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Liban -

Sayed Nasrallah : "C'est celui qui nous accuse qui a tué le martyr Hariri"

Par

Le secrétaire général du Hezbollah a prononcé jeudi 11.11 à l'occasion de la « Journée du martyr » un discours, comme à l’accoutumé, bien argumenté, bien construit, logique, réparti en cinq chapitres ou « cinq étapes du complot américain contre le Liban qui se poursuit depuis plusieurs décennies et vise à détruire la résistance et la coexistence libanaise pour servir les intérêts israéliens », et dont l'acte d'accusation du TSL est le dernier acte !

Sayed Nasrallah : 'C'est celui qui nous accuse qui a tué le martyr Hariri'

« Le premier acte est l'adoption de la résolution 1559 qui a voulu placer le Hezbollah en confrontation avec la communauté internationale. Le second acte commence avec l'assassinat de Rafic Hariri et la volonté d'appâter le Hezbollah en lui faisant miroiter les avantages du pouvoir pour le pousser à renoncer à ses armes. Le troisième acte a été la guerre de juillet 2006 et le quatrième acte a commencé avec les décisions du gouvernement prises le 5 mai 2008 avec l'aval des États-Unis et, enfin, le cinquième acte se traduit par l'acte d'accusation du TSL », a-t-il dit.

Sayyed Hassan Nasrallah passe en revue chacune de ces étapes et montre comment la communauté internationale et plus particulièrement les États-Unis « n'ont pas compris le Hezbollah et se sont trompés », laissant ce dernier « remporter la victoire ». Il a assuré en conclusion que la résistance « gagnera cette fois encore ».

Concernant le premier acte, il a rappelé des propos du ministre israélien des AE Sylvain Shalom lorsqu'il a précisé avoir entrepris une tournée internationale pour placer le Hezbollah en confrontation avec la communauté internationale. « Et ce souhait a pris forme lorsque les volontés des présidents Chirac et Bush se sont croisées à travers la résolution 1559. » Il a aussi affirmé que le même Shalom a récemment déclaré que l'acte d'accusation du TSL va aboutir à l'application de la 1559.

Concernant le second acte, Hassan Nasrallah a expliqué comment « le plan du président Chirac consistait à attirer le Hezbollah vers le pouvoir » pour le pousser à renoncer à ses armes. Il a révélé qu'à l'époque, des « appâts attrayants ont été proposés à la communauté chiite ». Le président Chirac, a-t-il précisé, avait même proposé aux autorités iraniennes le partage du pouvoir au Liban en trois tiers (chrétiens, sunnites et chiites).

Le troisième acte s'est joué à travers la guerre de 2006. Le secrétaire général du Hezbollah a repris ici des extraits du livre de Mémoires du président américain George Bush qui explique qu'il a volontairement prolongé cette guerre pour permettre à "Israël" de gagner.

« Le quatrième acte s'est joué le 5 mai 2008, avec les décisions du gouvernement prises avec l'accord des États-Unis pour provoquer une discorde entre sunnites et chiites », a-t-il poursuivi, avant d'ajouter : « Le cinquième acte se joue actuellement et consiste à vouloir frapper la résistance et ternir son image à travers l'acte d'accusation. » Mais là aussi, affirme Hassan Nasrallah, « ils ont cru que comme le Hezbollah tient à son image, il cédera et ses alliés s'éloigneront de lui. Ils ont donc une nouvelle fois une mauvaise estimation. Le Hezbollah n'acceptera aucune accusation de ce genre et l'opposition est soudée ».

A ce titre, Sayyed Hassan Nasrallah a affirmé que nul ne doit se tromper et croire que la résistance se laissera accuser : « Ceux qui croient que la résistance acceptera l'accusation de l'un des siens se trompent, quelles que soient les pressions exercées. Ceux qui croient que la résistance acceptera l'arrestation d'un de ses moujahidine se trompent et la main qui se portera contre lui sera coupée. Ceux qui croient que la résistance ne se défendra pas contre toute accusation se trompent. Elle le fera si elle est agressée de la manière qu'elle choisira et en accord avec ses alliés. Ceux qui croient que la menace d'une guerre israélienne effrayera la résistance se trompent. Celle-ci attend ce jour pour réaliser sa grande victoire, a-t-il martelé ».

Et de terminer en promettant une nouvelle victoire à l’opposition et à la résistance, « comme ce fut le cas avec les actes précédents ».


Les principales idées de son discours :

"Lorsque le prince des moudjahidines Ahmad Qassir, qui avait seulement 18 ans en 1982, a pris d’assaut le centre du commandement militaire israélien à Tyr, tuant 140 soldats et provoquant une lourde perte dans les rangs de l’ennemi, une nouvelle époque d’opérations martyres a été fondée.

Nous avons choisi cette journée pour célébrer tous nos martyrs, tous nos dirigeants martyrs, tous nos hommes, nos femmes et nos enfants qui ont été tués dans les champs de bataille et dans les massacres.

C’est la journée de la commémoration du dernier martyr Mahdi Mohamad Herz qui a succombé récemment lors du démantèlement de mines israéliennes dans le sud du pays.

Nous devons parler en cette journée de leurs exploits, de la liberté et de l’indépendance qu’ils nous ont assurées. Je parlerai de leur cause, de leur résistance et des échéances auxquelles la résistance fait face en cette époque.

Nous sommes actuellement aux abords d’une phase très sensible qui frappe la résistance, le pays et la région. Nous sommes concernés par la préservation de la résistance et de son avenir, et c’est un devoir national pour tous.

Le Liban fait face à un nouvel épisode venant de l’extérieur, et la résistance s’apprête à une nouvelle confrontation. Selon ma propre lecture de la situation, nous sommes passés par cinq épisodes d’agressions contre la résistance. Je m’arrête sur ce que nous avons lu ces dernières semaines dans la presse et dans les livres occidentaux. Ceux de Tony Blair et de George Bush sont les plus importants, parce qu’ils ont un aspect juridique et sont sous forme d’aveux. Certes, le livre français est aussi important.

Je voudrais d’abord souligner l’ampleur de la rancune et de la sauvagerie auxquelles pensaient George Bush et Tony Blair. Ce dernier ne parlait pas par exemple du renversement du régime syrien mais de la destruction de l’Etat syrien. En Irak, nous avons assisté à la destruction du pays et non à un changement du régime politique. Ils ont détruit l’armée irakienne et toutes les institutions, aujourd’hui, les Irakiens doivent reconstruire leur pays à tous les niveaux. Pour eux, l’objectif est de détruire l’Irak, l’Iran, l’Afghanistan et tous les autres pays, pour servir les intérêts d’Israël.

Parlons maintenant de la résistance et des dangers qu’elle a confrontés, après sa victoire en 2000. A cette date, nous sommes entrés dans une nouvelle phase.

Le premier épisode est celui de la confrontation avec la communauté internationale. La résolution 1559 était la première procédure. Sylvan Shalom, l’ancien ministre israélien des Affaires étrangères, dit avoir entrepris une tournée autour du monde pour convaincre les présidents des pays d’adopter cette résolution. Il voulait mettre la résistance libanaise en face de toute la communauté internationale. Ces efforts israéliens ont coïncidé avec une réunion entre Jacques Chirac et George Bush qui se sont mis d’accord sur le contenu de la résolution 1559. Donc, il s’agit d’une résolution américano-française. Avant la publication de la 1559, la résistance ne faisait pas partie de la formule politique interne libanaise.

Pour Chirac, la priorité était de chasser les troupes syriennes du Liban. Mais pour Bush, il fallait frapper la résistance.

Hier, Sylvan Shalom a dit que l’acte d’accusation conduira à la mise en œuvre de la résolution 1559. Certes, il a tort. Peut être croyait-il que toutes les pressions et les intimidations pousseront la résistance à se soumettre à la volonté de la communauté internationale ? Ce sont de mauvaises estimations.

Quant au 2ème épisode : celui de l’assassinat du président martyr Rafic Hariri qui a eu l’effet d’un tremblement de terre au Liban. A la suite du retrait de la Syrie du Liban, il fallait reconstruire le pays selon la vision américaine. Ce retrait visait à frapper la résistance. En effet, ce que la presse a publié sur la teneur des rencontres entre moi et l’ambassadeur français était correct. L’administration de Chirac prévoyait d’amener la résistance et le Hezbollah au pouvoir. Chirac avait dit à un président d’un pays de la région qu’il était d’accord avec Bush de mettre fin à la résistance, avec la différence que Bush voulait le faire par la force, contrairement à son homologue français.

Selon ce dernier, le fait de permettre au Hezbollah d’accéder au pouvoir le poussera à renoncer dans l’avenir proche à ses armes qui se transformeront en un lourd fardeau.

Chirac n’avait que le délai d’un an pour tenter avec ses amis au Liban (pour ne pas utiliser autre appellation) de réaliser le projet du nouveau Moyen Orient. On nous a ouvert toutes les portes du pouvoir, et aucun parti n’a reçu d’offres aussi attractives que les nôtres.

Il y a deux jours, certains dirigeants du 14 mars ont accusé le général Michel Aoun d’avoir parlé du système de trois tiers, dirigé par les sunnites, chiites, et les chrétiens. Mais en effet, ce sont les Français qui ont proposé aux Iraniens à Téhéran de revoir l’accord de Taëf et de rédiger un nouvel accord sur la coexistence au Liban, prétendant que celui de Taëf est très ancien et qu’il date de vingt ans.

Qui a parlé de nouvel accord au Liban avec le soutien de cinq pays arabes ? C’est Kouchner. Pourquoi les défenseurs de l’accord de Taëf sont-ils restés la bouche cousue ? Pis encore, il y a quelques semaines, un député prometteur des forces du 14 mars a parlé d’un nouveau régime politique qui fonde le fédéralisme au Liban. Où sont les dirigeants du 14 mars ? Pourquoi ne disent-ils rien ?

Pourquoi ont-ils proposé l’idée des trois tiers ? Pour ouvrir l’appétit des chiites pour le pouvoir. Mais quel en est le prix en contrepartie ? Abandonner la cause palestinienne. Je vous le dis franchement, si on ouvre les portes de Haret Hreik devant les Américains, ces derniers n’iront plus ailleurs et renonceront à toutes leurs visites actuelles ! La pensée pragmatique américaine leur permet de changer le fusil d’épaule facilement.

Si nous acceptons les concessions, les Américains seront prêts à signer des accords même avec les mouvements islamiques.

Mais vous nous avez mal compris. Vous avez cru que nous aspirons au pouvoir et que la résistance est prête à renoncer à sa cause et à sa dignité. Nous ne vendons pas nos martyrs même en contrepartie du pouvoir entier. Il est de notre devoir de préserver notre résistance. Tous vos efforts se sont avérés vains.

Des forces locales nous ont proposé le pouvoir, je vous rappelle les compliments de certaines forces du 14 mars envers cette résistance et sa moralité. Mais ces derniers nous font des compliments pour nous tuer ensuite.

Le 3ème épisode : celui de la guerre. Sur le plan américain, il fallait que le nouveau Moyen Orient voie le jour, parce qu’ils se préparaient aux élections partielles.

Les Américains veulent résoudre le problème d’Israël et non du Liban. Nous devons toujours nous rappeler, nous les Arabes, que pour les Etats-Unis, c’est la survie et la domination d’Israël qui comptent.

Le colonel libanais Rimon Eddé avait envoyé une lettre à Kissinger le 14/06/1976, et sa teneur fut publiée par le quotidien An Nahar. Edde accuse les Américains de vouloir détruire le pays. J’espère que les chrétiens et les jeunes du 14 mars entendent bien les propos de Kissinger. Ce dernier lui a répondu : « Il est vrai que je pense créer de petits Etats pareils à Israël après mon échec de convaincre les pays arabes de signer la paix avec Israël, et il est vrai que les événements sanglants que nous avons provoqués au Liban nous ont permis de trouver un terrain pour ébranler la formule de la coexistence et porter une grande atteinte au seul régime démocratique au Liban. Pour lui, le Liban est un lourd fardeau pour l’Occident parce que les idées libres émanant du Liban ont nui à l’Occident. Je veux établir un nouveau régime au Liban. Il faut mettre à l’écart le régime libanais pour permettre d’aboutir à la paix dans la région. (…) La guerre ne s’arrêtera pas tant que la sécurité d’Israël est menacée, parce que tout ce qui se passe dans la région est soumis à cette logique. Ma fidélité à Israël équivaut à ma fidélité à mon épouse et à mon pays. Nous avons toujours comploté contre les pays de la région mais nous avons échoué à cause de la résistance. Le Liban est un pays idéal pour mettre en œuvre les complots. Je ne m’attendais pas à ce niveau de réussite, les différends entre les Libanais nous assurent toujours la réalisation complète de nos projets. »

Il faut que tout Libanais lise cette lettre. Tous ceux qui ont suivi les Américains depuis des décennies ont connu le même sort. Rien n’importe aux Etats-Unis autre que la sécurité d’Israël.

Après l’échec des tentatives d’amener la résistance au pouvoir, et vu l’urgence de créer le nouveau Moyen Orient, la décision de la guerre a été prise. Bush s’attendait à l’élimination du Hezbollah en une semaine, et c’est logique, vu l’ampleur des frappes qui laissaient faire ce constat. Mais ce ne fut pas le cas. Bush a exprimé sa déception et imputé la responsabilité à l’action militaire israélienne.

Malgré cela, Bush a exigé des Israéliens la poursuite de la guerre mais les Israéliens ont échoué. Ceux qui ont mis fin à la guerre, ce sont les combattants et leur bravoure, non pas les traitres.

Bush a décidé de recourir à l’ONU pour sauver Israël. Les forces du 14 mars acceptent-elles ces propos américains ? Acceptent-elles de savoir que cette politique visait à sauver Israël ?

En tout cas, Bush avait raison, parce que si la guerre s’était poursuivie, les conséquences auraient été imprévisibles pour eux.

Donc, Bush n’était pas soucieux ni des Libanais ni des enfants massacrés, mais il soutenait Israël. Tout le monde a critiqué Israël, seuls les Etats-Unis ont cherché à le sauver de l’isolement. Ce menteur, fils de menteur, qui prétendait vouloir sauver le gouvernement démocratique de Siniora. Il était à la Maison Blanche lors des incidents du 7 mai. Qu’a fait l’administration de Bush alors ? Elle ne s’était pas mobilisée.

Certaines forces politiques locales n’ont-elles pas demandé de mener la guerre contre la résistance au Liban ? Certains dirigeants n’ont-ils pas demandé de prolonger la guerre pour mettre fin à la résistance ? Si.

Les Français ont contacté le responsable des relations internationales du Hezbollah pour lui dire que toute la communauté internationale ainsi qu’Israël sont d’accord pour arrêter la guerre sauf votre gouvernement. Tout est enregistré dans les archives du gouvernement.

Faut-il garder ce dossier fermé ? Les familles des martyrs n’ont-elles pas le droit d’exiger la vérité et la justice pour juger les responsables ?

Vous avez fait de fausses estimations sur la force et la ténacité de notre résistance. Vous avez eu tort dans vos estimations sur notre capacité à supporter les maux.

Le 4ème épisode : celui du 5 mai. Les décisions prises par les Etats-Unis dans le but de créer les conflits entre la résistance et l’armée et de semer la division sunnite-chiite ont été vouées à l’échec. Vous avez toujours eu tort dans les estimations à ce sujet.

Le 5ème épisode : celui du Tribunal International et l’acte d’accusation, dans le but de mettre la résistance en face de la communauté internationale. Comme les accusations de la Syrie n’ont pas tenu, les Etats-Unis cherchent à accuser des jeunes chiites dans le meurtre d’un dirigeant sunnite. Une fois l’acte d’accusation publié, le gouvernement libanais enverrait alors l’armée et les forces de sécurité pour rechercher les accusés, ce qui déclenchera des confrontations. Pour les Etats-Unis, l’important est l’intérêt d’Israël, peu leur importe le Liban. Il s‘agit donc de porter atteinte à la popularité de cette résistance pour la sommer ensuite à la capitulation et par conséquence pour faciliter son élimination.
Il semble qu’il y a eu ici encore de mauvaises estimations. Ils croient que si l’on accuse le Hezbollah, lui qui est soucieux de sa réputation et de son image, il succombera immédiatement. Ils veulent conduire la résistance à la guillotine en accusant au début quelques uns de ses membres.

La résistance a fait savoir sa position, elle n’acceptera pas qu’un des siens soit accusé, et toutes les forces qui soutiennent la résistance et celles de l’opposition sont toutes soudées.

Face à la crise politique croissante, le roi de l’Arabie Saoudite Abdallah a pris une bonne initiative en partant pour la Syrie puis au Liban, et en tenant un sommet tripartite. Le Liban vit toujours dans un climat tendu, mais nous ne sommes pas les responsables. Je vous dis que les efforts syro-saoudiens sont très sérieux et nous avons de réels espoirs quant à leur prochaine réussite. Toute conclusion qui sera acceptée par les Libanais, sera surement saluée et soutenue par l’Iran.

Toutefois, lorsque certaines directions politiques libanaises ont senti le sérieux des efforts saoudiens visant à aboutir à une solution radicale pour le Liban en vue de le sauver, elles se sont soulevées et demandé l’aide urgente des Américains, qui d’ailleurs, ont d’autres préoccupations. Ces forces ont demandé l’aide aussi de certains pays arabes. En cas de résolution de ce problème, tous leurs rêves s'écrouleront, comme ceux de voir l’armée et la résistance s’entretuer, ou encore de voir éclater un conflit sunnite-chiite. Elles survivent grâce aux conflits, et pour cette raison, elles ont demandé l’aide extérieure.

Les Etats-Unis ont fait pression sur les Libanais. Il est clair que les Américains et les Israéliens s’ingèrent dans le dossier du TSL. En Israël, les noms des membres du Hezbollah qui seront accusés et les intimidations de guerre occupent la une des infos.

Face a ce qui a précède, nous affirmons que :

- Celui qui se figure que la résistance acceptera de livrer quelques uns de ses membres au TSL a tort. Aucun membre du Hezbollah ne sera arrêté. La main qui se tendra aux membres de la résistance sera coupée. La résistance se défendra convenablement avec l’appui de tous ses alliés.

- Celui qui essaie de nous faire peur de la guerre a tort. Celui qui nous parle de la guerre nous annonce en réalité une bonne nouvelle au lieu de nous intimider ! Nous nous attendons à ce jour, qu’il soit dépendant d’un acte d’accusation ou sans l’acte d’accusation. Nous sommes prêts à toute guerre israélienne, et Inchallah, nous réaliserons la plus grande victoire.

- Celui qui mise de nouveau sur les Américains a tort. Ils ne peuvent vous présenter quoi que ce soit. Ces Américains, quand ils étaient au summum de leurs forces, vous ont abandonnés et vous ont trahis. Aujourd’hui, leur force s’amoindrit de plus en plus. Ils sont perdus, égarés, ils ne savent pas ce qu’ils doivent vous présenter.


Vous avez raté toutes les occasions pour régler la situation, mais il vous reste une seule : nous vous avons demandé de juger les faux témoins, mais au lieu de les juger, vous les protégez. Celui qui cherche la vérité juge les faux témoins et ceux qui les ont fabriqués.

Pourquoi la justice ne s’est-elle pas mobilisée pour l’instant ? Nous vous avons demandé de faire une enquête, mais vous n’avez rien fait. En réalité, certains craignent que l’ouverture de ce dossier ne mène à de grands noms et ne crée de scandale. Vous protégez les faux témoins pour protéger ceux qui les ont fabriqués.

Une véritable occasion se présente devant les Libanais pour sauver le Liban des complots américains et israéliens et de leurs complices au Liban. Il faut profiter des efforts syro-saoudiens.

Les Libanais doivent choisir entre deux options : coopérer avec la Syrie et l’Arabie saoudite, ou aller du côté des Américains. Je vous assure que nous n’avons pas peur, nous ne sommes pas accusés. Celui qui nous accuse est le responsable du meurtre, nous n’avons tué personne.

Nous sommes sortis victorieux de tous les épisodes précédents, inchallah nous ferons de même en ce cinquième épisode, et nous vaincrons ce grand complot.

Le 11.11, en cette journée du martyr, nous nous sommes engagés à persévérer sur la voie des martyrs et c’est ce que nous ferons. Tant qu’Israël existe, nous n’allons pas capituler. Nous continuerons sur la voie de la résistance pour réaliser l’un des deux meilleurs résultats : soit la victoire, soit le martyre.

Source : Al Manar

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