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Palestine - ISM France

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Palestine -

Les Palestiniens demandent à l’Union européenne d’arrêter l’expansion des colonies (israéliennes)

Par

Le ministre des Affaires étrangères de l’Autorité palestinienne, Nasser al-Kidwa, a exhorté l’Union européenne à imposer des sanctions internationales, notamment économiques, à Israël, afin de le contraindre à mettre un terme à l’expansion de ses colonies, ainsi qu’à la reprise de l’édification du mur de ségrégation, en Cisjordanie.

Dans ce qui apparaît représenter un changement de stratégie, le ministre Al Kidwa a laissé entendre que l’Autorité palestinienne s’efforçait d’obtenir une réunion extraordinaire de l’Assemblée générale de l’Onu, afin de déterminer des moyens de faire mettre en application la déclaration de la Cour Internationale de Justice (de La Haye), publiée voici tout juste un an, selon laquelle cette muraille (de " séparation ") est illégale.



Cette nouvelle initiative, dont l’annonce est attendue ce jour, intervient dans un contexte où le gouvernement israélien a décidé d’accélérer l’achèvement de l’encerclement de Jérusalem par la muraille "de sécurité".

La section entourant Jérusalem, dont l’achèvement est désormais attendu pour le 1er septembre prochain, aura effectivement pour effet de couper la ville de la Cisjordanie et de séparer 55 000 Palestiniens résidents de Jérusalem Est de la ville.

Au cours d’une interview accordée à The Independent, M. Al-Kidwa a exhorté l’Union européenne à interdire l’importation de biens produits dans des colonies israéliennes de Cisjordanie , à refuser la délivrance de visas aux Israéliens habitant dans des colonies et à envisager de boycotter des firmes telle la multinationale américaine Caterpillar, qui continuent à fournir des bulldozers ou d’autres équipements à l’armée israélienne, qui les utilise pour construire la muraille et des colonies, en Cisjordanie .


M. Al-Kidwa, qui est un neveu de feu Yasser Arafat, et une personnalité émergeant rapidement dans l’arène politique palestinienne, a rejeté l’idée que les sanctions et les boycotts qu’il envisage soient de même nature que ceux qui avaient été imposés à l’Afrique du Sud soumise au régime de l’apartheid, en ceci qu’ils visent spécifiquement la présence d’Israël dans les territoires occupés, déclarée illégale par l’avis de la Cour Internationale de Justice, l’an dernier.

"Nous voulons créer un mouvement, non pas en boycottant Israël, mais en prenant position contre – et si nécessaire, en boycottant – la part d’Israël qui est engagée dans ces activités illégales, en violation de cet avis consultatif, de la convention de Genève et des Résolutions du Conseil de sécurité de l’Onu successives."


L’Union européenne veille déjà, depuis plusieurs années, à ce que des biens produits dans des colonies israéliennes soient dûment étiquetés, afin de s’assurer qu’ils ne bénéficient pas de tarifs préférentiels consentis à Israël. Mais M. Al-Kidwa a dit clairement qu’il voulait que ces mesures soient rendues plus drastiques, jusqu’à en faire une interdiction totale, par laquelle "vous ne permettrez pas à des biens produits par des colons de pénétrer sur vos marchés".

Rappelant que l’avis de la Cour Internationale de Justice fait obligation à tous les pays d’imposer à Israël de mettre un terme à ses activités (de colonisation) dans les territoires (palestiniens) dont il a jugé la colonisation par Israël illégale, il a ajouté :
"Vous devez empêcher les entreprises et les organismes qui contribuent à la construction du mur, ou des colonies, d’avoir un quelconque privilège dans vos pays respectifs, vous devez engager des actions en justice contre eux.
Il est temps pour vous de commencer à ajouter quelques dents aux mots qui vous répétez inlassablement, depuis des années ! Ceci n’est pas dirigé contre les Israéliens globalement. Vous leur laissez un choix."


Fustigeant l’"échec lamentable" de la communauté internationale à prendre des mesures afin de faire mettre en application la décision de la Cour Internationale de Justice, M. Al-Kidwa a ajouté que l’Autorité palestinienne avait "fait une erreur", l’an dernier, en ne prenant pas le risque d’encourir un veto des Etats-Unis et en s’abstenant de rechercher un aval immédiat du Conseil de sécurité de l’Onu à la déclaration de la Cour Internationale de Justice, en cherchant, en lieu et place, à obtenir, sans succès, une décision de l’Assemblée générale de l’Onu, en faveur de ces sanctions.



Il a ajouté que des initiatives diplomatiques devraient entre soutenues par des propositions législatives internes, cherchant à assurer que des Palestiniens ne travaillent ni ne fournissent des services à des colons, et que des biens produits par des colons ne se retrouvent sur les marchés palestiniens.

L’agenda en vue d’une session de l’Assemblée générale serait discuté avec "d’autres partenaires, qui pensent qu’on peut attendre quelque chose de bon du retrait (israélien) de Gaza, et que le moment est venu de "faire tanguer la barque" [de "secouer le cocotier", ndt].


Tout en saluant le retrait prévu de quelque 8 000 colons de la bande de Gaza cet été, M. Al-Kidwa a indiqué qu’il était peu vraisemblable que la vie quotidienne des Palestiniens s’en trouve significativement améliorée, Israël exerçant maintenant son contrôle sur l’espace aérien, les frontières et les eaux internationales de la bande de Gaza.

Il a ajouté : "Même si nous nous attendons à avoir à Gaza une expérience positive, cela ne signifie nullement que nous devions permettre à Israël de poursuivre sa colonisation des terres palestiniennes en Cisjordanie , ni à construire sa muraille, ni ses activités de colonisation, consistant à faire la jonction entre [la colonie de] Maale Adoumim et la ville de Jérusalem. "

M. Al-Kidwa a fait savoir très clairement qu’il restait intimement convaincu que son oncle a été empoisonné, déclarant que les autorités médicales françaises avaient été incapables de diagnostiquer sa maladie, ou la cause de son décès, tout en déclarant qu’elles n’avaient trouvé aucune trace "d’un poison connu" par elles.

Il a ajouté : "S’il a été empoisonné, inutile de sortir de Saint-Cyr pour savoir que ce sont les Israéliens qui ont fait le coup. Mais il y a un gros "si", et il serait irresponsable, de ma part, d’en parler comme d’un fait prouvé."
Il a poursuivi en indiquant qu’il pensait que la vérité éclaterait "dans un avenir proche".


M. Al-Kidwa a fait une mise au point, indiquant que les seuls termes dans lesquels les Palestiniens pourraient accepter l’"ainsi dit Etat doté de frontières provisoires", dont il a l’"intuition" qu’Ariel Sharon, le Premier ministre israélien, va en faire la proposition après le retrait israélien de Gaza, seraient que l’Onu confère, simultanément, une reconnaissance de jure et une représentation à l’Onu de la Palestine, en tant qu’Etat indépendant, établi pour l’essentiel en suivant les frontières de la période 1949-1967.


Le ministre a confirmé sa déclaration, faite en juin, selon laquelle le Hamas ne serait pas désarmé tant que l’occupation (israélienne) n’aura pas pris fin, tout en faisant observer que l’Autorité palestinienne est encore en train de se préparer à "démanteler l’infrastructure terroriste", comme exigé par la feuille de route, en détruisant des tunnels (de contrebande) et des ateliers de fabrication d’armes.

Il a indiqué que l’Autorité palestinienne chercherait à imposer un cessez-le-feu total, tout en faisant régner l’ordre, afin d’empêcher l’exhibition d’armes dans les rues, tout en maintenant le "droit, de principe" des Palestiniens à résister à l’occupation.

"Vous iriez chez les gens, pour collecter des armes, alors que les Israéliens sont sur le palier d'à côté ? Certainement pas : ça, ce n’est pas dans la feuille de route !"

Des ministres israéliens ont déclaré, à l’issue du conseil des ministres tenus hier, qu’ils allaient se pencher sur les " problèmes de la vie quotidienne " des Palestiniens, en assurant un ramassage scolaire, y compris pour les étudiants, à travers la nouvelle section de la muraille, et en définissant des procédures permettant aux malades d’accéder aux services médicaux.




Source : http://news.independent.co.uk/

Traduction : Marcel Charbonnier

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