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USA -

Mission inaugurale d’Obama au Moyen Orient

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Le président américain Barack Obama entame sa première mission régionale au Moyen Orient mercredi, cherchant un soutien arabe pour tenter de revitaliser le processus de paix dans un climat de confrontation entre les USA et Israël. Dans un voyage qui comportera son discours attendu au monde musulman au Caire jeudi, Obama tentera également de ranimer la diplomatie de paix régionale moribonde.

Mission inaugurale d’Obama au Moyen Orient

Il a quitté la Maison Blanche mardi pour l’Arabie Saoudite et des discussions avec le Roi Abdullah (photo ci-contre), qui a tenté de relancer l’initiative de paix arabe de 2002.

Obama ira jeudi en Egypte, où il rencontrera le président Hosni Mubarak, qui a annulé une récente visite à Washington à cause de la mort de son petit-fils. La Secrétaire d’Etat Hillary Clinton doit arriver au Caire mercredi.

Des acteurs arabes de premier plan dans la diplomatie régionale
Le voyage reflète la place de l’Egypte, ainsi que celle de l’Arabie Saoudite, comme acteurs arabes de premier plan dans la diplomatie régionale, disent les analystes.

Obama a, à maintes reprises, exprimé son soutien à une solution à Deux Etats au conflit, en dépit de la réticence du premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à embrasser cette position.

On pense que le président US, qui a rencontré le président palestinien Mahmoud Abbas la semaine dernière, va faire pression sur l’Arabie Saoudite et l’Egypte pour des gestes qui élargiraient la latitude de Netanyahu pour une manœuvre politique.

Obama a dit qu’il aborderait le processus de paix au Moyen Orient lors de son discours à l’université du Caire – une tentative plus générale de créer des ponts entre Washington et l’Islam – mais qu’il ne dévoilerait pas un plan détaillé.

La Maison Blanche a promis d’utiliser tous ses moyens de communications technologiques pour garantir que le plus de personnes possibles pourraient voir et entendre le discours historique.

Nous nous efforcerons de diffuser au maximum ce voyage par différents moyens, comme les sites en ligne, pour que le plus de personnes possibles de par le monde puissent le suivre," a dit Robert Gibbs, à la Maison Blanche.

L’initiative saoudienne d’avril 2002

Obama est perçu comme ayant une position unique parmi les dirigeants US pour faire des avancées dans le monde islamique.

Fils d’un père africain musulman, il a passé une partie de son enfance en Indonésie, pays à majorité musulmane. Le deuxième prénom du président, Hussein, qui a quelquefois été vu comme un handicap dans la campagne électorale, sera sans aucun doute considéré avec bienveillance dans beaucoup des lieux de réunion au cours de ses voyages au Moyen Orient.

Le leader US a dit entre temps sa confiance dans la reprise de pourparlers israélo-palestiniens significatifs, mais la Maison Blanche a été évasive sur sa stratégie, suite à la rafale de réunions avec des dirigeants régionaux lors des dernières semaines.

« Je pense que l’administration s’intéresse au plan saoudien d’avril 2002, » a dit Steven Cook, du comité des relations étrangères.

L’Initiative appelle à une pleine normalisation des relations entre les Etats arabes et Israël en échange d’un retrait total d’Israël des terres arabes, de la création d’un Etat palestinien et d’une solution “équitable” pour les réfugiés palestiniens.

Le Quartet pour le Moyen Orient – l’Union Européenne, la Russie, les Nations Unies et les Etats Unis – ont dit au groupe islamique Hamas, qui gouverne la Bande de Gaza, qu’il devait reconnaître Israël, renoncer à la violence et se conformer aux accords précédents signés par les Palestiniens, en échange d’un retour à la table des négociations.

Certains analystes considèrent le plan d’inspiration saoudienne de 2002 comme une façon d’élargir la diplomatie moyen-orientale et de contourner les discussions israélo-palestiniennes dans l’impasse.

Le roi Abdullah II de Jordanie a poussé pour une solution à « 57 Etats », qui garantirait à Israël une large reconnaissance diplomatique en échange de la paix avec les Palestiniens.

Jusqu’à maintenant, pourtant, il semble peu vraisemblable que les Etats arabes fassent la moindre concession à Israël tant que Netanyahu ne modèrera pas sa position sur les colonies, à savoir qu’il a refusé de stopper leur expansion, comme exigé par la « feuille de route » du Quartet et par l’administration Obama.

Des plans pour engager l’Iran

Obama sera interrogé par le roi saoudien Abdullah sur sa stratégie vis-à-vis de l’Iran, l’ennemi juré des USA, dont quelques Saoudiens craignent qu’elle ne débouche sur un grand marchandage qui nuirait aux intérêts du royaume.

Certains observateurs voient l’opportunité d’exploiter l’inquiétude arabe sur le programme nucléaire de l’Iran pour sceller une alliance arabo-israélienne, bien que de tels espoirs se soient révélés stériles par le passé.

Les dirigeants saoudiens croient que l’échec du processus de paix au Moyen Orient a donné à l’Iran l’opportunité d’étendre son influence régionale au travers de groupes islamiques sunnites comme le Hamas palestinien et son traditionnel allié shiite au Liban, le Hezbollah.

L’Arabie Saoudite, qui se considère comme le bastion de l’Islam sunnite majoritaire, redoute qu’un éventuel accord US-Iran fasse du pouvoir shiite un élément important d’un nouvel ordre politique et sécuritaire.

Les Etats Unis eux-mêmes pourraient apprécier un rôle saoudien dans le combat contre les militants taliban au Pakistan et en Afghanistan. En septembre, les Saoudiens ont accueilli des pourparlers entre les représentants afghans pro-gouvernementaux et d’anciens responsables taliban sur la manière de mettre fin à un conflit qui implique aussi Al-Qaeda, allié des taliban.

A la suite d’Obama, l’envoyé spécial US au Moyen Orient George Mitchell ira dans la région la semaine prochaine, a déclaré mardi le Département d’Etat.

Suspicions égyptiennes à l’égard d’Obama

Les Egyptiens, toutefois, ont des doutes sur les objectifs politiques US au Moyen Orient et considèrent qu’Obama est étroitement aligné sur ceux-ci, mais des signes existent que l’attitude anti-USA se détende, selon un sondage publié mardi.

Selon une enquête de WorldPublicOpinion.org, projet dirigé par le Programme sur les attitudes politiques internationales à l’Université du Maryland., 67% des Egyptiens disent que les Etats-Unis jouent un rôle négatif dans le monde.

76% des Egyptiens sondés croient que les Etats Unis veulent affaiblir et diviser le monde islamique.

80% pensent que les Etats Unis veulent contrôler le pétrole du Moyen Orient, et que les Etats Unis veulent imposer la culture américaine aux pays musulmans – chiffres inchangés par rapport à une enquête similaire de World Public Opinion en 2008.

« Il semble que les Egyptiens veuillent dire à Obama : “Montrez-nous que vous êtes réellement différent” », dit Steven Kull, directeur de WorldPublicOpinion.org.

Le numéro deux d’Al-Qaeda fustige la visite d’Obama au Moyen Orient

Entre temps, Ayman al-Zawahiri, numéro deux d’Al-Qaeda, a fustigé la visite d’Obama au Moyen Orient, exhortant les Egyptiens à l’éviter.

Zawahiri, lui-même Egyptien, a dépeint la visite d’Obama le 4 juin au Caire comme une invitation des « bourreaux d’Egypte » et des « esclaves de l’Amérique. »

« Les Musulmans ont reçu et continuent de recevoir ses messages sanglants, et ce ne sont ni les campagnes de relations publiques, ni les visites grotesques ni les belles paroles qui les masqueront, » a dit Zawahiri.

L’enregistrement audio du discours de Zawahiri a été inséré dans une vidéo courte de 11’40’’ produite par As-Sahab Media, l’arme de propagande d’Al-Qaeda, selon le groupe du renseignement SITE. La vidéo a été postée sur des forums jihadistes en ligne.

Dans son message, Zawahiri exhorte les Egyptiens à éviter Obama, « ce criminel qui vient chercher, en usant de subterfuges, à obtenir ce qu’il n’a pas réussi à obtenir sur le terrain après que les mujahideen aient fait échouer le projet de la Croisade américaine en Irak, en Afghanistan et en Somalie. »


Source : AlArabiya.net

Traduction : MR pour ISM

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