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Liban -

Le Liban arabe est-il en train de mourir ?

Par

par Nidal Hamad, Oslo

La bande libanaise des Gardiens du cèdre commémore à sa façon sa participation aux massacres de Sabra et Chatila.
La commémoration des massacres de Sabra et Chatila se déroule cette année dans un climat libanais sombre, avec la réapparition des voix fascistes et isolationnistes libanaises qui ont commis les massacres en collaboration avec l'armée du terrorisme sioniste, dirigée personnellement par Ariel Sharon.

Il est vraiment étonnant que les autorités libanaises aient autorisé à un parti, comme la bande raciste des gardiens des cèdres, qui a participé, au niveau de sa direction et de ses membres, au massacre, de proclamer à Beyrouth, et non loin de la scène du grand crime sanglant, la reprise de ses activités racistes et agressives fascistes.

Les Gardiens du cèdre ou plutêt les Gardiens du sionisme ont déclaré, au coeur même de Beyrouth, la capitale de la résistance et de la confrontation avec le sionisme et ses amis, leur retour avec leur logique agressive et raciste pour agir au Liban.

Etienne Saqr, le dirigeant de cette formation fasciste, a proclamé publiquement sa liaison avec le sionisme, considérant qu'il est la seule arme entre les mains des isolationnistes au Liban pour faire face à l'arabité et à tuer les Palestiniens.

Les publications de son parti appellent à tuer les Palestiniens, elles ne cessent de dire et de répéter des solgans fascistes et racistes comme "il ne restera aucun Palestinien sur la terre libanaise" "tout libanais doit tuer un Palestinien".

Etienne Saqr a plus d'une fois proclamé sa participation dans les massacres de Tell el-Zaatar (1977), Sabra et Chatila (1982) et les massacres de la région de Shakka, lors de la guerre civile.

Etienne Saqr est le premier à avoir demandé au gouvernement sioniste, dans un communiqué historique, l'aide aux isolationnistes sionistes au Liban contre les forces communes palestino-libanaises, dirigées par le chef national libanais Kamal Koumblatt. ;

Certains partis et groupes du mouvement national libanais, qui ont depuis changé leurs vêtements et leur langue, se souviennent-ils encore de cela ?

Peut-être qu'ils s'en souviennent mais ne veulent pas se rappeler que l'appel d'Etienne Saqr à Israël visait à faire face aux forces du mal palestiniennes, libanaises, syriennes et iraniennes.


Pendant le siège de Beyrouth puis son occupation, les Gardiens du Cèdre ont mis en avant leurs slogans fascistes hostiles au Liban et à l'arabité, et lorsque le rêve de Beshir Gemayel et le fascisme libanais sont tombés, avec l'assassinat du premier, les Gardiens du cèdre ont essayé de renforcer leur coopération avec les sionistes.

Le gouvernement de Begin et Sharon ont mis le frère Amine à la présidence libanaise, afin qu'il reçoive ses ordres de Sharon, et ce dernier a accepté le sinistre accord du 17 mai, en 1983, demandant à Etienne Saqr, le chef des Gardiens du cèdre, d'appliquer cet accord avec Israël. Puis ce dernier et son troupeau fasciste ont travaillé sous la direction de Michel Aoun.

Mais suite à la chute du gouvernement militaire de Aoun et la fuite de ce dernier vers Paris, Etienne Saqra rejoint les bandes du collaborateur Antoine Lahd dans la zone occupée du Sud-Liban, avant qu'elle ne soit libérée par la résistance libanaise.


Après la défaite des collaborateurs de Lahd et leur débandade avec l'armée de l'occupation, qui sont partis défaits et déçus, le collaborateur Etienne Saqr a vécu en Palestine occupée, accueilli et protégé par l'occupation sioniste.

Le parti des Gardiens du cèdre était et est toujours l'allié de tous les ennemis de l'arabité, de tous les ennemis de la Palestine, à commencer par Sharon et pour finir de tout assassin ayant participé à tuer et massacrer les Palestiniens, ici et là-bas.

Ce parti exprime clairement la nature de sa relation avec les sionistes en disant que la sécurité du Liban fait partie de la sécurité d'Israël, que la force d'Israël est une force pour le Liban, et la faiblesse d'Israël est celle du Liban.

De plus, il s'enorgueillit d'avoir construit les relations israélo-isolationnistes libanaises, étant le premier parti à lever ce mot d'ordre, en toute clarté et sans aucune gêne.

Le parti des gardiens du cèdre est né au début de la guerre civile...

Les idées de ce parti sont considérées comme une continuité de celles du poète libanais Saïd Akl sur le plan politique, considérant que le Liban est une nation séparée de son environnement arabe, que ni l'arabité ni aucun lien historique ne relie à un passé national arabe.

Il considère le pays comme étant une nation phénicienne.

Le parti se considère hostile à l'arabité et ses ennemis sont la tradition, le confessionalisme, les médias à la solde de l'étranger, la gauche extrémiste, le capitalisme sauvage, le mouvement de l'arabité, les étrangers, les idéologies de gauche importées, les Palestiniens, les Syriens, Iran et l'arabité".

En même temps, il affirme que l'Etat d'Israël est l'ami unique du Liban dans cet environnement géographique, et que les frontières entre le Liban et Israël doivent être détruites.


Le fait que les piliers de ce parti des gardiens du cèdre reprennent et répètent les slogans appelant à tuer les Palestiniens et à s'allier avec les sionistes, au coeur même de Beyrouth et à l'occasion de la commémoration des massacres de Sabra et Chatila, est un acte de guerre contre l'arabité, le Liban, la Palestine et l'humanité toute entière.


Il ne faut pas que cet acte agressif passe sans répression de la part des responsables, car en appelant les Libanais à tuer les Palestiniens, les Gardiens diffusent le racisme, la haine, la langue de la terreur, le sang et la lutte civile entre deux peuples frères.
Il faut que le gouvernement libanais assume sa responsabilité dans la lutte contre cette bande en interdisant ses activités, en la rendant illégale.

Le nouveau Liban, comme se complaisent à le nommer certains, n'acceptera pas le retour de la langue du terrorisme, du fascisme et du racisme q ui étaient actifs depuis le déclenchement de la guerre civile en 1975. Les slogans des Gardiens du cèdre qui croient dans un Liban arraché à son arabité, son environnement, à son histoire, sa géographie, ne détourneront pas le Liban de sa voie juste et nécessaire.

Afin que le Liban se maintienne et s'épanouisse, il faut qu'il interdise ces groupes fascistes et racistes, il faut qu'il les combatte car ce sont des groupes agissent publiquement dans la collaboration avec les ennemis sionistes du Liban, dans l'hostilité aux Arabes et à l'arabité.

En notre époque, nois ne pouvons accepter de tels slogans répétés lors de la conférence de presse des Gardiens du cèdre à Beyrouth ces jours-ci, qui affirment que le nouveau Liban doit "éloigner les Palestiniens et les étrangers définitivement et confisquer leurs propriétés".

Ce mot d'ordre proclamé par un membre de la direction des Gardiens, Naji Awda, doit alerter les responsables du Liban.

Il faut qu'il soit également une leçon pour les Palestiniens du Liban pour qu'ils s'accrochent à leurs armes pour se défendre, défendre leur présence et leurs camps, qui sont aujourd'hui menacés, publiquement.


A l'occasion des massacres sanglants de Sabra et Chatila, au cours desquels je fus moi-même une des victimes, il faut développer l'action, localement, sur le plan arabe et international, pour ouvrir de nouveau le dossier du massacre. Il faut agir en direction des instances juridiques internationales.

La majeure partie des auteurs du massacres sont encore libres, que ce soit au Liban ou dans l'Etat de l'occupation israélien, au Canada, en France, aux Etats-Unis, en Australie, et dans les capitales européennes. Il faut qu'ils rendent compte de ce crime contre l'humanité, notamment après la lecture de la lettre des Gardiens du cèdre qui demandent à nouveau à tuer les Palestiniens, à les massacrer, à les exproprier.


Ce retour des Gardiens du cèdre correspond parfaitement à la tradition fasciste et isolationniste libanaise...

Il signifie une liberté plus grande aux meurtriers et assassins, comme Samir Geagea, l'un des dirigeants du massacre, qui est sorti récemment de prison, qui se prépare lui-même à diriger un parti sembable aux Gardiens du cèdre, à l'intérieur du Parlement des factions religieuses du nouveau Liban, du nouveau parlement, de la nouvelle vie politique libanaise où le fascisme sanguinaire est de retour.

Le fascisme sanguinaire raciste est de nouveau revenu au Liban pour commémorer les massacres de Sabra et Chatila, à sa manière, comme si de rien n'était.

La commémoration se déroule dans un climat libanais électrifié, où montent des voix libanaises liées à l'étranger, hostiles à l'arabité, demandant à frapper la Syrie, à américaniser le Liban et à normaliser les relations avec l'occupant sioniste.

Sommes-nous en train d'assister à la mort du Liban arabe et à accompagner son cortège funèbre vers sa dernière demeure américano-sioniste ?

Source : www.safsaf.org/

Traduction : Centre d'Information sur la Résistance en Palestine

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