Fermer

S'inscrire à la mailing list ISM-France

Recevez par email les titres des derniers articles publiés sur ISM-France.

Votre adresse courriel

Fermer

Envoyer cet article

Votre adresse courriel
Envoyer l'article à
Votre message
Je profite de l'occasion pour m'abonner à la newsletter ISM France.
Palestine - ISM France

Imprimer cet article Envoyer cet article
Article lu 3223 fois

Palestine -

Un checkpoint privé stoppe les Palestiniens qui ont “trop de nourriture”

Par

Un checkpoint, en Cisjordanie, géré par une compagnie privée de sécurité, n’autorise pas les Palestiniens à passer lorsqu’ils portent de grandes bouteilles d’eau et certains articles alimentaires, a appris le Ha’aretz. MachsomWatch a découvert la règlementation, que des ouvriers palestiniens ont confirmé.

Un checkpoint privé stoppe les Palestiniens qui ont “trop de nourriture”



Checkpoint Irtah (Shaare Efrayim en langue de l'occupant). Photo Esti Tsal pour Machsomwatch.

Le Ministère de la Défense a répondu que les quantités non commerciales de nourriture n’étaient pas limitées. Il n’a pas fait de référence à la question de l’eau.

Le checkpoint, Sha’ar Efraim (Irtah pour les Palestiniens, ndt), est situé au sud de Tulkarem, et il est géré, pour le compte du Ministère de la Défense, par la compagnie de sécurité privée Modi’in Ezrahi. La compagnie empêche les ouvriers palestiniens de passer le checkpoint avec les articles suivants :
. de grandes bouteilles d’eau glacée,
. de grandes bouteilles de sodas,
. de la nourriture préparée à la maison,
. du thé et du zaatar (mélange d’épices, ndt).

La compagnie de sécurité dicte également la quantité d’articles autorisés :
. 5 pitas (petits pains ronds, ndt)
. une boîte de hummus et de thon,
. une petite bouteille ou une boisson en boite,
. une ou deux tranches de fromage,
. quelques cueillerées de sucre,
. de 5 à 10 olives.

Les ouvriers ne sont pas non plus autorisés à porter des ustensiles de cuisine et des outils de travail.

MachsomWatch (1) a dit à Ha’aretz que dimanche, un ouvrier du bâtiment de 32 ans de Tulkarem, qui est employé à Hadera, n’a pas été autorisé à passer le checkpoint avec son casse-croute, qui comprenait 6 pitas, 2 boites de crème, un kilo de sucre dans un sac plastique et une salade, également dans un sac plastique.

L’ouvrier palestinien type qui travaille en Israël a une journée de travail de 12 heures, y compris le temps de trajet et l’attente au checkpoint. Beaucoup partent de chez eux dès 2h du matin pour attendre en ligne au checkpoint ; un retard au travail se traduit souvent par un renvoi immédiat. Les ouvriers retournent chez eux vers 17h. L’attente au checkpoint peut prendre un à deux heures, à l’aller comme au retour, si non plus.

Les quantités de nourriture autorisées par Modi’in Ezrahi ne correspondent pas aux besoins alimentaires quotidiens des ouvriers, qui préfèrent ne pas acheter la nourriture dans les magasins israéliens considérablement plus chers.

MachsomWatch a informé les Forces Israéliennes de Défense (d’occupation, ndt) de ces nouvelles interdictions, mais n’a reçu aucune réponse, a dit l’organisation. Modi’in Ezrahi a déclaré que les questions devaient être adressées à l’administration des checkpoints au Ministère de la Défense.

Les militantes de MachsomWatch ont dit que le garde de la sécurité en fonction leur a dit que les restrictions alimentaires étaient imposées pour des raisons de “sécurité et de santé”. Cependant, au checkpoint voisin de Qalqilya, qui est toujours directement géré par l’armée israélienne, les ouvriers peuvent passer avec toute la nourriture interdite à Sha’ar Efraim.

La responsabilité du checkpoint de Qalqilya doit être transféré cette semaine à une compagnie privée, et les ouvriers s’inquiètent que des restrictions similaires y soient imposées.

Le bureau du porte-parole de l’armée a déclaré : « Il n’y a pas de limites de quantités de nourriture. Ils peuvent passer avec la nourriture nécessaire à la consommation personnelle pour une journée de travail. Quand un ouvrier arrive avec de grandes quantités de nourritures pour la vente plutôt que pour la consommation personnelle, on lui demande de passer par le checkpoint pour les marchandises, où celles-ci sont convenablement maniées, et avec les contrôles de douane appropriés. Ce passage est destiné aux piétons, pas aux marchandises. »

(1) MachsomWatch est une association d'Israéliennes qui s'installent aux checkpoints pour observer ce qui s'y passe, intervenir et dénoncer les mauvais traitements subis par les Palestiniens. Elle fait partie de ce qu'il est convenu d'appeler le "camp de la paix" israélien.

Source : Haaretz

Traduction : MR pour ISM

Faire un don

Afin d'assurer sa mission d'information, ISM-France fait appel à votre soutien.

Oui ! Je soutiens ISM-France.


Contacter ISM France

contact@ism-france.org

Suivre ISM France

S'abonner à ISMFRANCE sur Twitter RSS

Avertissement

L'ISM a pour vocation la diffusion d'informations relatives aux événements du Proche Orient. Les auteurs du site travaillent à la plus grande objectivité et au respect des opinions de chacun, soucieux de corriger les erreurs qui leur seraient signalées.

Les opinions exprimées dans les articles n'engagent que la responsabilité de leur auteur et/ou de leur traducteur. En aucun cas l'ISM ne saurait être tenu responsable des propos tenus dans les analyses, témoignages et messages postés par des tierces personnes.

D'autre part, beaucoup d'informations émanant de sources externes, ou faisant lien vers des sites dont il n'a pas la gestion, l'ISM n'assume aucunement la responsabilité quant à l'information contenue dans ces sites.

A lire également...
Même lieu

Palestine

Même sujet

Checkpoints

Même auteur

Amira Hass

Même date

30 juin 2009