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Palestine - ISM France

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Israël -

Le candidat qui veut le job d’Olmert voulait autrefois «tuer 70 Palestiniens par jour»

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L’un des principaux candidats au poste de premier ministre israélien demandait la mort de 70 Palestiniens à l’époque où il était chef de l'armée lors du deuxième Intifada, selon un best-seller écrit par deux journalistes israéliens.
Le compte-rendu d'un exposé s’adressant en Mai 2001 aux principaux commandants de l’armée en Cisjordanie renforce l'image de faucon dont jouit Shaul Mofaz.

Le candidat qui veut le job d’Olmert voulait autrefois «tuer 70 Palestiniens par jour»


Le Ministre israélien de la Défense Shaul Mofaz en août 2005, lors d'une rencontre avec Dahlan.

Il apparaît aujourd'hui comme le principal rival de la Ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni, pour la direction du parti Kadima abandonnée par Ehud Olmert.

M. Mofaz devrait mettre en avant ses références en tant qu’ancien chef d'Etat-Major et Ministre de la Défense dans sa campagne pour battre Mme Livni, la plus populaire des candidats israéliens auprès de l'opinion publique pour la succession de M. Olmert comme chef du parti.

Selon le livre Boomerang, d’Ofer Shelah, journaliste au Yedhiot Aharonot, et Raviv Drucker, de Channel 10, M. Mofaz a convoqué une réunion des commandants de Brigades et de régiments en Cisjordanie occupée à Ammunition Hill à Jérusalem. Cela s’est déroulé au début de la période où Ariel Sharon était premier ministre quand l'Intifada battait son plein.

Le livre, qui était très critique, est basé sur de nombreux interviews avec des responsables et sur une recherche documentaire, a surtout fait du bruit lorsqu’il a été publié en 2005 en raison de son allégation que M. Sharon avait, en grande partie, démantelé les colonies juives à Gaza pour éluder la menace d'une inculpation de corruption.

Les deux journalistes disent dans le livre que, lors de la réunion de Jérusalem - "dans un acte exceptionnel" - le chef d'Etat-Major a ordonné à la personne habituellement chargée dans de telles occasions d'enregistrer les déclarations des officiers de l’armée d'arrêter le faire.
Le général alors prévenu, dit le livre, sans faire de remarques sous forme de citations directes, qu'il n’y aurait plus de "messages à l'Autorité Palestinienne pour lui dire comment agir». Au lieu de cela, les auteurs disent que M. Mofaz a présenté ce que qu'ils appellent " un prix à fixer". Les auteurs disent qu'il a dit qu'il voulait "tuer 10 Palestiniens" dans chaque brigade territoriale.

Le livre continue en rapportant qu'un haut gradé a ensuite chuchoté au commandant du Commandement Central, Yitzhak Eitan, qu'il serait bien avisé de demander un tel ordre par écrit et a ajouté: "Il s'agit de 70 morts par jour".

Il a ensuite dit que le général Eitan avait convoqué le lendemain le même groupe d'officiers et "a précisé que ce qu’avait déclaré Mofaz ne devait pas être compris comme un ordre et ne devrait pas être considéré comme une directive d'action".

Mais le livre ajoute qu'un haut responsable, le commandant de brigade de la région d'Hébron, le colonel Yehuda Albek, "préférait la version de Mofaz" à celle du Général Eitan.

Le lendemain, il a commencé une action près de Dahariya contre la police palestinienne "qui n'avait pas commis d'actes hostiles". Un policier a été tué et plusieurs ont été blessés. Quand le colonel a été sommé au quartier général du Commandement Central d’expliquer l’opération à ses supérieurs concernés, il a déclaré qu'elle correspondait aux observations faites plus tôt par le chef d'Etat-Major, affirme le livre.

Hier, le bureau de M. Mofaz n’a pas donné de réponse immédiate aux questions posées sur la version du livre.

Pendant ce temps, Benjamin Netanyahu, le chef du Likoud, a appelé à une élection immédiate, élection qu’il gagnerait selon les sondages. "Peu import qui dirige Kadima. Ils font tous partie de la série d'échecs de ce gouvernement», a t-il dit. M. Nétanyahu pourrait y parvenir, si le vainqueur à la direction de Kadima ne parvient pas à former une coalition viable pour rester au pouvoir.

Dans ce cas, les élections pourraient avoir lieu au début de l'année prochaine - avec la possibilité que M. Olmert reste comme premier ministre intérimaire.

Source : http://www.independent.co.uk/

Traduction : MG pour ISM

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