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Palestine occupée -

Résistance en Palestine : poursuivre le chemin de la libération N°18 Novembre 2019

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Une fois de plus, la résistance palestinienne a prouvé sa capacité de riposter à l’agression sioniste contre la bande de Gaza, lorsque les Saraya al-Quds, la branche militaire du mouvement du Jihad islamique, a paralysé la vie dans plus de la moitié de l’entité coloniale, du 11 au 13 novembre. Les assassinats ciblés par l’occupant sioniste ont été immédiatement suivis d’une riposte ferme et ajustée. Cependant, la cause de l’agression est toujours là, la crise politique vécue par l’entité coloniale, et notamment par Netanyahu, qui s’accroche au pouvoir et qui est prêt à toutes les aventures risquées pour le conserver.

Résistance en Palestine : poursuivre le chemin de la libération N°18 Novembre 2019

Car, pour accéder au pouvoir dans l’entité coloniale, il faut faire couler le sang palestinien, s’emparer des terres de la Palestine et la coloniser, accentuer la répression dans les prisons sionistes, judaïser la Cisjordanie , profaner les lieux saints musulmans et chrétiens, menacer les pays arabes et musulmans, et avec l’aide des puissances étrangères, européennes et américaine, s’infiltrer dans le monde arabo-musulman.

La résistance dans la bande de Gaza est sur ses gardes, comme l’ont affirmé des dizaines de ses dirigeants, qui ne comptent ni sur les sionistes, ni sur la communauté internationale, Nations-Unies y compris, ni sur les régimes arabes, amis des USA, pour faire respecter les « ententes » de cessez-le-feu, ni pour « traduire en justice » les criminels, responsables des massacres commis à chaque agression.

Quant à l’Autorité palestinienne, elle s’apitoie sur elle-même, n’osant prendre aucune mesure qui fâcherait les sionistes, notamment sa collaboration sécuritaire avec eux, pour empêcher toute résistance en Cisjordanie . Malgré sa docilité envers l’occupant, ce dernier la repousse et la mine. Détournant le regard, elle s’active à présent à préparer des élections, législatives et présidentielles, alors que ses territoires s’en vont, morceaux par morceaux.

Non seulement la communauté internationale reste sourde aux revendications palestiniennes, qui réclament la liberté dans leur patrie, mais elle poursuit sa collaboration active avec l’occupant et le colon, et cela ne changera rien tant que les pays et les peuples arabes ne prennent la décision d’y mettre un terme. Car la dépendance des pays arabes aux intérêts économiques, militaires et culturels de l’Occident impérialiste, et soumis à des régimes impopulaires, accentue l’isolement de la Palestine.

La lueur d’espoir venue de Tunisie, avec l’élection du président Kays Sa’id, personnalité honnête et fière de son arabité et de son appartenance à l’Islam, pourra-t-elle se propager dans le reste de la nation, pour permettre à la volonté arabe de s’exprimer librement et mettre fin au chaos qui y règne, et par là, briser l’isolement de la Palestine et des Palestiniens, soumis à une colonisation de peuplement et à une occupation des plus horribles et criminelles dans le monde moderne ?
1 – Résistance

L’occupant abat avec des F16 des drones palestiniens dans la bande de Gaza, après le survol des drones à une altitude élevée, ce qu’a considéré l’occupant comme une menace (fin octobre). Les drones sont entre les mains de plusieurs organisations palestiniennes, elles ont été développées et peuvent lancer des charges explosives sur des véhicules « israéliens » dans le pourtour de Gaza.

L’armée sioniste bombarde des « bases de la résistance » dans la bande de Gaza (3/11), un Palestinien est tué et trois autres blessés. La résistance a riposté en tirant en direction de l’aviation. Une maison dans la colonie Sderot a été touchée et a été endommagée. 3 « Israéliens » ont été blessés alors qu’ils s’enfuyaient vers les chambres fortes dans laquelle ils se terrent lorsque les sirènes s’activent.

La résistance abat un avion d’espionnage « israélien » au nord de la bande de Gaza (3/11).

Des jeunes de Gaza parviennent à s’infiltrer au-delà de la barrière installée par l’occupant à l’est de Absan, Khan Younes, et à s’emparer de matériel militaire. Les soldats sionistes ont tiré sans toucher les jeunes (9/11).

Des jeunes Palestiniens se sont opposés aux véhicules des colons, lorsque ces derniers sont entrés au nord de Bayt Lahem. Les jeunes sont parvenus à chasser les colons en les visant par des charges explosives lors de leur passage près de la mosquée Bilal (2/11).

La population du camp al-Am’ari s’oppose à la démolition de la maison des résistants et martyrs Abu Hmayd, le 23/10. La maison a été détruite pour la cinquième fois.

Le bourg d’al-Issawiya résiste : depuis plus de deux mois, le bourg d’al-Issawiya s’oppose à la violence des soldats et policiers de l’occupation. Ni les balles, ni l’assassinat d’un jeune, ni les arrestations par centaines, des enfants surtout, n’empêchent la population d’al-Issawiya de réclamer leur droit de vivre dans leur ville, délivrée des occupants. Les écoles sont entrées en grève (début novembre) à l’appel des comités des parents d’élèves, pour réclamer la sécurité de leurs enfants, lors de leur trajet vers les écoles.

Des affrontements ont eu lieu le 22/11 dans le village Bayt Ummar (Khalil) en protestation contre l’installation de barrages par l’armée sioniste qui fouillait les véhicules et examinait l’identité des passants.

Des manifestations et rassemblements quotidiens ont eu lieu, dans toute la Palestine, pour le soutien aux prisonniers, les grévistes de la faim, les prisonniers malades et notamment Sami Abu Diyak, pour réclamer sa libération immédiate.


2 – Marches du retour

Le conseil supérieur des marches du retour appelle à la participation à la 81ème marche du retour pour dénoncer « la promesse Balfour », du nom du politicien anglais qui a promis la Palestine au mouvement sioniste le 2/11/1917.

Clôturant la 80ème marche du retour placée sous le signe « Nos prisonniers, notre Aqsa, nous arrivons », Khalid al-Batsh, président du conseil, a réclamé une participation massive à la prochaine journée, non seulement dans la bande de Gaza, mais dans tous les lieux où vivent les Palestiniens, et notamment devant les ambassades sionistes et britanniques dans le monde. Il a appelé la nation arabo-islamique à assumer sa responsabilité envers al-Quds en l’aidant financièrement et moralement.

L’armée sioniste tue Ahmad Shahri, 27 ans, à l’ouest de Khan Younes (3/11). 3 autres Palestiniens ont été blessés lors d’un raid « israélien » sur des bases de la résistance.

Le conseil national supérieur des marches du retour organise un rassemblement des ulémas et prédicateurs contre le blocus de Gaza devant le barrage de Bayt Hanun (5/11).

La 82ème marche du retour du 8/11 placée sous le signe : « nous continuons » a eu lieu. 69 Palestiniens ont été blessés, dont 29 par balles réelles, par les tirs de l’armée sioniste, au cours de leur participation à la marche. Des milliers de citoyens de Gaza se sont dirigés vers l’Est, aux 5 points de rassemblement des marches.

Le conseil national supérieur (8/11) de la marche du retour et de l’abolition du blocus a réaffirmé que les marches du retour se poursuivront tant que l’occupation demeure, tue, arrête, exerce un blocus et éloigne, ajoutant que la gravité de l’étape actuelle nécessite le rassemblement de toutes les énergies de notre peuple autour des marches du retour, partout où se trouvent les Palestiniens. Le conseil a affirmé que les menaces sionistes contre la bande de Gaza ne sont pas nouvelles, elles visent à faire plier notre peuple et sa résistance, et font partie des jeux politiciens à l’intérieur de l’entité coloniale. Le conseil a appelé à l’unité nationale, qui devrait se réaliser par une rencontre globale qui rassemble le tout palestinien, avant les élections prévues par la présidence.

Le conseil a appelé à rejoindre la 83ème marche du retour, qui aura pour thème « le renouvellement du mandat de l’UNRWA », face aux complots qui visent à la cessation de son activité, prélude à la suppression de la question des réfugiés palestiniens. La marche du retour prévue n’a pas eu lieu, à cause de l’agression meurtrière sioniste.

Le conseil a reporté la marche du retour prévue le 22/11, à cause de la situation tendue sur le terrain, avec le risque d’attaques sionistes provoquées par Netanyahu, pour sortir de sa crise, et les familles palestiniennes étant occupées à rendre visite aux blessés et aux familles des martyrs, tués au cours de la guerre contre Gaza. Le conseil a appelé à la marche du retour du 29 novembre, qui a pour thème la dénonciation du plan de partage de la Palestine en 1947.

Photo
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3 – Al-Quds et les lieux saints

Profanation de la mosquée al-Aqsa :

Clôturant les fêtes juives, les sionistes ont profané la mosquée par centaines (653 profanateurs le 20/10 et 122 le 21/10), pratiquant des rites talmudiques, notamment aux portes de Bab al-Rahma et al-Qattanin, sous la protection des policiers de l’occupation.

Les murabitat de la mosquée al-Aqsa, Haandi Helwani, Ayda Sidawi, Madlin Issa, ont été éloignées de 200 m de la porte al-Silsila, pendant deux mois (25/10).

Les profanateurs de la mosquée ont été au nombre de 6338 au mois d’octobre, selon le centre d’informations Wadi Helwa. Le nombre des Palestiniens éloignés a été de 24.

Au cours de la seconde semaine du mois de novembre, 339 colons ont profané la mosquée al-Aqsa.

Dans la ville d’al-Khalil, les sionistes ont interdit 78 fois, au cours du mois d’octobre, l’appel à la prière dans la mosquée al-Ibrahimi. Les Palestiniens sont privés de prier dans leur mosquée comme ils l’entendent, l’occupant ayant installé des barrages et lors des fêtes juives, il leur interdit l’entrée. Les sionistes ont divisé la mosquée entre musulmans et sionistes, prétendant qu’il s’agit d’un lieu juif.

Purification ethnique de la ville d’al-Quds : l’occupant a obligé le 22/10 un citoyen Palestinien à démolir sa maison dans Jabal al-Mikabber, abritant 8 personnes. La zone « al-Bashir » dans Jabal al-Mukabber est notamment visée par les démolitions de 500 maisons. Au cours de l’année 2019, l’occupant a démoli 140 maisons dans la ville d’al-Quds, dont 17 au mois d’octobre (maisons et structures). Et, au cours du mois d’octobre, il a arrêté 190 Palestiniens, 25% étant des enfants, certains âgés de moins de 12 ans.

Le bourg de Hazma menacé par la colonisation : l’occupant délivre des ordres pour s’accaparer de 500 dunums dans le bourg, déjà entouré par 4 colonies.

Le bourg d’al-Issawiya subit depuis plusieurs mois une attaque de la part des autorités de l’occupation. Pour les habitants, il s’agit d’une tentative visant à isoler leur bourg de la ville d’al-Quds et ses quartiers pour le placer sous le régime de ce qui s’appelle « administration civile » sioniste. Al-Issawiya est entourée de colonies, et ses terres ont été volées par l’occupant, notamment à l’est, pour construire « un parc ». Un barrage de l’armée a été installé à l’entrée du bourg, sur des terres volées en 1994, pour protéger les colons. Le gouverneur palestinien de la ville d’al-Quds Abdallah Ghayth, a mis en garde contre les agressions sur les bourgs d’al-Issawiya et Selwan, qui ont pour objectif l’expulsion massive des Maqdissis.

L’occupant ferme plusieurs institutions dans al-Quds, dont la télévision « Falastin » et le bureau de l’enseignement qui dépend des Awqaf, dans son effort de judaïsation de la ville occupée (21/11) et d’empêcher les médias à montrer la réalité. L’occupant est en colère parce que les médias palestiniens continuent à dénoncer l’occupation.


4 – Le mouvement des prisonniers

Les prisonniers Mus’ab Hindi et Ahmad Zahran poursuivent la grève de la faim, réclamant la fin de la détention administrative. Mus’ab Hindi, du village Tell (Nablus), a été arrêté en septembre 2019 et placé immédiatement en détention administrative, pour appartenance au mouvement du Jihad islamique. En 2018, il avait déjà mené une grève de la faim pendant 31 jours, contre la détention administrative qui avait été renouvelée 3 fois. Au cours des dix dernières années, il a été arrêté et mis en détention administrative 24 fois. Le prisonnier Ahmad Zahran, dirigeant au FPLP, est en grève de la faim contre la détention administrative depuis plus de deux mois. Marié, père de quatre enfants, il est âgé de 42 ans et avait déjà mené la grève de la faim contre sa détention arbitraire.

Le prisonnier malade Sami Abu Diyak est atteint de cancer, découvert en 2015. Il risque de mourir à tout instant. Les sionistes le transfèrent des prisons aux hôpitaux depuis des mois, et refusent sa demande : vivre ses derniers jours au sein de sa famille. Dans une lettre parue début novembre, il refuse de mourir en prison, parmi les geôliers de l’entité. Sami Abu Diyak, arrêté en 2002, était en parfaite santé. L’occupant l’a rendu malade et le tue, progressivement.

Le prisonnier en grève de la faim, Tareq Qaadan, a suspendu le 27/10, son mouvement après avoir reçu l’assurance du non renouvellement de l’ordre de la détention administrative, et qu’il serait libéré le 8 février 2020. Tareq Qaadan, cadre dirigeant au mouvement du Jihad islamique en Cisjordanie , avait mené la grève de la faim pendant 88 jours, refusant la détention administrative. Le prisonnier Abdallah Semhan (29 ans) de la région d’al-Khalil a suspendu la grève de la faim qu’il avait suivi pendant 12 jours en protestation de l’arrestation de sa sœur Rawan Semhan, condamnée à 18 mois et détenue dans la prison de Damon.

Après 42 jours de grève de la faim, la prisonnière jordano-palestinienne Hiba Al-Labadi arrête son mouvement, après avoir reçu l’assurance de sa libération, avec le prisonnier jordanien, Abdel Rahman Mur’i. Le régime jordanien, fort de la mobilisation populaire en Jordanie et en Palestine, a réclamé leur libération immédiate et a refusé qu’ils soient échangés contre un sioniste qui s’est récemment infiltré en Jordanie (5/11).

L’administration carcérale sioniste a attaqué les prisonniers dans la prison de Nafha, la section 13, notamment les cellules 80 et 84. Elle a transféré le prisonnier Adnane Shalabi vers la section de l’isolement et a détruit les affaires personnelles des prisonniers. (25/11)

50 prisonniers ayant été libéré par l’échange en octobre 2011 ont été de nouveau arrêtés par l’entité coloniale, le plus ancien des prisonniers étant Nael Barghouty, qui a passé 40 ans dans les prisons sionistes.

La direction carcérale transfère le 24/10 les 48 prisonniers détenus dans la prison de Ascalan à la prison de Nafha, sans raison, juste pour empêcher la stabilité de vie des prisonniers. Les prisonniers avaient auparavant subi une répression et la destruction de leurs affaires personnelles, d’après le prisonnier Uthman Abu Kharaj, qui avec 3 autres prisonniers, ont été installés dans les couloirs entre les cellules.

Le tribunal sioniste de Haïfa a condamné le prisonnier Amjad Jabbarin (37 ans) de Umm al-Fahem à 16 ans de prison et au paiement de 516.000 shekels pour avoir aidé les résistants le 14/7/2017 à attaquer la police sioniste dans la mosquée al-Aqsa. Le tribunal sioniste à al-Quds a condamné le prisonnier Wissam Dibs (23 ans) du camp de She’fat à 16 ans de prison. Il a été accusé d’avoir mené une opération de résistance en poignardant un colon. Le tribunal d’al-Lid a condamné le prisonnier Abdel Hakim Assi à la perpétuité pour avoir attaqué un colon près de Salfit il y a trois ans.

Le 31/10, l’occupant arrête la député Khalida Jarrar dans sa maison à Ramallah, Ali Jaradat, ancien prisonnier, Ammar Sabbah et Warde Abdo, tous cadres du FPLP.

Le conseil pour les affaires des prisonniers et libérés a publié un rapport, indiquant que les prisonnières palestiniennes sont au nombre de 39. 18 d’entre elles ont été condamnées, trois d’entre elles sont en détention administrative : Hiba al-Labadi, Alaa Bashir de Qalqylia, Shuruq Badan de Bayt Lahm. (3/11)

Nadi al-Assir rapporte que l’occupant a arrêté 745 enfants palestiniens depuis le début de l’année 2019. 3 mineurs sont en détention administrative : Nidal Amer de Jénine (17 ans), Hafez Ibrahim Zuyud (16 ans) de Jénine, Sulayman Abu Ghosh (17 ans) du camp de Qalandia.

Sheikh Khodr Adnane réclame de l’Autorité palestinienne une campagne et des efforts diplomatiques pour faire libérer le prisonnier, atteint de cancer, Sami Abu Diyak (37 ans), de Silat Harthiyé (Jénine), condamné à 3 perpétuités et 30 ans, et prisonnier depuis 2002.

(…)

Retrouvez l’article dans son intégralité sur le site CIREPAL, le centre d’Information sur la Résistance en Palestine, avec les thèmes suivants développés :


5 – Les Palestiniens de 48 refusent l’ordre colonial
6 – Paroles de résistants
7 - La normalisation est un crime
8 – Du côté de l’Autorité palestinienne



Source : CIREPAL

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