare que le différend avec le mouvement Hamas ne doit pas conduire à instaurer des sanctions contre le peuple palestinien dans la bande de Gaza. Concernant la marche du retour, il a affirmé que « le peuple palestinien grandiose à Gaza est un don de Dieu à la Palestine, il mérite d’être hautement apprécié par la direction politique ».

Reportage : La journaliste Du’a’ Shahine montre dans son reportage, tout le long de la ligne de séparation, que cette zone a entièrement changé depuis le 30 mars (reportage du 9/4). Au cours de la journée, les vendredis, c’est l’affrontement, les martyrs et les blessés, mais le soir, c’est « le repos des combattants », qui se réunissent, en familles, autour des chants patriotiques et des danses traditionnelles bédouines, malgré l’occupant, qui n’arrête pas de tirer. Le rôle de la femme palestinienne est vital, à l’est de Shuj’iyya, où elle a préparé des plats qu’elle distribue aux participants, dans le but d’appuyer le droit au retour et de renforcer la ténacité des jeunes.

Depuis le déclenchement du 30 mars, 30 Palestiniens se sont élevés en martyrs, et 2900 ont été blessés.

Raid de l’aviation sioniste sur l’est de Shuja’iya où s’élève un martyr Mohamad Hujayle, 31 ans et sur d’autres sites de la résistance dans la bande de Gaza (12 avril).

Décès du martyr Abdullah Shuhari, 28 ans, à Khan Younes (12 avril).

Le troisième vendredi 13 avril « Journée du drapeau » : 6 Palestiniens ont été tués.
Au cours du troisième vendredi de la « grande marche du retour », qui a été la journée du « drapeau palestinien », les manifestants ont lancé un message fort à l’entité coloniale, lui rappelant ses soldats prisonniers. Plusieurs dizaines de milliers de participants se sont rendus vers les barbelés installés par l’occupant sur les terres de la bande de Gaza, en présence des membres du CNSM. Les jeunes ont brûlé les drapeaux de l’entité sioniste, et levé les drapeaux palestiniens.

La participation est cependant plus faible que lors des semaines précédentes, avec des dizaines de milliers de personnes, qui se sont dirigées vers les 5 points de rassemblement à Rafah, Khan Younes, Camp al-Breij, Gaza et Jabalia. Les manifestants ont porté des cercueils fictifs où furent collées les photos des 4 soldats sionistes détenus par la résistance au cours et après la guerre de 2014.

Une délégation de médecins palestiniens des territoires occupés en 48, sous la direction de dr. Salah Hajj Yehya, est arrivée dans la bande de Gaza, pour aider à soigner le nombre important de blessés.

Le 18 avril, les participants à la grande marche du retour dans la bande de Gaza ont déplacé de 50 à 100 mètres les tentes du retour vers la ligne de séparation avec les territoires occupés en 48, en préparation de la journée du 15 mai. Cinq tentes avaient été installées au départ à 700 mètres des barbelés, le long de la bande de Gaza, du nord au sud. Les organisateurs prévoient d’installer d’autres tentes protégés des tirs sionistes par des monticules de terre. Des jeux pour les enfants ont été installés au nord, une exposition permanente d’objets traditionnels et folkloriques sert à animer les marches, Une tente a été montée pour abriter les conseils tribaux de Gaza, à l’est de la ville.

Le bilan est de : un martyr tué, Islam Harzullah, 28 ans, et 1000 blessés par balles et asphyxiés par les gaz.

Daoud Shihab, responsable du bureau de presse du Mouvement du Jihad islamique, a affirmé que les marches se poursuivent avec une grande intensité populaire, ce qui est un grand acquis, et signifie que le concept du droit au retour et la conscience des masses s’enracinent encore plus. Ces marches sont un outil de la résistance que le peuple utilise selon les moyens et les formes appropriés. C’est le peuple qui s’exprime en participant aux marches du retour.

Le 15 avril, Marwan Barghouty, membre dirigeant du comité central du Fateh, appelle à la participation active aux marches du retour, dans un message envoyé de prison.

L’union des radios et télévisions réclame des rapports minutieux sur les crimes de l’occupation contre les journalistes, afin de les présenter aux tribunaux. 52 journalistes ont été jusque là visés lors des marches.

Le 17 avril, les autorités de l’occupation imposent des sanctions économiques contre 14 compagnies de transport qui ont aidé les participants à se rendre vers la ligne de séparation.

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Le quatrième vendredi, 20 avril, « Journée des prisonniers et des martyrs » 4 Palestiniens ont été tués, Ahmad Abu Akl, 25 ans, tué par un tireur sioniste qui a tiré sur la tête, à l’est de Jabalia, et Ahmad Athamne, 24 ans, au nord de Gaza. L’enfant Mohamad Ayoub, 15 ans, et Sa’d Abu Taha, à l’est de Khan Younes.

La 4ème journée du vendredi, dans le cadre de « la grande marche du retour » a assisté à l’apparition massive des cerfs-volants, nouvelle arme utilisée par les participants. Ces cerfs-volants qui sont envoyés vers les colonies, portent des matières inflammables et causent des incendies dans les champs. Une nouvelle cellule a été constituée par les participants pour construire les cerfs-volants et les équiper. Les dirigeants sionistes menacent de lancer leurs avions militaires contre les cerfs-volants, et discutent la manière de s’y opposer.

Les participants répondent à l’armée sioniste qui les a bombardés de tracts, les appelant à ne pas s’approcher des barbelés ni à participer à la marche du retour. Ils ont répondu : « Allez-vous en, ne suivez pas les ordres de votre direction, elle vous envoie vers la mort ou l’emprisonnement. » C’est le message envoyé au moyen des cerfs-volants.

Le dénommé « Sakhra », jeune Palestinien participant aux marches, explique que les manifestants s’expriment de manière pacifique, ils ne portent ni de bombes ni d’armes, mais les soldats de l’occupation visent les manifestants avec des balles explosives et des gaz. A l’est de Khan Younes, « Sakhra » prépare les cerfs-volants tout en affirmant que ni lui ni les jeunes qui sont avec lui n’ont peur des sionistes en face.

Le 23/ 4, le jeune Tahrir Wehbe (18 ans) décède des suites de blessures infligées il y a deux semaines à l’est de Khan Younes. Il était handicapé de l’ouïe. Le jeune Abdallah Shamali (20 ans) est décédé des suites des tirs le vendredi dernier. La balle avait touché son ventre. Il était le fils du martyr qassamite Mohammad Shamali, élevé martyr en 2009. Le journaliste Ahmad Abu Hussayn décède par suite d’une balle tirée par un tireur sioniste, le vendredi du drapeau.

A cette date, 39 martyrs se sont élevés, et plus de 5000 blessés, dont 138 gravement atteints.

Le cinquième vendredi, 27 avril, « Journée de la jeunesse révoltée » : 6 Palestiniens ont été tués et 350 Palestiniens visés par les balles, dont des journalistes et des secouristes. Décès de Abdel Salam Bakr, 29 ans, touché à l’est de Khan Younes, de Mohamad Muqayad, 21 ans, Khalil Atallah, 22 ans, touchés à l’est de Zaytun, ville de Gaza, et l’enfant Azzam Uwayda, 14 ans, touché à l’Est de Gaza d’une balle à la tête.

Au cours de cette journée, les manifestants se sont rendus par milliers vers la ligne de séparation, et des jeunes sont parvenus à couper les barbelés de séparation. Des manifestants montent des ballons volants qui transportent des flammes, vers les colonies. Après le caoutchouc pour se protéger, et les miroirs pour aveugler les tireurs sionistes, c’est le moment pour les manifestants de penser à l’attaque. La prière collective du vendredi a été célébrée près des tentes du retour.

Parallèlement, en Cisjordanie occupée, des affrontements ont eu lieu entre les Palestiniens et l’armée d’occupation dans plusieurs endroits à al-Khalil, Ramallah, al-Bireh, Nablus (village de Bayta), Ariha, après la prière du vendredi.

Le CNSM salue les manifestants qui ont répondu à l’appel et marché pacifiquement, et salue les solidaires internationaux et arabes soutenant les marches, en les appelant à intensifier leurs efforts de solidarité. « Selon les témoignages des médecins, les forces de l’ennemi sioniste ont sciemment tiré pour tuer en utilisant des balles explosives, et les armes utilisées portent des matières toxiques ». Le CNSM réfute les allégations américaines selon lesquelles les enfants sont enrôlés et utilisés comme boucliers humains, ces mensonges visent à justifier les massacres et le ciblage des enfants. Il met en garde la communauté internationale contre le silence envers les crimes sionistes, silence qui est un feu vert pour la poursuite des massacres.

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L’occupant tire sur trois Palestiniens qui tentaient d’entrer en Palestine occupée : Atiya Imawi, Youssef Imawi de Khan Younes, et l’enfant Jasser Abu Jazar (16 ans). La nouvelle de leur décès a été annoncée par la Croix Rouge Internationale.

5 corps de martyrs tombés au cours des marches du retour sont confisqués par l’occupant, à la date du 1er mai : les martyrs Mus’ab Sallul, du camp Nusayrat, Mohamad Rabay’a, du camp Nusayrat, Yousef Abu Jazar, de Rafah, Atiya Imawi, de Khan Younes, et Ahmad ‘Imawi, de Khan Younes.

3 mai : le jeune Anas Abu Asr, 19 ans, succombe à ses blessures (tirs israéliens lors de la 5ème journée). Il était du quartier de Tall al-Hawa, à Gaza.

Le sixième vendredi 4 mai, « Journée des travailleurs » : Les activités sont intenses dans les tentes du retour : L’Union des travailleurs dans la bande de Gaza a choisi la tente qui se trouve à l’est de Gaza pour célébrer les activités de la Journée. Les forces de l’occupation ont tiré sur les jeunes qui se trouvent à l’est de Khuza’a. Deux familles célèbrent des mariages dans les tentes, à l’est de Jabalia.

Au soir de cette journée, les jeunes sont parvenus à entrer dans le poste sioniste installé à Karm Abu Salem, au sud de la bande de Gaza, incendiant tout le matériel de ce poste-frontière.

Reportage : Aux « frontières » de la bande de Gaza : depuis le 30 mars, la zone « frontalière » séparant la bande de Gaza au reste de la Palestine occupée n’est plus une zone sauvage. Les 5 tentes principales du retour y ont été installées, et un nouveau genre de vie a été instauré. Les sirènes des ambulances qui annoncent le transport des blessés, les manifestants qui lancent des pierres, les marchands ambulants qui parcourent la zone, se mêlent aux chants patriotiques lancés par les haut-parleurs, les groupes folkloriques qui animent les soirées, les élèves qui viennent étudier, et les cours qui sont dispensés, alors que les soldats sionistes tirent sur les participants, tuant et blessant autant qu’ils le peuvent. Des matchs sportifs sont organisés entre les équipes issues des villes de la bande de Gaza. La participation des femmes à cette initiative est massive.

Les Palestiniens de 48 ont participé à la marche du retour, à la limite de la bande de Gaza, sur les terres d’un village démoli, Dimra, lors du vendredi consacrée aux travailleurs, le 4 mai.

Le septième vendredi 11 mai : le vendredi de la mobilisation : 167 blessés et un martyr Jabr Mustafa, 40 ans, à l’est de Khan Younes. 7 blessés sont gravement atteints, dont deux femmes et un enfant. Des milliers de citoyens se sont dirigés ce jour vers la zone de séparation, où sont plantées les tentes du retour, considérée comme une pré-mobilisation pour les journées du 14-15 mai, date commémorative de la Nakba, et en signe de refus du transfert de l’ambassade américaine vers al-Quds.

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Reportage : Itaf Wadi (photo ci-dessus), « la mère des révolutionnaires », « la flamme », comme l’appellent les jeunes, a 55 ans. Dans la tente du retour plantée près des barbelés qui enferment la bande de Gaza, elle consacre ses journées à les encourager, à les préparer et à les soigner, avant et après leur participation à la « grande marche du retour ». A l’entrée de la tente, elle suscite l’enthousiasme des participants à la marche par les « Allah Akbar ». Originaire de Bayt Daras, elle participe depuis le 30 mars à la marche du retour et affirme : « je cherche les cailloux et les pneus, pour les donner aux jeunes. Nous sommes là aujourd’hui pour faire parvenir un message au monde : nous insistons et nous sommes déterminés à poursuivre le chemin jusqu’à la libération de notre patrie. Je suis heureuse et fière de participer aux côtés des jeunes au combat contre les occupants. Louanges à Dieu qui m’a gardé vivante et m’a fait participer à ce grand jour.» Elle affirme qu’elle est là car elle aime sa patrie, elle veut défendre al-Aqsa et s’opposer aux décisions de liquidation de la cause palestinienne. « Ma maison se trouve à Bayt Daras, à 30 km des barbelés qui séparent la bande de Gaza de l’entité sioniste. J’ai hâte de retourner dans mon village. C’est la résolution promulguée par les Nations-Unies, N°192, qui affirme clairement que les réfugiés doivent retourner dans leurs villages et leur pays. »

Samedi 12 mai : L’enfant Jamal Afane, 15 ans succombe à ses blessures (blessé lors du vendredi 11 mai.)

Préparatifs pour la journée du 14 mai : chaque véhicule transportant les manifestants portera le nom d’un des villages palestiniens en Palestine 48. Il s’agit de livrer une image opposée à ce qui a eu lieu en 48, lors de l’expulsion des Palestiniens de leurs villages. Aujourd’hui, c’est le retour, dans des véhicules symboliquement marqués du nom des villages.

Le CNSM appelle les Palestiniens en exil et dans le monde à se diriger vers les ambassades sionistes et américaines, et aux sièges de l’ONU pour protester contre le transfert de l’ambassade américaine vers al-Quds.

A la date du 12 mai, le nombre de martyrs du retour s’élève à 48 martyrs, dont 5 enfants et deux journalistes. Le ministère de la santé à Gaza déclare que 9.520 personnes ont été blessées, don 900 enfants, 400 femmes, 200 membres des équipes médicales, et 110 journalistes. Il y a eu, jusqu’à cette date, 24 cas de membres amputés.

Le lundi et mardi 14 et 15 mai : La journée du « million pour le retour » : Dès le matin, les Palestiniens se dirigent vers les tentes du retour et les barrages de l’armée d’occupation, pour commémorer les 70 ans de la Nakba et dénoncer la reconnaissance par les Etats-Unis de al-Quds comme capitale de l’entité sioniste. A peine arrivés, les soldats sionistes tirent, et les martyrs s’élèvent les uns à la suite des autres, ainsi que le nombre des blessés : blessés par balles réelles, et asphyxiés par les gaz lacrymogènes. A l’Est de Jabalia, des affrontements ont lieu près des barrages, ainsi qu’à l’est de Rafah.

Une grève générale avait été annoncée dans la bande de Gaza, en vue de participer à la marche. Les manifestants se sont rassemblés autour des 19 tentes dressées près de la zone de séparation. Les sionistes avaient lancé des drones pour incendier les tentes, mais les jeunes sont parvenus à les faire tomber. Les sionistes avaient lancé des tracts en direction des Palestiniens, les menaçant de mort s’ils s’approchaient des barrages. L’armée sioniste a déclaré la zone aux abords de la bande de Gaza interdite à la circulation, sauf pour ses habitants.

En milieu de journée, le ministère de la santé à Gaza signale le martyre de 30 Palestiniens âgés entre 14 ans et 30 ans. Des milliers de manifestants sont blessés et asphyxiés par les gaz. A la fin de la journée, le ministère annonce le martyre de 55 Palestiniens, dont 6 enfants et une femme, pendant que le nombre de blessés et asphyxiés s’élève à 2.771 Palestiniens.

Des jeunes parviennent à se rapprocher de la statue érigée par l’occupant au nord de la bande, à l’est de Bayt Hanoun. L’occupant tue trois Palestiniens ayant pu entrer dans la zone du passage de Rafah. L’artillerie « israélienne » participe au massacre, tirant près des tentes du retour.

Un drone « israélien » espion est abattu par les manifestants à Gaza. Des cerfs-volants et des ballons incendiaires sont envoyés vers les sionistes, provoquant des incendies dans les champs. Les pompiers « israéliens » ont passé les deux journées à éteindre les feux.

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Drone israélien abattu par les jeunes Palestiniens


En Cisjordanie occupée, les soldats sionistes tirent sur les manifestants et les journalistes dans le camp de Qalandia, à Bayt Lahem, et dans la ville d’al-Khalil.

Le CNSM appelle à la poursuite des marches du retour et à une grève générale le mardi 15 mai, qui est une journée de deuil. Il appelle à la participation massive aux cortèges funèbres des martyrs. Khaled al-Batsh, président du CNSM, a fait porter la responsabilité du massacre « à l’administration américaine et à son président sioniste Donald Trump », considérant que « cette date funeste demeurera à jamais une tâche de honte sur le front de tous ceux qui abandonnent la Palestine ou qui normalisent avec l’occupant sioniste ».

Le nombre de martyrs de la journée du 14 mai s’élève avec le décès de plusieurs blessés graves : le 16 mai, le martyr Fawzi Abu Loli, 19 ans du camp al-Shabura, Rafah. Il a été exécuté par une balle à la tête, alors qu’il cisaillait les barbelés. la martyre Layla Ghandour, nourrisson de 8 mois, tuée à l’est de Gaza, Adil Matar, 16 ans, Nassir Ghurab 51 ans, de Nussayrat.

Le ministère de l’intérieur à Gaza (Hamas) et la sécurité nationale (Hamas) ont annoncé le martyre de quatre de leurs membres : Mussa Abu Hassanayn, 30 ans, de la défense civile, Mu’tazz Nunu, 30 ans, de la sécurité intérieure, Mus’ab Abu Layla, 28 ans, des Renseignements militaires, et Jihad Musa, 30 ans, de la sécurité intérieure.

Le mouvement du Jihad islamique en Palestine annonce le décès de trois martyrs : Fadi Hassan Abu Salma, de Khan Younes, blessé avec deux jambes amputées, suite aux bombardements sionistes en 2014. Les martyrs Ubayda Farhan, de Khan Younes, et Ahmad Sha’er.

Le FPLP annonce le martyre de Ahmad Adini, 36 ans, le 14 mai, à l’est d’al Breij. Il était origine de Beer Saba’.

Après la marche du 14 mai, le Fateh déclare la fin de sa participation aux marches du retour, qui sont arrivées à leur fin selon lui : « Les marches ont réussi à affirmer les messages de notre peuple palestinien relatifs à ses droits et ses fermes positions, pour lesquels se sont sacrifiés les martyrs » dit-il dans un communiqué. Cependant, il n’est pas certain que les membres du Fateh dans la bande de Gaza cessent leur participation et s’alignent sur la position officielle. Le CNSM affirme que le programme quotidien des activités et les marches se poursuivent jusqu’au 5 juin, au moins..

16 mai : le CNSM refuse les médicaments envoyés par l’occupant. Des camions de médicaments ont été envoyés par l’institution médicale « israélienne » pour les blessés de Gaza. Les camions furent interdits d’entrer par le poste de Karm Abu Salem pour ne pas « embellir l’image de l’occupant ».

La presse sioniste reconnaît que la presse palestinienne a réussi à la surpasser au sujet des marches du retour. De son propre aveu, la presse sioniste est militarisée, elle parle au nom de l’armée d’occupation et les médias de l’armée ont échoué, alors que Hamas a autorisé les médias à travailler librement. L’armée d’occupation a refusé les entretiens de la presse avec les soldats, alors que la presse internationale pouvait librement s’entretenir avec les manifestants à Gaza.

Les dirigeants sionistes menacent de tuer Yehia Senwar, dirigeant du Hamas à Gaza.

Le bilan meurtrier des journées du lundi 14 et mardi 15 : 62 Palestiniens ont été tués, et 3.188 ont été blessés et asphyxiés. Le ministère de la santé à Gaza lance un appel aux autorités égyptiennes, leur demandant d’ouvrir le passage de Rafah pour soigner les blessés dans les hôpitaux égyptiens ou autres arabes.

Les manifestants poursuivent le lancement des ballons et cerfs-volants incendiaires vers les colonies. Le 17 mai : un grand incendie se déclare dans la colonie de Nahal Hapsur. 4 brigades de pompiers sont obligées d’éteindre le feu.

Le 16 mai, l’artillerie sioniste bombarde les positions de la résistance à l’est de Jabalia.

17 mai : une délégation médicale de la Cisjordanie occupée arrive à Gaza, pour aider les hôpitaux et médecins à soigner le nombre important de blessés.

Les avions de l’occupation bombardent des positions de la résistance, et la résistance riposte.

A la veille de la marche du 18 mai, des rumeurs circulent sur un soi-disant accord entre le Hamas et l’Egypte pour arrêter la « grande marche du retour ».

Le vendredi 18 mai : 8ème journée place sous le signe de « la fidélité envers les martyrs et les blessés ». A peine arrivés, les manifestants ont brûlé les pneus et préparé les cerfs-volants pour les envoyer sur les colonies. Une incendie se déclare dans la colonie Nahel Oz, et l’occupant tire et lance des gaz sur les manifestants : 56 Palestiniens sont blessés et asphyxiés par les gaz.

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Malgré les massacres des 14-15 mai, les Palestiniens poursuivent la marche, déterminés. Dans l’intérieur palestinien occupé en 48, plusieurs manifestations et sit-in sont organisés pour protester contre les massacres perpétrés par l’armée sioniste, mais aussi pour affirmer le droit au retour et le soutien à la « marche du retour ». A Haïfa, une manifestation organisée par le mouvement des jeunes est sauvagement réprimée par la police sioniste qui arrête 19 Palestiniens. Les manifestants de Haïfa affirment leur participation à la « marche du retour » et l’unité du peuple palestinien.

De retour du Caire, le chef du bureau politique du Hamas, Isma’il Haniyé déclare : les marches du retour et de la levée du blocus ne s’arrêteront pas, sans la réalisation de leurs objectifs, dont la levée totale du blocus. Au cours de la prière du vendredi il a démenti les rumeurs concernant la visite de la délégation du Hamas au Caire. Pour son mouvement, la marche du retour a deux dimensions, l’une politique qui affirme le droit palestinien et le refus du « deal du siècle » et la seconde dimension est la levée entière du blocus contre Gaza, ajoutant que « nous n’avons plus confiance dans les délégations, les promesses, les solutions partielles, ou le blocus est entièrement levé, ou la marche du retour se poursuit ».

Le 19 mai, un convoi médical égyptien arrive à Gaza, qui contient du matériel médical pour les hôpitaux et des produits alimentaires. Des ambulances sont également envoyés pour transporter des blessés graves vers les hôpitaux égyptiens.

Le 20 mai : les incendies se multiplient dans la zone des colonies à l’est de la bande de Gaza, dues aux cerfs-volants et ballons incendiaires. Des dizaines de milliers d’hectares ont brûlé jusqu’à cette date. L’occupant parle de « catastrophe ».

Au 21 mai, le bilan meurtrier est de 112 martyrs et 13190 blessés. Parmi les martyrs, 13 enfants mineurs, 2069 enfants blessés, 1029 femmes, 332 blessures graves. Parmi ces martyrs : Wissal Sheikh Khalil, 15 ans, avait fini de passer son examen du brevet. Elle vivait dans le camp al-Maghazi, et originaire du village Sawafir. Ahmad Abu Samra, 21 ans, de camp de Jabalia, avait été gravement blessé le 14 mai. Mohamad Alayan, 20 ans, Mu’in Sa’i, 59 ans, du camp al-Shate’, Gaza, blessé le 14 mai.

22 mai : Deux jeunes, Ahmad Imawi et Mu’tazz Abu ‘Id, arrêtés le 28 avril, sont accusés par un tribunal sioniste de fabriquer des cerfs-volants.

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Yehia Senwar déclare que le peuple palestinien a choisi la voie de la résistance populaire et pacifique car les circonstances l’ont amené à ce choix, en cette étape précisément, mais cela ne signifie pas l’abandon d’autres choix. Il a nié qu’il y ait un accord entre son mouvement et le Caire pour stopper le mouvement et les marches du retour, disant qu’il a confiance dans les masses palestiniennes de la Cisjordanie , qui sont capables d’appuyer les manifestants à Gaza, demandant au Fateh de cesser la coordination sécuritaire avec « Israël ».

Les jeunes parviennent à entrer dans les territoires occupés et d’incendier des tentes et des points militaires de l’occupant. L’artillerie « israélienne » a tiré sur un poste d’observation de la résistance.

Le CNSM affirme que les tentes du retour accueillent des activités diverses tout au long de la semaine, des activités culturelles, politiques, nationales et sociales. La commission juridique du conseil, dans une conférence de presse, appelle à activer le dossier de la poursuite de l’occupant par le tribunal international, et demande à l’Autorité palestinienne de remettre tous les dossiers nécessaires. « Il est nécessaire de briser le blocus de la neutralité excessive et de soutenir les victimes ». « Les crimes commis à Gaza sont des crimes de guerre, l’occupant a usé de la force mortelle se basant sur une décision politique et militaire, et a intentionnellement tiré sur les participants qui ne constituaient aucun danger sur les soldats ». Elle réclame à la communauté internationale de mettre en place une commission d’enquête sur les crimes « israéliens » à Gaza.

Les organisations de la résistance doutent de l’efficacité d’une délégation internationale qui serait envoyée à Gaza et de sa capacité à arrêter les crimes de l’armée d’occupation et de protéger les Palestiniens, car cette délégation serait plutôt une force de soutien et d’aide à l’occupant, et prendra en charge de protéger les colonies. Le dirigeant au Mouvement du Jihad islamique, Ahmad Mudallal, affirme que son mouvement refuse la présence de forces internationales aux frontières de la bande de Gaza, justifiant son refus par l’expérience d’une telle force au sud-Liban. « Que la communauté internationale applique ses décisions, dont la décision 194, avant d’en prendre de nouvelles ».

(…)

Retrouver l’article dans son intégralité sur le site de CIREPAL, le Centre d’Information sur la Résistance en Palestine.


Source : CIREPAL

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