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Qalqilia -

Pour Ibrahim Atmawi, il est difficile de voir une telle destruction

Par

Témoignage personnel, PENGON/Campagne Contre le Mur de l’Apartheid

Le village d’Azzun Atma est maintenant une prison pour sa population, isolé du reste de la Cisjordanie. De plus, le village partageait ses terres avec les villages voisins de Beit Amin et de Sanniriya, à qui l’accès est maintenant interrompu par le Mur.
Les trois communautés avaient déjà perdu des terres pour la colonie de Sha’are Tiqva qui se situe à seulement 750 mètres de Sanniriya et est installée sur les terres d’Azzun Atma et de Beit Amin.

Pour Ibrahim Atmawi, il est difficile de voir une telle destruction


Ci-dessus : le Mur, en bleu, encercle complètement Azzun Atma, interdisant la liberté de mouvement et paralysant toute vie.
Cette carte est extraite de la carte-poster de la Campagne Contre le Mur de l’Apartheid/PENGON – Novembre 2003. Pour voir la totalité de la carte.

Ibrahim Atmawi, 65 ans, d’Azzun Atma, à 12 kms au sud de Qalqiliya, vit avec sa famille de 13 personnes dans une petite maison qui ne fait pas plus de 200 mètres carré.

En septembre dernier, les habitants du village ont appris l’intention de l’Occupant de contruire le Mur.

Attachée aux ordres de confiscation qui ont été remis aux villages situés au Sud de Qalqiliya, une carte montrait la portion du Mur qui allait être construit dans la région. Selon la carte, le Mur va isoler une plantation de cyprès sur 30 dunums de terre et 100 dunums d’oliviers : toutes ces terres appartiennent à Ibrahim.

Ci-dessus : le Mur, en bleu, encercle complètement Azzun Atma, interdisant la liberté de mouvement et paralysant toute vie. Cette carte est extraite de la carte-poster de la Campagne Contre le Mur de l’Apartheid/PENGON – Novembre 2003. Pour voir la totalité de la carte.

Dans les conversations avec Ibrahim, il a décrit l’angoisse qu’il ressent devant la destruction de sa terre et de sa vie.

Il se rappelle un exemple : quand il est allé sur ses plantations pour participer à une manifestation contre le Mur et la confiscation de sa terre.

Il décrit comment, alors qu’il approchait de sa plantation, il a commencé à prier, prenant conscience qu’un jour il ne pourrait plus y travailler.


En mai dernier, les bulldozers de l’Occupation sont bien venus et ont commencé à détruire la terre au Nord-Est d’Azzun Atma, y compris les bosquets où il cultivait des oliviers.

Dans les premières plases de la construction du Mur, les bulldozers ont détruit la partie sud de la terre d’Ibrahim à Azzun Atma, près de la colonie de Sha’are Tiqva.

Cependant, après que les colons aient exigé que le tracé du Mur soit décalé afin d’annexer des terres supplémentaires pour l’expansion de la colonie, le tracé du Mur a été modifié vers le Nord, directement en plein milieu de la terre d'Ibrahim, lui confisquant plus de 90% de ses terres.


Ibrahim a été obligé d'observer le déracinement de tous ses oliviers et ses yeux ne supportaient pas cette vision.

Il ne supportait pas physiquement d’être témoin de la perte de sa terre.

Après un accès de diabète lié à son désespoir suite à la destruction et la perte de sa terre, Ibrahim a perdu 95% de sa vue. Tandis qu'il a toujours une vue très infime, Ibrahim est maintenant malade et handicapé, incapable de travailler.


Le village d’Azzun Atma est maintenant une prison pour sa population, isolé du reste de la Cisjordanie . De plus, le village partageait ses terres avec les villages voisins de Beit Amin et de Sanniriya, à qui l’accès est maintenant interrompu par le Mur.

Les trois communautés avaient déjà perdu des terres pour la colonie de Sha’are Tiqva qui se situe à seulement 750 mètres de Sanniriya et est installée sur les terres d’Azzun Atma et de Beit Amin.

Le Mur de l’Apartheid encercle maintenant complètement le village et il n’y a ni entrée, ni sortie à part un seul checkpoint.

Au checkpoint, seules les personnes ayant l’adresse du village sur leurs cartes d’identités sont autorisées à entrer, les enfermant de fait à l’intérieur, et laissant à l’extérieur tous les autres ne possédant pas de « preuves » de résidence, paralysant leur liberté de mouvement et leur capacité de vivre.

Source : http://stopthewall.org/

Traduction : MG

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