Fermer

S'inscrire à la mailing list ISM-France

Recevez par email les titres des derniers articles publiés sur ISM-France.

Votre adresse courriel

Fermer

Envoyer cet article

Votre adresse courriel
Envoyer l'article à
Votre message
Je profite de l'occasion pour m'abonner à la newsletter ISM France.
Palestine - ISM France

Imprimer cet article Envoyer cet article
Article lu 2072 fois

Israël -

Une page se tourne en Cisjordanie : Départ de Moshé Kaplinski

Par

A l’occasion du départ du général Moshé Kaplinski, commandant en chef de la région Centre (comprenant la Cisjordanie), Ze’ev Schiff, correspondant militaire d’Haaretz, dresse un bilan de son passage à la tête de ce commandement.
Avec beaucoup de bienveillance, il souligne la prudence et le sens de la mesure avec lesquels il a mené la lutte contre les groupes terroristes en Cisjordanie.

Ze’ev Schiff fonde essentiellement son jugement en comparant la situation en Cisjordanie avec celle dans la Bande de Gaza où la répression a été plus forte, notamment en ce qui concerne les démolitions de maisons.

Bien que les observations de Ze’ev Schiff soient intéressantes, il est évident que les militants de Shalom Archav auraient porté un jugement plus sévère en épinglant non seulement l’attitude de l’armée à l’égard des Palestiniens, mais en insistant plus sur leur indulgence à l’égard des avant-postes et des excès des colons.]



Par Ze’ev Schiff - Haaretz - 1er février 2005 - Traduction Kol Shalom


Sans tenir compte du cessez-le-feu naissant entre Israël et l’Autorité palestinienne, il y a du changement au Commandement central, qui contrôle la Cisjordanie pour l’Etat. Ces changements ont été décidés même avant l’élection de Abu Mazen à la présidence palestinienne.


Deux commandants supérieurs qui avaient ces dernière années la responsabilité de la Cisjordanie , ont servi dans un passé pas si lointain en tant qu’attachés militaires auprès du Premier ministre : le major général Moshe Kaplinski, qui a fini sa carrière militaire cette semaine en tant que commandant général, et le commandant de division de Cisjordanie , le brigadier général Gadi Eizencott.

Chacun d’entre eux a des compétences et du talent, de l’expérience et des contacts avec le bureau du Premier ministre, et ils seront remplacés par le major général Yair Naveh et le brigadier général Yair Golan. Kaplinski aurait préféré que Eizencott le remplace, mais le chef du commandement en a décidé autrement. Les deux nouveaux commandants auront la responsabilité de l’évacuation du nord de la Cisjordanie autour de Jénine, dans le cadre du désengagement.

On sait depuis longtemps que le bureau du Premier ministre a une influence indirecte et accorde de l’intérêt au moins sur certaines nominations importantes au sein de l’armée israélienne : prolonger la mission du chef d’état-major ou du chef d’état-major adjoint et dirigeant des services secrets de l’armée. Clairement, le Premier ministre et ses proches associés ont une influence dans ces cas-là.

Kaplinski était un bon commandant général qui mérite des compliments sur sa manière de gérer la guerre avec les groupes terroristes.
Le front à Gaza était plus bruyant à cause d’une série d’opérations de large envergure, de beaucoup de destructions et des tirs de Qassam.

La Cisjordanie , en tant que front, était plus compliquée pour ce qui est du contrôle militaire et des défis auxquels l’armée faisait face. La guerre a commencé alors qu’il n’y avait pas de clôture de séparation entre la Cisjordanie et Israël, et l’entrée à Jérusalem était grande ouverte. Presque tous les attentats suicides ont touché Israël depuis la Cisjordanie .

Dans un premier temps, l’entrée du Hezbollah en Cisjordanie était également plus facile en Cisjordanie qu’à Gaza.

Kaplinski savait comment garder profil bas et cependant obtenir des succès sur le terrain. La destruction des maisons des Palestiniens impliqués dans des attentats suicides et des meurtres en est un bon exemple.

A Gaza, ces actions étaient accompagnées de publicité en Israël et à l’étranger parce que dans le même temps, des dizaines de maisons étaient détruites dans des raids de blindés, y compris des maisons habitées par des gens innocents.

Au commandement central, ils se sont concentrés sur la destruction des maisons de ceux qui étaient impliqués dans le terrorisme, et jamais plus de deux maisons ne furent détruites en même temps.

Le coupable et ses complices étaient punis, et durant la mission de Kaplinski, seules quelques centaines de maisons furent détruites.


L’un des problèmes les plus épineux dans la bande de Gaza, pour lequel aucune solution opérationnelle n’a été trouvée, réside dans les attaques de Qassam.

Du côté géré par le Commandement central, les organisations terroristes n’ont pas réussi à fabriquer et à lancer des Qassam.

Bien entendu, c’est un succès de la collaboration de l’armée et du Shin Bet ; si celle-ci avait échoué, la bataille palestinienne contre les communautés de la région de Sharon aurait été très différente et rude.



Alors qu’à Gaza, la plupart des opérations préventives de précision ont été réalisées depuis les airs, l’accent en Cisjordanie a été mis sur les opérations au sol, et les arrestations menées par des unités d’élite. Des milliers de suspects ont été arrêtés pour être interrogés, et des centaines de gens impliqués dans des attentats ont été capturés.

Donc, le réservoir d’informations dans les mains d’Israël a cru également. Kaplinski était plus précautionneux que le Shin Bet lorsqu’il estimait qu’Israël n’avait pas atteint "le fond du tonneau" des terroristes. En effet, à Naplouse et à Jénine, le problème de l’infrastructure terroriste doit encore être résolu.

En dépit de tout cela, en un point Kaplinski a montré une sensibilité politique prudente qui a mené à une réussite incomplète : les avant-postes illégaux des colonies. Il a vu les colons manquer à chacune de leur promesse, mais a compris que le gouvernement n’était pas prêt à utiliser la force pour évacuer les avant-postes, en dépit des promesses faites à Bush.

Sans gaspiller sa salive, il n’a pas mené l’armée à la confrontation avec les colons alors que le gouvernement ne voulait pas la confrontation avec eux.

Les extrémistes parmi les colons - pas uniquement les "jeunes des collines" - en ont conclu que non seulement ils pouvaient s’en prendre aux Palestiniens pendant les récoltes, mais également à l’armée et à ses biens.

La prochaine étape dans la confrontation entre les deux camps sera menée par l’héritier de Kaplinski au Commandement central.

Source : http://www.shalomarchav.be/article.php3?id_article=985

Faire un don

Afin d'assurer sa mission d'information, ISM-France fait appel à votre soutien.

Oui ! Je soutiens ISM-France.


Contacter ISM France

contact@ism-france.org

Suivre ISM France

S'abonner à ISMFRANCE sur Twitter RSS

Avertissement

L'ISM a pour vocation la diffusion d'informations relatives aux événements du Proche Orient. Les auteurs du site travaillent à la plus grande objectivité et au respect des opinions de chacun, soucieux de corriger les erreurs qui leur seraient signalées.

Les opinions exprimées dans les articles n'engagent que la responsabilité de leur auteur et/ou de leur traducteur. En aucun cas l'ISM ne saurait être tenu responsable des propos tenus dans les analyses, témoignages et messages postés par des tierces personnes.

D'autre part, beaucoup d'informations émanant de sources externes, ou faisant lien vers des sites dont il n'a pas la gestion, l'ISM n'assume aucunement la responsabilité quant à l'information contenue dans ces sites.

A lire également...
Même lieu

Israël

Même sujet

Histoire

Même date

3 février 2005