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Palestine - ISM France

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Jéricho -

Un enfant détenu libéré : “C’est un cauchemar que je ne pourrai jamais oublier”.

Par

Rakan Nusseirat, de Jéricho, qui a été détenu pendant 3 mois dans le camp de détention d’Ofer, près de Ramallah, est considéré comme étant le plus jeune détenu palestinien depuis qu’il a été arrêté alors qu’il avait seulement 12 ans.
Avant sa libération, Rakan a été hospitalisé à l'hôpital de Hadassah à Jérusalem après avoir souffert de plusieurs symptômes et d’attaques d’anxiété en raison des menaces et de la torture incessantes qui lui étaient imposées.

Rakan Nusseirat, un enfant de Jéricho âgé de 13 ans, qui était détenu dans le camp de détention d’Ofer, près de Ramallah, au nord-ouest de la Cisjordanie , depuis près de 3 mois, est considéré comme étant le plus jeune détenu palestinien depuis qu’il a été arrêté alors qu’il avait seulement 12 ans.


Nusseirat a été arrêté le 28 septembre 2003 et libéré le 11 décembre 2203 après sa deuxième tentative de suicide suite à la souffrance continuelle et aux problèmes psychologiques qu’il a subi en détention

C’est un cauchemar….C’est un cauchemar que je ne pourrai jamais oublier ou m’en libérer » a dit Rakan, alors qu’il était soigné et réadapté dans le "Centre pour l’enfance » qui appartient au Ministère des Affaires Sociales.

Les psychologues du centre ont dit que des pénibles événements sont habituellement enregistrés dans la mémoire du détenu, en particulier lorsqu’ils sont enfants; Il a besoin de temps et de soins pour s’adapter et commencer à répondre à l'aide psychologique en fonction de la période que le détenu a passée en détention et les types de torture qu’il a subies.


Les rapports médicaux indiquent que Nusseirat souffre de plusieurs symptômes, tels que des difficultés respiratoires, des cauchemars, des tremblements, de la dépression, de l’insomnie, et de la colère, en plus des douleurs physiques aux jambes et à la cuisse gauche après avoir été frappé par un soldat.


Avant sa libération, Rakan a été hospitalisé à l'hôpital de Hadassah à Jérusalem après avoir souffert de plusieurs symptômes et d’attaques d’anxiété en raison des menaces et de la torture incessantes qui lui étaient imposées.


Le 7 Octobre 2003, un tribunal militaire a rejeté la demande de l'avocat de le libérer et il a été emprisonné pour une semaine supplémentaire, et le 14 novembre 2003, le tribunal a décidé qu'il devrait être transféré dans « un camp de détention approprié » après que toutes les prisons centrales aient refusé de l'accepter en raison de son âge.


La décision du tribunal n'a été jamais mise en application et Rakan est resté dans le Centre de détention d’Ofer, en dépit du témoignage d'un docteur israélien sur sa mauvaise condition, après l'avoir examiné.

« L’enfant devrait être envoyé dans un centre pour mineurs, sa vie est en danger, il ne peut pas rester dans ce centre de détention puisqu'il a besoin de soins spéciaux. » avait indiqué le docteur.


Pourtant, il y est resté jusqu’à ce qu’il soit relaché.

Rakan n'est pas le seul enfant, qui a souffert de la détention. Il y a 480 enfants détenus dans les camps de détention israéliens, et ils ont tous souffert de la torture; physique et psychologique, ils ont tous été menacés d’être tués s'ils « ne se confessaient pas » .


L’armée, et contre tous les lois et règlements, continue ses violations du droit international, et des Accord internationaux sur les Droits des Enfants, en particulier, l’article 37 de l'Accord International sur les Droits de l’Enfant;



Convention relative aux droits de l'enfant des Nations Unies

Adoptée et ouverte à la signature, ratification et adhésion par l'Assemblée générale dans sa résolution 44/25 du 20 novembre 1989
Entrée en vigueur le 2 septembre 1990, conformément à l'article 49


Article 37

Les Etats parties veillent à ce que :
a) Nul enfant ne soit soumis à la torture ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. Ni la peine capitale ni l'emprisonnement à vie sans possibilité de libération ne doivent être prononcés pour les infractions commises par des personnes âgées de moins de dix-huit ans;

b) Nul enfant ne soit privé de liberté de façon illégale ou arbitraire. L'arrestation, la détention ou l'emprisonnement d'un enfant doit être en conformité avec la loi, n'être qu'une mesure de dernier ressort, et être d'une durée aussi brève que possible;

c) Tout enfant privé de liberté soit traité avec humanité et avec le respect dû à la dignité de la personne humaine, et d'une manière tenant compte des besoins des personnes de son âge. En particulier, tout enfant privé de liberté sera séparé des adultes, à moins que l'on estime préférable de ne pas le faire dans l'intérêt supérieur de l'enfant, et il a le droit de rester en contact avec sa famille par la correspondance et par les visites, sauf circonstances exceptionnelles;

d) Les enfants privés de liberté aient le droit d'avoir rapidement accès à l'assistance juridique ou à toute autre assistance appropriée, ainsi que le droit de contester la légalité de leur privation de liberté devant un tribunal ou une autre autorité compétente, indépendante et impartiale, et à ce qu'une décision rapide soit prise en la matière.

Source : www.imemc.org/

Traduction : MG pour ISM-France

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