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Gaza -

Le Hamas interpelle l'Egypte sur la fermeture des tunnels de contrebande

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Les mesures draconiennes prises par l'Egypte contre les tunnels de contrebande le long de sa frontière avec la bande de Gaza aggravent les pénuries et obligent le Hamas à réfléchir à des solutions urgentes. Ses responsables ont demandé à l'Egypte, lundi, de réfléchir à l'ouverture de voies commerciales alternatives, comme une zone de libre échange, un accord direct qui pourrait accroître les recettes fiscales et contourner le contrôle de la faction rivale Fatah et d'Israël sur les importations officielles à Gaza.

Le Hamas interpelle l'Egypte sur la fermeture des tunnels de contrebande

Rafah, 9 août 2012. L'armée égyptienne arrive avec des pelleteuses pour détruire les tunnels reliant l'Egypte à la Bande de Gaza (Reuters/Mohamed Abd El Ghany)
L'Egypte a commencé à fermer les tunnels après l'attaque du 5 août dans le Sinaï, quand des hommes armés ont tué 16 soldats égyptiens. L'Egypte soupçonne que les tunnels ont été utilisés par quelques-uns des hommes, ce que conteste le Hamas qui dit que personne à Gaza n'est impliqué dans l'attaque.

Samedi, des centaines de partisans du Hamas ont protesté à la frontière de Gaza et demandé que le Caire cesse de fermer les tunnels ; leurs slogans disaient : "La fermeture des tunnels est une condamnation à mort pour Gaza".

Israël impose un blocus sur Gaza depuis 2007, lorsque le Hamas en a pris le contrôle en expulsant les forces du Fatah du président Abbas. Israël dit que le blocus a pour but d'empêcher que des armes et autres matériels militaires ne parviennent au Hamas.

L'année dernière, l'Egypte a autorisé davantage de gens à traverser la frontière avec Gaza à Rafah, mais ce terminal n'est utilisé que pour les voyageurs, et non les marchandises, qui ne doivent officiellement entrer à Gaza que par Israël.

Israël a autorisé l'entrée du carburant et des matériaux de construction principalement pour les projets financés par les Nations Unies, et non pour l'usage privé. Le responsable Hamas Ibrahim Jaber, du ministère du Plan à Gaza, a dit qu'en 2011, des marchandises d'une valeur d'environ 1 milliard de dollars sont entrées par Israël.

D'après Maher al-Tabbaa, économiste basé à Gaza, 30% des marchandises entrent par les tunnels. Selon les ouvriers des tunnels, 80% de la nourriture vendue à Gaza vient par les tunnels.

"La fermeture des tunnels provoquera un effondrement total à Gaza. Ce sera une catastrophe économique," dit-il.

Les tunnels ont servi à importer toutes sortes de marchandises, de la nourriture aux matériaux de construction, carburant, voitures, et les militants s'en sont également servi pour importer des munitions utilisées pour attaquer Israël, dont les attaques aériennes ont ciblé certains des tunnels.

"Le commerce des tunnels se tarit et les forces sécuritaires égyptiennes travaillent nuit et jour à leur fermeture. Dans une zone le long de la frontière, 180 tunnels ont été fermés," a dit à Reuters Abu Abdallah, propriétaire d'un tunnel.

Il dit que cette répression a entraîné une hausse des prix des denrées alimentaires dans le territoire et que les matériaux de construction comme le ciment et l'acier sont également devenus plus chers.

"Le boom de la construction à Gaza va rapidement s'interrompre si tous les tunnels par lesquels entre le gravier sont bloqués par la sécurité égyptienne," a dit Abdallah, qui emploie 40 personnes.

Ali, un ouvrier des tunnels depuis 5 ans, dit que l'importation des matériaux de construction est pratiquement impossible parce que les fournisseurs égyptiens ont augmenté leurs prix, et que le Hamas ne les a pas autorisés à faire de même.

"Une tonne de ciment coûte maintenant 400 shekels (78€) mais le Hamas nous oblige à le vendre 370 shekels (72€), ce qui veut dire que nous perdons même avant d'avoir payé les ouvriers qui poussent les marchandises dans les tunnels," dit Ali à Reuters.

"Moi et beaucoup d'autres ont cessé de travailler parce que les règlementations du Hamas ne prennent pas nos pertes en compte," dit-il.

Jihad Abu el-Kass, dont la famille est propriétaire d'un supermarché à Gaza-ville, dit que les produits laitiers manquent.

Les dirigeants du Hamas ont exhorté l'Egypte à autoriser que le terminal de Rafah soit utilisé pour les marchandises, mais le Caire est réticent à modifier les accords internationaux avec Israël et avec certains pays occidentaux, qui stipulent que Rafah ne doit être utilisé que pour les voyageurs.

Le Premier ministre Hamas à Gaza, Ismail Haniyeh, a évoqué la mise en place d'une zone de libre échange entre Gaza et l'Egypte lors d'une réunion, lundi soir, avec le Premier ministre égyptien Hisham Kandil, a déclaré un responsable du gouvernement Hamas à Reuters au Caire.

"Nous avons expliqué le concept en détail... l'idée est d'alléger les difficultés économiques à Gaza," a dit Taher al-Nono.

D'après un responsable égyptien, il est trop tôt pour répondre à la proposition.

Certains responsables palestiniens craignent qu'un tel accord n'encourage le Hamas à rejeter le pacte de réconciliation en panne, négocié par l'Egypte, pour mettre fin à la rupture avec le Fatah.


Photo
Rafah, 17.09.2012. Des Palestiniens récupèrent des matériaux de construction passés par les tunnels sous la frontière Egypte/Bande de Gaza (Reuters/Ibraheem Abu Mustafa)




Source : Maan News

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