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Palestine - ISM France

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Le Bureau politique du Hamas de nouveau sur la route

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27.09.2013 - Depuis que le Hamas a décidé de déménager son politburo de la Syrie vers le Qatar, son Président Khaled Meshaal a le même ressenti qu’un prisonnier, isolé des développements politiques en Palestine. La recherche d’un nouveau pays hôte a commencé, le Soudan étant la destination la plus probable pour le mouvement de résistance islamiste.

Le Bureau politique du Hamas de nouveau sur la route

Manifestation du Hamas contre la judaïsation d'al-Quds et d'al-Aqsa à Gaza
le 24 septembre 2013
(Source)

Le chef du bureau politique du Hamas en exil, Khaled Meshaal, ne peut que se sentir comme un prisonnier dans son nouveau quartier général au Qatar. Mais les autorités locales, qui ont entouré le leader palestinien de mesures de sécurité importantes et restreint ses mouvements, affirment que ces mesures sont prises pour son bien, en raison des menaces qui pèsent sur sa sécurité personnelle.

Pourtant, d’autres membres du politburo qui ont accompagné Meshaal dans cet émirat du Golfe se plaignent de ces mesures de sécurité jugées inadéquates qui les poussent à réfléchir à un nouveau déménagement vers un lieu comme le Liban, l’Iran ou le Soudan. Selon des sources du Hamas, Meshaal a exprimé sa volonté d’envisager une autre localisation qui convienne mieux aux activités du bureau politique.

Divisions internes

Dés le début, plusieurs dirigeants du Hamas se sont fermement opposés à l’idée de déménager le politburo de Damas vers Doha, notamment parce que cela représentait une gifle infligée à leurs anciens alliés de l’axe de la résistance.

Des observateurs proches du Hamas soulignent qu’il n’y a guère eu de consensus parmi les hauts dirigeants sur cette décision, et qu’elle a été prise par une minorité qui se trouvait être présente lors de la réunion. Parmi les plus fermes opposants à ce départ, se trouvaient les cadres représentant Gaza qui connaissent bien le niveau de soutien et d’assistance que l’Iran, le Hezbollah et la Syrie ont fourni au mouvement au fil des années. Des sources internes révèlent qu’une pression énorme a été exercée sur les dirigeants du Hamas pour que ce dernier prenne ses distances avec le Hezbollah et dénonce publiquement son intervention en Syrie, un exercice auquel se sont pliés à contrecœur certains membres de la résistance palestinienne.

L’objection des Brigades Qassam

L’aile armée du Hamas, connue sous le nom de Brigades Izz al-Din al-Qassam, oppose la plus grande résistance au nouveau réalignement de leur parti dans la région. Ce sont eux qui connaissent le mieux le sacrifice et l’engagement de leurs compagnons d’armes, et notamment du Hezbollah, en faveur de la résistance palestinienne. A ce jour, les commandants Qassam continuent de passer par Beyrouth, sur leur chemin vers l’Iran, où ils passent plusieurs jours en tant qu’invités de leurs homologues de la résistance libanaise.

Pour sa part, le Hezbollah semble réticent à vouloir tenir le Hamas pour responsable des actions de quelques individus, insistant sur le fait que la décision prise par certains des membres du mouvement de rejoindre le combat contre le régime syrien est d’ordre personnel, et ne relève pas d’une décision officielle prise par l’équipe dirigeante. L’Iran aussi a montré sa volonté de se réconcilier avec le Hamas, particulièrement après l’attaque israélienne sur Gaza de mars 2012 qui a poussé Téhéran à rapidement reconstituer les moyens militaires de Qassam.

A la recherche d’un foyer

Avant le renversement du Président égyptien Mohamed Morsi, le Hamas et le gouvernement jordanien s’étaient mis d’accord sur l’installation du politburo à Amman. Toutefois, avec la chute des Frères Musulmans en Egypte, le roi jordanien s’est ravisé, croyant y voir le début de l’effondrement des Frères dans toute la région.

D’autres options géographiquement proches de la Palestine ont été écartées pour des raisons diverses. L’Egypte, par exemple, est actuellement hors de question du fait des accusations portées par Le Caire contre le Hamas, accusé de se mêler des affaires internes du pays pour prêter main forte aux Frères Musulmans. Un retour vers la Syrie est tout aussi impossible, bien que certains aient suggéré que Damas serait ouverte à cette idée, mais sans Meshaal.

Il reste Khartoum qui apparait comme la meilleure solution pour le moment. Le Hamas n’est pas un étranger au Soudan, où le mouvement se réunit régulièrement pour y tenir des élections du bureau politique et s’occuper d’autres affaires politiques, sans oublier que l’Iran a établi dans le pays plusieurs fabriques d’armes destinées au Hamas.

Source : Al Akhbar

Traduction : CR pour ISM

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