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Palestine - ISM France

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Palestine -

Le planning de Sharon : Consolider le contrôle territorial, gérer le conflit

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La promesse de ne pas confisquer plus de terre palestinienne pour l'expansion des colonies est trahie par une masse de confiscations effectuées par le biais d’ordres militaires pour la barrière de séparation, dont le tracé est déterminé par les colonies, par de nombreux exemples de vol pur de terre pour l’expansion des colonies, et l’encerclement par la barrière des terres selon des ordres militaires émis il y a des années sinon des décennies.

Ariel Sharon, Premier Ministre d'Israël, se place incontestablement en tant qu'architecte de la politique israélienne dans les Territoires Occupés. Aucun chef étranger ne l'a défié efficacement.

Aucun plan capable de contrecarrer ses intentions n'existe.

Aucun antagoniste palestinien ou arabe n'a démontré des possibilités d'imposer une vision ou un ordre du jour contraire, et en Israël aucun adversaire politique efficace n'est encore apparu avec une plateforme qui remettrait en question son héritage.

Sharon a réussi à tourner à son avantage la carte géopolitique des Territoires Occupés à un degré qu'il n’aurait pas pu imaginé quand il a pris la fonction de Premier Ministre en février 2001.

Les instruments de base de l'ère d'Oslo -- l'Autorité Palestinienne et les secteurs sous son contrôle symbolique -- survivent seulement comme ombres de leur existence abrégée.

Et Yasser Arafat, le seul chef palestinien capable de faire et d'imposer un accord de paix avec Israël, a été déclaré persona non grata par Israël et par les Etats-Unis.

Le plan de Sharon pour le « désengagement » dévoilé maintenant pour Jérusalem-Est, la Cisjordanie et la Bande de Gaza, illumine non seulement ce qui transpire aujourd'hui mais également ce qu'il a l'intention d'établir dans les mois et les années à venir.

Depuis les premiers jours, la domination israélienne sur les Territoires Occupés a eu un chef israélien capable de jouer un rôle aussi prépondérant dans l'établissement des bases de ce que Sharon voit comme une consolidation de la domination permanente israélienne sur ces secteurs.

La carte que Sharon façonne inlassablement avec la pierre et le béton dans les Territoires occupés montre, beaucoup plus clairement que n'importe quel discours stupéfiant, que la vision fantaisiste mène toujours la politique israélienne.

Construisant sur le modèle des colonies que Sharon avait construit pendant presque trois décennies, Israël a l’intention de préserver les avantages territoriaux de sa victoire de 1967 en maintenant le contrôle direct et permanent sur la moitié de la Cisjordanie et peut-être sur 20% de Gaza.

En raison des problèmes démographiques, Sharon préfère que le fardeau de gouverner sur 3 millions de Palestiniens soit imposé à un Etat palestinien dans ces parties de la Cisjordanie et de la Bande de Gaza qu'Israël ne désire pas pour des objectifs de sécurité ou d’accord.

Si quelque chose est totalement nouveau dans l'appel de Sharon pour le désengagement, c'est l'absence complète de souci pour le caractère de l'Etat palestinien qu'il a l'intention d'imposer.

Israël a conditionné une grande partie de sa diplomatie pendant l'ère Sharon sur une liste étendue de conditions internes politiques et sécuritaires devant être accomplie par l'Autorité Palestinienne, conditions qui ont été adoptées à la valeur nominale par le Quartet et le dispositif mis en évidence dans la Feuille de Route.


Gérer, Ne pas résoudre le problème

Sharon n’a aucune illusion que l'exécution de sa vision en soi aboutira à la fin du conflit qui a été le trait central dans la vie des deux peuples durant presque un siècle. C'est un luxe qu'il ne veut pas se permettre.

La phase qu’accomplit Sharon n'a jamais été ouverte aux solutions qui visent à terminer le conflit entre les Israéliens et les Palestiniens. Elle a été plutôt formée par un cycle dynamique de domination israélienne et de résistance palestinienne qui a caractérisé les Territoires Occupés depuis leur conquête par Israël en 1967. Sharon "a échoué à "altérer (vaincre) la conscience palestinienne", le standard établi par son chef de personnel pour la politique israélienne envers l’actuelle rébellion palestinienne.

Il n'a pas démis Yasser Arafat de son statut de symbole ou de chef d’Etat, ni n'a pu protéger les Israéliens contre la terreur palestinienne.

La flexibilité palestinienne permanente face à la politique israélienne la plus draconienne dans l'histoire de sa domination a forcé les Israéliens à confronter les coûts élevés de l’Occupation et a obligé Sharon à revoir sa politique, sinon ses objectifs, dans l'espoir d'enlever le sens de la crise permanente caractérisant la domination israélienne dans les Territoires Occupés.

En juin 1977, le Ministre des Affaires Etrangères Israélien, Moshe Dayan, a expliqué que la présomption que le conflit d'Israël avec les Palestiniens pourrait "être résolu" était fondamentalement inexact.

"La question," a expliqué Dayan, "n’est pas : ‘Quelle est la solution ?', mais, ‘Comment vivre sans solution ?'"

Sharon est un héritier fidèle de cette vision. Il croit aussi que les passions et les intérêts antagonistes menant les Israéliens et les Palestiniens ne peuvent pas être résolus de manière permanente à court terme par une reddition palestinienne.

Comme Dayan, les actions et la politique de Sharon ne trahissent pas une aspiration à résoudre le problème, c’est à dire., finir le conflit.Elles sont inspirées plutôt par une croyance dans un existentiel, presque une dispute inépuisable avec les Palestiniens et les Arabes en général qui peut au mieux être contrôlée à l'avantage d'Israël.

Les propositions de Sharon, explique Aluf Benn de Haaretz, « ne sont pas un plan de paix mais une mise à jour des buts de guerre contre les Palestiniens et une garantie qu'elle continuera après le retrait ».

Les politiques d'Israël dans les Territoires Occupés ont été guidées par un but stratégique constant, d'abord articulé par le Ministre des Affaires Etrangères, Yigal Allon, qui en 1969 a noté, "Nous créons la Terre d'Israël qui est entièrement dans un contexte stratégique et qui maintient un Etat démographiquement Juif".
Les politiques conçues pour soutenir cet objectif ont, cependant, toujours été caractérisées par l'improvisation et l'adaptabilité.

"Décider de ne pas décider" était le slogan adopté pour décrire cette politique lors des premières années de la domination israélienne.

Les dernières idées de Sharon sont encore une autre manifestation de cette politique, qui promet le conflit endémique et un cycle permanent du carnage.

Elles signalent beaucoup moins un "plan bien-conçu » que la réponse tactique d'un combattant dans le ring, fonçant et feintant dans l'espoir de garder son adversaire dans les cordes.


Le temps est de notre côté

Un des effets les plus remarquables de la révolte palestinienne tardive contre l’Occupation qui a commencée en 1988 et a à nouveau éclatée vers la fin de 2000 a été son érosion de la confiance israélienne dans l'avenir, symbolisée en majorité par l'intensité croissante de la fracture dans les visions de l’élite israélienne au sujet de la réponse appropriée à l'insurrection permanente.

Sharon ne partage pas ce pessimisme. "L'histoire nous enseigne", a-t’il expliqué lors d’un discours, brièvement retranscrit, du 9 décembre 2003, devant le Conseil d'affaires d'Israël, "que depuis le commencement du Sionisme, et même depuis la création de l'Etat, le temps est de notre côté. . .

Dès les débuts le yishuv (la communauté juive moderne en Palestine), quand il y avait 56.000 juifs à l'heure de la déclaration de Balfour, et moins de 660.000 au moment où l'Etat fut déclaré, nous avons établi un Etat dans toute de sa gloire.

Nous avons également absorbé des millions d'immigrés et maintenant un nombre de 5,5 millions de juifs. . .

Même si la mission semble être impossible, je suis sûr que même aujourd'hui le temps continue à fonctionner en notre faveur
."

Sharon a résolu, il y a bien longtemps,et à sa propre satisfaction, la menace démographique posée par la domination israélienne permanente dans les Territoires Occupés et la source de beaucoup de consternation parmi les juifs israéliens aujourd'hui.

Je suis définitivement pour un pays juif et démocratique", a expliqué Sharon le 10 septembre 1976 dans une émission de radio. "La question est, Peut-on imaginer un Etat juif démocratique sur la Terre d’Israël, aujourd'hui ? . . .

Si nous prenons le plan d'Alon, qui a certainement consacré Kiryat Arba et les colonies de Gush Etzion, Tekoa, et Ma'ale Adumim, nous parlons d'un Etat démocratique Juif qui a 1,2 millions d'Arabes.

Si je prends le plan de Gush Emmunim, alors la différence est très petite. Il parle d'un Etat juif qui a 1,6 millions d'Arabes. C'est-à-dire, si nous voulons sincèrement un Etat démocratique juif nous devons retourner aux frontières patriotiques de 1947.

Si nous voulons un Etat démocratique juif nous devons retourner à la politique de partition de 1947. . .
Par conséquent, à mon avis, on devrait faire attention en parlant de ce qu’on appelle un Etat démocratique juif."

Sharon a toujours été confiant que la gestion des vies et de la politique des Palestiniens dans les Territoires Occupés pourrait être marié à une stratégie d'expansion des colonies israéliennes et un contrôle militaire stratégique sur tous ces secteurs.

En 1976, Sharon pensaient que les Palestiniens dans les Territoires qu'Israël convoitait pourraient trouver leur identité politique à Amman.

Il fut l’un des premiers responsables israéliens, ainsi que Shimon Peres, à conclure à contre-coeur qu'une imitation d’Etat appelée la Palestine bricolée sur des morceaux de la Cisjordanie , de la Bande de Gaza, et de Jérusalem-Est pourrait préserver l'hégémonie israélienne dans ces secteurs et ajuster le cercle créé par l'établissement imminent de la parité démographique Juif-Arabe entre le fleuve du Jourdain et la mer méditerranéenne

À la différence des partisans religieux du Grand Israël, Sharon a cependant toujours été un champion du genre pragmatique que David Ben Gurion a démontré dans ses efforts diplomatiques et militaires pour consolider le pouvoir juif en Palestine.

Dans le discours de Sharon à la conférence de Herzliya en décembre, il n'y a eu aucune discussion sur le Grand Israël, aucune réclamation pour gouverner la Cisjordanie basée sur la promesse de Dieu faite au peuple Juif, aucune promesse grandiose de finir le conflit.

Il y avait seulement l'impératif de la sécurité, ce concept trompeur au coeur du long et amer engagement d'Israël dans les Territoires Occupés, établi par la génération des fondateurs d'Israël et soutenu par Sharon.

Sharon avait lui-même pensé à la stratégie du compromis poursuivie par Ben Gurion lors des premières années d'Israël. Dans un récent discours commémorant la mort de Ben Gourion, Sharon, dans les commentaires lus par le Vice Premier Ministre Ehud Olmert, a relevé : "La grandeur de Ben Gurion était non seulement dans sa rhétorique de visionnaire mais à la limiter à ce qui était possible dans les circonstances du jour".
Ben Gurion disait : "Admettons qu’avec des moyens militaires que nous pourrions conquérir tout l'Eretz Israël occidental (la Cisjordanie ).
Et ensuite ?
Nous serons un Etat.
Mais cet Etat voudra être démocratique.
Il y aura des élections générales.
Et nous serons une minorité. . .
Quand il est question de toute la terre sans Etat juif ou un Etat juif sans toute la terre, nous choisissons un Etat Juif sans toute la terre"

Tout comme les fondateurs d'Israël, Sharon est enthousiaste au sujet du futur d'Israël et du Sionisme. Comme eux, il n'a pas été aveuglé par un engagement idéologique vers le Grand Israël. Et comme eux, il a été toujours disposé à faire ce qu'il voit comme une retraite tactique quand l'équilibre des forces dicte d’attendre un autre jour où l'équation sera plus favorable.

Il n'était pas nécessaire d'écouter le discours de Sharon à Herzliya pour comprendre ses intentions, qui prennent forme chaque jour sur les collines et les champs de Cisjordanie et de la Bande de Gaza et le long des routes défoncées de Jérusalem-Est.

Son plan de désengagement imposé unilatéralement est à peine nouveau dans le fond ou dans la stratégie. Presque chaque plan dans lesTerritoires Occupés depuis ces quarante dernières années -- la création et l'expansion des colonies en premier lieu -- a été une action israélienne unilatérale conçue pour permettre à Israël de rester dans les territoires.

On pourrait discuter que même les divisions territoriales sanctifiées par les accords d'Oslo ont été imposées par Israël aux Palestiniens, qui ont fait pression sans succès pour un retrait israélien total.

En effet le district territorial d'Oslo de la Cisjordanie dans les secteurs A, B, et C n’est pas loin des barrières de séparation maintenant en construction.

L'engagement de Sharon à s'abstenir de créer de nouvelles colonies est démenti par le soutien ininterrompu de l’Etat de la consolidation de plus de 100 "avant-postes" établis depuis 1996. Sa promesse d'évacuer ces nouvelles colonies "non autorisées" établit une distinction reconnaissable seulement en Israël (et peut-être à la Maison Blanche) qui formalise la "légalité" d'une masse de colonies établies ces huit dernières années, malgré le fait que toute colonisation civile israélienne dans ces secteurs viole le droit international.

La promesse de ne pas confisquer plus de terre palestinienne pour l'expansion des colonies est trahie par une masse de confiscations effectuées par le biais d’ordres militaires pour la barrière de séparation, dont le tracé est déterminé par les colonies, par de nombreux exemples de vol pur de terre pour l’expansion des colonies, et l’encerclement par la barrière des terres selon des ordres militaires émis il y a des années sinon des décennies.

La déclaration de Sharon à Herzliya que l'incitation économique spéciale n'encourage pas les colons à se déplacer vers les colonies ne peut pas survivre à une lecture occasionnelle des journaux quotidiens d'Israël, qui sont pleins d’annonces racoleuses de telles offres.

L'engagement de Sharon pour limiter l'expansion des colonies pour présenter des "lignes de construction" offre une nouvelle formulation linguistique pour une vieille histoire expansionniste.

Tous ensemble, ces éléments dépeignent un programme continu d'expansion des colonies soutenue par le gouvernement dans tous les Territoires Occupés.

Comme ses prédécesseurs, Sharon est préparé à reconnaitre les limites du pouvoir israélien et au besoin à faire "des concessions douloureuses" afin de consolider les gains territoriaux considérables d'Israël. On se rappellera que Sharon parlait de : "pièce pour le retrait considérable du Sinai pour une véritable paix" des années avant le retrait d'Israël du Sinai et son accord de paix avec l'Egypte.

Aux discussions de Camp David en septembre 1978, le Premier Ministre Menachem Begin fut d'accord sur le retrait d'Israël du Sinai et de toutes ses colonies seulement après avoir reçu l'approbation de Sharon.

Aujourd'hui, le pragmatisme de Sharon est exprimé par une bonne volonté à reconnaître qu'une politique prévue pour assurer l’emprise d'Israël sur les Territoires Occupés exigera l'évacuation de quelques colonies, sacrifiées face à la résistance palestinienne afin d'établir les conditions territoriales minimales pour la création d'un Etat palestinien faible en pensant que les Palestiniens n'auront d’autre choix que d’accepter.

Tout comme la barrière de séparation, l'Etat palestinien au coeur du plan de désengagement de Sharon est une idée que Sharon a embrassé, seulement afin de le transformer en instrument nécessaire pour l'exécution de sa propre vision fantastique et de destinée.

Les mois à venir promettent d'être décisifs et provocants non seulement pour les Palestiniens mais pour la communauté internationale, car les dispositifs définis par la carte de Sharon prennent une forme concrète.



Autonomie Pour toujours ? par Ghassan Khatib

"Ces trois dernières années, Israël a systématiquement travaillé au démantèlent de l'Autorité Palestinienne ou à provoquer des modifications fondamentales de son caractère et de son aspect. Pour faire cela, les autorités israéliennes ont lentement rétréci l'espace physique et politique dans lequel l'Autorité peut se déplacer. . .

Les militaires israéliens ont coupé profondément dans l’espace de sécurité palestinien avec ses opérations répétées et étendues dans les secteurs qui étaient, par le passé, sous le contrôle de la sécurité palestinienne.

En conclusion, Israël continue de rétrécir l'espace géographique de l'Autorité Palestinienne en réoccupant les villes, en limitant le déplacement de tous les Palestiniens (aussi bien que celui des fonctionnaires de l'Autorité Palestinienne), en développant ses colonies et en confisquant la terre. Ce qui reste est à peine une pièce pour se déplacer."

"Si Israël continue de rétrécir la salle de respiration de l'Autorité Palestinienne (la moitié des Palestiniens disent qu'ils ne sentent même pas la présence de l’Autorité), alors Israël réalisera par la suite son but de se débarrasser de l'Autorité.

C'est le premier objectif stratégique du gouvernement israélien sur la route de son objectif stratégique numéro deux : la suppression de la possibilité pratique d'un Etat palestinien indépendant et viable par l'expansion intensive et illégale de colonies dans les Territoires Occupés.

Israël veut à la place une sorte de services d'administration Palestinienne pour continuer sous un régime arbitraire israélien de sécurité, c’est à dire, l’autonomie pour toujours "

Ghassan Khatib, BitterLemons.org,
Ancien Ministre du Travail de l’Autorité Palestinienne
10 Novembre 2003

Source : www.fmep.org/

Traduction : MG

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