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Palestine - ISM France

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Gaza -

Le sang d’Iman al-Hamas

Par

Et le sang d'Al-Hamas d'Iman - Son sang est sur les mains de qui est ?
Avec ou sans meurtre confirmé, des soldats de l'unité de R., avec lui ou sans lui, à l'avant-poste de Girit à Rafah, ont tué une écolière de 13 ans qui marchait en plein jour le 5 octobre avec son cartable..
Elle ne s’infiltrait pas au milieu de la nuit pour essayer de trouver du travail en Israel.
Après tout, quelqu'un dans l’IDF a rédigé des ordres qui autorisent les soldats à tirer sur des Palestiniens qui marchent à proximité d'un avant-poste de l’IDF ou d’une colonie.

Après tout, quelqu'un a donné l'ordre ce jour-là de tirer sur la fillette. Quelqu'un a exécuté l'ordre.
Avec ou sans parjure, la fillette a perdu la vie.

Une armée qui est fière de son équipement de vision de nuit, de ses instruments de snipers précis, ce sont les soldats de cette même armée qui ne sont pas capables de voir que c’était une petite fille !


Le nom d'Iman est devenu célèbre en raison du parjure des soldats.

Sa mort futile a été rapportée dans les médias israéliens, qui rend très rarement compte de la mort des Palestiniens.

Il y a une longue liste de civils palestiniens dont le sang n'a pas été versé ni au combat ni parce qu'ils ont mis en danger quelqu'un, et leur sang s'est évaporé de notre conscience.



Que dire du sang de Rasmiye Arar, 37 ans lorsqu’elle est morte, une mère de sept enfants ?

Le 12 mai 2003, elle a quitté sa maison à Qaraut Bani Zeid en Cisjordanie pour rejoindre un parent, Ramez Arar, 17 ans, qui se tenait dans une cour sur le sommet d’une colline pour observer des jeeps de l’IDF qui étaient à environ deux kilomètres. Il a été visé de loin et est tombé. Elle s'est dépêchée à ses côtés et elle a été abattue aussi. En d'autres termes, elle a été abattue par des soldats.

Cinq jours plus tard, les soldats ont tiré sur Tamer Arar 11 ans, l’ont tué. Les soldats ont défilé dans le village.
Tamer se tenait sur un terrain à côté de sa maison. Il mangeait un sandwich.

C’est vrai, les enfants ont jeté des pierres aux soldats. Mais ils n'étaient pas à côté de Tamer.

Et à ce sujet, pourquoi est-il si évident qu'il soit normal de tuer des enfants qui jettent des pierres?

Les enfants qui ont jeté les pierres apparemment se sont éloignés en courrant. Le garçon qui mangeait un sandwich est resté en place.

Un mois plus tôt, deux autres membres de la famille Arar ont été tués par des soldats, dans la cour de l’école à l'entrée au village : un adulte qui se dépêchait pour aider un enfant blessé (oui, les enfants ont jeté des pierres sur une jeep de l'armée qui s’était garée juste à l’extérieur de l'école pendant la récréation), et un enfant qui se dépêchait pour sauver l'adulte.

Ce jour-là, le porte-parole de l’IDF a excusé les meurtres de diverses façons en expliquant que "les Forces étaient soumises à des attaques," mais a admis que Rasmiye n'était pas impliquée "dans l’attaque des Forces".

Les villageois ont dit qu'une nouvelle unité était dans leur village, "et qu’elle essayait de les provoquer."



Des mois plus tard, un commandant de l’IDF a indiqué à Haaretz que des mesures ont été prises contre des soldats de cette unité après qu'il se soit avérée qu’ils ne s’étaient pas comportés correctement. Tranquillement, sans publicité et sans gros titres.



Mahmoud Abbas a été chargé hier au sommet de ne pas demander qui avaient les mains tachées du sang de la famille Arar.

On s'attend à ce que Mohammad Dahlan et Jibril Rajoub ne se rappellent pas ni ne se souviennent que les commandants israéliens ont donné des ordres de tirer, de faire sauter, de bombarder et de tuer des civils, de tous les ordres qui ont tué et ont blessé des milliers de civils Palestiniens, au cours de ces quatre dernières années, lors du premier intifada, au Liban, à Qibiyeh.


On ne permet pas aux Palestiniens de demander à leurs leaders pourquoi des soldats de l’occupation qui ont tué des civils, et leurs officiers, ne sont pas arrêtés et ne sont pas jugés.

C'est la méthode à l'envers : occupez-les, leur terre, leurs ressources naturelles, prenez leurs vies et jugez-les comme criminels quand ils nous résistent - quand ils tuent des civils ou des soldats.
Nous admettons que nous avons tué des civils, mais "la guerre" justifie apparemment non seulement notre cruauté, mais elle l'efface. D'autre part, la guerre - en d'autres termes, l’occupation, la guerre pour la conservation du butin de la guerre de 1967 : les colonies - ne justifie pas ou même n'explique pas à nos yeux leur cruauté.

Si les Palestiniens avaient des avions de guerre et des tanks, alors leurs attaques-suicides seraient stériles, ils préféreraient les utiliser. Et puis, même s’ils tuaient des civils juifs, ils ne seraient pas appelés des meurtriers avec du sang sur les mains mais des soldats ennemis.

Et quand ils seraient pris, ils seraient considérés comme prisonniers de guerre. Si les décisionnaires des Accords d'Olso pensaient vraiment à la paix, ils auraient libéré tous ces prisonniers.

Mais alors, comme maintenant : ceux qui parlent de gestes et libèrent seulement le fils de Marwan Barghouti, même si c’était à la demande d'Abbas, continuent d’agir selon la vieille rengaine du colonialiste qui jette des bonbons aux indigènes.

Source : http://www.haaretz.com/hasen/spages/537863.html

Traduction : MG pour ISM-France

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