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Palestine - ISM France

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Palestine -

Le Hamas a vaincu : les ennemis de la justice et de la paix en Palestine en difficulté

Par

Manno Mauro est membre du réseau Tlaxcala

Le Hamas a remporté les élections, et haut la main !
Le peuple palestinien a manifesté, encore une fois, sa volonté indomptable de résistance et sa soif de justice.
Le plan sionisto-américain, auquel les dirigeants de la politique étrangère européenne s’étaient honteusement raccrochés, consistant à amener les Palestiniens à accepter leur ghettoïsation et leur confinement au-delà du mur de l’apartheid et dans le camp de concentration de Gaza et à se contenter d’un Etat sans aucuns droits sur seulement 8 % de leur patrie, ce plan a échoué lamentablement.

Il était pourtant bien ficelé, et fondé sur les objectifs suivants :

1) Amener les dirigeants historiques de la résistance palestinienne à accepter des tractations afin de pouvoir construire, de manière "réaliste", leur Etat indépendant sur 22 %du territoire de leur patrie (Cisjordanie, Gaza, Jérusalem Est).
C’était le soi-disant "processus de paix", ou "processus d’Oslo".
La condition, pour être admis à ces tractations, c’était d’"accepter l’existence de l’Etat d’Israël" et de déposer les armes.
A cette fin, des élections furent organisées dans les territoires occupées, et la direction de l’Autorité Nationale Palestinienne qui devait mener ces négociations fut élue. Pour l’ANP, ces tractations devaient être fondées sur les résolutions de l’ONU ; pour Israël, au contraire, elles devaient les annuler…

2) Laisser Israël mener ces tractations avec une lenteur exaspérante. Par mille ajournements.
Avec des gouvernements changeant en permanence, dont notamment le gouvernement Netanyahou, né de l’assassinat de la soi-disant "colombe" Rabin, et le gouvernement Sharon (devenu ensuite gouvernement d’union nationale), arrivé au pouvoir avec le programme proclamé d’enterrer les pourparlers d’Oslo.
Dans l’intervalle, laisser les divers gouvernements israéliens, de droite ou de gauche, peu importe, poursuivre la colonisation et les expropriations sur un rythme soutenu. Agissements qui démolissaient, sur le terrain, les "ractations" elles-mêmes.
A la fin, il n’allait plus rien resté, sur quoi négocier. Cette offensive a enfin été complétée par la construction du mur, visant à délimiter l’ « Etat » palestinien et d’en emprisonner les habitants.

3) Subventionner (USA, UE) la direction de l’ANP et la corrompre, afin de la discréditer aux yeux du peuple palestinien, de la détacher de ses racines historiques, d’en faire un instrument malléable et docile des plans sionisto-américains.
Eviter qu’il puisse y avoir d’autres élections palestiniennes démocratiques (après celles qui s’étaient tenues au début du "processus de paix"), afin de pouvoir compter sur une direction de l’ANP de moins en moins liée au peuple et à sa résistance.
Les Israéliens s’en sont remarquablement acquittés, en imposant des renvois continuels, et en favorisant l’appétit de pouvoir de certains dirigeants palestiniens.

4) Mettre l’ANP en accusation, pour sa corruption, l’affaiblir et la pousser à diviser le peuple palestinien, le tout, en exerçant un chantage au motif que la tractation était inconciliable avec la résistance, pour laquelle la mission principale de l’ANP était de "combattre la violence" et le soi-disant terrorisme, c’est-à-dire la résistance populaire aux projets d’Israël. Si l’ANP ne l’avait pas fait, le robinet des "aides" aurait été fermé.

5) A tous ces éléments, Sharon avait pu, sans difficulté, ajouter une nouveauté bien à lui (aussitêt acceptée par les Etats-Unis et l’Europe) : l’impossibilité de négocier avec une Autorité palestinienne corrompue et incapable de combattre le "terrorisme" ou indolente au point de n’en rien faire.
Cela comportait jusqu’à l’assassinat, au moyen de l’empoisonnement, d’Arafat, qui n’était pas disposé à céder complètement, et son remplacement par l’infiniment plus mou Abu Mazen.

6) Laisser intervenir continuellement l’armée israélienne d’occupation, pour éliminer (lire : assassiner), par "homicides planifiés" [assassinats extrajudiciaires] les dirigeants et les combattants de la résistance (Hamas, FPLP, Comités populaires, Jihad Islamique).

7) Faire en sorte que la propagande impérialiste, et en particulier la propagande des sionistes dans les médias occidentaux, continue à chanter les laudes de négociations de paix inexistantes (il n’y avait ni tractations, ni paix) et continue à en attribuer la lenteur à la "violence palestinienne", à la volonté secrète et non dite d’Arafat de "détruire l’Etat hébreu".

Ces derniers temps, on a pu voir où ce plan nous a amenés. Pour les Palestiniens, il était impossible de continuer dans cette impasse tragique. Les forces saines de la société palestinienne, les démocrates et par-dessus tout la résistance, ont imposé ces élections et ont manifesté de la manière que nous avons vue, et qui aura une portée certainement historique pour tout le Moyen-Orient, leur volonté d’en finir avec la MASCARADE DU "PROCESSUS DE PAIX".



Israël, les Etats-Unis et l’Europe sont dans de sales draps. La seule chose qu’ils savent nous dire, c’est que ces élections porteront un coup mortel au "processus de paix".
Mais quel processus de paix ?
Où elle est, la "paix" ?
Et qu’ont-ils dit aux Palestiniens, depuis plus de dix années de tractations ?

Israël a tout obtenu et encore un peu plus, les Palestiniens n’ont rien obtenu, et encore moins que rien. Le peuple palestinien, le plus opprimé qui soit sur terre, n’a pas de liberté, pas de bien-être, pas de paix, et il est en train de perdre le dernier lambeau de son territoire national.

Mais à partir d’aujourd’hui, la musique va changer. Le Hamas et ses alliés, les forces de la résistance, représentent la volonté intègre et indestructible d’en finir avec l’hypocrisie occidentale.

Désormais Israël, qui bien entendu dit ne pas vouloir traiter avec des "terroristes", entendez avec ceux qui résistent à l’occupation et à l’injustice criminelle sionisto-américaine, voit ses plans s’écrouler et devra décider s’il veut obtenir ou non une période de paix en cédant tous les territoires palestiniens occupés, ou bien s’il veut l’affrontement avec un gouvernement palestinien décidé à résister, y compris par les armes, à toute entourloupe.

Bien sûr, on dit : "Le Hamas n’accepte pas le droit à l’existence d’Israël".
Mon Dieu, mais c’est terrible, apparemment !
Et alors, que disent les partisans hypocrites de la démocratie au Moyen-Orient ?
Ils pensent – mais sans le dire – que c’était mieux, quand il y avait une Autorité palestinienne qui gouvernait de manière dictatoriale (depuis plus de dix ans) sans rendre de comptes au peuple, au moyen d’élections.

Ils se pressent sur le petit écran et "espèrent" que le nouveau gouvernement palestinien saura "être réaliste", se rendra compte du "rapport des forces", renoncera au "terrorisme", à la "lutte armée", c’est-à-dire à la résistance.

Le premier à sortir quelque chose dans ce genre a été ce serf idiot des Etats-Unis qu’est désormais devenu l’indigne secrétaire général de l’Onu Kofi Annan. "La démocratie ne peut se concilier avec la violence".

Il a été suivi par Condoleezza Rice (véritable inspiratrice, en réalité, par ligne téléphonique directe, de la déclaration du Secrétaire général de l’Onu), puis ce fut le tour de Jack Straw, dont le nom signifie, pour qui connaît l’anglais : "homme de paille" !
Quelles conneries !

Les "démocraties" occidentales peuvent user de la violence et de la guerre pour envahir l’Irak, y faire la pluie et le beau temps, y causer 200 ou 300 000 morts, mais les peuples opprimés ne peuvent pas résister à l’occupation ni élire un gouvernement qui se charge de promouvoir la résistance ?

Mais : ce n’est pas démocratique !
Les "démocraties" occidentales peuvent envahir, outre l’Irak, l’Afghanistan, y installer un gouvernement de marionnettes, elles peuvent bombarder la Serbie deux mois sans discontinuer, elles peuvent intervenir "humanitairement", mais néanmoins militairement en ex-Yougoslavie, au Kossovo, à la Grenade, elles peuvent intervenir au moyen de la subversion et du pouvoir de l’argent en Géorgie, en Ukraine et partout, elles peuvent menacer, et elles peuvent même… financer Abu Mazen, à l’occasion de ces dernières élections palestiniennes !

Et les Israéliens ne savent-ils pas, peut-être, concilier allègrement, depuis tout temps, leur "démocratie" d’apartheid avec une utilisation constante de la violence ?

Que faisaient-ils en Egypte, avec leurs blindés ornés de l’étoile de David, en 1956, durant une guerre qui ne les regardait en rien, étant donné qu’il s’agissait de la campagne de Suez, qui opposait l’Egypte, d’un cêté, aux deux puissances coloniales de l’époque, la France et l’Angleterre, de l’autre ?

Que faisait au Liban la "démocratie" israélienne, en 1982, quand ce pays fut envahi, bien qu’il n’ait attaqué personne ? Invasion qui provoqua des milliers de victimes et les horribles massacres de Sabra et Chatila.

Et comment la logique occidentale de la démocratie peut-elle expliquer la violence quadragénaire d’Israël dans les territoires occupés ?



Hypocrisie, et encore hypocrisie. La vérité, c’est que, pour les impérialistes, la violence et la guerre, pour peu qu’elles soient le fait de l’Occident et d’Israël, sont de l’"autodéfense", relèvent de l’"intervention humanitaire" et "démocratique".
Alors que la résistance du Hamas et des opprimés, ça, c’est du "terrorisme". Et voici que l’Occident brandit la menace de resserrer les cordons de la bourse !

De toute manière, ça n’est pas un problème : les Palestiniens peuvent aisément se passer de ces deniers de Judas, qui ne servent plus à rien.

D’autre part, cet argent servait à corrompre les dirigeants de l’Autorité palestinienne et il n’en parvenait pas un seul centime au peuple palestinien, qui n’a jamais vu s’améliorer en quoi que ce soit ses conditions de vie.

Outre corrompre, le fric américain et européen servait à payer la police palestinienne à réprimer la résistance et à défendre, non pas la population opprimée par la violence criminelle des occupants, mais les colonies des sionistes intégristes, contre la colère de la résistance populaire.

Cet argent avait un rêle fonctionnel, au service d’Israël.



Mais voici que la victoire du Hamas et des forces populaires vient de mettre en difficulté les ennemis de l’humanité. C’était prévisible. Les signes annonciateurs de la tempête, pour qui voulait comprendre, étaient tous réunis.

Durant la campagne électorale, au sein même de l’Autorité palestinienne, un secteur conséquent s’était rassemblé contre Abu Mazen, autour de Marwan Barghouthi, mis à l’écart dans une geêle israélienne parce qu’il était à la tête des Palestiniens de l’OLP opposés aux concessions-capitulation.

Il avait été opportunément mis hors combat (du point de vue israélien, s’entend), afin de ne laisser au sein de l’Autorité palestinienne que ceux qui étaient prêts à collaborer, et aussi de soustraire à Arafat un important allié.



Mais le Hamas a vaincu et, bien qu’il ait obtenu la majorité absolue, il formera un gouvernement d’union nationale, un gouvernement fort et prêt à lutter sous toutes les formes pour l’indépendance et la liberté des Palestiniens.

C’est une nouvelle pièce du puzzle américano-sioniste du projet de "Grand Moyen-Orient" qui vient de se détacher. Les forces démocratiques et anti-impérialistes du monde entier s’en réjouissent.

L’accusation de "vouloir détruire Israël" portée contre le Hamas est en substance fausse, même si elle contient une petite parcelle de vérité.

Pour la propagande occidentale, vouloir "détruire Israël" équivaut à vouloir un nouvel Holocauste ou à vouloir "rejeter à la mer" tous les juifs de Palestine. C’est un mensonge.

Dans une interview récente accordée à Silvia Cattori, le dirigeant du Hamas Moshir al-Masri affirme : "En ce qui concerne le rejet de l’existence d’Israël et le refus du maintien des juifs en Palestine… permettez-nous de faire une distinction entre les juifs en tant que tels, c’est-à-dire en tant qu’adeptes d’une religion, que nous respectons et avec lesquels nous avons en partage une histoire honorable à travers l’histoire islamique, et une occupation présente sur notre territoire. Le problème n’est donc pas un problème avec les juifs.
Nous souhaitons la bienvenue aux juifs qui veulent vivre avec nous ; c’est là en l’occurrence une attitude permanente que nous constatons tout au long de l’histoire de l’Islam, y compris déjà à l’époque de notre Prophète, Muhammad (…).
Non ; le problème, c’est qu’il y a une occupation qui pèse sur notre terre. Notre problème est donc avec cette occupation. (…)
Des allégations sont soulevées, autour du mouvement Hamas, selon lesquelles ce mouvement chercherait à jeter les juifs à la mer. Ce sont là des propos fallacieux, infondés.
Nous respectons le judaïsme en tant que religion et les juifs en tant qu’êtres humains. En revanche, nous ne respectons pas une occupation qui nous chasse de nos terres et exerce à notre encontre toutes les formes d’agression, au moyen des armes les plus atroces, utilisées contre notre peuple palestinien."


Les juifs en tant qu’êtres humains, sont une chose. Tout autre chose est un Etat "exclusivement pour les juifs", un pays d’apartheid qui chasse les Palestiniens de leur terre. Le Hamas propose, par conséquent, un Etat unitaire, dans lequel les juifs et les Palestiniens puissent vivre en paix. C’est clair.

La petite parcelle de vérité, elle consiste en ceci : oui, ce dont il est question, c’est de détruire un pays régi par un système d’apartheid, et en aucun cas les habitants juifs dudit pays.

Mais Israël, les Etats-Unis et l’Europe veulent – que dis-je ; exigent – que le Hamas et les Palestiniens reconnaissent Israël en tant qu’Etat juif, qu’ils reconnaissent l’ "Etat" expansionniste des seuls juifs sur la terre palestinienne.

Cette prétention ne se trouve même pas dans les résolutions de l’Onu. Mieux, dans la résolution 194 (décembre 1948), le retour des réfugiés palestiniens sur leurs terres et dans leurs maisons est prévu (750 000 personnes, en 1948).

Et alors, là, adieu à l’"Etat pour les seuls juifs" !

Remarquez l’hypocrisie occidentale à ce sujet : dans la résolution 273 (de mai 1949), l’Onu se déclare prête à reconnaître l’Etat d’Israël A CONDITION QUE CET ETAT APPLIQUE LES RESOLUTIONS PRECEDENTES.

Mais Israël n’a JAMAIS mis en application la résolution 194.

Mieux : les "pourparlers" d’Oslo devaient servir à "résoudre le problème des réfugiés", c’est-à-dire à effacer leur droit au retour, à effacer la résolution 194, toujours afin de conserver l’idée d’un Etat pour les seuls juifs, l’Etat raciste d’apartheid.

Le Hamas est donc dans le camp du droit international, en plus d’être dans celui du droit sacro-saint qu’a tout peuple de résister à une occupation militaire étrangère. Ce sont les Etats-Unis, Israël et l’Europe qui ont tort et qui sont contre ce même droit et les mêmes résolutions, qu’ils votèrent, pourtant, en leur temps.


Après la victoire écrasante des forces populaires en Palestine, il nous incombe, à nous, les anti-impérialistes d’Occident, de dénoncer la propagande et les projets d’Israël et de ses alliés ; ainsi que de mettre en évidence leurs contradictions. Nous devons souligner que l’Occident s’est engouffré dans un tunnel sans issue, à cause de son appui inconditionnel au sionisme. Nous devons soutenir la résistance.



Renonçons, enfin, une bonne fois pour toutes, à cette prétention qui est celle de toute une partie du mouvement anti-impérialiste, de vouloir dicter sa politique aux peuples qui luttent pour leur liberté. Cette partie du mouvement est épouvantée par le Hamas, parce qu’il s’agit d’un parti islamiste.

Tout peuple choisit ses propres dirigeants, et nous, nous devons veiller à la seule teneur de leur lutte. En substance, le combat du Hamas est un combat en vue de la liberté et de l’indépendance, et nous devons le soutenir inconditionnellement.

Les présomptueux du mouvement pacifiste et anti-impérialiste prendront bien garde de ne pas répéter les graves erreurs commises par le passé, sinon ils finiront par soutenir des gouvernements fantoches philo-impérialistes simplement parce qu’il s’agit de gouvernements "laïcs" et occidentalisés, mais néanmoins oppresseurs de leurs propres peuples.

Le sionisme lui-même est une force "laïque" (tout au moins, sur le plan formel) et "occidental". Il n’en opprime et n’en agresse pas moins.

Même le gouvernement de Moubarak est "laïc" et "occidental", mais il n’en est pas moins réactionnaire et soumis à l’impérialisme américain.

Les authentiques militants anti-impérialistes comprennent que la situation au Moyen-Orient est en train d’évoluer très rapidement, aujourd’hui, en faveur des peuples opprimés, lesquels ont besoin de notre aide.

Alors : aidons-les ! !



*Traduit de l'italien en français par Marcel Charbonnier, membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique
(transtlaxcala@yahoo.com). Cette traduction est en Copyleft.

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30 janvier 2006