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Palestine occupée -

Résistance en Palestine : Poursuivre le chemin de la libération N°10 – Septembre 2018

Par

« Il me questionnait : mère, comment s’appelle notre patrie ? Il savait qu’il avait une terre, c’est pourquoi il se rendait à la frontière… Quand on lui posait la question, pourquoi tu vas vers la frontière, il répondait : nous avons une terre à Yafa, dans le quartier Sakan Darwish. » Il avait retenu toutes les informations sur Yafa, mais il n’est pas revenu. Il est parti vers son Seigneur, louanges à Dieu. » (la mère du martyr Nassir Musbah, 12 ans, exécuté par l’occupant le vendredi 28/9)

Résistance en Palestine : Poursuivre le chemin de la libération N°10 – Septembre 2018

« Shadi ne représentait aucun danger pour les soldats de l’occupation, il ne portait pas d’arme, ni même une pierre. Il a participé aux marches de manière pacifique, comme les autres manifestants. Il portant un pantalon et une chemise, et non un uniforme militaire, pour « mériter » d’être tué. Quel est sa faute, alors qu’il a à peine 12 ans, pour être exécuté froidement ? Il l’a été parce qu’il aimait son pays. » (le père du martyr Shadi Abdul Al, 12 ans, exécuté le vendredi « la résistance est notre choix ».)

A cause de sa nature (coloniale), de son idéologie (sionisme) et de son arrogance (racisme), l’entité sioniste poursuit ses crimes contre le peuple palestinien qui développe sa résistance multiforme : marches du retour pour réclamer le retour des réfugiés à leur patrie et briser le blocus de la bande de Gaza, où les jeunes inventent tous les jours de nouveaux moyens de lutte ; rassemblements quotidiens sur le site de Khan al-Ahmar pour empêcher sa destruction ; opérations de résistance, individuelles ou collectives, sur tout le territoire palestinien, là où cela est possible.

Dans les prisons, les grèves de la faim individuelles se poursuivent pour dénoncer l’arbitraire et la sauvagerie des sionistes et les prisonnières sont en lutte depuis un mois pour dénoncer les mesures humiliantes. Dans la ville d’al-Quds, en cours de judaïsation accélérée, les Maqdissis résistent, que ce soit dans la mosquée al-Aqsa ou dans la ville placée sous haute surveillance. Les nombreuses arrestations quotidiennes ne font que traduire l’état d’ébullition en Palestine occupée, et l’administration coloniale, « civile » ou militaire, a besoin de plus en plus de moyens pour affronter le peuple palestinien, abandonné par les régimes arabes. Parmi eux, certains se sont alliés à l’occupant sioniste et non seulement acceptent de normaliser leurs relations avec lui, mais participent activement à la liquidation de la question palestinienne, alors que d’autres se montrent fiers de leur alignement sur les positions de l’ONU, c’est-à-dire qu’ils renient les relations fraternelles entre les peuples arabes, et notamment avec le peuple palestinien martyrisé, pour garder un certain recul et se comporter comme si l’occupation sioniste de la Palestine ne les concerne qu’à travers la « communauté internationale ».

C’est le résultat des accords d’Oslo, la « Nakba palestinienne » exécutée par des mains palestiniennes et arabes. Ces accords qui ont vu le déploiement colonial sur toute la Palestine, hormis la bande de Gaza qui a su se libérer, par les armes en 2005, même si elle est soumise à un blocus meurtrier, et qui ont eu pour conséquence une division inter-palestinienne, où un individu entouré de quelques arrivistes pensent pouvoir faire plier un peuple résistant, en exerçant une répression policière, en torturant les militants, en supprimant les aides aux prisonniers et à leurs familles, en privant de soins et de salaires la population de la bande de Gaza et en exerçant un chantage odieux sur les résistants, et surtout en livrant les informations sécuritaires à l’occupant et en l’aidant à maintenir l’ordre colonial, pour appliquer ces accords honteux, accords qu’aucun mouvement de libération dans le monde n’a jamais osé signer, en vue d’être financé par la communauté internationale. Seule une unité palestinienne autour de la résistance et de ses armes reste possible, et elle ne peut être acquise que par la lutte quotidienne contre la présence sioniste en Palestine.

Photo
Sur la « frontière » imposée par l’occupation, Gaza, 28.09.2018


Martyrs tombés en septembre 2018
* Wael Al-Jaabari, 36 ans, de la ville d’al-Khalil. Il a été exécuté par l’occupant près de la colonie Kiryat Arbaa, le 3 septembre.
* Atef Salih, 32 ans, exécuté le 9/9, de Gaza.
* Mohamad Rimawi, 19 ans, de Bayt Rima, exécuté par l’occupant le 16/9. Il a été sauvagement frappé par 40 soldats venus l’arrêter dans sa maison. Quelques heures plus tard, l’occupant déclare sa mort. L’autopsie a confirmé la sauvagerie de l’occupant, responsable de son décès.
* Mohamad Alayan, 26 ans, exécuté le mardi 17/9, dans al-Quds, rue al-Musrara, soupçonné d’avoir voulu poignarder un colon. Les sionistes ont tiré à plusieurs des coups de feu sur lui, et empêché les ambulances palestiniennes de parvenir jusqu’à lui. Il habitait dans le camp de Qalandia.
* Naji Abu Assi, 18 ans, et Alaa Abu Assi, 21 ans, exécutés par un bombardement sioniste à l’est de Khan Younes, dans la bande de Gaza, le 17/9.

Martyrs des marches du retour dans la bande de Gaza :
* Ahmad Abu Tuyur, 16 ans, marche du 7 septembre, de Rafah ;
* Bilal Khafaja, 17 ans (lors de la marche du 7 septembre), Rafah ;
* Amjad Hamduna (18 ans), blessé lors d’une marche au mois de juillet, de Jabalya, au nord de Gaza :
* Itaf Saleh, 32 ans, alors qu’il essayait de traverser les barbelés de l’occupant, au nord de la bande de Gaza. (8/9) ;
* Hani Ramzi, de Rafah exécuté lors de la marche « la résistance est notre choix » ;
* Muhamad Shqaqqura, de la région du centre ;
* Shadi Abdel Al, 12 ans, exécuté par une balle dans la tête à l’est de Jabalia, lors de la marche du retour « la résistance est notre choix ». Il avait l’habitude de participer à toutes les marches du retour, et lorsqu’il fut exécuté, il levait le signe de la victoire, accroupi derrière un monticule de sable.
* Suhayb Abu Kashef, 16 ans, qui avait été blessé le 3 août, lors de la marche du retour. Il est décédé le 16/9 ;
* Mohamad Abu Naji (34 ans), exécuté lors de la marche du retour devant Bayt Hanun, le 17/9. Plusieurs fois blessé par les sionistes lors de leurs guerres contre la bande de Gaza, il avait tenu à participer aux marches du retour. Il était père de deux enfants.
* Ahmad Omar, (20 ans), exécuté lors de la marche à Bayt Hanun, le 17/9. ;
* Mu’mim Abu Iyada, 15 ans, exécuté lors de la marche du retour (18/9) ;
* Imad Shtiwi, 21 ans, exécuté, à l’est de Gaza le 21/9, lors de sa participation à l’unité de tracasserie nocturne ;
* Karim Kallab (25 ans), exécuté lors de la 26ème marche du retour du 21/9, « le vendredi pour briser le blocus » ;
* Mohamad Abu Sadeq, 21 ans, exécuté lors de la marche au nord de la bande de Gaza, en soutien à la marche maritime pour briser le blocus, le 24/9.

Martyrs exécutés le 28/9 :
* Mohamad al-Houm, 14 ans (à l’est de Breij),
* Iyad Sha’er, 18 ans (Shuja’iyye),
* Walid Haniye, 23 ans (camp de Shate’),
* Mohamad Shakhsa, 24 ans, (Shuja’iyye),
* Nassir Musbah, 12 ans (Khan Younes),
* Mohamad Anshassi 18 ans,
* Mohamad Awawda, 23 ans.

Résistance
Une opération de coup de poignard contre un colon à la jonction de la colonie Gush Atzion. Le colon meurt (16/9). Pour la presse palestinienne, cette opération exprime le refus des accords d’Oslo. Le jeune résistant est Khalil Jabbarin, 17 ans, de Yatta, au sud de la ville d’al-Khalil. Le sioniste tué est un ancien officier de l’armée d’occupation, âgé de 40 ans. Il a blessé le jeune résistant, avant de mourir. Khalil Jabbarin est hospitalisé dans les hôpitaux de l’occupant, attaché et menotté.

Les unités nocturnes de tracasserie sont des unités formées par des jeunes de la bande de Gaza, qui s’activent la nuit pour « tracasser » l’occupant, tout le long des barrières séparant l’intérieur occupé de la Palestine à la bande de Gaza. Ils s’arment de quelques objets inflammables, de pneus, de haut-parleurs et de sifflets et parcourent la zone, mettant en alerte les soldats de l’occupation, postés aux abords de la bande de Gaza. Selon un des membres de cette unité, le but est d’empêcher les colons et les soldats de se reposer.

Les incendies provoquées par les ballons incendiaires envoyés par les Palestiniens de Gaza sur les colonies qui entourent la bande de Gaza ont repris de plus belle, avec 9 incendies après le 3ème marche du retour du mois de septembre.

Au cours de la dernière semaine du mois de septembre, les affrontements avec l’occupant se sont déroulés dans plusieurs endroits de la Cisjordanie occupée, y compris la ville d’al-Quds : 131 affrontements ou opérations (jets de pierres ou de bouteilles incendiaires, ou des coups de feu) contre les sionistes. Près de la ville de Nasra, en Palestine occupée en 48, un colon a été blessé par des pierres, comme dans le camp d’al-Fawwar, près d’al-Khalil, où des jeunes ont lancé des bouteilles incendiaires. A Nablus, un colon militaire a été blessé près de la tombe de Joseph, des jeunes ont lancé des bouteilles incendiaires sur l’occupant dans la zone de Bab al-Majlis, dans al-Quds, d’autres ont attaqué les militaires près de la colonie Karmi Tsur. Au moment où les jeunes de Gaza faisaient tomber un drone « israélien » de surveillance, les jeunes de la Cisjordanie lançaient leurs bombes incendiaires sur les colonies de Hilmish et tiraient des coups de feu sur les colons de Bet Il.

3 soldats de l’occupation sont visés lors des affrontements entre les jeunes Palestiniens et l’occupant dans le camp de Qalandia, le 16/9. Des coups de feu sont tirés sur les forces de l’occupation près de la colonie « Nigehot » au sud-ouest de la ville d’al-Khalil. L’occupant ferme l’accès au village de Bayt Awa. Le 28/9, un soldat sioniste est blessé lors d’affrontements à l’ouest de Bayt Lahem, lorsque les soldats de l’occupation ont voulu arrêter des Palestiniens.

Des manifestants à Gaza sont parvenus à faire tomber un drone « israélien » qui survolait la marche pour briser le blocus à Bayt Hanun. Ce drone lançait des bombes lacrymogènes sur les manifestants. Un jeune a réussi à investir un bunker de l’armée d’occupation situé aux abords de la bande de Gaza. Il a réussi à échapper aux tirs de l’occupant.

Les Palestiniens de la bande de Gaza protestent contre le blocus, et organisent des marches maritimes. La neuvième marche a eu lieu le 24/9.

La résistance se poursuit à Khan al-Ahmar : le conseil de lutte contre le mur et la colonisation continue à camper dans le site de Khan al-Ahmar pour empêcher l’occupant de le démolir. Selon son porte-parole, les délégations de solidarité arrivent par centaines sur le site. L’occupant a remis des menaces à la population du village, voulant l’obliger à démolir elle-même le village avant le 1er octobre. De leur côté, les villageois et les solidaires ont planté des dizaines d’arbres dans le village, affirmant leur volonté d’y rester. 200 Palestiniens vivent dans al-Khan al-Ahmar, dont 95% des réfugiés inscrits dans les registres de l’UNRWA.

Photo
30 septembre au petit matin à Khan al-Ahmar, où des tentes ont été dressées pour accueillir tous les solidaires (Photo Robin Licker, ISM)


Plusieurs rassemblements ont eu lieu dans les territoires occupés en solidarité avec les prisonniers, les grévistes de la faim, comme Sheikh Khodr Adnane, et les prisonnières qui luttent contre les caméras de surveillance dans la prison. Des manifestations dans l’intérieur occupé en 48 et à Tulkarm ont réclamé la libération de Raja Aghbarieh, membre de la direction du mouvement Abna’ al-Balad.

Selon un rapport de l’occupant, 255 attaques de résistants ont eu lieu en Cisjordanie , dont 11 dans al-Quds au mois de juillet, alors que le mois de juin avait assisté à 220 attaques, contre les cibles de l’occupant.

(…)

Retrouvez l’article dans son intégralité sur le site de CIREPAL , le Centre d’Information sur la Résistance en Palestine, et les thèmes suivants développés :

- Lieux saints : judaïsation et profanation
- Dans l’exil
- La presse palestinienne
- Communiqués et déclarations
- Dans la colonie
- Du côté de l’Autorité palestinienne

Source : CIREPAL

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