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USA-Iran -

Obama ? Non, il ne peut rien

Par

Le 44ème POTUS est impuissant.
Il a été élu sur la promesse qu’il peut, qu’il pourrait, alors que près de quatre années après, il se dit qu’il aurait pu.
Une petite démonstration à l’appui.

Depuis novembre 2011, l‘AIPAC a mené une intense activité pour mettre sur orbite un amendement à la Loi programmatique et budgétaire pour la Défense votée en mai 2011 pour l’année fiscale 2012.

Obama ? Non, il ne peut rien

En août 2011, 90 sénateurs ont signé une pétition à B.H. Obama rédigée par le sénateur républicain Mark Kirk et le sénateur démocrate Chuck Shumer dans laquelle ils réclamaient des sanctions financières contre l’Iran qui mettraient hors circuit la Banque Centrale de l’Iran.
À la mi-novembre, Kirk a été l’initiateur d’un amendement à la loi programmatique dans ce sens soutenu par nombre de ses pairs.
Quelques jours plus tard, le sénateur démocrate Robert Menendez présenta son propre amendement abondant dans le sens de celui de Krik, mais il laissait une certaine latitude au Président de pénaliser les Banques Centrales d’autres États qui viendraient à collaborer avec celle de l’Iran. La proposition de Menendez, pas assez tranchante ni assez strangulatoire, fut vivement critiquée par la majorité du Sénat.
Un compromis des deux versions fut adopté peu après, réalisant une parfaite unité bipartisane.

L’administration Obama a dépêché Timothy Geithner, Secrétaire d’État, David Cohen sous-secrétaire et Wendy Sherman numéro 3 au Département du Trésor auprès des représentants de l’Union exposer les difficultés d’application d’une telle loi obligeant à des contrôles puis des sanctions en cascade sur des nations alliées comme le Japon par exemple qui commercent avec l’Iran. Ils ont argué du risque non négligeable de la répercussion de cet acte de guerre, blocus qui ne dit pas son nom, sur le prix du pétrole qui subirait fatalement une hausse et les inévitables conséquences aggravatrices de la récession économique étasunienne et mondiale.
Kirk a aisément dissipé les réticences des sénateurs devant cette éventualité en rapportant avoir eu l’assurance de l’ambassadeur de la famille des Ibn Séoud que l’Arabie augmenterait sa production. Aucun représentant ni aucun membre de l’exécutif n’a jugé opportun d’adjoindre au débat que Bush n’avait pas réussi à obtenir, malgré ses demandes répétées en 2004-2005, le renouvellement jusque-là opérant de ce mouvement compensateur.

L’amendement a été adopté à l’unanimité le 1er décembre 2011, par 100 voix contre zéro. Sitôt son vote validé, le risque qu’il soit édulcoré dans son application lors de son passage devant la Chambre est définitivement écarté.
Aucune modification au texte ne sera tolérée par ses auteurs et ses bénéficiaires. Le Député démocrate qui préside la Commission des Affaires Étrangères a été menacé explicitement de perdre son siège en Californie s’il ne veillait pas scrupuleusement à ce qu’aucune altération ne soit apportée à l’amendement Kirk-Mendemez. Une échine plus souple, Brad Sherman le remplacerait pour la prochaine consultation électorale qui implique une nouvelle division des circonscriptions.
Le protocole n’était pas encore adopté que l’AIPAC s’est engagée dans une autre campagne.
La Banque centrale iranienne devra être portée sur la liste des organismes terroristes établie en 2001 au même titre qu’Al Qaida.

Par un effet de structure, la démocratie étasunienne, qui n’est que le représentant de lobbies dont la puissance de nuisance est proportionnelle à leur capacité corruptrice, adopte des mesures contraires de façon certaine à sa vitalité économique et à son hégémonie qui sera sans nul doute mise à mal par le refus d’obtempérer de tous les alliés vassaux qui souffriraient de cette mesure.

Dans ce moment de lutte inégale entre un exécutif paralysé et la congrégation de lobbies représentés au Congrès, un rapport de 300 pages de l’Institute for Research Middle East Policy (IRmep) va être déclassifié. Il concerne une enquête menée à propos de la disparition de grandes quantités d’uranium hautement purifié entre 1950 et 1960 sur le site de Nuclear Materials and Equipment Corporation (Numec) en Pennsylvanie. Grant Smith, le directeur de l’IRmep a confié au Daily Star libanais que nombre de ces documents émanent du FBI, de la CIA, du Département de l’Énergie et de la Commission pour l’énergie atomique.
Parmi les preuves de cette « soustraction », des échantillons d’uranium enrichi prélevés à Dimona portent la signature isotopique du combustible fourni à Numec par l’usine de Porthmouth d’enrichissement par diffusion gazeuse qui fournit Numec.

Dans ce contexte de guerre ouverte asymétrique, les autorités militaires iraniennes ont fait savoir cette semaine qu’une pièce furtive étasunienne qui survolait sans pilote le territoire iranien a été confisquée.
La prise de contrôle électronique de cette ferblanterie chargée d’espionnage ne relève après tout que d’un savoir-faire basé sur une combinatoire du un et du zéro accessible à des équipes de programmeurs extensibles à volonté. Faible réplique au virus qui a endommagé les centrifugeuses d’uranium.
Au plus fort de l’agression contre l’Irak, en 2005, l’aviation étasunienne était restée longtemps aveuglée par un brouillage rudimentaire, talibanesque, de ses très nombreux composants électroniques.

L’intervention quasi-directe israélienne sur la finance de la République iranienne vise son effondrement économique prélude à une destruction par la voie des armes. Un plus que classique depuis l’Irak.
Parmi les clients importants des produits pétroliers iraniens recensés par les services du Département d’État figurent Grèce et Portugal en particulier, mais qu’importe, il ne s’agit là que de PIIGS. Juppé, lui, a donné sans restriction son aval aux trains de sanctions passées et à venir.
Mais il y a également la Malaisie et surtout la Chine.
Laquelle Chine est non seulement client mais partenaire par ses groupes qui investissent, extraient et construisent des conduites d’acheminement.
Un premier niveau de contournement consiste pour l’Iran à transformer le site de l’île de Kish, qui est déjà un lieu d’échange pour ses produits dérivés pétroliers, en véritable bourse du brut et du gaz.
Le deuxième niveau revient à intégrer plus étroitement les économies régionales. La Russie accepte les échanges commerciaux libellés en roubles.
La Chine renforce depuis quelques années ses relations avec les pays riverains avec lesquels elle est en déficit commercial en admettant et encourageant son commerce en renminbi. Encore encombrée de dollars qu’elle replace de mois en moins dans des bons du Trésor étasunien, elle est en bonne voie d’internationaliser sa monnaie. Son contrôle strict des capitaux et sa politique monétaire indépendante ont entraîné entre autres effets une dépréciation du dollar a permis une résorption relative de la dette étasunienne, une appréciation du yuan et de l’euro. Le volume des échanges en yuan avec les pays voisins ne cesse de croître dépassant les 90 milliards en 2010. Dans moins de dix ans, il est à prévoir que la monnaie chinoise deviendra la plus traitée dans le monde.
La part du dollar, si elle reste prépondérante, ne cesse de diminuer comme réserve ; pour les pays de l’OPEP il ne représente plus que 61 pour cent de leurs avoirs.


Vidéo : au sujet d'Obama, voir son "embarras" lorsqu'une étudiante de Florida (USA) lui pose une question sur les droits de l'homme en Palestine.




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