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Liban -

Agression Sioniste au Liban : Dernier bulletin d'Information n° 32

Par

> celwan@wanadoo.fr

L'association "Les Amis de la Fondation Culturelle Ghassan Kanafani" (AFCGK) a essayé, avec ses moyens limités, de répondre aux demandes de ses amis palestiniens au Liban durant l'agression sioniste.

La direction de la Ghassan Kanafani Cultural Foundation nous a sollicitée sur trois axes de travail :

- la diffusion d'informations sur le conflit,
- la participation aux protestations contre la guerre,
- l'aide matérielle et financière aux réfugiés palestiniens du Liban.

Nous tenons ici à remercier ceux qui, extérieurs à notre association, nous ont apporté leur soutien tant moral que financier.

Nous félicitons nos adhérent(e)s pour leur mobilisation à tous les niveaux.

Nous félicitons les peuples libanais et palestinien pour leur résistance face à l'agression sioniste.

Le combat pour le droit au retour des réfugiés palestiniens en Palestine Occupée, pour l'éducation populaire palestinienne continue.

Nous appelons tous ceux et toutes celles qui éprouvent un intérêt pour notre cause à nous aider.

Le Bureau de l'AFCGK, le 18 Août 2006



Nous terminons enfin nos lettres d'informations par deux contributions, celle de Soha Béchara, résistante communiste libanaise, et celle de Samir Amin, théoricien marxiste tiers-mondiste égyptien.

Que pensez-vous de la résolution de l'ONU demandant la « cessation des hostilités » et l'envoi d'une force internationale au Sud-Liban?

Soha Bechara. Qu'il y a d'abord un fossé entre les « regrets » exprimés par la communauté internationale après le massacre de Cana, les « regrets » lors de l'attaque israélienne qui a coûté la vie à 4 soldats ONU (FINUL) au Liban et « l'exigence » de la démilitarisation du Hezbollah.

Ensuite, vous devez savoir que les Israéliens ont cherché ces derniers jours à brûler des zones entières du Sud Liban, à raser des villages entiers. Ce n'est pas un hasard s'ils sont venus avec des bulldozers. Ils voulaient imposer une force internationale avec des Européens qui fasse le même travail que l'armée israélienne dans un Sud-Liban déserté.

Mais avec la résolution finale, les Israéliens n'iront pas très loin et n'ont obtenu aucun de leurs buts de guerre. Le Hezbollah n'est pas et ne sera pas démilitarisé. Les deux soldats israéliens ne seront pas rendus sans un échange avec des prisonniers libanais. Et la zone tampon au Sud-Liban avec des troupes ONU et l'armée libanaise ? On verra dans la pratique. Mais nous les Libanais, nous reviendrons et nous reconstruirons nos villages.

Avec cette résolution, la communauté internationale a juste offert une porte de sortie aux Israéliens pour qu'ils sauvent la face. Et le dirigeant du Hezbollah Nasrallah a pris une décision historique : il a accepté cette résolution avec toutes les réserves, dans le but de réduire les conséquences dramatiques de la crise humanitaire. Or le Hezbollah et la résistance libanaise auraient pu continuer sur le terrain militaire.

Mais leur force n'est pas d'abord militaire aujourd'hui au Liban mais populaire.



Samir AMIN, Août 2006
L'agression contre le Liban

L'agression d'Israël contre le peuple libanais, engagée le 11 juillet 2006, fait partie intégrante du plan de Washington pour la région. La capture de deux soldats israéliens sur le sol libanais et la demande légitime de leur échange contre les citoyens libanais kidnappés par les Israéliens, eux sur le territoire du Liban, n'a servi que de mauvais prétexte. Le déploiement de ce projet avait été préparé par l'adoption d'une résolution de l'ONU exigeant le départ de l'armée syrienne du Liban et le « désarmement » de Hizbollah, suite à l'assassinat de Rafic el Hariri, sur lequel la lumière n'est pas faite. Les Etats Unis et l'Europe répètent qu'ils exigent l'application intégrale de cette résolution, mais se gardent de rappeler que les moyens de faire appliquer la résolution 242 qui exigeait l'évacuation de la Palestine occupée depuis 1967, n'ont jamais été mis en ouvre ! Et oublient évidemment d'exiger la restitution du Golan à la Syrie ! Les ficelles sont grosses.

Le projet étatsunien vise exclusivement à placer l'ensemble de la région sous le contrôle militaire de Washington (déguisé en exportation de la « démocratie » !) et à y faire régner un ordre néo libéral à son profit exclusif par le pillage du pétrole.

Washington a également repris à son compte les fantasmes du sionisme : l'éclatement de la région en micro Etats basés sur l'ethnie ou la confession religieuse, l'exercice par Israël d'une sorte de « protectorat » sur ces Etats, dans le sillage de celui des Etats Unis.
La mise en oeuvre du projet est avancée : la Palestine, l'Irak, l'Afghanistan sont occupés et détruits, la Syrie et l'Iran ouvertement menacés après le Liban.

Mais la faillite du projet n'est pas moins visible : la résistance des peuples ne faiblit pas, le peuple libanais donne une leçon d'unité dans la défense de ses combattants, démentant par là même les attentes de Tel Aviv, de Washington, des Européens. La résistance libanaise donne, avec des moyens rudimentaires, du fil à retordre aux armées ennemies suréquipées grâce au pont aérien établi à partir de la base des Etats Unis de Diego Garcia (d'où l'utilité de ces bases dans le projet mondial criminel de Washington).

La Palestine

Le peuple palestinien est, depuis la déclaration Balfour pendant la première guerre mondiale, la victime d'un projet de colonisation d'un peuplement étranger, qui lui réserve le sort des « Peaux Rouges », qu'on l'avoue ou qu'on feigne de l'ignorer. Ce projet a toujours été soutenu inconditionnellement par la puissance impérialiste dominante dans la région (hier la Grande Bretagne, aujourd'hui les Etats Unis), parce que l'Etat étranger à la région constitué de la sorte ne peut être que l'allié, à son tour inconditionnel, des interventions qu'exige la soumission du Moyen Orient arabe à la domination du capitalisme impérialiste.

Il s'agit là, pour tous les peuples d'Afrique et d'Asie, d'une évidence banale.

De ce fait, sur les deux continents, l'affirmation et la défense des droits du Peuple Palestinien unissent spontanément. Par contre en Europe la « question palestinienne » provoque la division, produite par les confusions entretenues par l'idéologie sioniste, qui trouvent souvent des échos favorables.

Aujourd'hui plus que jamais, en conjonction avec le déploiement du projet américain du « grand Moyen Orient », les droits du peuple palestinien ont été abolis. Pourtant l'OLP avait accepté les plans d'Oslo et de Madrid et la feuille de route rédigés par Washington.

C'est Israël qui a ouvertement renié sa signature, et mis en oeuvre un plan d'expansion encore plus ambitieux ! L'OLP a été fragilisée de ce fait : l'opinion peut lui reprocher à juste titre d'avoir cru naïvement à la sincérité de ses adversaires. Le soutien apporté par les autorités d'occupation à son adversaire islamiste (Hamas) - dans un premier temps tout au moins - la progression de pratiques corrompues de l'administration palestinienne (sur lesquelles les « bailleurs de fonds » - Banque Mondiale, Europe, ONG - se taisent, s'ils ne sont pas parties prenantes) devaient conduire - c'était prévisible (et probablement souhaité) - à la victoire électorale du Hamas, prétexte supplémentaire immédiatement invoqué pour justifier l'alignement inconditionnel sur les politiques d'Israël « quel qu'elles soient » !

Le projet colonial sioniste a toujours constitué une menace, au delà de la Palestine, pour les peuples arabes voisins. Ses ambitions d'annexion du Sinaï égyptien, son annexion effective du Golan syrien, sont là pour en témoigner.

Dans le projet du « grand Moyen Orient », une place particulière est donnée à Israël, au monopole régional de son équipement militaire nucléaire et à son rôle de « partenaire obligé » (sous le prétexte fallacieux qu'Israël disposerait de « compétences technologiques » dont aucun peuple arabe n'est capable ! Racisme oblige !).

Il n'est pas dans notre intention de proposer ici des analyses concernant les interactions complexes entre les luttes de résistance à l'expansion coloniale sioniste et les conflits et options politiques au Liban et en Syrie. Les régimes du Baas en Syrie ont résisté à leur manière aux exigences des puissances impérialistes et d'Israël. Que cette résistance ait également servi à légitimer des ambitions plus discutables (le contrôle du Liban) n'est certainement pas discutable. La Syrie a par ailleurs choisi soigneusement ses « alliés » parmi les « moins dangereux » au Liban.

On sait que la résistance aux incursions israéliennes au Sud Liban (détournement des eaux inclus) avait été construite par le Parti Communiste libanais. Les pouvoirs syrien, libanais et iranien ont coopéré étroitement pour détruire cette « base dangereuse » et lui substituer celle du Hezbollah. L'assassinat de Rafic el Hariri - sur lequel la lumière est loin d'avoir été jetée - a évidemment donné l'occasion aux puissances impérialistes (les Etats Unis en tête, la France derrière) d'une intervention dont l'objectif est double : faire accepter par Damas un alignement définitif au sein du groupe des Etats arabes vassalisés (Egypte, Arabie Saoudite) - ou, à défaut, liquider les vestiges du pouvoir baasiste dégénéré - , démanteler ce qui reste de capacité de résistance aux incursions israéliennes (en exigeant le « désarmement » de Hezbollah). La rhétorique concernant la « démocratie » peut être invoqué, dans ce cadre, si utile.

Aujourd'hui défendre les droits inaliénables du peuple palestinien est le devoir impérieux de tous les démocrates du monde entier. La Palestine est au centre des conflits majeurs de notre époque. Accepter le plan israélien qui est celui de la destruction totale de la Palestine et de son peuple serait accepter la négation des peuples à leur droit premier : celui d'exister.
Accuser « d'antisémitisme » ceux qui s'opposent au déploiement de ce projet est absolument inacceptable.



Soutien aux Palestiniens du Liban

Les Amis de la Fondation Culturelle Ghassan Kanafani (AFCGK) lancent une souscription exceptionnelle pour l'aide aux Palestiniens du Liban.

Dans la situation actuelle, le moindre soutien est le bienvenu. Nous organisons donc une collecte de fonds exceptionnelle. Si vous désirez nous aider rien de plus simple adressez un chèque à :
Association Les Amis de la Fondation Culturelle Ghassan Kanafani , 1 avenue Saint-Thomas 44100 Nantes.

Vous pouvez vous reporter à notre site actualisé sur http://fcgk44.free.fr

Merci d'avance pour votre soutien
Erwan KERIVEL pour l'AFCGK

contact : celwan@wanadoo.fr


Source : Les Amis de la Fondation Culturelle Ghassan Kanafani

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