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Liban -

Agression Sioniste au Liban : Bulletin d'Information n° 27

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Situation des victimes le 11 Août 2006 à 10h00: 1 131 civils libanais tués.
Le vieux phare de Beyrouth et la station de la radio à Amchite pris pour cibles par l’aviation et les vedettes.
350 militaires libanais "séquestrés" à Marjeyoun.
Les tracts israéliens ont affolé les habitants de Hay el-Sellom, Bourj Brajneh et Chiyah.
Les missiles antichars de la Résistance infligent de lourdes pertes à l’armée israélienne.

Agression Sioniste au Liban : Bulletin d'Information n° 27

L’armée israélienne tente en vain de prendre pied à Khiam (L'orient le Jour 11 Août 2006)

Alors qu’une offensive israélienne élargie semble avoir été différée pour donner une chance aux efforts diplomatiques en cours à l’ONU, des blindés israéliens ont vainement tenté, hier, de prendre le village de Khiam, un des bastions du Hezbollah, dont la résistance ne faiblit pas, un mois après le début de l’offensive israélienne.

Selon la police libanaise, quatre chars israliens ont été atteints par des tirs du Hezbollah et deux d’entre eux ont pris feu à l’entrée de Marjeyoun. Pour soutenir l’avancée des troupes terrestres, l’aviation israélienne a bombardé les abords des villages environnants de Debbine, Blat et Burghoz.

À l’issue d’âpres et vains combats , l’armée israélienne a prétendu avoir mis "hors combat" 50 résistants, alors que le Hezbollah a affirmé avoir tué 14 soldats israéliens, d’en avoir blessé 6 et détruit 15 chars. Aucun de ces bilans n’a été confirmé.
L’armée israélienne a fait état d’un seul tué et de huit blessés dans ses rangs.
Ce décès porte à 81 le nombre de militaires israéliens tués depuis le début de l’offensive au Liban le 12 juillet, selon un bilan de l’armée israélienne.

Venues de la ville de Métoulla dans le nord d’Israël, les colonnes israéliennes ont progressé avant l’aube de sept kilomètres en territoire libanais et sont parvenues aux portes de Khiam.

Mais de violents combats ont arrêté leur progression à l’entrée du quartier dit des "hôpitaux", construit par les Britanniques au début des années 1920, qui compte un réseau de tunnels que la Résistance islamique utilise pour lancer des missiles contre les localités du nord d’Israël.

Par ailleurs, l’aviation israélienne a multiplié ses raids au sud du Litani, touchant notamment Bint Jbeil, Kfar Tibnit et Kfar Roummane, près de la ville de Nabatiyé. Ces raids ont tué une personne et détruit six habitations, selon la police.


350 militaires libanais "séquestrés" à Marjeyoun

À 10 km de Khiam, une colonne israélienne a pris le matin, durant quelques heures, le contrôle de la ville de Marjeyoun. Les véhicules israéliens ont circulé dans les rues tortueuses de la localité sans rencontrer de résistance. Les soldats israéliens ont effectué une perquisition durant deux heures dans l’armurerie de la caserne de l’armée à la recherche de roquettes, mais n’ont rien trouvé.

En fin d’après-midi, une unité israélienne est revenue à la caserne, dont elle a occupé l’un des bâtiments. "Les forces armées israéliennes sont entrées dans la caserne. Elles occupent un bâtiment et nous sommes dans un autre", a indiqué une source militaire libanaise. On sait qu’une force mixte de 350 hommes de l’armée et des FSI, commandée par le général Adnane Daoud, est déployée à Marjeyoun.

Selon une source de sécurité libanaise, l’unité israélienne compte 200 fantassins et deux chars.
Le ministre de l’Intérieur, M. Ahmad Fatfat, a considéré que les militaires libanais sont "séquestrés" par les Israéliens.


Raids sur Beyrouth et Amchite

Outre les combats terrestres, l’armée de l’air israélienne a poursuivi ses raids hier au Liban sur toute l’étendue du territoire, et notamment à Beyrouth.

Un hélicoptère israélien a tiré deux missiles contre un ancien phare de Beyrouth, quartier Koraytem, qui abrite un relais de la radio nationale et dont le sommet a été atteint. Un autre relais de cette radio a également été frappé par les vedettes de la marine israélienne à Amchite.

Deux personnes ont été légèrement blessées à Beyrouth. Après ces explosions, les rues de ce quartier se sont entièrement vidées tandis qu’on entendait les sirènes des ambulances. Les explosions ont également brisé les vitres aux alentours.

Ce phare est situé dans un périmètre où se trouvent l’ambassade saoudienne, la résidence de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri, le Collège protestant français et la Lebanese American University.

C’est la première fois que Beyrouth même est touchée par des bombardements depuis le 19 juillet quand l’aviation israélienne avait touché un camion à Achrafieh.

La Békaa

D’autres raids israéliens se sont produits dans la Bekaa. Ils ont fait un mort et 15 blessés selon la police.
À Baalbeck, l’aviation israélienne a effectué plusieurs raids, faisant un tué et 15 blessés, selon un premier bilan de la police. Une personne a été tuée et 12 autres ont été blessées dans un raid sur un minibus à l’entrée de la localité de Rayak.

Trois heures plus tard, un autre raid sur un quartier dans le nord de la ville de Baalbeck a fait trois blessés, le chauffeur d’un camion et ses deux passagers.

Le Hezbollah, pour sa part, a tiré hier plus de 160 roquettes et missiles sur le nord d’Israël. Une roquette s’est abattue sur le village de Deir el-Assad, tuant deux personnes, ont fait savoir les services d’urgence israéliens.

Ces décès portent à 37 le nombre de civils tués dans les bombardements du Hezbollah depuis le début du conflit, le 12 juillet.Il est à noter que plus de 1 000 civils libanais ont été tués depuis le début du conflit.


Les tracts israéliens ont affolé les habitants de Hay el-Sellom, Bourj Brajneh et Chiyah

Ruée vers le Nord pour les résidents de la banlieue sud (L'orient le Jour 11 Août 2006)

Les tracts jetés hier par les bombardiers israéliens au-dessus de la banlieue sud de Beyrouth, pour demander aux habitants d’évacuer le secteur, ont convaincu hier des centaines de familles, parfois déjà déplacées du sud du Liban, d’évacuer à la hâte les quartiers de Hay el-Sellom, Bourj Brajneh et Chiyah pour chercher abri dans les quartiers jusque-là épargnés, notamment chrétiens, écrit Anne Chaon, dans un reportage publié par l’AFP.

Première étape pour la famille de Abbas, le quartier de Bourj Hammoud. "On est sûr qu’ici ce ne sera pas bombardé", estime ce père de famille arrivé en voiture de Bourj Brajneh avec sa femme et deux enfants.

"On vivait là-bas depuis 25 ans, on a tout supporté depuis un mois, le souffle des bombes et les immeubles qui s’effondrent autour de nous... Mais les tracts nous ont fait partir sur-le-champ", explique-t-il.

Mais au 30e jour de l’offensive israélienne, Bourj Hammoud, qui compte 125 000 habitants en temps normal, accueille déjà près de 40 000 déplacés du Sud, assure son moukhtar, Antonig Messerlian, et les gendarmes incitent les nouveaux arrivants à se rendre plus au Nord.

Dans un stade, une délégation du ministère suisse de la Coopération a dressé des tentes d’où elle organise l’aide aux populations déplacées, accueillies par des familles ou installées dans des logements laissés vacants par des Syriens et des Égyptiens rentrés au pays, selon M. Messerlian.

"Pour avoir nous aussi, les Arméniens, connu le sort des réfugiés, nous sentons la peine qu’ils éprouvent. Nous allons essayer d’envoyer ceux qui arrivent maintenant vers le Kesrouan ou vers Tripoli. Mais on ne les forcera pas à partir", reprend-il.

Mahmoud, arrivé de Chiyah sans bagage avec 13 autres personnes, est prêt à se rendre n’importe où. "Le principal est de trouver un refuge."

Un peu plus au nord sur la côte, regroupées sur un parking de Jounieh, les familles qui sont déjà passées par Bourj Hammoud hésitent. Un bus part pour la région de Koura au Nord, un autre repart en direction de Beyrouth.

La famille de Mahmoud Karaké va prendre celui-là. Ce cordonnier et sa famille ont déjà quitté la région de Tyr pour se réfugier à Mreijé, dans la banlieue sud, et n’iront pas plus loin. "Nous dormirons dans les jardins", affirme son épouse, qui sait que les écoles de Beyrouth débordent déjà de déplacés.

"Ici, il n’y a rien", se désole une femme seule avec son fils et ses quatre filles, dont trois en bas âge. Son mari est resté à la maison à Hay el-Sellom et elle préfère taire son nom. Deux sacs en plastique à ses pieds pour tout bagage, elle regarde les bus qui s’éloignent et reste indécise sur le parking qui se vide peu à peu.

Avant la guerre, un demi-million de personnes vivaient dans la périphérie méridionale de la capitale : jusqu’aux tracts israéliens, Bourj Brajneh était déjà quasiment désert, et il restait un tiers des habitants à Hay el-Sellom. Chiyah, le quartier le plus peuplé jusqu’au raid aérien qui a fait lundi plus de 30 tués, est désormais vidé de sa population.



Fabriquées en Russie ou en Iran et provenant de Syrie

Les missiles antichars de la Résistance infligent de lourdes pertes à l’armée israélienne (L'orient le Jour 11 Août 2006)

Les missiles antichars modernes tirés par les combattants du Hezbollah au Liban-Sud ont infligé, depuis un mois, des pertes douloureuses à l’armée israélienne.

Selon des sources militaires, nombre des 68 militaires tués au combat ont été victimes de ces missiles, qui se sont avérés efficaces aussi bien contre les blindés que contre l’infanterie dès qu’elle occupe un bâtiment.

Le quotidien Yediot Aharonot rapporte, hier, que sur les 25 missiles téléguidés tirés contre des chars, un quart ont pénétré le blindage et causé des pertes parmi les membres de l’équipage.

Le Hezbollah « a soigneusement étudié les caractéristiques de nos blindés et a appris à connaître leurs points faibles », a déclaré au journal un officier qui a requis l’anonymat.

Pourtant, les chars lourds israéliens Merkava, en particulier les Merkava III et IV de la dernière génération, sont considérés comme les chars les plus puissants du monde, sur lesquels l’accent a été mis sur la protection et le blindage, rapporte Marius Schattner, de l’AFP, dans une dépêche datée de Jérusalem.

Ils sont dotés d’équipements électroniques ultrasophistiqués, d’un puissant moteur de 1 200 chevaux et d’un blindage spécialement étudiés, leur assurant à la fois une grande mobilité et une bonne protection.

Ces engins se sont néanmoins avérés vulnérables aux attaques des miliciens du Hezbollah, aussi bien à cause de la qualité des missiles employés que des conditions du terrain, vallonné, couvert de verdure, jalonné d’obstacles naturels et peu propice au déploiement de blindés, surtout dans les agglomérations.

Par ailleurs, les combattants du Hezbollah, qui se sont longuement préparés à cette confrontation et maîtrisent parfaitement leur armement, font preuve d’une grande pugnacité, laissant approcher les forces israéliennes pour ouvrir le feu à courte distance avec les meilleures chances de toucher, de l’aveu des militaires israéliens.


Une large panoplie

Les missiles antichars sont tous de conception russe, mais certains sont fabriqués en Iran, a indiqué le chercheur Yiftah Shapir de l’Institut Jaffee d’études stratégiques de l’université de Tel-Aviv.
"Les missiles les plus efficaces sont les Metis-M et les Kornet, fabriqués par la Russie, qui ont été livrés à la Syrie dans les années quatre-vingt-dix", indique-t-il.

"Ils sont redoutables, car ils ont été conçus pour percer les blindages actifs des chars modernes que les Israéliens ont été les premiers à mettre en service avec un grand succès au début des années quatre-vingt", relève-t-il.

Le Hezbollah dispose aussi de nombreux Sager de nouvelle génération, une arme de conception russe fabriquée en Iran, ainsi que de deux autres missiles de fabrication russe, le Spigot et le Kuntrus, selon cette source. Ces missiles ont des portées de 1,5 km à 5 km et sont capables de percer des blindages de 400 mm à 1 000 mm.

"L’armée israélienne se doutait que le Hezbollah disposait de toute une panoplie de missiles, mais il n’est pas certain qu’elle ait su qu’il disposait de Metis-M et de Kornet", estime t-il.

Selon le Yediot Aharonot, "le manque de préparation de l’armée israélienne aux missiles antichars constitue d’ores et déjà l’un des plus graves ratés de cette guerre".

Mais selon le chercheur, "le problème n’est pas technique" car dans la course sans fin entre le blindage et l’arme antichar, on "trouvera bien la réponse au défi posé par de nouvelles générations de missiles comme on l’a trouvé dans le passé". L’essentiel, souligne-t-il, "c’est que l’armée israélienne comprenne enfin qu’elle n’affronte pas une bande de terroristes, mais une véritable armée".



Liban: bombardements israéliens meurtriers, Moscou dépose un texte à l'ONU (Radio Chine Internationale 11 Août 2006)

L'aviation israélienne a violemment bombardé vendredi le Liban dont la banlieue sud chiite de Beyrouth, tandis que Moscou a déposé un projet de résolution appelant à un cessez-le-feu humanitaire de 72 heures face aux divergences persistantes à l'ONU pour arrêter le conflit.

Au 31e jour de l'offensive israélienne au Liban, les chasseurs bombardiers ont pilonné aux premières heures la banlieue sud de Beyrouth, un fief du Hezbollah libanais chiite cible de douze raids en une heure, le nord, l'est et le sud du pays, faisant au moins 11 tués civils, selon la police.

Après l'annonce de progrès en vue de la conclusion à l'ONU à New York d'un accord visant à mettre fin au conflit sanglant et destructeur, les tractations semblent de nouveau marquer le pas, les Etats-Unis et la France ne s'étant toujours pas entendus sur les termes d'une résolution acceptable par tous.

Perdant patience devant la lenteur des tractations diplomatiques, Moscou a déposé un texte très court devant le Conseil de sécurité, dont il vise l'adoption vendredi, appelant à "une cessation immédiate et complète des hostilités pour une période de 72 heures, pour raisons humanitaires".

L'ambassadeur russe à l'ONU, Vitaly Tchourkine, se faisant le porte-voix de tous ceux, y compris le secrétaire général de l'Onu, Kofi Annan, qui conjuraient les négociateurs d'aboutir vite, a expliqué ce geste en soulignant que les Américains et les Français n'avaient "pas réussi à s'entendre".

Il a indiqué ne pas souhaiter interférer dans la tentative franco-américaine de trouver une solution à plus long terme, mais a souligné que "la situation humanitaire devenait catastrophique" au Liban, où quelque 900.000 personnes ont été déplacées par les bombardements et vivent dans des conditions extrêmes.
L'ambassadeur d'Israël à l'Onu Dan Gillerman a rejeté le même jour le projet de résolution russe.



Tsahal impute aux Malyutka russes ses déboires au Liban (Vedomosti) (Agence de Presse Russe RIA Novosti 10 Août 2006)

Au cours de la rencontre qu'il a eue mercredi avec le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, le ministre israélien de la Défense, Amir Peretz, a déclaré que l'armée israélienne combat "contre des commandos iraniens dotés d'armes modernes, parmi lesquelles des missiles antichars de fabrication russe qui, comme on nous l'avait certifié auparavant, ne tomberaient pas entre les mains du Hezbollah".

Quelque temps avant le ministre israélien de la Sécurité, Avi Dichter, avait dit qu'au Sud Liban des lance-missiles RPG-29 "Vampir", vendus à la Syrie par la Russie, étaient utilisés contre les blindés israéliens.

En Russie on estime infondés les soupçons israéliens. A la fin des années 90 des "Vampir" avaient effectivement été vendus à la Syrie, a déclaré Kirill Gadzatsev, conseiller du directeur du Service fédéral pour la coopération technico-militaire.

Cependant, tous les contrats de vente d'armes conclus par la Russie comportent obligatoirement une clause selon laquelle les armes en question ne sauraient être transmises à des tiers sans l'accord du vendeur.

Or, comme aucune demande de ce genre n'a été faite par la Syrie, "nous continuons d'estimer que les armes vendues à la Syrie n'ont été remises à personne", a ajouté Kirill Gadzatsev.

Sur les photos d'armes prises au Hezbollah diffusées par l'armée israélienne un ancien officier en poste au ministère russe de la Défense a reconnu des armes de fabrication soviétique et aussi occidentale, par exemple le missile antichar américain TOW fabriqué en Iran.

"Les missiles antichars "Malyutka", conçus en 1960, vendus à plusieurs milliers d'exemplaires aux pays arabes à la fin des années 60 et qui étaient fabriqués en Chine, en Europe orientale et aussi en Iran, prédominent sur les clichés en question. Ils avaient été utilisés contre "les pères des soldats israéliens qui combattent actuellement au Liban", dit l'historien militaire Alexeï Issaïev qui estime qu'il n'est pas "sérieux" d'imputer aux "Malyutka" les difficultés rencontrées par les troupes israéliennes au Liban.

De l'avis de Rouslan Poukhov, directeur du Centre d'analyse des stratégies et technologies, des armes antichars russes relativement modernes, par exemple le lance-missile "Vampir", auraient pu parvenir au Proche-Orient dès le début des années 90, pendant le délabrement de l'armée soviétique.

Alors que Vladimir Poutine avait à plusieurs reprises bloqué des contrats de vente d'armes légères à la Syrie. Il est peu probable aujourd'hui que les dirigeants russes aient toléré que des armes réellement dangereuses tombent entre les mains d'ennemis d'Israël, estime Rouslan Poukhov.


Bombardements israéliens meurtriers au Liban, Moscou dépose un texte à l'ONU (AFP 11 Août 2006)

L'aviation israélienne a violemment bombardé vendredi le Liban dont la banlieue sud chiite de Beyrouth, tandis que Moscou a déposé un projet de résolution appelant à un cessez-le-feu humanitaire de 72 heures face aux divergences persistantes à l'ONU pour arrêter le conflit.

Au 31e jour de l'offensive israélienne au Liban, les chasseurs bombardiers ont pilonné aux premières heures la banlieue sud de Beyrouth, un fief du Hezbollah libanais chiite cible de douze raids en une heure, le nord, l'est et le sud du pays, faisant au moins 11 tués civils, selon la police.

Les combats se sont poursuivis entre le Hezbollah et l'armée israélienne qui progresse au Liban sud en vue d'y instaurer une zone de sécurité, destinée à éloigner de sa frontière nord les combattants chiites qui lui opposent une forte résistance et continuent de tirer des roquettes sur Israël.

Après l'annonce de progrès en vue de la conclusion à l'ONU à New York d'un accord visant à mettre fin au conflit sanglant et destructeur, les tractations semblent de nouveau marquer le pas, les Etats-Unis et la France ne s'étant toujours pas entendus sur les termes d'une résolution acceptable par tous.

Perdant patience devant la lenteur des tractations diplomatiques, Moscou a déposé un texte très court devant le Conseil de sécurité, dont il vise l'adoption vendredi, appelant à "une cessation immédiate et complète des hostilités pour une période de 72 heures, pour raisons humanitaires".

L'ambassadeur russe à l'ONU, Vitaly Tchourkine, se faisant le porte-voix de tous ceux, y compris le secrétaire général de l'Onu, Kofi Annan, qui conjuraient les négociateurs d'aboutir vite, a expliqué ce geste en soulignant que les Américains et les Français n'avaient "pas réussi à s'entendre".

Il a indiqué ne pas souhaiter interférer dans la tentative franco-américaine de trouver une solution à plus long terme, mais a souligné que "la situation humanitaire devenait catastrophique" au Liban, où quelque 900.000 personnes ont été déplacées par les bombardements et vivent dans des conditions extrêmes.

Son collègue américain, John Bolton, a déploré cette décision, affirmant que son pays et la France tentent de trouver une solution "permanente et durable".

Il a fait état de "points non résolus" et précisé que les efforts reprendraient vendredi, après une réunion avec son homologue français Jean-Marc de La Sablière et une délégation de la Ligue arabe menée par son secrétaire général, Amr Moussa et avant une rencontre des cinq Grands.

L'essentiel des discussions porte désormais sur la date et les modalités d'un retrait des troupes israéliennes du Liban sud et de leur remplacement par l'armée libanaise, en coordination avec la Finul (Force intérimaire de l'Onu au Liban), selon les diplomates.


La France a proposé un aménagement du projet initial, suggérant qu'il prévoie un retrait graduel des forces israéliennes et leur remplacement, également graduel, par l'armée libanaise.

Selon une source proche des négociations, le Liban insiste pour que les 15.000 soldats qu'il souhaite déployer au sud après un départ de Tsahal soient épaulés par la Finul et non par une nouvelle force internationale.

Il accepterait cependant l'idée d'un renforcement du mandat et des effectifs de la Finul mais rejetterait l'idée que son mandat soit régi par le Chapitre VII de la Charte de l'Onu, qui permet l'utilisation éventuelle de la force.

Cependant Israël veut le déploiement d'une force internationale "disposant de vrais pouvoirs" pour empêcher que le Hezbollah ne représente de nouveau une menace pour l'Etat hébreu, et à terme le désarmement de ce mouvement.

La première mouture franco-américaine a été rejetée par le Liban parce qu'elle ne prévoyait pas de retrait immédiat israélien après une trêve.Entretemps, Israël a repris ses raids aériens au Liban, bombardant aux premières lueurs du jour ponts et routes dans le sud, l'est et le nord, près de la frontière avec la Syrie.

L'aviation a largué la veille des tracts sur Tripoli, chef-lieu du Liban nord, avertissant les habitants que tout camion ou fourgonnette circulant après 20H00 locales (17H00 GMT) serait pris pour cible.

Le même jour, des tracts ont été largués par avion sur Beyrouth, demandant aux habitants de trois quartiers de la banlieue sud relativement épargnés, de les "évacuer immédiatement".

Dans les secteurs frontaliers au Liban sud, des colonnes de blindés ont progressé jeudi de sept kilomètres en territoire libanais et des combats acharnés ont fait rage dans la région où deux soldats israéliens ont été tués.Israël a cependant assuré n'avoir pas encore lancé la nouvelle phase de son offensive destinée à étendre ses opérations terrestres, décidée mercredi par le cabinet de sécurité. Officiellement, il s'agit, selon l'Etat hébreu, de donner une chance aux efforts diplomatiques.


Un mois de guerre n'a pas permis à Israël de mettre en déroute le Hezbollah, qui continue de tirer quotidiennement des roquettes du Liban sud sur le nord d'Israël, où 38 civils ont été tués depuis le 12 juillet. 82 soldats ont péri pendant la même période.

L'offensive israélienne au Liban, déclenchée par la capture par le Hezbollah de deux soldats israéliens à la frontière, a fait plus de 1.100 personnes, en majorité des civils, et a causé des destructions dévastatrices dans tout le pays.

Les organisations humanitaires s'alarment des difficultés à acheminer de l'aide aux populations piégées par les combats au sud, et à circuler ailleurs dans le pays, où routes et ponts sont détruits.

situation des victimes le 11 Août 2006 à 10h00: 1 131 civils libanais tués




Soutien aux Palestiniens du Liban

Les Amis de la Fondation Culturelle Ghassan Kanafani (AFCGK) lancent une souscription exceptionnelle pour l'aide aux Palestiniens du Liban.

Dans la situation actuelle, le moindre soutien est le bienvenu. Nous organisons donc une collecte de fonds exceptionnelle. Si vous désirez nous aider rien de plus simple adressez un chèque à :
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Vous pouvez vous reporter à notre site actualisé sur http://fcgk44.free.fr

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