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Palestine - ISM France

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Palestine -

Le Droit au Retour, un droit fondamental toujours refusé

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Le droit au retour des réfugiés est non seulement sacré et légal, mais il est également possible. Les études démographiques montrent que 80% des Israéliens vivent sur 15% des terres et que les 20% restants vivent sur 85% des terres appartenant aux réfugiés.
En outre, sur ces 20%, 18% vivent dans des villes palestiniennes alors que les 2% restants vivent dans des kibboutzim et moshavs.

Le Droit au Retour, un droit fondamental toujours refusé


Photo : Des Palestiniens s'enfuient en 1948 suite aux massacres et au nettoyage ethnique perpétrés par les groupes terroristes sionistes

• Les réfugiés palestiniens représentent la plus longue souffrance et la plus forte population de réfugiés dans le monde d'aujourd'hui.

• En 2005, il y avait environ 7,2 millions de réfugiés palestiniens, ce qui équivaut à 74% de l'ensemble de la population palestinienne qui est estimé à 9,7 millions dans le monde.


• La répartition de la population des réfugiés est la suivante :

1. Lors de la création de l'Etat sioniste en 1948, environ 750.000 Palestiniens ont été forcés à devenir des réfugiés.
Avec leurs descendants, plus de 4,3 millions de ces réfugiés sont aujourd'hui inscrits auprès de l'Organisation des Nations Unies tandis que plus de 1,7 million ne le sont pas.
Selon l'Agence de l'ONU pour les Réfugiés Palestiniens (UNWRA), un tiers des réfugiés enregistrés vivent dans 59 camps des Nations Unies en Jordanie, au Liban et en Syrie et dans des régions de la Palestine en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza.
La majorité des autres vivent dans et autour des villes de Cisjordanie et de la bande de Gaza et dans ls pays voisins.


2. Environ 32000 Palestiniens sont également devenus des personnes déplacées dans les zones occupées en 1948. Aujourd'hui, le nombre de ces réfugiés est d’environ 355.000 personnes. Malgré le fait qu'ils aient obtenu la citoyenneté israélienne, l'Etat sioniste a également rejeté le droit au retour de ces réfugiés dans leurs foyers ou leurs villages.


3. Lorsque la Cisjordanie et la bande de Gaza ont été occupés en 1967, l'ONU a indiqué que 200.000 Palestiniens avaient fui leurs foyers. Ces réfugiés de 1967 et leurs descendants représentent aujourd'hui environ 834.000 personnes.


4. Suite aux démolitions de maisons, à la révocation des droits de résidence et à la construction de colonies illégales sur des terres volées aux Palestiniens, au moins 57.000 Palestiniens ont été déplacés dans le territoire occupé de Cisjordanie .
Ce chiffre inclut les 15.000 personnes déplacées à ce jour par la construction du Mur d’Annexion/Apartheid d’Israël.


• Le droit au retour a une solide base juridique:

1. L’article 13 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme affirme: «Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays."


2. La Convention internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale [Article 5 (d) (ii)], déclare : "Les États parties s'engagent à interdire et à éliminer la discrimination raciale sous toutes ses formes et à garantir le droit de chacun, sans distinction de race, de couleur ou d'origine nationale ou ethnique, l'égalité devant la loi, notamment dans la jouissance du ... droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays."



3. Le Pacte international relatif aux droits civils et politiques [article 12 (4)], déclare : "Nul ne peut être arbitrairement privé du droit d'entrer dans son propre pays."


En outre, le Principe de l'Autodétermination garantit, entre autres, le droit à la propriété et à un domicile dans son propre pays. Les Nations Unies ont adopté ce principe en 1947.
En 1969, et par la suite, il a été explicitement appliqué au peuple palestinien, y compris "la légalité de la lutte des peuples pour l'autodétermination et la libération" , (GAOR 2535 (xxiv), 2628 (xxv), 2672 (xxv), 2792 ( XXVI)).
Le droit international exige que ni l'occupation ni la souveraineté ne diminue les droits à la propriété.
Lorsque les Ottomans ont capitulé en 1920, la propriété de la terre aux Palestiniens a été maintenue. Les terres et les biens des réfugiés restent les leurs et ils ont le droit de revenir.


• En 1948, la communauté internationale a ressenti un profond sentiment de responsabilité pour la dépossession massive, le nettoyage ethnique et la politique sioniste de transfert qui ont alors commencé.
Le médiateur des Nations Unies, le comte Folke Bernadotte, qui a ensuite été assassiné par un groupe terroriste sioniste, a déclaré: "Ce serait une infraction à l'encontre des principes de la justice élémentaire si ces victimes innocentes du conflit se voyaient refuser le droit au retour dans leurs foyers, tandis que des immigrants juifs affluent en Palestine»(UN Doc Al 648, 1948).
Cela reste vrai aujourd'hui puisque tout Juif, quelle que soit sa nation d'origine, peut obtenir automatiquement la citoyenneté tandis que les Arabes palestiniens sont privés de leur droit de revenir dans leur patrie.


• En accord avec le droit international, l’Assemblée Générale des Nations Unies a adopté la résolution 194 le 11 Décembre 1948. Le paragraphe 11 déclare : "Les réfugiés (palestiniens) qui désirent rentrer dans leurs foyers et vivre en paix avec leurs voisins devraient être autorisés à le faire le plus tôt possible, et des indemnités doivent être payées à titre de compensation pour les biens de ceux qui décident de ne pas rentrer dans leurs foyers et pour tout bien perdu ou endommagé lorsque, en vertu des principes du droit international ou en équité, cette perte ou ce dommage doit être réparé par les gouvernements ou autorités responsables."


La résolution 194 de l’Assemblée générale des Nations Unies a été proclamée par les Nations Unies plus de 130 fois depuis son introduction en 1948, avec un consensus universel, sauf pour Israël et les États-Unis.
Cette résolution a été ensuite clarifiée par la résolution 3236 de l'Assemblée Générale des Nations Unies qui réaffirme au paragraphe 2: "le droit inaliénable des Palestiniens à retourner dans leurs foyers et vers leurs biens dont ils ont été déplacés et déracinés, et demande leur retour».


l'admission d'Israël à l'ONU était conditionnée à son acceptation des résolutions de l'ONU, y compris la résolution 194.
Refuser le droit aux réfugiés palestiniens de retourner dans leurs foyers et vers leurs terres est un crime de guerre et un acte d'agression qui mérite une action de la part de la communauté internationale.
La communauté internationale peut appliquer des sanctions à Israël jusqu'à ce qu'il respecte le droit international.


Le droit au retour des réfugiés est non seulement sacré et légal, mais il est également possible. Les études démographiques montrent que 80% des Israéliens vivent sur 15% des terres et que les 20% restants vivent sur 85% des terres appartenant aux réfugiés.
En outre, sur ces 20%, 18% vivent dans des villes palestiniennes alors que les 2% restants vivent dans des kibboutzim et moshavs.
En revanche, plus de 6000 réfugiés vivent sur un kilomètre carré dans la bande de Gaza, tandis que de l’autre côté des fils barbelés, leurs terres sont pratiquement vides. 97% de l’ensemble de la population de réfugiés vivent actuellement à moins de 100 km de leur domicile. 50% vivent à moins de 40 km. Bien que beaucoup vivent à portée de vue de leurs maisons.


Les droits inaliénables des réfugiés ne sont pas négociables. Le droit international considère que les accords entre un occupant et un occupé sont nulles et non avenues si elles privent les civils des droits de l'homme reconnus y compris les droits au rapatriement et à la restitution.


Les États-Unis sont tenus, de par ses lois, à ne pas financer les régimes qui violent les droits de l'homme et les libertés fondamentales. Il n'y a pas de droit de plus élémentaire que le droit à sa maison et de vivre dans son pays. Les États-Unis pourraient utiliser le moyen de son soutien financier massif qu’il donne à l'État d'Israël pour insister sur ce droit.

Source : http://al-awda.org/facts.html

Traduction : MG pour ISM

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