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Palestine - ISM France

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USA -

Le temps des vendus en Amérique

Par

Même Obama, qui a été accusé par un media insidieusement raciste d'être un crypto-musulman, comme si être Musulman était un gros péché, a jugé essentiel de se prêter au sale culte qui contrôle le gouvernement et les médias américains.

Le gouverneur demanda : « Quel mal a-t-il donc fait ? » Ils criaient encore plus fort : « Qu'on le crucifie ! » Quand Pilate vit que ses efforts ne servaient à rien, sinon à augmenter le désordre, il prit de l'eau et se lava les mains devant la foule, en disant : « Je ne suis pas responsable du sang de cet homme : cela vous regarde ! » Tout le peuple répondit : « Son sang, qu'il soit sur nous et sur nos enfants ! " Matthieu 27 (23-26).

Comme toujours lors d'une année électorale, les candidats à la présidence américaine exposent leurs différences sur toute une série des problèmes politiques, sociaux et économiques qui touchent les électeurs américains.

Il y a cependant Un dossier qui unit solidement tous les aspirants à la Maison Blanche, et peu importe que vous soyez républicain ou démocrate, noir ou blanc, libéral ou conservateur, religieux ou non. Chacun doit ramer dans le sens du courant parce que ceux qui ne le feront pas perdront et seront calomniés par les innombrables langues des infâmes qui ont pour Dieu païen Israël et pour religion le sionisme.

Ce dossier, bien sûr, c'est Israël et son oppression néo-nazie interminable du peuple palestinien.

En Amérique, comme certains intellectuels commencent à s'en rendre compte, Israël n'est pas innocent jusqu'à ce que sa culpabilité soit prouvée, comme pour le reste de l'humanité. Non, Israël est vraiment innocent, super innocent, même si, comme c'est le cas, sa culpabilité est prouvée des milliers de fois. Cette innocence bienveillante n'est pas une variable ; c'est une constante absolue, immuable, indépendante des milliers de civils palestiniens et libanais innocents qu'Israël assassine, du nombre de maisons qu'Israël détruit, et du nombre de crimes infâmes qu'Israël commet.

Israël est la nation de Dieu et la pupille de l'œil du Seigneur… et, en tant que tel, est incapable d'être coupable ou même de se tromper, comme l'avait proclamé feu le leader évangélique américain Jerry Falwell.

C'est maintenant la saison électorale, ou plus correctement, la saison de la prostitution politique et de la dépravation morale, aux Etats-Unis. Sur ce marché de la braderie immorale, Israël est la vache sacrée suprême, le mantra sacro-saint dont l'invocation justifie l'injustifiable, et même l'impensable.

De nombreux américains se demanderont peut-être pourquoi un Palestinien vivant à 12.000 km se permet de parler si durement de leur merveilleux carnaval quadriennal de démocratie. Bon, dans un certain sens, je ne le blâme pas. Ce sont des gens dont le président ignorant et fanatique a envahi, occupé et détruit deux nations souveraines, et tué ou causé la mort de plus d'un million d'innocents parce que "Dieu lui a dit de le faire."

Ce sont des gens dont le pays finance et arme jusqu'aux dents un Etat manifestement diabolique qui assassine, torture et oppresse un peuple pratiquement impuissant, les Palestiniens, au seul motif que les victimes ne font pas partie de "la sainte tribu".

C'est un pays dont le chef a eu l'impudence de qualifier d'homme de paix le criminel de guerre avéré d'Israël, Ariel Sharon, qu'il repose en enfer pour l'éternité. C'est un pays qui essaie de propager la démocratie au-delà des mers en affamant et torturant un peuple pour avoir élu le mauvais parti politique. C'est un pays qui a fait de "Abu Ghraib", "extraditions" et "Guantanamo" une marque de fabrique connue de tous.

En Amérique, on appelle ça le "politiquement correct", puisque émettre un avis non conforme, même anodin et raisonnable, au sujet d'Israël, reviendrait à un suicide politique définitif.

C'est un suicide politique de demander la paix et la justice en Palestine, puisque "justice" pour les Palestiniens sera toujours interprété comme "un autre holocauste" pour les Juifs. C'est un suicide politique d'invoquer les Résolutions 242 et 338 des Nations Unies, comme base d'un règlement de paix futur entre Israël et les Palestiniens. C'est un suicide politique d'exiger d'Israël qu'il arrête de viser les civils palestiniens… parce qu'alors, vous soulevez des questions sur la moralité d'Israël, et en particulier sur "sa très morale armée."

C'est un suicide politique d'invoquer l'humanité même des Palestiniens parce que les ennemis d'Israël, ou plus exactement ses victimes, ne peuvent pas être vraiment humaines, du moins des humains dont l'humanité est égale ou comparable à l'humanité de la race élue !

Dans cette atmosphère d'intimidation, même une allusion, en passant, à la loi internationale et aux droits humains comme principes directeurs pour la résolution du conflit palestino-israélien, serait suffisant pour mener à la décapitation politique de tout présidentiable plein d'espoir qui oserait différer, même légèrement, avec le culte sioniste puissant qui asservit maintenant les hommes politiques américains et le discours médiatique et public.

Du temps de Jésus, le gouverneur païen romain de Jérusalem, Pilate, a eu au moins la décence morale de clamer l'innocence du "sang de cet homme juste." Dans l'Amérique d'aujourd'hui, il est très difficile de trouver un politicien du calibre moral de Pilate, puisque la plupart, sinon tous les hommes politiques américains, en particulier les candidats à la présidence, se retrouvent assis dans une maison à la triste réputation, s'étant débarrassés de la moindre conscience morale qu'ils aient pu avoir.

Prenez par exemple Mike Huckabee, l'ancien gouverneur de l'Arkansas, qui court après la désignation du Parti Républicain. Cet homme, qui a clamé être "chrétien" et adhérer aux idéaux et aux enseignements de Jésus Christ, a critiqué le Sénateur Barack Obama, l'un des deux candidats démocrates en lice pour la présidence, pour avoir à peine suggéré un dialogue tranquille entre le monde musulman et les Etats-Unis.

"Nous sommes profondément perturbés par le souhait du Sénateur Obama de tenir un sommet dans le monde musulman, avec tous les chefs d'Etat… dont beaucoup d'entre eux doivent encore renoncer au terrorisme ou cesser l'incitation à l'antisémitisme", a fulminé Huckabee récemment, exprimant sa haine et sa vindicte contre les 1,5 milliards d'êtres humains du monde musulman.

Cherchant à gagner le soutien juif, l'ancien gouverneur de l'Arkansas s'est montré encore plus sioniste qu'Ehud Olmert et Shimon Peres :

"Aucun des candidats présidentiels des deux partis n'est plus inconditionnellement engagé que moi pour la sécurité d'Israël, sa survie en tant qu' "Etat juif", et sa capacité à se défendre. Comme Président, je m'assurerai qu'Israël ait toujours l'armement et la technologie de pointe dont il a besoin. Et de plus, j'augmenterai considérablement les dépenses de la défense américaine… Ensemble, nous devons empêcher la prolifération nucléaire et battre l'islamofascisme."

Huckabee n'est pas un "mouton noir" au sein d'une troupe de concurrents éclairés et moins démagogues. Ils ont tous, plus ou moins, le même fanatisme, la même haine, la même stupidité névrotique et la même ignorance aveugle qui leur fait penser que ce n'est qu'en diabolisant et crucifiant cinq millions de Palestiniens qu'ils auront une chance réelle d'être le prochain maître de la Maison Blanche.

Même Obama, qui a été accusé par un média insidieusement raciste d'être un crypto-musulman, comme si être Musulman était un gros péché, a jugé essentiel de se prêter au sale culte qui contrôle le gouvernement et les médias américains. Oui, son refus d'appeler un chat un chat au sujet des crimes de guerre israéliens, dont le largage de 2 à 3 millions de bombes à fragmentation sur le Liban pendant l'été 2006 et le génocide lent en cours aujourd'hui contre les 1,5 millions d'habitants de Gaza, ne souligne que la nature contraire à l'éthique d'une démocratie dépouillée de toute référence morale.

Il ne fait pas de doute que le ralliement obscène des candidats aux présidentielles américaines derrière le racisme et la criminalité israéliens est une preuve tonitruante de la décadence morale de notre époque.

Voilà qui place l'humanité dans la course à une extinction morale assurée. A moins que nous, en tant qu'êtres moraux, réexaminions nos routes et redécouvrions les idéaux de justice et de moralité.

Source : Palestine Info

Traduction : MR pour ISM

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