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Palestine - ISM France

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Palestine -

Soutenez la campagne mondiale de Boycott et de retrait d'investissements contre Israel et l'Apartheid demande le syndicaliste palestinien, Manawel Issa Abdellal.

Par

Discours du syndicaliste palestinien Manawel Issa Abdellal à San-Francisco. D Leland Castleberry est un avocat californien à la retraite. Il travaille actuellement pour l'I.W.W. Son épouse depuis plus de 25 ans est née à Jaffa, Palestine et s'est enfuie aux Etats-Unis pendant la Al-Nakba en 1948.

"Nous n'avons actuellement aucun autre moyen d'exercer une pression internationale sauf en demandant à nos amis et à nos défenseurs dans les syndicats du monde entier de réclamer ces boycott et retrait d'investissement." a déclaré Manawel Abdellal,le membre du comité de direction des 250.000 membres de la Fédération Générale des Syndicats Palestiniens (PGFTU) dans un récent discours devant les militants des syndicats et des partisans du Mouvement Travailliste à San Francisco

Soutenez la campagne mondiale de Boycott et de retrait d'investissements contre Israel et l'Apartheid demande le syndicaliste palestinien, Manawel Issa Abdellal.

"Actuellement des usines existent à l'intérieur des colonies et leurs produits partent vers les marchés en Europe et aux Etats-Unis. Le monde entier dit que ces colonies sont illégales. Alors, pourquoi aurions-nous tort de les boycotter ?", a-t'il poursuivi.

"Mon message à vous les syndicalistes, c'est de suivre l'exemple des syndicats canadiens et anglais."

Le Syndicat canadien des Employés du Service Public (CUPE) dans l'Ontario a voté sa résolution n° 50 en mai 2006. "Adoptée à l'unanimité par 900 délégués, la résolution exprimait un soutien à la campagne internationale contre l'Apartheid israélienne."
CUPE Ontario est le plus grand syndicat du secteur public de l'Ontario représentant plus de 200.000 ouvriers.

Le même mois, NATFHE (National Association of Teachers in Further and Higher Education) a déclaré son soutien actif aux boycotts des universitaires et des établissements universitaires israéliens qui ne prennent pas publiquement une position explicite contre l'Apartheid israélien et le système d'éducation discriminatoire d'Israël. NATFHE est le plus grand syndicat des professeurs d'université en Grande-Bretagne (70.000 membres).


Histadrout

Dans un entretien très large, Manawel a parlé des efforts de PGFTU pour défendre les ouvriers arabes luttant sous le joug israélien en Palestine occupée.

Il a donné de nombreux exemples des politiques utilisées par la Histadrout et l'Etat d'Israël pour s'assurer que la majorité Arabe de la Palestine historique reste isolée et impuissante.

Manawel a expliqué comment la Histadrout (le syndicat israélien) a utilisé sa position privilégiée dans l'Etat juif pour tirer profit des ouvriers palestiniens pour le compte de la Histadrout.

"La Histadrout n'a jamais représenté aucun ouvrier palestinien à l'intérieur d'Israël." dit-il "et elle a interdit au PGFTU de défendre les ouvriers arabes dans cas régions. C'est très douloureux.
Nous pouvons voir, être témoin, et entendre parler de l'exploitation cruelle des ouvriers arabes par Israël, mais nous ne pouvons faire rien…
Cela ne peut que nous rappeler les cantons de l'Etat d'Apartheid d'Afrique du Sud
."


Par exemple, il y a des ouvriers palestiniens qui ont travaillé sans interruption dans le même hêpital de Jérusalem-Est pendant plus de 30 ans.
L'état d'Israël ne leur permet pas de quitter Jérusalem pour rendre visite à leurs familles.
S'ils devaient quitter Jérusalem, ils perdraient leur travail parce qu'ils ne seraient pas autorisés à revenir.

Il y a tout juste plus d'un an, un employé de Gaza travaillant à l'hêpital de Makassed est parti rendre visite à sa famille à Gaza. Bien qu'il ait eu une autorisation pour travailler à l'hêpital, il n'a pas été autorisé à revenir et il a perdu son travail. Il était le seul soutien de famille pour l'ensemble de sa famille.


En réponse à une question concernant une éventuelle solidarité de la Histadrout avec les ouvriers palestiniens, Manawel a répondu : "A ce jour, je n'ai vu aucune sorte de solidarité. Même lorsque des ouvriers arabes sont blessés, ce qui devrait être le B A Ba de la solidarité avec les ouvriers, je n'ai jamais entendu la Histadrout dire qu'elle condamnait ce genre d'action ou vu faire quelque chose à ce sujet."

Il a décrit des exemples de retenue et de détournement de fonds appartenant à des ouvriers palestiniens par la Histadrout.
"Un syndicat américain du secteur de la communication a voulu donner quelque chose aux syndicats palestiniens et au mouvement des travailleurs palestiniens.
La Histadrout a obtenu ces fonds on ne sait comment, elle a construit un bâtiment à Jérusalem-Est, puis l'a loué au secteur privé, et de façon ironique, à un secteur privé palestinien.
La contribution n'était pas censée bénéficier à des ouvriers palestiniens, ni au secteur privé, qu'il soit Palestinien ou autre. Quand on l'a interrogée, la Histadrout a répondu : "he bien, nous n'a pas vendu l'emplacement
."

La Histadrout déduisait automatiquement 1% sur les salaires des ouvriers palestiniens depuis 1970 en tant que "cotisations syndicales".

Selon les estimations du PGFTU, entre 1970 et 1994, la Histadrout a empoché 400 millions de NIS (Nouveau Shekel Israélien) (= 67,342 millions d'Euro) "seulement pour obtenir la permission de négocier les conventions collectives de la Histadrout avec les ouvriers israéliens"

En 1996, juste après OSLO, un accord a été signé entre le PGFTU et la Histadrout stipulant qu'à partir de 1995, sur les 1% collectés par la Histadrout, 0.5% serait versé au PGFTU.
La Histadrout n'a pas honoré l'accord qu'ils ont signé.
Depuis 1996, ils ont gardé tout l'argent des cotisations des ouvriers palestiniens.

Pourtant, la Histadrout a une forte présence forte dans la Confédération Internationale des Syndicats Libres (ICFTU), après avoir fait partie de sa direction pendant de nombreuses années, avant même qu'il change son nom en ICFTU.

Au lieu de mettre la pression sur la Histadrout pour qu'elle applique les termes de l'accord qu'elle avait signé avec le PGFTU, l'ICFTU a exercé une pression sur le PGFTU pour qu'il abroge l'accord et qu'il y apporte des modifications plus favorables à la Histadrout

Manawel a comparé l'influence disproportionnée d'Israël dans les Organisations internationales du travail au pouvoir politique qu'Israël peut exercer parmi les nations occidentales, indépendamment de la légitimité de leurs revendications en vertu du droit international.

Maintenant que les possibilités de sanctions fédérales américaines ont encore plus reculé, avec un nombre encore plus important de membres du congrès ayant la double nationalité américano-Israélienne (43 : 13 sénateurs, 30 représentants), il est plus impératif que jamais que les travailleurs de la base soulèvent le cas du retrait d'investissements, du boycott, et des sanctions au niveau local et de l'Etat.

Un syndicaliste dans l'assistance a raconté qu'en 1987, la Histadrut avait un bureau à San Francisco au siège au Service des Employés du du Syndicat des Finances au Golden Gate.
Chaque année, le Conseil du Travail donnait un dîner en honneur de la Histadrout.
La Commission sur le Moyen-Orient du Conseil du Travail à San Francisco a organisé un piquet de grève qui a eu beaucoup de publicité. Le dernier diner pour la Histadrout a été donné en août 1987.
Ils ont fermé leur bureau peu de temps après et ont quitté San Francisco




La Fédération Générale des Syndicats Palestiniens (PGFTU)

Les origines du PGFTU remontent à la création de l'Association des Ouvriers Arabes (AWA) à Haïfa en 1920 et à sa lutte à l'encontre des politiques discriminatoires sur le travail et l'immigration du Mandat Britannique. L'augmentation des salaires, une amélioration des conditions de travail et la journée des huit heures ont été les premiers succès des syndicats.

Mais de nombreuses campagnes ultérieures des travailleurs, y compris l'une des plus longues grèves dans l'histoire (1936 : 6 mois), ont été sabotés par la collaboration entre les Anglais, la Histadrout juive, et des collaborateurs arabes et des agents achetés.

En 1948, l'AWA a été reconnue par la Fédération Internationale des Syndicats en tant que représentant légitime des ouvriers palestiniens.

La catastrophe de 1948 qu'a été l'Etat juif et le nettoyage ethnique d'Israël (Al-Nakba) ont divisé en deux le Mouvement des travailleurs palestiniens. Au début, la Cisjordanie , dépendant de la loi jordanienne (avec certaines législations du travail britanniques), a été autorisée à avoir une indépendance d'action.

L'activité des syndicats a même fait une partie du code du travail en 1953. L'année suivante, la Fédération Générale des Syndicats à dominance cisjordanienne, comprenant vingt syndicats jordaniens, s'est déplacée d'Amman à Naplouse.

Mais en 1957, le Parti Communiste a été interdit et les syndicats ont fortement contrêlés.
Les 39 syndicats existants en 1957, sont descendus à 29 en 1959, et, après une fusion avec les syndicats jordaniens en 1960, ils n'étaient plus que 16 en 1961

Cependant, à Gaza, la législation du travail égyptienneétait plus flexible, en particulier sous Nasser, ce qui a encouragé le développement d'une législation du travail palestinienne.

En 1964, la Fédération Palestinienne des Syndicats (PTUF) à Gaza, avec six syndicats ouvriers, a commencé à organiser les ouvriers palestiniens à l'étranger et a par la suite établi 13 branches d'exil en Europe et au Moyen-Orient.
Le PTUF fût la première organisation de masse à reconnaître l'OLP comme représentant unique des Palestiniens et y a été intégré en 1969.

Avec la guerre et l'occupation de juin 1967, Israël a tenté de supprimer totalement le mouvement des syndicats palestiniens.

Les bureaux des syndicats de Gaza ont été fermés, les responsables des syndicats ont été emprisonnés ou expulsés, et toutes les activités des syndicats ont été interdites pendant 12 ans.

Le notoire ordre militaire n° 101 du 27 août 1967 (voir ci-dessous) a été utilisé pour réduire au silence les voix des palestiniens. Les syndicats se sont cachés, mais ils ont continué à se développer.

Alors que le poids de l'occupation devenait de plus en plus lourd sur leurs institutions et leur économie, les ouvriers palestiniens ont cherché de plus en plus un emploi en Israël et dans les centres urbains. Ils ont commencé à se voir pour la première fois sous une perspective de classe ouvrière unie.




Ordre militaire n° 101 :

Il est interdit d'effectuer une marche de protestation ou une réunion (groupe de dix personnes ou plus où le sujet concerne ou est lié à la politique) sans autorisation du commandant militaire.
Il est interdit également de porter le drapeau ou d'autres symboles, de distribuer ou publier des articles politiques et des photos à connotations politiques.
Aucune tentative ne devrait être faite pour influencer l'opinion publique d'une manière qui serait nuisible à l'ordre public/à la sécurité.
Les règlements de censure sont conformes aux Règlementations de Défense (Urgence) de 1945.
La punition pour le non-respect est une peine de prison pouvant aller jusqu'à 10 ans et/ou d'une amende de 2.000 Lires Israéliennes ; les soldats peuvent utiliser la force pour faire appliquer cette loi





Le premier Intifada a eu un impact profond sur la solidarité des ouvriers et la prise de conscience des distinctions de classe. Les luttes politiques factieuses du Front Démocratique pour la Libération de la Palestine (FDLP), du Front Populaire pour la Libération de la Palestine (FPLP), et, pour finir, le Fatah ont eu comme conséquence une politisation manifeste des syndicats aux dépens de leur unité de classe.

Comme le Parti Communiste, plus tard appelé le Parti du Peuple Palestinien (PPP), chacune des trois organisations a formé des mouvements populaires sous la bannière de syndicats.

Depuis 1984, chacun des quatre partis politiques a démoli le mouvement des travailleurs avec des syndicats en concurrence qui ont abouti par la suite à 161 syndicats "politiques" en Cisjordanie et à Gaza, n'impliquant pas plus de 6.000 ouvriers, la la plupart du temps affiliés à un parti politique.

Ce ne fût qu'en 1991 à Amman, alors que l'Intifada se calmait que le PPP, le FPLF et le Fatah se sont regroupés en PGFTU dirigé par le Fatah, avec vingt syndicats de l'industrie. L'exilé PTUF, le syndicat officiel de l'OLP, était encore considéré comme l'organisation mère.

Le PTUF occupait 15 sièges au Congrès National Palestinien (CNP), l'institution dirigeante de l'OLP, mais ils étaient essentiellement nommés par Arafat et n'avaient aucune incidence directe sur les luttes des ouvriers sous occupation.

Quand l'Autorité Palestinienne (AP) a été formée en 1994, le chef en exil du PTUF a été nommé Ministre-adjoint du Travail. Il a essayé d'imposer son contrêle sur le PGFTU, en le fusionnant au PTUF, mais en ne lui octroyant que deux sièges (représentant la Cisjordanie et Gaza) sur les 19 sièges du Conseil Exécutif.

Les syndicats palestiniens sous occupation ont refusé de fusionner et ont rompu les liens avec le PTUF basé à Tunis.

L'Organisation Internationale du Travail (l'OIT) a reconnu le PGFTU en tant que représentant des ouvriers palestiniens à l'OIT, en déclarant qu'elle ne reconnaitrait que "les représentants élus des territoires, et pas les personnes nommées à Tunis."

Le mouvement des travailleurs palestiniens a été gêné, non seulement de l'extérieur par l'occupation, mais aussi de l'intérieur par la discorde entre les nommés par Arafat qui rentraient d'exil et les organisateurs inflexibles des syndicats qui avaient maintenu leurs syndicats pendant tout le premier Intifada.

Tandis que la base prenait le parti du PGFTU, au cours des premières années, aucun des deux camps n'était franchement choisi.

La constitution du PGFTU a été finalement approuvée par un vote en 2004.
En 2005, elle a organisé des élections directes et son sécrétaire général pouvait déclarer : "Le PGFTU est la première institution à travailler de façon indépendante et démocratique à l'intérieur des territoires palestiniens."

La réaction des nations hégémoniques aux élections palestiniennes et à la victoire du Hamas, il y a un an et demi, a été un désastre pour tous les Palestiniens, mais en particulier pour des ouvriers et leurs familles.
L'échec de l'hégémonie mène à la coercition.

Un blocus politique et économique catastrophique a été délibérément infligé pour les affamer et qu'ils se soumettent. En Palestine, cela signifie qu'il n'y a aucune possibilité d'emploi et ceux qui ont un travail n'ont pas de salaire. Quatre ou cinq familles dépendent d'un ouvrier.
En presque un seul jour, le chêmage est passé de 41% à 75% de la force de travail (400.000 ouvriers).
80% vivent sous le seuil de pauvreté.

Avec un gouvernement toujours naissant et divisé, le PGFTU a dû fournir alors beaucoup plus qu'une représentation sur les lieux de travail et des négociations syndicales.

Le syndicat a dû créer une infrastructure économique et sociale pour les ouvriers et leurs familles.

Manawel a décrit à d'aide d'un graphique ce qu'a vraiment signifié le chêmage pour eux. Il n'existe pas encore de système de chêmage.

Pas de travail signifie pas de lait et pas de pain pour les familles.

Le syndicat a dû intervenir entre les agences gouvernementales et les employeurs du secteur privé pour fournir aux ouvriers du travail et des salaires.

Avant les dernières élections, des paiements étaient toujours versés aux ouvriers qui étaient sans emploi en raison de l'Intifada.

Le PGFTU a conclu des accords avec certains des ministères pour distribuer ces fonds, les a complétés avec des allocations et d'autres ressources, et les ont redistribuées à ceux qui étaient le plus dans le besoin.

Des provisions de nourriture ont été également distribuées par le PGFTU. En tant qu'organisation indépendante, ils ont assuré une distribution non-partisane.

Ils négocient également avec les employeurs du secteur privé pour les obliger à augmenter leur main d'oeuvre.

Ils ont également négocié avec des organisations gouvernementales comme le Ministère du Travail pour qu'elles fournissent des programmes spécifiques afin de proposer du travail aux chêmeurs.

Ils ont réussi à établir un programme dans lequel le gouvernement a versé des salaires aux ouvriers sans emploi qui venaient comme volontaires dans des organisations non-privées trois mois par an sur une base de rotation.

Manawel a été interrogé sur l'utilisation de l'ultime arme de la lutte des classes, la grève, dans leur situation extrême.

Il a répondu : "Même si nous sommes sous occupation, il y a des droits humains.. les droits des travailleurs que nous sommes obligé de défendre… Nous devrions toujours et partout être autorisés à exercer les droits des travailleurs. Donc, pendant que je résiste à l'occupation, je dois également résister à l'injustice sur mon lieu de travail pour que nous, les ouvriers, conservions nos droits".



Le PGFTU, le Hamas, et le Fatah

Le spectre du conflit entre le Hamas et Fatah a surgi lourdement à travers les remarques de Manawel.

Lors d'un déjeuner du syndicat de San Francisco, il a été interrogé sur le bain de sang fratricide à Gaza et si c'était vraiment une confrontation entre le Hamas et le Fatah ou si, en réalité, cela impliquait seulement une faction du Fatah ce qui poursuivait son propre agenda.
Il a répondu avec diplomatie : "C'est la dernière."
Le nom de Dahlan, le seigneur de guerre du Fatah à Gaza, a été marmonné parmi l'assistance.

Plus tard, il a parlé du Hamas, des relations entre les syndicats, le PGFTU et eux.

Il a expliqué :

"Le Hamas a commencé très récemment à faire un travail de syndicat, mais ils s'appellent : les syndicats islamiques… Je je refuse de transformer les syndicats en groupes ou institutions ethniques ou religieux.
Si vous voulez travailler dans les syndicats, vous ne travaillez pas sous un Syndicat de Code Islamique. Ils réalisent que dans un syndicat, il y a du pouvoir et ils le veulent. Nous n'allons pas coopérer avec un genre de syndicat qui a seulement une identité ethnique et religieuse.
Le Hamas est très sélectif. Ils sont disposés à travailler avec les syndicats laïcs seulement s'ils peuvent obtenir plus de pouvoir pour leurs ouvriers.
Nous refusons de travailler avec eux tout pendant que le sectarianisme sera impliqué
."

Il était vraiment attristé par la situation entre le Hamas et le Fatah.

"C'était le résultat d'une accumulation de plusieurs incidents et circonstances.
Je veux juste vous rappeler qu'avant les élections, l'administration américaine, l'Union Européenne, les pays arabes, et Israël, tout le monde a fait pression sur Abbas pour que le Hamas participe aux élections.
Quand l'élection a eu lieu, ils ont refusé les résultats.
Vous nous demandez la démocratie, donc pourquoi rejetez-vous les résultats ? Ca été le début."


"Et le dialogue et les différents conflits depuis le jour des élections jusqu'à l'accord de La Mecque en février dernier… la question de qui prendrait les différents ministères, l'un aurait celui-ci et l'autre prendrait celui-là… c'était si fragile et si superficiel que cela a entrainé ce type d'événement explosif
Et chacun d'eux avait un agenda spécifique qu'il devait gagner et mettre en application. En ce moment, avec la technologie et les révolutions de l'information, tout le monde sait beaucoup de choses.
Dont l'une est l'obtention du soutien des Etats-Unis et de l'Europe par le Fatah.
D'autres disent que le Hamas obtient ses ressources d'autres pays qui ont une tendance religieuse dans la région."


"Malheureusement, au lieu d'utiliser ces fonds et ces ressources dans la reconstruction de l'infrastructure sociale, ils les utilisent pour tenter de se détruire les uns les autres.
De mon point de vue, la seule solution en ce moment, c'est le démantèlement des deux gouvernements, et de continuer à s'engager dans un dialogue national pour sortir de cette crise que nous traversons.

Sur ce petit bout de terre minuscule, nous demandions un Etat, et maintenant nous avons trois Etats : Gaza, la Cisjordanie , et Israël"

Source : http://windowintopalestine.blogspot.com/

Traduction : MG pour ISM

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5 août 2007