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Liban -

Agression Sioniste au Liban : Bulletin d'Information n°14

Par

Situation des victimes le 27 juillet 2006 à 10h00: 401 civils libanais tués
16e jour de combats au Liban, échec de la conférence de Rome.
Israël pilonne le Liban après avoir subi des pertes.
Des vols porteurs de missiles US à Israël auraient transité par la Grande-Bretagne.
Annan accuse Israël d'avoir délibérément bombardé les forces de l'ONU...

16e jour de combats au Liban, échec de la conférence de Rome (AFP 27 juillet 2006)

Israël maintient jeudi la pression sur le Liban au lendemain des plus violents combats contre le Hezbollah au Liban sud, qui ont fait neuf tués parmi ses soldats, alors que la mort de quatre observateurs de l'ONU dans un raid israélien a provoqué une série de condamnations.

Israël a obtenu, lors de la conférence de Rome, "l'autorisation pour continuer" ses opérations au Liban, a affirmé jeudi le ministre israélien de la Justice Haïm Ramon.

Le conflit est entré dans sa seizième journée et aucune perspective de trêve n'était en vue. Une conférence internationale a réuni, mercredi à Rome, 15 nations et trois organisations internationales sans parvenir à demander un cessez-le-feu immédiat, les Etats-Unis résistant aux pressions de la plupart de leurs partenaires.

Les participants ont proposé l'envoi d'"une force internationale sous le mandat de l'ONU" et exprimé leur "détermination à travailler immédiatement pour parvenir de toute urgence à un cessez-le-feu".

La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice a nié que Washington se soit retrouvé isolé pour rejeter la proposition d'un cessez-le-feu immédiat entre Israël et les milices chiites libanaises du Hezbollah, lors de cette conférence. "Oui, de nombreux pays ont appelé à un cessez-le-feu immédiat.

Mais il y en a eu plusieurs qui ne l'ont pas fait", a-t-elle dit à des journalistes présents à bord de l'avion qui la conduisait en Malaisie pour une conférence des dirigeants du sud-est asiatique.

A Rome, le Premier ministre libanais Fouad Siniora a lancé un appel désespéré pour une cessation des hostilités affirmant que son pays avait été "mis en pièces" par l'offensive israélienne, déclenchée après la capture par le Hezbollah de deux soldats israéliens.
"Est-ce qu'une vie humaine vaut moins au Liban qu'ailleurs ? Sommes-nous les enfants d'un moindre Dieu ? Une larme israélienne vaut-elle davantage qu'une goutte de sang libanais ?", a lancé M. Siniora.

La Maison Blanche s'est montrée satisfaite des résultats de la réunion de Rome et a réfuté que l'appel à un cessez-le-feu urgent et non pas immédiat constitue un échec. Après la mort de quatre observateurs de l'ONU dans un raid israélien, le Conseil de sécurité n'a pu se mettre d'accord mercredi sur une déclaration condamnant l'attaque par Israël.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, l'aviation israélienne a repris ses raids visant cette fois-ci un centre de communication-radio, à proximité d'un poste de l'armée libanaise, dans la région d'Amchit (40 km au nord de Beyrouth), qui n'a pas fait de victime, selon une source militaire libanaise.

Au total, 406 personnes, dont 340 civils, ont péri au Liban depuis le début de l'offensive israélienne aérienne, maritime et terrestre.

Le général israélien Udi Adam, commandant de la région militaire nord d'israël, a indiqué qu'elle "durerait encore plusieurs semaines" tandis que le Premier ministre israélien Ehud Olmert a estimé que l'opération "ne durera pas des mois". M. Olmert a par ailleurs affirmé son intention d'établir une zone de sécurité de "un à deux km" au Liban sud pour éloigner le Hezbollah de la frontière tout en assurant qu'il n'était pas question d'une nouvelle occupation.

Dans de violents combats en territoire libanais, près de la frontière israélienne, huit soldats israéliens, dont trois officiers, ont été tués mercredi et 22 blessés pour la prise de Bint Jbeil, place forte du Hezbollah. Un neuvième militaire a été tué et trois blessés dans le secteur de Maroun al-Ras, village contrôlé par l'armée à 3 km au sud de Bint Jbeil.

Au total, 51 Israéliens (33 soldats et 18 civils) sont morts depuis le début du conflit.

Selon un sondage publié jeudi par le quotidien Maariv et réalisé avant la mort des neuf soldats, une forte majorité d'Israéliens (82%) reste favorable à la poursuite de l'offensive au Liban. L'état-major israélien a assuré qu'une "cinquantaine" de combattants du Hezbollah avaient été tués à Bint Jbeil et plusieurs capturés.

Par ailleurs, l'Onu a confirmé que les quatre observateurs tués mardi dans un raid israélien au Liban sud étaient de nationalité autrichienne, canadienne, chinoise et finlandaise. Leur mort a provoqué mercredi une série de condamnations d'Israël, à l'exception notable des Etats-Unis et de plusieurs pays européens.

Selon des responsables onusiens, leur poste a été bombardé en dépit de multiples protestations et mises en garde contre les tirs trop proches de cette position. Une nouvelle réunion de conseil de sécurité de l'ONU est prévue jeudi, le Conseil de sécurité n'étant pas parvenu à s'accorder sur une déclaration condamnant l'attaque, en raison de l'opposition des Etats-Unis à toute formulation un tant soit peu ferme, selon des sources diplomatiques.

Entretemps au Liban, les premiers avions chargés d'aide médicale ont atterri sur l'aéroport international de Beyrouth bombardé et fermé depuis le début du conflit qui a causé, selon le gouvernement, des dégâts de deux milliards de dollars. L'aide internationale commence à affluer vers les 800.000 déplacés au Liban en raison du conflit qui a entraîné aussi un exode massif d'étrangers.

Israël se bat également sur son front sud, dans la bande de Gaza, où 24 Palestiniens ont été tués dans l'une des journées les plus sanglantes de son offensive lancée contre ce territoire fin juin pour retrouver un soldat capturé par des groupes armés.



Israël pilonne le Liban après avoir subi des pertes
(Reuters 27 juillet 2006)

L'aviation et l'artillerie israéliennes ont bombardé jeudi matin des cibles au Sud-Liban et au nord de Beyrouth après la mort de neuf soldats dans les combats les plus meurtriers pour Tsahal depuis le début de son offensive contre le Hezbollah il y a seize jours.

Les participants à la conférence internationale qui s'est tenue mercredi à Rome n'ont pas réussi à s'entendre pour réclamer un cessez-le-feu immédiat, et un haut responsable militaire israélien, le général Udi Adam, a déclaré que les combats continueraient sans doute "plusieurs semaines".

Mais si Washington a insisté pour attendre que toutes les conditions d'une trêve soient réunies dans ce conflit qui a déjà fait 433 morts au Liban et 51 en Israël, des diplomates estiment que les bases d'une progression en ce sens ont été jetées. Le prix payé par les civils accroît de jour en jour l'inquiétude dans le monde.

La crise du Proche-Orient semble devoir figurer en bonne place à la conférence de l'Association des nations du Sud-Est asiatique (Asean) organisée en Malaisie, où sont attendus notamment le chef de la diplomatie iranienne, Manouchehr Mottaki, et la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice.

Des chasseurs israéliens ont détruit jeudi matin des pylônes de télécommunications dans la région d'Amchiit, au nord de Beyrouth, et ont attaqué trois camions acheminant médicaments et vivres en direction de l'est. Deux conducteurs ont été tués, a-t-on rapporté de source proche de la sécurité libanaise.

Israël accuse la Syrie de fournir des armes au Hezbollah.

SOLUTION POLITIQUE EN DISCUSSION

Des frappes aériennes ont également été effectuées au Sud-Liban contre des villes et des villages que prenaient aussi pour cibles des unités d'artillerie israéliennes postées de l'autre côté de la frontière.

Plusieurs roquettes du Hezbollah se sont écrasées sur le nord d'Israël, mais sans faire de victimes, ont annoncé les services de secours israéliens.

Mercredi, des activistes du Hezbollah ont tué neuf soldats israéliens lors d'affrontements autour d'une ville frontalière et d'un village voisin.

Le conflit, provoqué par un raid transfrontalier du Hezbollah dans lequel deux soldats israéliens ont été enlevés et huit autres tués, a en grande partie éclipsé les opérations militaires qu'Israël mène aussi dans la bande de Gaza. Un obus israélien y a causé la mort d'une femme de 75 ans jeudi, au lendemain de la mort de 24 Palestiniens dans des accrochages avec Tsahal, ont rapporté les services d'urgence palestiniens.

A Rome, les ministres des Affaires étrangères présents à la conférence internationale se sont engagés à travailler d'urgence à un cessez-le-feu "durable, permanent et viable", mais n'ont pas appelé à une cessation immédiate des hostilités comme le demandaient le Liban et ses alliés arabes.

Condoleezza Rice a adressé mercredi une mise en garde à l'Iran et à la Syrie, principaux alliés du Hezbollah, en faisant savoir qu'ils risquaient un isolement diplomatique accru s'ils entravaient les efforts pour forger une paix durable entre Israël et le Liban.
"C'est une crise entre le Liban et Israël", a-t-elle souligné en se rendant de Rome en Malaisie.

Selon des diplomates, des éléments clés d'une solution politique ont été énumérés lors d'un entretien privé entre Rice, le porte-parole de la diplomatie européenne Javier Solana, le secrétaire général de l'Onu Kofi Annan et le Premier ministre libanais Fouad Siniora.


LE CONSEIL DE SECURITE DIVISE

Il s'agit notamment d'une résolution de l'Onu pour un cessez-le-feu, d'un échange de prisonniers entre Israël et le Hezbollah, d'un règlement du différend frontalier sur les fermes de Chebaa occupées par Israël, d'initiatives pour le désarmement du Hezbollah et du déploiement au Sud-Liban d'une force internationale de paix dominée par l'UE.

L'ambassadeur de Syrie à Londres, Sami Khiyami, a proposé que Rice se rende à Damas pour des pourparlers. "Si les Etats-Unis ne changent pas de politique au Proche-Orient, tout le Proche-Orient s'enflammera", a-t-il déclaré à la BBC.

Contrairement à Rice, Annan a jugé souhaitable que l'Iran et la Syrie soient associés aux efforts pour mettre fin à la guerre.
Les membres du Conseil de sécurité ne sont pas parvenus à s'entendre mercredi soir sur une déclaration condamnant le raid israélien dans lequel ont été tués mardi quatre observateurs militaires de l'Onu au Sud-Liban.

Israël a présenté des excuses et exprimé sa "profonde tristesse" au sujet de la mort des quatre observateurs de la Finul, mais il a nié que cette frappe ait pu être "délibérée", comme l'avait laissé entendre Kofi Annan. L'Australie compte retirer douze militaires du Sud-Liban à la suite de ce raid.

Selon un sondage publié jeudi par le quotidien Maariv, une majorité écrasante d'Israéliens soutient toujours l'offensive engagée contre le Hezbollah au Liban, mais la petite minorité qui souhaite un arrêt des combats est en augmentation.



Des vols porteurs de missiles US à Israël auraient transité par la Grande-Bretagne (L'orient le Jour 27 juillet 2006)

La ministre britannique des Affaires étrangères, Margaret Beckett, a dit hier qu'elle protesterait auprès des États-Unis s'il s'avérait, comme l'a écrit la presse, que deux avions américains transportant des missiles en Israël ont fait escale ce week-end à l'aéroport écossais de Prestwick.

"Nous examinons encore ce qui s'est passé mais j'ai déjà fait savoir aux États-Unis que nous n'étions pas contents", a déclaré Mme Beckett à la chaîne de télévision Channel 4, précisant qu'elle adresserait à Washington "une protestation officielle" si les faits se confirmaient.

Selon la presse britannique, deux avions-cargos A310 chargés de bombes GBU28 guidées par laser ont atterri ce week-end à l'aéroport de Prestwick pour ravitailler et permettre aux membres d'équipage de se reposer, après avoir traversé l'Atlantique.

Selon Amnesty International, l'aéroport de Prestwick figure par ailleurs parmi les escales des "vols secrets" de la CIA, chargés du transfèrement illégal des prisonniers accusés de terrorisme.



Annan accuse Israël d'avoir délibérément bombardé les forces de l'ONU
(L'orient le Jour 27 juillet 2006)

La mort de quatre observateurs de l'ONU dans un raid israélien au Liban-Sud a provoqué hier une série de condamnations d'Israël déjà très attaqué pour les victimes civiles de sa guerre contre le Hezbollah.

Le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, a déclaré que le bombardement israélien "visait apparemment délibérément" une position de l'ONU.

"Je suis choqué et profondément bouleversé", a-t-il dit en réaction au raid intervenu à la veille d'une réunion internationale sur le Liban à Rome, où le sort des civils qui forment la majorité des victimes du conflit devait être évoqué.

Les participants à la conférence ont d'ailleurs observé une minute de silence à la mémoire des quatre observateurs de l'ONU.
La Chine, qui a perdu un homme dans l'incident, a de son côté « fermement condamné » le raid israélien et a convoqué l'ambassadeur d'Israël à Pékin pour demander "des excuses".
Le Premier ministre israélien Ehud Olmert a exprimé mercredi ses "profonds regrets", mais a aussi regretté que l'ONU l'ait qualifié d'acte délibéré.

"Le Premier ministre a affirmé qu'il ordonnera à l'armée d'ouvrir une enquête complète sur les évènements dont il partagera les résultats avec le secrétaire général de l'ONU », selon un communiqué officiel.
Les États-Unis, fidèle allié d'Israël, ont regretté la mort des observateurs des Nations unies et ont dit chercher des éclaircissements sur l'incident qu'ils ont qualifié d'« horrible », selon le porte-parole de la Maison-Blanche Tony Snow.

Londres, également proche de Tel-Aviv et de Washington, a qualifié de "profondément regrettable" la mort des quatre observateurs.

Cette position est très en retrait de celle de l'Union européenne qui a fait part de son choc et a demandé à Israël d'ouvrir une enquête.

La présidence finlandaise de l'UE indique avoir appris avec un "choc profond" la mort des quatre observateurs. "Les attaques contre le personnel de l'ONU sont inacceptables", souligne-t-elle.


Agression préméditée

De nombreux pays ont également réagi séparément.

Le Liban, par la voix du ministre des Affaires étrangères, Faouzi Salloukh, a condamné "l'agression barbare et préméditée d'Israël".
Cette agression "montre une nouvelle fois qu'Israël ne fait pas de distinction entre une femme, un enfant, un hôpital ou un centre de l'ONU, dont la mission est d'assurer la sécurité et la paix, violées par l'État hébreu", a-t-il dit.

Le président français Jacques Chirac a condamné le bombardement. "C'est la force de paix de la communauté internationale qui est atteinte. On ne peut que condamner cette action qui démontre plus que jamais l'urgence de l'arrêt des combats", a-t-il ajouté.

En Allemagne, la chancelière allemande Angela Merkel a "regretté profondément" la mort des quatre observateurs

En Autriche, la ministre des Affaires étrangères, Ursula Plassnik, a exprimé à son homologue israélienne, Tzipi Livni, son "indignation".
En Irlande, le Premier ministre Bertie Ahern s'est déclaré "horrifié" par la mort des observateurs et a condamné à la fois Israël pour son usage "disproportionné" de la force et le Hezbollah pour ses attaques contre l'État hébreu.

En Asie, le ministre malaisien des Affaires étrangères s'est aussi dit "profondément choqué".
"Je pense qu'il est très facile d'exprimer ses profonds regrets (...), mais je pense que la majeure partie de la communauté internationale estime qu'ils (les Israéliens) devraient cesser les bombardements au Liban", a déclaré Syed Hamid Albar, dont le pays, majoritairement musulman, assume la présidence de l'Association des nations d'Asie du Sud-Est (ASEAN) réunie à Kuala Lumpur.


Le Hezbollah tire plus de 100 roquettes sur les villes de Galilée

La bataille fait rage à Bint Jbeil, Israël annonce la mort de 8 de ses soldats et d'un officier (L'orient le Jour 27 juillet 2006)
La bataille a fait rage hier à Bint Jbeil, au Liban-Sud. Les forces d'élite israéliennes et les combattants du Hezbollah se sont affrontés tout au long de la journée, dans ce qui constitue, selon l'armée israélienne, "la bataille la plus dure depuis des années".

Tel-Aviv avait pourtant annoncé mardi contrôler la bourgade, ce que les faits d'hier ont démenti, puisque des combats d'une violence exceptionnelle se sont déroulés dans la région, et au sein même de la ville, les troupes d'élite israéliennes ayant même subi des pertes relativement très lourdes : 13 à 14 soldats morts selon certains médias arabes, ainsi qu'un grand nombre de blessés. Pendant ce temps, les bombardements se sont poursuivis au Sud et dans la Békaa, notamment sur la ville de Tyr, alors que le Hezbollah a lancé plus de 120 roquettes sur le nord d'Israël.

Après avoir contrôlé la position stratégique de Maroun el-Ras dans les jours précédents, les Israéliens semblaient pourtant apparemment convaincus d'avoir accompli le plus difficile, à en croire les déclarations des porte-parole militaires, qui avaient annoncé depuis deux jours la prise de Bint Jbeil, malgré les démentis du Hezbollah. C'est hier à l'aube que les premières informations sur des pertes israéliennes ont commencé à être publiées.

Une source militaire a ainsi expliqué que "des soldats israéliens ont été surpris par un groupe de combattants du Hezbollah qui s'étaient embusqués et ont ouvert le feu à l'arme automatique et tiré des roquettes antichars". La chaîne de télévision al-Jazira a indiqué que l'armée israélienne a perdu plus de 13 soldats dans les combats à l'entrée de Bint Jbeil, à 4 km de la frontière.

Mais le bilan était beaucoup plus vague du côté israélien, qui a tardé à reconnaître l'ampleur de ses pertes humaines. La radio militaire a ainsi d'abord parlé de 13 soldats "touchés", sans plus de précisions. Un porte-parole de l'armée israélienne a ensuite indiqué qu'une vingtaine de soldats avaient été blessés dans les combats pour la prise de cette localité, avant que le général Udi Adam, commandant de la région militaire nord, n'affirme que les combats "ont fait un grand nombre de victimes".

"Aujourd'hui est un jour difficile et j'estime, à mon grand regret, qu'il y en aura d'autres", a-t-il dit. De quoi préparer le terrain à l'annonce finale qui s'est faite en soirée, lorsque l'armée israélienne a reconnu la mort de huit de ses soldats d'élite dans les affrontements de Bint Jbeil, ce qui porterait le nombre total de pertes militaires israéliennes à 32 depuis le début du conflit. En fin de soirée, la mort d'un officier était annoncée.

Le Hezbollah également a subi des pertes, sans que l'on connaisse cependant leur véritable dimension, en raison des bilans contradictoires.

Alors que l'armée israélienne a affirmé qu'"une cinquantaine" de combattants du Hezb sont tombés durant la dernière bataille, le parti de Dieu n'en a reconnu de son côté que beaucoup moins.


Huit villages sunnites évacués

Les affrontements ne se sont toutefois pas limités à la ville de Bint Jbeil, puisque de violents combats ont eu lieu en fin d'après-midi près de Maroun el-Ras, que contrôlent les Israéliens, mais aussi dans la région s'étendant entre les deux localités. Plusieurs soldats israéliens y ont été blessés.

L'aviation israélienne a en outre poursuivi ses bombardements sur le Liban-Sud, visant notamment un bâtiment résidentiel du centre-ville de Tyr, faisant au moins sept blessés parmi les civils.

Plusieurs autres villages de la région ont également été pilonnés, sachant que des dizaines de personnes, dont des enfants, étaient toujours ensevelies hier, parfois depuis plusieurs jours, sous les décombres de leurs maisons démolies.

Une voiture a également été visée près de Majdel Anjar, alors qu'un membre du mouvement Amal a été tué dans un raid contre les bureaux de la formation à Zefta, à 60 km au sud-ouest de Beyrouth.

Par ailleurs, des milliers d'habitants de huit villages sunnites du Liban-Sud, frontaliers d'Israël, ont fui hier sur ordre de l'armée israélienne, a indiqué à l'AFP le maire d'un de ses hameaux, al-Boustan. «

Ils sont plus de 300 à 500 familles en train de fuir à pied, au milieu des cris des adultes et des pleurs des enfants, en direction de Tyr", située à une douzaine de kilomètres au nord-est de leurs villages, a affirmé par téléphone Chammane Mohammad an-Nasser, le maire d'al-Boustan.

"Une jeep militaire israélienne s'est approchée vers 13h00 des barbelés qui marquent la frontière et un officier a menacé les habitants d'al-Boustan, Oum at-Tout, Dhaïra, Zalloutiyé, et les hameaux qui les lient sur 4 km de frontière, de les bombarder s'ils n'étaient pas partis avant 16h00", a-t-il dit.

"J'ai vu des femmes s'affaler à terre, des enfants terrorisés, certains blessés, traînés par des parents absolument affolés", a-t-il ajouté. Lui-même a fui en voiture dans un convoi d'une
vingtaine de véhicules. Ils ont entièrement recouvert les toits de draps blancs, dans l'espoir d'être épargnés par les raids aériens israéliens.

Parallèlement à ces combats, le Hezbollah a tiré hier plus de 125 roquettes sur la ville israélienne de Haïfa ainsi que sur d'autres localités du nord d'Israël, blessant des dizaines de personnes.

À Haïfa, une roquette est tombée près d'une voiture, blessant sérieusement le conducteur. Une trentaine de personnes ont également été légèrement atteintes. Des roquettes ont également visé les villes de Saint-Jean-d'Acre, de Carmiel et de Safed, blessant quelques Israéliens.

Ces attaques ont eu lieu au moment où Jan Egeland, le chef du bureau de coordination de l'Onu pour les Affaires humanitaires, était en visite à Haïfa. Depuis le début du conflit, plus de 1 400 roquettes ont été tirées par le Hezbollah contre l'État juif, tuant 18 personnes.

Situation des victimes le 27 juillet 2006 à 10h00: 401 civils libanais tués




Soutien aux Palestiniens du Liban

Les Amis de la Fondation Culturelle Ghassan Kanafani (AFCGK) lancent une souscription exceptionnelle pour l'aide aux Palestiniens du Liban.

Dans la situation actuelle, le moindre soutien est le bienvenu. Nous organisons donc une collecte de fonds exceptionnelle. Si vous désirez nous aider rien de plus simple adressez un chèque à :
Association Les Amis de la Fondation Culturelle Ghassan Kanafani , 1 avenue Saint-Thomas 44100 Nantes.

Vous pouvez vous reporter à notre site actualisé sur http://fcgk44.free.fr

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Source : Les Amis de la Fondation Culturelle Ghassan Kanafani

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