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Palestine - ISM France

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USA -

Le Sénateur Hollings a raison : c’est bien Israël qui tire les ficelles

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N’est-ce pas curieux, cette tendance qu’ont les hommes politiques à attendre juste la veille de leur départ à la retraite pour dire ce qu’ils pensent réellement d’Israël et de son influence sur les décisionnaires de Washington ?
Le sénateur Lee Hamilton (démocrate, Illinois), ancien doyen démocrate de la Commission des Relations Internationales au Sénat, a attendu d’avoir annoncé son départ du Sénat pour assister à un symposium sur le Moyen-Orient où il fit remarquer que ses collègues congressistes ne sont pas « équitables » lorsqu’il est question du conflit israélo-palestinien « pour des raisons politiques ».

Le Républicain Hamilton commenta :

« Les dirigeants israéliens connaissent très bien notre système politique. Le connaissant très bien, ils sont en mesure d’en tirer profit. »

Le Représentant Sonny Callahan (Républicain, Alabama) s’est attiré l’ire du lobby de Tel Aviv en s’opposant à l’allocation d’une « aide d’urgence » à Israël.

Dans un discours devant le Sénat, c’est un Callahan visiblement hors de lui qui a lancé au chœur des Béni-Oui-Oui (« the Amen Corner ») :
« J’ai l’intention de proposer des amendements lorsque nous examinerons le projet de loi, afin de couper toute aide à Israël figurant ici, sans aucune demande émanant d’Israël, sans aucune demande émanant de l’administration, sans aucune demande de quiconque. Mais quelqu’un, dans ces murs, a décidé qu’étant donné que nous allions avoir une loi juteuse, ils allaient essayer d’en tirer quelque chose pour Israël ».


Notez que Callahan n’a fait cette déclaration qu’après avoir annoncé son projet de partir à la retraite.

Et voilà qu’aujourd’hui le Sénateur Ernest Hollings, dont le dédain légendaire pour le politiquement correct lui a valu quelques ennuis, rejoint les rangs des honnêtes gens sur le tard, et dit ce que quelques autres – comme Michael Kinsley, Pat Buchanan et moi-même – n’avions jamais cessé de répéter.

Dans une tribune publiée initialement dans les journaux Charleston Post et Courier, le sénateur, qui venait tout juste d’annoncer qu’il partait se mettre au vert, a osé poser la question de savoir pourquoi nous étions en Irak, à laquelle il a trouvé la réponse ci-après :

« Aujourd’hui, tout le monde sait quelle n’en était pas la cause. Même le président Bush a reconnu que Saddam Hussein n’avait rien à voir avec les attentats du 11 septembre. Le département d’Etat n’a pas fait figurer l’Irak sur sa liste des quarante-cinq pays où opérait Al-Qa’ida, à la date du 11 septembre 2001 (rappelons qu’Al-Qa’ida disposait à l’époque de soixante-dix cellules actives aux Etats-Unis…).
Richard Clarke, dans son livre Against All Enemies [Contre tous (nos) ennemis], nous explique que les Etats-Unis n’avaient reçu aucune menace terroriste de la part de Saddam Hussein depuis au moins dix ans à la date où nous avons envahi l’Irak. Bien entendu, il n’y avait pas non plus, en Irak, d’armes de destruction massive.
Les services de renseignement israélien, le Mossad, savaient ce qui se passait en Irak. Ce sont les meilleurs. Ils doivent d’ailleurs savoir ce qui se passe : il le faut ; la survie d’Israël en dépend. Israël nous aurait amené sur les caches d’armes de destruction massives, s’il y en avait eu. Ils l’auraient fait, même si elles avaient été déménagées. En l’absence de toute menace de la part de l’Irak, pourquoi envahir ce pays souverain ? Réponse : « afin d’appliquer la politique du président Bush, consistant à garantir la sécurité d’Israël ».

Hollings poursuit, mettant en cause « une école de dominos de la pensée, pour qui la meilleure façon de garantir la sécurité d’Israël consistait à répandre la démocratie dans la région », nommant à cet égard le Secrétaire à la Défense et poussin-de-faucon-en-chef : Paul Wolfowitz, idéologue du néoconservatisme pur et dur, ainsi que le francophile [ ? ? ? Allusion à ses vignobles en France ? Question du traducteur]
Richard Perle et que l’ancien psychiatre et fauteur de guerre psychologiquement dérangé Charles Krauthammer.

Après quoi, il passe à l’étrillage de George W. Bush, dont l’obsession, depuis sa prise de pouvoir, d’après Hollings, est sa réélection, et au tournant radical vers les intérêts d’Israël effectué par les décideurs politiques américains représentant la pièce maîtresse dans cette stratégie :

« Diffuser la démocratie au Moyen-Orient afin de sécuriser Israël arracherait les votes juifs aux Démocrates. Bien sûr, logiquement, vous n’allez pas annoncer en plein centre ville pour à qui veut l’entendre que votre politique israélienne vous impartit d’envahir l’Irak. Mais George W. Bush, comme l’a indiqué l’ancien secrétaire au Trésor Paul O’Neill et d’autres, a commencé à préparer le terrain à l’invasion de l’Irak quelques jours, seulement, après son intronisation. Et, sans que l’Irak n’ait strictement rien à voir avec les attentats du 11/9, il avait obtenu du Pentagone, en quelques semaines, un plan général d’invasion de l’Irak. Manifestement, il était déterminé. »

Hollings s’est fait vertement houspiller, et ses observations ont été attribuées à son « antisémitisme » par le chœur des béni-oui-oui d’Israël aux Etats-Unis.

Mais il n’y a rien de secret : les efforts que déploie le parti Républicain pour attirer le vote juif sont connus de tout le monde.

La politique, en fin de compte, consiste à mobiliser divers groupes d’intérêt autour de tel ou tel candidat et à mettre sur pied une coalition gouvernementale.

Faire appel à des groupements ethniques relève de la grande tradition politique américaine : cela provient du fait que nous sommes une nation d’immigrants – chose dont nous sommes tous censés tirer gloire. Tout groupe ethnique, quelle qu’en soit l’importance numérique, est sollicité, d’une manière ou d’une autre, et les hommes politiques passent leur temps à lancer des appels sur une base ethnique.

La drague du parti Républicain en direction de la communauté hispanique est tellement éhontée que notre président se met souvent à faire de grandes tirades en espagnol (peut-être est-ce parce que, ce faisant, il a l’air moins incohérent, tout au moins pour ceux qui n’ont aucune idée de ce qu’il peut bien raconter ?).
Alors, pourquoi se gêner ?
Pourquoi n’essaierait-il pas de conquérir l’électorat juif, aussi ?


Pour avoir pointé l’évidence, le Sénateur Hollings se fait taxer d’ « antisémitisme »

Je vais vous dire encore une évidence : les bénéfices retirés par Israël de l’invasion et de l’occupation de l’Irak. L’annexion de portions significatives de la Cisjordanie , et maintenant, l’attaque à Gaza, ont reçu ce qui équivaut à l’imprimatur d’un président des Etats-Unis. Tandis que des « conseillers » israéliens enseignent à leurs élèves américains les rudiments de gestion d’une occupation, la prochaine cible, sur la liste des courses d’Ariel Sharon – la Syrie – se voit frappée de sanctions et d’accusations selon lesquelles Damas aiderait l’insurrection irakienne.

Hollings met absolument dans le mille lorsqu’il énonce les raisons réelles de cette guerre, même si ses spéculations au sujet d’un effort du Grand Vieux Parti (le Gop : Great Old Party = le Parti républicain) en vue de conquérir le vote juif passe à côté de la plaque.

Ce que Bush cherche, ce n’est pas au premier chef l’électeur juif, mais de pouvoir compter et d’élargir le bloc beaucoup plus important des chrétiens fondamentalistes « re-nés », dont une proportion significative entretient une dévotion fanatique pour Israël – fût-ce au-delà, et même à l’encontre, des intérêts américains – pour des raisons théologiques totalement farfelues. Après qu’Hollings eut qualifié le Premier ministre Sharon de « Bull Connor d’Israël », ce n’était pas le vote juif que le Représentant Joe Wilson (Républicain, Caroline du Sud) recherchait lorsqu’il demanda à Hollings de s’excuser.

La Caroline du Sud est le fief de Pat Robertson, et c’est là où l’hérésie chrétienne des dispensationalistes a un enracinement profond – et des implications politiques encore plus profondes pour la politique étrangère de son administration.

« Certes, discuter et remettre en question une politique est le droit – et même le devoir – de tout dirigeant politique responsable. Mais lorsque le débat tombe dans les stéréotypes anti-juifs, il équivaut à la désignation d’un bouc émissaire et à un appel à la haine raciale », affirme Abraham H. Foxman, Directeur national de l’Anti-Defamation League.

Mais pourquoi les satellites de l’Amérique ne chercheraient-ils pas à manipuler, voire à contrôler, l’Hégémonie Impériale ?

Après tout, c’est nous qui tenons leur sort entre nos mains. C’est ça, l’Empire, ça n’est pas autre chose. Sans soutien militaire et économique américains, Israël ne pourrait pas exister ; il n’existerait pas : un faux mouvement de la part de Washington, et l’Etat juif pataugerait et finirait par se fracasser sur les écueils de la réalité démographique et de la montée du nationalisme arabe.

Les groupes d’intérêts particuliers de toutes obédiences religieuses et de toutes appartenances ethniques font de leur mieux afin d’influencer de manière décisive la politique étrangère des Etats-Unis : pourquoi les juifs (et leurs alliés chrétiens « re-nés ») seraient-ils différents des autres ?

« Cela remet en mémoire », tempête Foxman, « les canards antisémites, hors d’âge, au sujet d’un complot juif visant à contrôler et à manipuler les gouvernements. »

Si quelqu’un ose regarder de travers Ariel Sharon, cela évoque immédiatement, chez Abe Foxman, la Nuit de Cristal. Mais le problème, c’est que si j’était Foxman, je ne ressortirais pas aussi souvent qu’il le fait cette histoire de « canard vieux comme le monde ».

Au lieu de lutter contre l’antisémitisme, l’insistance étrange que met Foxman à ré-imaginer des caricatures anti-juives à moitié oubliées ne peut que les encourager. Mais, là encore, si l’antisémitisme faisait faillite, il en irait de même de l’organisation dirigée par Foxman.

Examinons comment ça marche : ça vaut le coup d’œil !

Jonah Goldberg, lequel est de toute évidence engagé dans une sorte de compétition avec Foxman pour voir qui fera la meilleure imitation d’Al Sharpton, relève les noms de Wolfowitz, Perle et Krauthmammer et geint :

« Etrange, non : seulement des noms juifs. Pourquoi ça ? Jeanne Kirkpatrick n’existe peut-être pas ? Ni Jack Kemp ? Ni Jill Bennett ? Je me demande bien pourquoi… ? »

Peut-être est-ce parce que Kirkpatrick est une figure du passé, et qu’elle n’a fait que jouer un rôle marginal dans la campagne de propagande qui nous a poussés fallacieusement à la guerre. Jack Kemp n’a jamais été, lui non plus, une figure marquante, et ses opinions sur l’Irak semblent décidément ambivalentes. Dans le meilleur des cas.
Quant à Blackjack Bill, sa réputation n’aurait sans doute pas encouragé des Américains à suivre son avis et à parier sur l’engagement de nos troupes dans une occupation à haut risque. Aussi, c’est bien compréhensible, n’a-t-il pris aucun premier rôle dans le débat préparatoire à la guerre.


Par ailleurs, Wolfowitz est non seulement un responsable gouvernemental de haut rang, il est aussi l’auteur intellectuel de la politique de guerre préventive et d’hégémonie mondiale qui préside à la présente administration américaine.

Comme le révèlent Richard Clarke et Bob Woodward, le vice-secrétaire à la Défense fut le premier et le plus constant des avocats de la guerre contre l’Irak : Wolfowitz souhaitait même que nous prîmes Bagdad avant que nous nous préoccupassions de Kaboul…

Quant au légendaire Richard Perle, le « Prince de l’Ombre » néocon, son style – et les nombreux scandales dans lesquels il a été impliqué, tous très hauts en couleurs et marqués au coin d’une exceptionnelle obséquiosité – lui assure sa prééminence. Un rayon de projecteur semble le suivre partout, comme son ombre.

Est-il vraiment utile de recenser les raisons de la célébrité de Krauthmamer ?
Il a été, sans conteste, l’une des voix les plus fortes et les plus militantes à s’être élevées pour prôner cette guerre, et il est certain que sa position dans les tribunes régulières du Washington Post confère assurément à ses propos un poids non négligeable.

En concert avec Bill Safire et David Brooks, à la tête du New York Times, Krauthammer représente un lien crucial avec le Triangle d’Acier nécon de la pontifocratie américaine.

Tous ces noms sont juifs : et alors ?

Des juifs tout aussi nombreux – sinon plus – figurent de manière éminente dans le camp anti-guerre.

Goldberg, qui est un type intelligent, le sait, et c’est la raison pour laquelle il essaie de faire retomber la faute du Parti de la Guerre sur les Bushies :

« Fritz Hollings se défend en disant qu’il peut fournir des citations de juifs américains et israéliens en appui de sa position. Je suis sûr qu’il peut le faire, dans une certaine mesure. Mais quoi ? Il ne dit pas que, si les juifs soutiennent la démocratie au Moyen-Orient, c’est afin de garantir la sécurité d’Israël (et aussi, subsidiairement, parce qu’ils sont partisans de la démocratie).
Son accusation consiste à dire que Bush a fait cette guerre à seule fin de satisfaire ces juifs.
Les citations dont il a besoin pour étayer sa thèse ne proviennent (pourtant) pas de juifs de Tel-Aviv. Non, elles proviennent de responsables officiels de la Maison Blanche, laquelle – sauf erreur – se trouve à Washington
. »

Si l’idée, c’est de prouver le désir de Washington de suivre Ariel Sharon en dépit des intérêts américains, que dire alors de ces citations du président des Etats-Unis et de responsables du gouvernement américain en réponse à l’annexion éhontée de certaines parties de la Cisjordanie par Israël et aux ravages actuellement perpétrés par l’armée israélienne dans la bande de Gaza ?

Ayant endossé le Lebensraum israélien (espace vital, ndt) (vendu à l’opinion mondiale comme un « retrait », aussi partiel fût-il), notre président n’aurait-il pas pu se fendre d’une condamnation de l’attaque israélienne contre des Palestiniens manifestant pacifiquement, qui coûta la vie à dix enfants et entraîna cinquante blessés, au lieu de se contenter d’un « appel à la retenue » qui ne mangeait pas de pain ?

Bush a constamment fait référence au « droit d’Israël à se défendre » pour excuser, l’une après l’autre, toutes les incursions sanglantes d’Israël à l’intérieur du territoire palestinien, aussi brutales soient-elles – et peu importe à quel point cela a eu pour effet de raviver les tensions entre l’armée d’occupation américaine et ses détracteurs irakiens.

Tandis qu’Israël exerce ses ravages en Terre Sainte, avec une détermination déplorable à dominer et à écarter quiconque se met en travers de son chemin, et avec la promesse d’un pipeline depuis les champs pétrolifères irakiens de Mossoul jusqu’à Haïfa qui se concrétise, la question clé « qui bono ? », « à qui profite le crime ? » exige une réponse.

L’an dernier, l’ex-Premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou, aujourd’hui ministre des Finances, a dit à un groupe d’investisseurs britanniques :
« Vous verrez très bientôt le pétrole irakien affluer à Haïfa. La reconstruction du pipeline n’est qu’une question de temps. Après quoi le pétrole irakien s’écoulera vers la Méditerranée. »

Philip Giraldi, ancien officier de la CIA, et aujourd’hui partenaire de Cannistraro Associates, écrit dans le numéro d’aujourd’hui d’American Conservative que « des rumeurs circulent selon lesquelles le projet (à juste titre) moribond de pipeline permettant d’acheminer à Haïfa le pétrole d’Irak pourrait être remis sur le tapis. »

Mais le pétrole, c’est juste le jus sur le rôti, ou si vous voulez, le dessert après le plat de résistance qu’incarne la position géopolitique fortement améliorée d’Israël, conséquence de la guerre contre l’Irak.

La Syrie est désormais prise en sandwich et, aujourd’hui, elle est soumise, par-dessus le marché, à des sanctions américaines, tandis que le reste du monde arabe est psychologiquement démoralisé, politiquement déstabilisé et militairement défait.

Bush et Sharon (ou, du point de vue arabe : Sharon et Bush…) ont une totale maîtrise de tous ceux qu’ils contrôlent.

Les démocrates arabes, les nationalistes laïcs et les modérés, dans la région du Moyen-Orient, sont plus isolés, et même plus démunis de pouvoir, que jamais : seuls les partisans d’Oussama Bin Laden exultent au constat que les avertissements lancés par leur leader contre une invasion des « Croisés et des sionistes » se sont avérés ressortir à la prescience.

Ce qui horrifie les patriotes américains – et parmi eux un nombre conséquent de conservateurs – c’est le fait que Sharon et les Israéliens n’ont fait preuve d’aucune retenue : ils ignorent totalement l’effet de leur politique sur le terrain, en Irak.

Nous avons entrepris une vaste tâche d’engineering politique et social en Irak, dans une très large mesure dans l’intérêt d’Israël, et tout ça, pourquoi ?
Pour constater qu’ils ne se sentent pas le moins du monde tenus à nous épargner les conséquences de leurs agissements. Il est certain qu’une telle ingratitude contribue à la montée du ressentiment à l’encontre du rôle catalytique que jouent les partisans d’Israël – tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du gouvernement américain – dans notre implication dans la guerre contre l’Irak.

Le Sénateur Hollings a raison : cette guerre a entièrement trait, depuis le début, à la protection de la sécurité d’Israël et de ses projets d’expansion – à notre détriment.

Sans surprise, les sifflets proviennent de ceux-là mêmes qui affirment que toute référence aux « néoconservatisme » - terme entré depuis peu dans le lexique politique américain (cela remonte au maximum aux années 1970) et dépourvu de la moindre connotation ethnique – revient à utiliser en réalité un « nom de code » pour désigner les juifs.

Ce qu’ils espèrent obtenir, c’est la fermeture de tout débat sur une question que le Parti de la Guerre aimerait bien ne pas voir soulever du tout.

Mais cette question – « pourquoi sommes-nous en Irak ? » - est une question qui requiert une explication urgente.

Jonah Goldberg peut persister autant qu’il veut dans l’application des règles du politiquement correct, qu’ils n’invoquerait à aucun prix dans un quelconque autre domaine.

Personnellement, je conseillerais plutôt aux critiques d’Israël de trouver quelque consolation dans les propos de John Derbyshire, collègue de Goldberg à National Review, qui invoque ce qu’il se plaît à appeler « le Théorème de Derbyshire » :

« Tout – absolument tout – ce qu’un Gentil pourra bien dire au sujet des Juifs [corollaire : d’Israël] sera toujours considéré par quelqu’un, quelque part, comme ressortissant à l’antisémitisme enragé. »

Source : www.antiwar.com/

Traduction : Marcel Charbonnier

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